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Le Darfour au cœur des préoccupations
du nouveau Secrétaire Général Adjoint aux
affaires Humanitaires des Nations Unies
Mardi 27 mars 2007
Le
nouveau Secrétaire Général Adjoint aux affaires
Humanitaires des Nations Unies, John Holmes, est arrivé
le 21 mars au Soudan pour une semaine. Il s'est rendu au Darfour
où il a visité des camps de déplacés
(dans la zone de Kutum au Djebel Marra, il n'a pu poursuivre sa
route en raison d'un barrage militaire). A l'occasion de cette
visite, sa première au Darfour, John Holmes a exprimé
sa très vive préoccupation quant à l'extrême
fragilité de la situation humanitaire dans cette région,
situation qui pourrait, selon lui, s'effondrer très rapidement
si les incidents sécuritaires remettaient en question la
présence et l'action des organisations humanitaires dont
dépendent les populations. Par ailleurs, les Nations Unies
ont indiqué que près de 78 000 personnes avaient
dû fuir leurs foyers en janvier et février 2007 en
raison de nouvelles attaques. Le CICR, pour sa part, a indiqué
dans un communiqué que les mauvaises conditions de sécurité
sur le terrain limitaient sérieusement la délivrance
de l'assistance humanitaire aux populations dans le besoin.
SOLIDARITES a eu l'occasion de faire les mêmes
constats, et c'est pour cette raison que nous avons pris l'initiative,
dans un communiqué de presse remis à John Holmes,
de demander que tout soit entrepris afin d'aboutir au plus vite
à un accord signé par toutes les parties en conflit
garantissant pour la population du Darfour une sanctuarisation
de l'aide humanitaire dont elle dépend.
John Holmes a, à cet égard, indiqué
que ses discussions avec des officiels du gouvernement soudanais
s'étaient concentrées sur ces questions de l'accès
humanitaire, du besoin de garanties de sécurité
pour les agents et de poursuite des auteurs de crimes, ainsi que
des «entraves bureaucratiques» importantes qui gênent
le travail de la communauté humanitaire. Ces discussions
auraient été « très utiles »
et poursuivies « dans un esprit positif », selon John
Holmes. Devant la presse à Khartoum, John Holmes a souligné
les extraordinaires accomplissements humanitaires dans le pays,
en particulier compte tenu de l'immense ampleur des problèmes
existants.
« Je pense qu'il existe un engagement sincère
de la part du gouvernement soudanais de travailler avec les agences
des Nations Unies et les organisations non gouvernementales (ONG)
pour répondre aux préoccupations liées à
l'accès et à l'espace humanitaire », a-t-il
dit aux termes de sa mission au Soudan. « Le gouvernement
reconnaît qu'il y a des problèmes qui ont besoin
d'être réglés et a promis de prendre sérieusement
en compte les préoccupations de la communauté humanitaire
», a-t-il assuré dans un communiqué publié
aujourd'hui à New York par le Bureau de la coordination
des affaires humanitaires.
Seules des améliorations concrètes
et durables, que nous espérons très prochaines,
valideront les propos du Gouvernement soudanais.
Au sud Darfour, le risque d'une urgence humanitaire grandit pour
la période de soudure
Mardi 23 janvier 2007
Alors
qu'on pouvait espérer de bonnes récoltes et une
amélioration sensible de la situation nutritionnelle, après
les récentes attaques au sud Darfour (destruction de moulins
et stocks, récoltes brûlées ou laissées
à l'abandon suite à la fuite des gens), nos équipes
sur place savent que la production locale ne couvrira pas les
besoins. Les mécanismes pour une urgence humanitaire sont
ainsi en place, surtout en zones rurales ; un nombre encore important
de déplacés vulnérables ont tendance à
se cacher en groupes dispersés dans des zones isolées
et difficile d'accès pour l'aide humanitaire, avec un accès
limité à l'eau.
Il est donc fortement à craindre qu'à la période
de soudure (avril / mai), les stocks de semences et de nourriture
auront été consommés, et que les associations
humanitaires auront à faire face à une crise alimentaire
grave.
Le Darfour reste la plus urgente
des crises alimentaires (d'après la FAO )
Mercredi 11 octobre 2006

Quarante pays sont confrontés à des pénuries
alimentaires alors que la crise au Darfour reste le problème
humanitaire le plus urgent, selon un nouveau rapport de l'Organisation
des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sur
les perspectives des récoltes dans le monde publié
le 9 octobre 2006. Au Darfour, « la situation alimentaire
déjà précaire pourrait empirer si la détérioration
de la sécurité perturbait la récolte principale
qui doit débuter dans les prochaines semaines »,
a indiqué le rapport de la FAO.
L'ONU vote le déploiement
d'une force des Nations Unies au Darfour
Vendredi 1er septembre 2006
Le
Conseil de sécurité des Nations Unie a décidé
jeudi 31 août 2006 (résolution 1706) le déploiement
dans la région du Darfour d'une force des Nations Unies,
qui pourra compter jusqu'à 17 300 soldats et qui sera chargée
de relayer la mission de l'Union africaine, pour soutenir l'application
de l'accord de paix signé en mai. Dans sa résolution,
le Conseil de sécurité décide que le mandat
de la Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS) sera «élargi»
pour lui permettre de se « déployer au Darfour »
et invite en conséquence « le gouvernement
d'unité nationale du Soudan à consentir à
ce déploiement ».
En effet, sans l'accord du gouvernement soudanais, la mise en
place et l'action de cette force de l'ONU au Darfour ne seront
pas possibles.
Selon la résolution 1706, «les effectifs de la MINUS
seront renforcés par du personnel militaire jusqu'à
concurrence de 17 300 soldats et par une composante civile correspondante
comptant jusqu'à 3 300 membres de la police civile et jusqu'à
16 unités de police constituées».
Le Conseil de sécurité prie le Secrétaire
général de se concerter avec l'Union africaine à
propos d'un plan et d'un calendrier pour le passage de la
Mission de l'Union africaine au Soudan (MUAS) à une opération
des Nations Unies au Darfour.
Le Conseil décide également que la MINUS aura pour
mandat au Darfour « d'apporter un soutien à la mise
en œuvre de l'accord de paix du 5 mai 2006 et de l'accord de cessez-le-feu
humanitaire de N'Djamena concernant le conflit au Darfour ».
Elle devra notamment « surveiller les mouvements de groupes
armés », « enquêter sur les violations
des accords », « surveiller les activités transfrontalières
des groupes armés le long des frontières du Soudan
avec le Tchad et la République centrafricaine » et
« contribuer à l'élaboration et à l'exécution
d'un programme global et durable de désarmement, de démobilisation
et de réinsertion des ex-combattants ».
La Mission devra également « faciliter et coordonner
le retour volontaire des réfugiés et personnes déplacées,
ainsi que l'assistance humanitaire, notamment en aidant à
créer les conditions nécessaires sur le plan de
la sécurité au Darfour ».
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,
le Conseil décide enfin « d'autoriser la MINUS à
intervenir par tous les moyens nécessaires pour protéger
le personnel, les locaux, installations et matériels des
Nations Unies, assurer la libre circulation des travailleurs humanitaires
et pour prévenir les attaques et les menaces contre les
civils ».
Alors que l'aide humanitaire est
menacée au Darfour, une catastrophe est à craindre
Mardi 29 août 2006
Les
incidents se multiplient depuis quelques semaines envers les membres
de plusieurs ONG intervenant au Darfour, dont les membres de l'équipe
de SOLIDARITES, et se situent dans un contexte de constante dégradation
de la situation humanitaire au Soudan. Les Nations Unies tirent
la sonnette d'alarme, en précisant qu'une large partie
du nord et du centre du Darfour est devenue inaccessible aux organisations
humanitaires, pour qui la sécurité constitue « le
problème numéro un ». Par ailleurs, les
Nations Unies annoncent que le nombre de personnes ayant besoin
d'une aide humanitaire d'urgence est passé de 290 000
en juin à 470 000 en juillet, et qu'une catastrophe
humanitaire sans précédent, avec des pertes massives
de vies humaines, est à craindre.
Le Darfour menacé par le Choléra
(d'après Reuters)
14
juin 2006
La province du Darfour connaît une flambée de choléra
qui menace les 2,4 millions de civils qui vivent dans des camps
dans des conditions d'hygiène et de précarité
difficiles. 
"L'Organisation mondiale de la santé à Nyala,
au Sud-Darfour, a confirmé l'existence de 65 cas de diarrhée
aiguë", a annoncé l'OMS dans un communiqué
diffusé dimanche 11 juin 2006.
Selon ce communiqué, on a constaté un cas mortel
de choléra avéré à Gereida, dans le
sud-est du Darfour, où près de 100.000 personnes
fuyant leurs foyers se sont réfugiées pour raisons
de sécurité. "L'OMS a lancé une alerte
au choléra", précise ce document.
Le choléra se propage très rapidement dans des populations
vivant en contact étroit.
Fin janvier, une épidémie de choléra avait
éclaté dans le sud du Soudan, tuant près
de 520 personnes pour 13.800 cas dans six des dix Etats du Sud.
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Ne
pas oublier le Darfour
7
avril
2006
Souvent loin des caméras, le Darfour, à l'ouest
du Soudan, continue à
être
le théâtre de violences, et d'une grave crise
humanitaire, qui ont fait, depuis trois ans, près
de 300 000 morts, et 2,4 millions de personnes déplacées
et réfugiées. SOLIDARITES, dans ce contexte,
poursuit et développe son action humanitaire, notamment
dans les domaines vitaux de l'accès à l'eau
potable, et de l'aide alimentaire, au Darfour. |
Insécurité
alimentaire persistante au Darfour
19 décembre
2005
L'agence des Nations Unies pour l'agriculture et
les ressources alimentaires (FAO) a récemment tiré
la sonnette d'alarme sur la situation d'insécurité
alimentaire qui persiste dans le sud et l'ouest du Darfour,
région dans lesquelles SOLIDARITES mène l'essentiel
de ses programmes d'aide humanitaire. |
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La moitié de la population du Darfour a
besoin d'aide alimentaire, selon le PAM (source : Xinhuanet)
16 juin 2005
Le
Programme Alimentaire Mondial (PAM) des Nations Unies a annoncé
vendredi 17 juin à Nairobi que quelque 3,5 millions de personnes,
soit plus de la moitié de la population totale de la région soudanaise
du Darfour, aurait besoin d'une aide alimentaire pour faire face
à la "saison de la faim" approchante.
Dans un communiqué publié à Nairobi, le
PAM, qui est partenaire de SOLIDARITES pour ce qui est
de nos programmes de distributions alimentaires, a passé
en revue ses opérations d'urgence et appelé à des fonds supplémentaires
de 94 millions de dollars pour fournir quelque 84 000 tonnes
de nourriture supplémentaires, et ainsi subvenir aux besoins alimentaires
de 3,25 millions de personnes, sur 3,5 millions de personnes dans
le besoin au total.
Ramiro Lopes da Silva, directeur national du PAM pour le Soudan,
a expliqué dans un communiqué qu'après deux ans et demi de conflit
au Darfour, un grand nombre d'habitants ont été chassés de leur
maison et de leurs terres, et abandonnés dans des camps, tandis
que d'autres sont dans l'incapacité de subvenir à leurs besoins
en raison de l'insécurité, de la sécheresse, des mauvaises récoltes
de l'an dernier et de la fermeture des marchés locaux.
Une aide d'urgence permet au PAM de ne
pas réduire les rations au Darfour (d'après l'ONU)
- 27 avril 2005
Une réaction rapide des donateurs a permis au Programme Alimentaire
Mondial (PAM) de l'ONU de ne pas procéder à des coupures sur les
rations qui doivent nourrir deux millions de personnes en mai,
dans la région du Darfour, à l'Ouest du Soudan, mais l'agence
prévient que la saison des pluies approchante rendra la situation
encore plus difficile. Il manque à l'agence 40% des fonds demandés.
" Le Programme Alimentaire Mondial de l'ONU a annoncé aujourd'hui
que grâce à une réaction rapide des donateurs, l'agence ne serait
pas
forcée de procéder à des coupures sur les rations qui doivent
nourrir deux millions de personnes en mai, dans la région du Darfour,
dans l'Ouest du Soudan ", indique un communiqué publié hier.
Mais le Pam a toutefois alerté sur le fait que l'opération d'urgence
au Darfour restait gravement sous financée. Sur les 467 millions
de dollars nécessaires au PAM, 281 millions ont été reçus seulement,
ce qui représente un déficit de 40%. Le PAM précise ainsi que
la saison des pluies coïncide avec les pics de famine, notamment
en raison des difficultés d'accès du fait des routes inondées
et de ce que de nombreux Soudanais déplacés n'ont pas été en mesure
de cultiver leurs terres.
SOLIDARITES est partenaire du PAM au Darfour, et assure à ce
titre des distributions alimentaires au Darfour pour près de 150
000 personnes.
Le PAM et ses partenaires : 1,6 million
de personnes nourries au Darfour en février
- 21 mars 2005
Le
Programme Alimentaire Mondial ( PAM) est parvenu, avec ses partenaires
(dont SOLIDARITES qui assure des distributions alimentaires sur
8 sites pour près de 130 000 personnes), à nourrir 1,6 million
de personnes en février dernier au Darfour au Soudan, soit 34%
de plus qu'en janvier dernier. "Les problèmes des sécurité sont
toujours importants au Darfour et nous empêchent d'aider les deux
millions de personnes que nous voudrions atteindre", a déploré
mardi à Genève le porte- parole du PAM, Christiane Berthiaume.
Par ailleurs, Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a indiqué
n'avoir pas assez de stocks de nourriture pour fournir l'assistance
nécessaire à 5,5 millions de personnes menacées par une crise
alimentaire au Soudan, indique un communiqué de l'organisation
onusienne. " Si les chiffres (des bénéficiaires) continuent d'augmenter,
le Soudan fera face à une nouvelle catastrophe, à moins que plus
de nourriture ne nous parvienne rapidement ", a estimé le directeur
du PAM au Soudan, Ramiro Lopes da Silva. Fin février, l'organisation
onusienne avait déjà averti d'un risque de " crise alimentaire
" en raison d'une forte augmentation des prix des aliments de
base et de mauvaises récoltes, appelant la communauté internationale
à se mobiliser.
ONU : plus de 180 000 morts au Darfour
depuis fin 2003 (selon l'AFP)
- 15 mars 2005
Le conflit au Darfour a fait au moins 180 000 morts au cours
des 18 derniers mois, a indiqué lundi 14 mars le secrétaire général
adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires, Jan Egeland.
La guerre civile qui sévit dans cette province occidentale du
Soudan et ses conséquences ont fait au moins 10 000 morts par
mois en moyenne depuis 18 mois, soit au moins 180 000 victimes
en tout, a dit M. Egeland.
"Au moins 10 000 personnes sont mortes chaque mois en moyenne
depuis que la situation d'urgence s'est aggravée au Darfour, vers
la fin de 2003, c'est-à-dire depuis 18 mois, soit 180 000 au total",
a-t-il déclaré. "Il se peut même qu'il y en ait eu plus de 200
000 mais je pense que 10 000 par mois est une estimation raisonnable",
a-t-il ajouté.
Il a précisé qu'il s'agissait là d'une estimation des "décès évitables",
c'est-à-dire dus aux privations et maladies et non aux violences
proprement dites.
M. Egeland avait indiqué la semaine dernière que le chiffre de
70 000 morts, utilisé jusque-là comme référence, était "dépassé"
mais il n'avait pas donné de nouvelle estimation.
Il avait également affirmé que les violences se poursuivaient
au Darfour, hors des camps de réfugiés, et que sans une stabilisation
de la situation, le nombre des personnes déplacées risquait de
passer bientôt de 2 millions actuellement à 3 ou 4 millions. Le
Darfour est depuis février 2003 en proie à la guerre civile et
à une grave crise humanitaire.
ONU : le Darfour est un
" enfer sur terre " -
22
février 2005
Kofi
Annan, Secrétaire Général de l'ONU, a déclaré la semaine dernière
que le Darfour était un " enfer sur la terre ". Alors que l'Union
Africaine s'est engagée à déployer dans cette région de l'Ouest
du Soudan 3.000 observateurs, la situation ne cesse de s'y détériorer
de façon extrêmement alarmante : depuis deux ans d'affrontements
et de violences, on compte au moins 70.000 morts, 1,6 million
de déplacés, et 200.000 réfugiés au Tchad voisin. Et la situation
humanitaire des populations civiles s'aggrave de jour en jour.
Aggravation
de la situation humanitaire au Darfour
- 17
février 2005
Le dernier rapport du Secrétaire Général de l'ONU
sur la situation au Darfour rappelle que le conflit aurait fait
plus de 70.000 victimes.
Au total, alors que l'assistance humanitaire parvenait en janvier
2005 à près de 1,5 million de personnes, c'est en réalité près
de 2,3 millions de personnes qui ont à présent besoin d'une assistance
humanitaire pour survivre, soit plus du tiers de la population
totale de 6 millions d'habitants.
Plus
de 1,6 million de déplacés au Darfour (d'après l'AFP)
- 16
décembre 2004
Le conflit du Darfour, province de l'ouest du Soudan en proie
à la guerre civile depuis février 2003, a fait environ 1,65 million
de déplacés sur une population totale d'environ 2,3 millions d'habitants,
ont indiqué mercredi 15 décembre 2004 les Nations Unies dans un
communiqué.
Malgré la dégradation de la situation, notamment du point de vue
de la sécurité, les agences et organisations humanitaires réussissent
à aider environ 80% des personnes déplacées, ajoute le texte,
signé de Radhia Achouri, porte-parole du représentant spécial
de l'ONU au Soudan, Jan Pronk.
Jusque-là, l'ONU évaluait à environ 1,5 million le nombres de
personnes déplacées par ce conflit qui a fait plusieurs dizaines
de milliers de morts.
Selon le communiqué de l'ONU, 6.653 travailleurs humanitaires,
dont 788 expatriés, sont présents dans cette région désertique
grande comme la France, soit un travailleur humanitaire pour 348
bénéficiaires. "Ce nombre devrait augmenter dans les mois à venir",
ajoute le texte.
L'UE
octroie 51 M EUR et redoute une crise alimentaire au Darfour (d'après
l'AFP) -
29
novembre 2004
La Commission Européenne a décidé d'octroyer 51 millions d'euros
supplémentaires d'aide humanitaire au Soudan et a averti contre
une "crise alimentaire majeure à l'horizon" dans la région du
Darfour (ouest), selon un communiqué de presse de l'UE distribué
dimanche à Khartoum.
Au moins 31 M d'euros de cette nouvelle contribution seront affectés
aux sinistrés du Darfour, selon le texte. Cette somme de 51 millions
d'euros porte à plus de 248 millions d'euros la totalité de l'aide
octroyée par la Commission Européenne au Soudan (y compris l'aide
au développement) au cours de cette année, dont 215 millions consacrés
aux sinistrés du Darfour.
L'aide au Darfour consiste en nourriture, abris, vêtements, eau
potable et soins médicaux d'urgence, selon le communiqué.
Près de 10 millions d'euros doivent aider à l'application d'un
programme de distribution de nourriture du Programme alimentaire
mondial (PAM).
Le
nombre de réfugiés dépassera 2 millions en décembre (d'après l'AFP)
- 24
novembre 2004
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) de l'ONU a averti lundi
21 novembre 2004 que le nombre de personnes déplacées par la crise
au Darfour, dans l'ouest du Soudan, dépasserait les deux millions
d'ici le mois prochain.
Déjà "plus d'1,5 million de personnes ont été brutalement chassées
de leur foyer", a affirmé le directeur exécutif du PAM, James
Morris, en visite pour deux jours à Ottawa.
Selon lui, les dernières estimations des flux de réfugiés comptabilisaient
300.000 personnes de plus que celles rapportées par l'organisation
pas plus tard que la semaine dernière.
D'ici décembre, il y aura deux millions de personnes déplacées",
a déclaré M. Morris, soulignant qu'il y avait actuellement 155
camps de réfugiés au Darfour, et plus 13 au Tchad, le pays voisin.

Réactivité - 17 novembre
2004
L'équipe de SOLIDARITES au Darfour va prendre en charge, à partir
du mois de décembre, la distribution en aide alimentaire, ainsi
qu'une aide ciblée en produits de première nécessité, sur le site
de Labado. Ce site, qui se situe entre Nyala et Muhajaria, accueille
entre 20.000 et 25.000 déplacés.
Chiffres (d'après Le Monde)
- 15 novembre
Le conflit du Darfour a fait plus de 70 000 morts depuis son
déclenchement en février 2003. Près de 150 000 personnes ont fui
leur foyer au Darfour le mois dernier, un chiffre qui s'ajoute
aux quelque 1,5 million de personnes déplacées par le conflit.
PAM : les vivres manquent pour près de
50 % de la population du Darfour (d'après Le Monde)
- 25 octobre 2004
Intitulé
La Sécurité alimentaire et l'Etat nutritionnel au Darfour, le
travail d'enquête du Programme Alimentaire Mondial des Nations
Unies (PAM) sur la situation alimentaire des personnes déplacées
et de la population locale, réalisé en août et septembre 2004
dans les trois provinces du Darfour en collaboration avec des
ONG, y décrit la situation comme "extrêmement précaire". Depuis
le mois de juin, l'arrivé massive de l'aide humanitaire internationale,
distribuée par plus de 5 000 personnes déployées spécialement,
a permis "d'éviter le pire", mais l'insécurité et les récoltes
perdues du fait du conflit maintiennent hors de portée des secours
des centaines de milliers de personnes déplacées.
Selon le PAM, "près de la moitié de la population au Darfour manque
de la nourriture nécessaire pour une vie active et saine", et
6 % seulement des personnes déplacées "sont en mesure de survivre
sans l'aide internationale". Selon les conclusions de l'étude,
fondées sur des informations recueillies auprès de 5 000 personnes
dans 56 sites, plus d'un quart des personnes déplacées par le
conflit "manque gravement de nourriture", tandis qu'un enfant
sur cinq souffre de malnutrition, 41 % de diarrhée et 55 % d'anémie.
"Même si la paix revenait demain au Darfour, au moins 1,7 million
de personnes auraient toujours besoin de l'aide internationale
pour s'alimenter", avertit la porte-parole du PAM à Genève, Christiane
Berthiaume. L'agence onusienne met en garde contre le risque de
"détérioration" de la situation, compte tenu des mauvaises récoltes
attendues.
Depuis le début du conflit, en mars 2003, dans cette région occidentale
du Soudan, plus de 1,5 million de personnes ont été chassées de
leurs foyers. Mardi, le chef des évaluations des besoins d'urgence
du PAM, Wolfgang Herbinger, a déclaré que 1,7 million de personnes
"auront besoin d'aide avant qu'ils ne soient capables de produire
leurs propres ressources alimentaires".
Selon les Nations unies, 700 000 tonnes d'aide alimentaire seront
nécessaires au Darfour en début d'année prochaine, un chiffre
qui pourrait augmenter au fil des mois. En septembre, le PAM a
déjà distribué des vivres à 1,3 million de personnes, dépassant
ses objectifs. Toutefois, relève Carlos Veloso, coordonnateur
humanitaire du PAM pour le Darfour, "l'insécurité et le banditisme
sur le chemin des convois continue à poser problème" et le nombre
d'habitants du Darfour affectés par le conflit ne cesse d'augmenter,
pour atteindre, début octobre, 1,8 million de personnes.
Extension de la mission de l'Union Africaine
(d'après l'ONU) - 25
octobre 2004
Alors que la situation sécuritaire au Darfour continue d'être
au premier rang des préoccupations de l'ONU et la principale entrave
à l'aide humanitaire comme au retour des réfugiés, l'Union Africaine
annonce l'envoi de près de 3.000 hommes, dans l'attente de l'appui
logistique extérieur préconisé par le Conseil de sécurité, un
déploiement souhaité par le Secrétaire général et les responsables
de l'ONU le plus rapide possible.
Lors d'une rencontre avec la presse, le Secrétaire général de
l'ONU, Kofi Annan, a indiqué s'être entretenu avec le Président
de l'Union africaine et espérer qu'après que " le Conseil politique
et de sécurité de l'UA a pris la décision d'étendre la force ainsi
que son mandat [...] ils agiront très vite. "
Il a précisé que, outre le suivi du cessez-le-feu, la force renforcée
de l'UA " était censée créer un environnement favorable à la fourniture
de l'assistance humanitaire et au retour des personnes déplacées
et protéger les civils en danger dans leur voisinage immédiat.
"
70 000 morts au Darfour depuis le mois
de mars (d'après Le Monde)
- 18 octobre 2004
Près
de 70.000 personnes sont mortes de maladie ou de malnutrition
au Darfour, au Soudan, depuis mars dernier, a indiqué vendredi
15 octobre 2004 un responsable de l'Organisation Mondiale de la
Santé (OMS). Il a critiqué l'insuffisance de l'aide internationale.
"Nous ne sommes toujours pas capables de trouver les ressources
collectives nécessaires pour répondre de manière adéquate (à cette
crise) et ramener le nombre des victimes à un niveau acceptable",
a déclaré David Nabarro, chargé de la gestion des situations de
crise à l'OMS, lors d'une conférence de presse à Genève.
Les agences humanitaires, a-t-il déploré, n'ont reçu pour l'instant
que la moitié des 300 millions de dollars (240 millions d'euros)
nécessaires pour venir en aide à 1,4 million de personnes déplacées,
dont 200.000 réfugiés installés au Tchad, qui souffrent de maladies
(dysenterie, hépatite E, choléra) et de malnutrition, et vivent
dans des conditions sanitaires déplorables.
Si on considère l'attention et la couverture médiatique accordées
au Darfour, "il est stupéfiant de constater qu'on ne peut toujours
pas obtenir l'argent nécessaire", a-t-il estimé. Pour le docteur
Nabarro, le prix de cette impuissance "se mesure en nombre de
morts".
Selon l'OMS, jusqu'à 10 000 personnes meurent chaque mois au
Darfour dans les camps de personnes déplacées.
Ce chiffre ne tient pas compte des morts lors des combats et s'explique
essentiellement par le manque de moyens, a souligné le docteur
Nabarro. "Nous essayons d'atteindre les camps avec des véhicules
tout-terrain qui tombent en panne ou qui s'embourbent alors que
nous aurions besoin d'une vingtaine d'hélicoptères", a-t-il affirmé.
Vendredi 15 octobre 2004, à Rome, le directeur général du Programme
Alimentaire Mondial (PAM), James Morris, avait, lui, déploré que
le Darfour tende à occulter d'autres situations de famine moins
connues. "La réalité est que le Darfour a désormais plus de chances
de recevoir une aide alimentaire suffisante que, par exemple,
les victimes de la faim au Pérou", avait relevé M. Morris.
SOLIDARITES
répond à l'urgence -
22 septembre 2004
Après avoir identifié (voir dépêche ci-dessous), sur la ville
de Muhajaria dans la zone de shaeria, un camp de déplacés de fortune
accueillant actuellement plus de 10.000 personnes, et dont le
nombre augmente chaque jour, nous avons installé une base opérationnelle
à Muhajaria, avec deux volontaires en permanence (bientôt trois),
qui commencent à apporter une aide d'urgence : accès à l'eau,
assainissement, produits de première nécessité et aide alimentaire
(en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial des Nations
Unies).Ces personnes manquent de tout, et particulièrement d'accès
à l'eau potable (aucun point d'eau sur le camp ! ), de moyens
d'hygiène et d'aide alimentaire.

Seuil de l'urgence dépassé au Darfour
(selon l'OMS) - 16 septembre
2004
Des
milliers de personnes meurent chaque jour au Darfour de maladies
qui pourraient être facilement évitées ou soignées, indique une
enquête de l'agence de l'ONU pour la santé qui alerte sur le fait
que le taux de mortalité au sein des populations déplacées de
cette région de l'Ouest du Soudan a largement franchi le seuil
qui permet de caractériser une situation d'urgence. L'occasion
pour l'agence de rappeler que seulement la moitié des fonds nécessaires
à l'aide humanitaire est disponible à ce jour.
Selon les résultats d'une enquête publiée hier par l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS) présenté hier dans un communiqué émanant
du Siège de l'agence à Genève, le taux de mortalité au sein des
populations déplacées du Darfour a franchi le seuil de la crise
humanitaire et des milliers de personnes, y compris des enfants
âgés de moins de 5 ans, meurent chaque jour de maladies qui pourraient
être facilement évitées ou soignées.
Un mort pour 10 000 personnes par jour est le taux de mortalité
qui définit habituellement une crise humanitaire, rappelle l'OMS.
Son enquête, réalisée entre le 15 juin et le 15 août derniers,
révèle que le taux de mortalité est de 1,5 mort pour 10 000 personnes
par jour au Darfour-Nord et de 2,9 au Darfour-Ouest. " Les chiffres
indiquent que les populations déplacées du Nord et de l'Ouest
du Darfour meurent entre 3 et 6 fois plus que le taux de mortalité
qui devrait être enregistré ", conclut l'étude.
" Cette enquête confirme ce que le personnel humanitaire craignait
depuis des semaines (…) Des milliers, y compris des milliers d'enfants
de moins de 5 ans, meurent chaque jour de maladies qui être pourraient
facilement prévenues ou soignées " déplore Lee Jong-Wook, le directeur
général de l'OMS. " Une action plus importante et mieux ciblée
est maintenant vitale " prévient-il.
Selon l'étude réalisée, la diarrhée est la principale cause de
mortalité, entraînant la mort de près de 3 enfants sur 4, âgés
de moins de 5 ans. La violence infligée aux populations et les
blessures qui en résultent, plus particulièrement chez les hommes
âgés de 15 à 49 ans, constituent une autre cause importante de
mortalité : 15% de la totalité des décès selon l'enquête.
L'équipe qui a menée l'enquête a collecté ses données en s'adressant
directement aux populations déplacées, dans plus de 1500 foyers,
du Nord et de l'Ouest du Darfour. Elle a également commencé une
étude dans le Darfour-Sud mais n'a pas eu y rassembler toutes
les données nécessaires. " L'équipe a dû suspendre ses travaux
après un hold-up et un vol qui a lieu à Nyala, dans la capitale
du Darfour-Sud, au début du mois de septembre ", explique l'OMS
dans son communiqué.
Pour réduire ce niveau de mortalité, il faut renforcer l'approvisionnement
en eau, améliorer l'hygiène, la sécurité et la gestion des camps,
indique l'agence de l'ONU qui rappelle que 1,2 million de personnes
ont fui leur village. Il faut aussi et surtout augmenter les ressources
financières de l'aide humanitaire.
L'OMS souligne que les agences humanitaires de l'ONU et les Organisations
non gouvernementales (ONG) ont délivré suffisamment de nourriture
pour nourrir, au mois d'août, plus de 900 000 personnes déplacées.
Par ailleurs, 700 000 personnes ont maintenant accès à l'eau potable,
plus de 30 000 latrines ont été construites et 127 centres médicaux
peuvent atteindre 950 000 personnes. "
Le personnel humanitaire a déjà fait beaucoup pour réduire le
taux de mortalité. Les efforts supplémentaires dont les populations
du Darfour ont maintenant besoin comprennent un meilleur accès
à l'eau potable, à l'hygiène et aux premiers soins dans les camps
de réfugiés, la sécurité des personnes déplacées et de celles
qui travaillent dans l'humanitaire, une meilleure gestion des
camps et l'assurance d'avoir des ressources financières nécessaires
pour les mois à venir ", a indiqué Hussein Gezairy, directeur
régional de l'OMS. Selon lui, seulement la moitié des fonds nécessaires
à l'aide humanitaire pour les populations du Darfour est disponible.
Entre
6.000 et 10.000 personnes meurent chaque mois dans le Darfour
(d'après AP)
14 septembre 2004
Entre 6.000 et 10.000 personnes déplacées, fuyant la région du
Darfour au Soudan, meurent chaque mois, des suites de maladies
ou de violences dans des camps de réfugiés, ont annoncé lundi
des responsables de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Les résultats de l'enquête de l'agence onusienne confirment une
estimation antérieure qui évaluait à 50.000 le nombre de personnes
décédées depuis le début du conflit, a indiqué le Dr. David Nabarro,
chef de l'intervention d'urgence conduite par l'OMS. "Ces chiffres
sont élevés", a commenté Dr. Nabarro. "Ces chiffres sont plus
élevés que ceux que nous avions pour le Timor oriental, plus élevés
que ceux de l'Irak de 1991 et comparables à ceux que nous avions
pour le Rwanda à l'époque du génocide." "Il est inquiétant pour
nous, d'avoir, six mois après le début de notre intervention,
un taux de mortalité si important", a-t-il ajouté. "L'OMS et les
autres agences sur le terrain n'ont pas encore atteint leur pleine
capacité. Nous ne font pas notre travail comme il le faudrait."
Entre 50 et 75 % des décès parmi les enfants de moins de cinq
ans sont dus à la diarrhée souvent contactée en raison des mauvaises
conditions d'hygiène et de l'absorption d'eau non-potable. Les
camps de réfugiés sont souvent surpeuplés. Ils manquent d'eau
potable et disposent de latrines inadaptées, sans savons. La boue
se mélange souvent aux excréments rendant l'hygiène un objectif
impossible à atteindre pour ces populations vivant sous de petites
huttes faites de bâches goudronnées. Les violences sont la cause
d'environ 15 % des décès, a indiqué l'agence onusienne. Environ
1.2 millions de personnes ayant fui leurs villages de la région
du Darfour au Soudan sont parquées dans 129 campements dispersés
sur une zone grande comme la France. Plus de 200.000 personnes
ont trouvé refuge au Tchad, pays limitrophe du Soudan.
SOLIDARITES aux avant-postes
de l'urgence - 1 septembre
2004
L'équipe
de SOLIDARITES sur le terrain au Darfour mène actuellement, parallèlement
à notre action d'urgence déjà engagée (voir dépêches précédentes)
des évaluations actives afin de localiser les populations les
plus vulnérables et de leur porter secours. Ainsi, sur la ville
de Muhajaria dans la zone de shaeria, nos volontaires, qui se
déplacent à cheval en raison des difficultés d'accès, ont identifié
un camp de déplacés de fortune accueillant actuellement 10.000
personnes, et qui devrait très vite en accueillir près de 20.000.
Ces personnes viennent de la zone de Yassine où des combats font
rage depuis plus d'un mois ; elles manquent de tout, et particulièrement
d'accès à l'eau potable, de moyens d'hygiène et d'aide alimentaire.
Notre équipe sur place se prépare à mettre en œuvre le plus rapidement
possible une aide appropriée.
434 millions de dollars manquants pour
l'aide humanitaire au Soudan (d'après l'ONU)
26 août
2004
" Il manque encore 434 millions de dollars sur les 722 nécessaires
pour faire face aux besoins les plus urgents dans la crise humanitaire
au Soudan, d'ici à la fin de l'année " prévient aujourd'hui la
Coordination humanitaire de l'ONU, qui présente un nouvel appel
consolidé révisé à la hausse pour toutes les agences de l'Organisation
et qui rappelle que la crise au Soudan n'est pas limitée au Darfour.
Rien que pour le Darfour, l'appel à l'assistance humanitaire a
été révisé de 250 millions de dollars en mars et porté à 365 millions,
souligne le communiqué, qui précise que 188 millions de dollars
sont nécessaires simplement pour subvenir aux besoins des 1,5
million de personnes déplacées, ce chiffre risquant d'atteindre
les 2 millions d'ici au mois d'octobre.
Les 115 millions de dollars supplémentaires seront principalement
utilisés pour les convois aériens du Programme alimentaire mondial
(PAM), informe le communiqué.
" Les agences humanitaires ont permis d'éviter une catastrophe
apocalyptique en se frayant un accès aux centaines de milliers
de personnes déplacées par la guerre ces deux derniers mois mais
la crise humanitaire est loin d'avoir disparu ", déclare le Coordonnateur
des affaires humanitaires qui souligne que 4 000 travailleurs
humanitaires internationaux et soudanais sont à présent sur le
terrain.
Les trois priorités humanitaires sont les suivantes: fournir du
matériel de survie et la protection des personnes déplacées ainsi
qu'aux communautés d'accueil dans la région du Darfour; aider
les retours volontaires et la réintégration immédiate dans le
sud du Soudan; et subvenir aux besoins humanitaires de base dans
le reste du pays. Jusqu'à présent, le financement de ces opérations
reste largement insuffisant.
Les institutions des Nations Unies qui prennent part à cet appel
sont les suivantes: Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation
et l'Agriculture (FAO), Organisation Internationale pour les Migrations
(OIM), Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, le Programme
des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Fonds des Nations
Unies pour la Population (FNUAP), Haut Commissariat aux Réfugiés
(UNHCR), le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), l'Organisation
des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), le
Service d'action antimines des Nations Unies, le Programme Alimentaire
Mondial (PAM) et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Semaine décisive à Abuja et à l'Onu sur
le Darfour (d'après l'AFP)
23 août
2004
La crise du Darfour connaîtra à partir de lundi une semaine
décisive avec la reprise des pourparlers intersoudanais à Abuja
et la présentation d'un rapport préliminaire au Conseil de Sécurité
de l'ONU sur la situation sécuritaire et humanitaire dans cette
province de l'ouest du Soudan. Khartoum s'est engagé à reprendre
les négociations avec un "esprit ouvert" lundi à Abuja (Nigeria)
avec les rebelles du Mouvement pour la Justice et l'Egalité (MJE)
et l'Armée de Libération du Soudan (ALS), qui demandent plus d'autonomie
pour le Darfour et un partage des richesses (pétrole, uranium,
cuivre) avec le reste du pays. Ces négociations de la "dernière
chance" sont parrainées par l'Union Africaine (UA) et suivies
de très près par la Libye et le Tchad, tous deux concernés par
une solution politique de la crise du Darfour, alors que la Ligue
arabe, dont le Soudan est membre, s'emploie à prévenir une intervention
militaire étrangère et l'internationalisation du conflit.
1,5 million de personnes affectées par
le conflit au Darfour: (d'après l'ONU)
19 août
2004
Près de 1,5 million de personnes sont affectées par la guerre
civile qui déchire le Darfour, dans l'ouest du Soudan, selon les
Nations Unies. Sur ce total, 1,2 million sont des "réfugiés dans
leur propre pays" et plus de 200 000 sont réfugiés au Tchad. Les
Nations Unies estiment désormais à 1,48 million le nombre total
des personnes affectées par l'actuel conflit au Darfour, a déclaré
le porte-parole de l'ONU Fred Eckhard. Le nombre des déplacés
à l'intérieur du pays a augmenté en un mois, puisqu'il n'était
que de un million le mois passé, a-t-il ajouté, citant le Bureau
de Coordination de l'Aide Humanitaire des Nations Unies (OCHA).
Le manque d'accès à l'eau potable fait
craindre des épidémies (d'après l'OMS)
18 août
2004
L'épidémie
d'hépatite E continue à sévir dans l'Ouest du Darfour où " sur
les 623 cas suspects d'hépatite E signalés, il y a eu déjà 22
décès ", a déclaré Fadela Chaib, porte-parole de l'Organisation
Mondiale de la Santé (OMS).
" Les premières analyses ont été effectuées à la suite de l'apparition
de cas de jaunisse, un symptôme de l'hépatite E. Les femmes enceintes
sont les plus touchées par la maladie", a-t-elle ajouté.
L'hépatite
E est une maladie virale liée aux conditions sanitaires et est
transmise par de l'eau contaminée ou des aliments souillés, indique
l'OMS, qui précise que " le taux de létalité varie entre 1 et
4 % mais peut atteindre 20 % chez la femme enceinte, plus sensible
aux formes les plus sévères de la maladie ".
Son apparition "montre la nécessité d'améliorer l'accès à l'eau
potable au Darfour et de renforcer la surveillance épidémiologique,
surtout depuis le début de la saison des pluies dans la région
", a ajouté la porte-parole de l'OMS.
Le Plan d'action de l'accord Soudan -
ONU rendu public (d'après l'ONU) -
16 août
2004
Ce
Plan d'action conçu dans le cadre de l'application de l'accord
ONU/Soudan, et transmis sous forme de document officiel de l'ONU
aujourd'hui par la délégation soudanaise au Président du Conseil
de sécurité, stipule que :
" Le Gouvernement soudanais identifiera et désignera les milices
sur lesquelles il a une emprise et les sommera de mettre immédiatement
fin à leurs activités et de déposer les armes ".
Il précise que " ces armes pourront par la suite être récupérées
dans le cadre d'un programme de désarmement, démobilisation et
réinsertion, qui inclura le désarmement des rebelles et autres
milices armées ".
Le Plan prévoit la sécurisation de zones sélectionnées par le
Gouvernement comme étant susceptibles de faire l'objet de mesures
spécifiques dans les 30 jours impartis par le Conseil de sécurité.
Il peut s'agir, précise le texte, " de camps de personnes déplacées
existants ou de zones entourant des villes ou villages à forte
densité de population locale."
Le Gouvernement soudanais " assurera ensuite la sécurité des trajets
vers et entre ces zones ", indique le Plan d'action qui stipule
que ce seront les forces de police soudanaises qui s'acquitteront
de ces tâches, " afin d'entretenir le climat de confiance créé
grâce au redéploiement des forces armées du Gouvernement. "
" Cette mesure permettra également aux populations de s'installer
dans les zones concernées et de s'y livrer à des activités essentielles
à leur survie, telles que l'utilisation des points d'eau et des
sources d'alimentation, l'élevage et l'agriculture ", est-il également
prévu, de même que les moyens utilisés pour cela, à savoir l'instauration
d'une défense statique autour des villes et des camps, l'installation
de points de contrôle sur les trajets pertinents et l'escorte
des convois.
Autre disposition majeure du plan, " toutes les opérations militaires
offensives menées par les forces armées du Gouvernement soudanais
dans les zones qu'il est proposé de sécuriser, y compris toute
action offensive menée contre les groupes rebelles, cesseront
immédiatement. "
" Les forces armées du Gouvernement feront également preuve de
retenue, s'abstenant de prendre des mesures de rétorsion à l'encontre
des rebelles en raison de leurs actes, nonobstant leur droit à
l'autodéfense ", est-il indiqué dans le même article qui ajoute
que " l'armée sera ensuite redéployée de telle sorte qu'elle ne
sera pas en contact direct avec les camps et les civils ", cela
" afin de démontrer une volonté politique de contribuer au rétablissement
de la confiance parmi la population locale. "
Il est prévu également que " conformément aux dispositions de
l'accord de cessez-le-feu, le Gouvernement soudanais sommera les
groupes rebelles partis aux pourparlers de paix sur le Darfour
de mettre immédiatement fin aux opérations militaires offensives
dans les zones qu'il est proposé de sécuriser."
Le Gouvernement, ajoute le Plan, " attend de l'Union africaine
et des autres partenaires internationaux qu'ils fassent pression
sur les groupes rebelles pour qu'ils respectent strictement le
cessez-le-feu et qu'ils déposent les armes ", lesquelles " pourront
par la suite être récupérées dans le cadre d'un programme de désarmement,
démobilisation et réinsertion. "
Il prévoit également que le Gouvernement soudanais signera un
accord avec l'Organisation internationale des migrations pour
surveiller et faciliter le retour volontaire dans leurs foyers
des personnes déplacées et indique que le Gouvernement soudanais
confirme sa politique du retour non forcé.
Il faut sans doute voir dans la réunion, hier et avant-hier à
Khartoum, d'une conférence sur l'administration locale des trois
régions du Darfour, une application de l'article 10 du Plan qui
prévoit l'organisation par les autorités soudanaises d'une conférence
" au cours de laquelle elles demandent aux dirigeants locaux de
l'aider à rétablir la confiance et d'assumer davantage de responsabilités
dans les domaines de la sécurité, de l'administration et du règlement
des litiges. "
Distribution d'urgence pour les déplacés
de Nertiti - 11 août
2004
L'équipe de volontaires de SOLIDARITES sur le terrain au Darfour
à procédé à une première distribution de produits de première
nécessité dans le camp Nord de Nertiti, dans la zone de Nyala.


L'ONU inquiète devant les fortes pluies
au Darfour - 10 août
2004
''Les routes en mauvais état, ajoutées aux fortes pluies, ne
permettent pas aux travailleurs humanitaires d'atteindre facilement
les personnes déplacées, a déclaré à Ben Parker, porte-parole
des Nations Unies au Soudan.
En conséquence, a-t-il ajouté, le Programme Alimentaire Mondial
de l'ONU (PAM) a recouru au parachutage dans les régions inaccessibles.
Cependant, le défi de ravitailler en eau potable les personnes
déplacées demeure, de même que le risque du choléra et de la diarrhée
qui se déclarent parmi ceux qui n'ont pas de réserves.
L'ONU tire la sonnette d'alarme -
22 juillet 2004
Le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan,
qui s'exprimait au sortir de consultations du Conseil de sécurité
sur la situation au Soudan, a insisté sur le manque de ressources
dont souffrait l'ensemble des opérations en faveur du Darfour,
indiquant que sur les 349 millions de dollars nécessaires, seuls
145 millions avaient été effectivement apportés par la communauté
des donateurs, ce qui laisse 200 millions de dollars non financés.
" Nous avons besoin de cet argent maintenant, pas demain, demain
il sera peut-être trop tard ", a-t-il déclaré, précisant que six
hélicoptères étaient également nécessaires aux agences humanitaires
pour atteindre les populations pendant la saison des pluies.
SOLIDARITES engagée dans l'action sur
le terrain - 21 juillet
2004
SOLIDARITES se mobilise pour répondre dès
maintenant aux besoins les plus urgents au Darfour : nous portons
secours à plus de 100.000 personnes (distributions alimentaires
et produits de première nécessité, accès à l'eau et l'assainissement…)
des zones de Manawashe et Nertiti, à partir d'une base opérationnelle
à Nyala, appuyée par une base capitale à Khartoum.

Pour ce faire, notre équipe terrain monte en puissance : le 10
juillet sont partis pour le Soudan Olivier, coordinateur régional
Nyala, et Cédric, responsable hydro ; le 17 juillet les ont rejoints
Magali, administratrice Khartoum, Marie-José, logisticienne-administratrice,
et Mathieu, logisticien-administrateur. Le 31 juillet doivent
s'envoler Kim, Chef de Mission, Héloïs, responsable distribution,
et Magali
(encore une ! ), responsable hydro.
Agir vite pour éviter le pire (d'après
l'ONU) - 5 juillet 2004
" Il faut que la communauté internationale
travaille avec toutes les parties prenantes à régler la crise
au Darfour sinon c'est toute la région qui connaîtra un véritable
drame auprès duquel celui qui se déroule actuellement paraîtra
peu de chose ", a affirmé le Secrétaire général de l'ONU Kofi
Annan après son entretien avec le Président du Tchad, à N'Djaména.
" Il est nécessaire de trouver une solution, une solution politique,
aussi rapidement que possible, sinon ce ne sera pas seulement
le Soudan qui sera en cause, mais toute la région qui sera confrontée
à un drame ", a-t'il déclaré
Le Secrétaire général a poursuivi en affirmant : " Nous, la communauté
internationale, devons faire tout ce qui est en notre pouvoir
pour œuvrer avec le Gouvernement du Soudan et le Président du
Tchad pour trouver une solution et calmer la situation.
Faute
de quoi, a-t-il prévenu, " le drame que nous connaissons maintenant
n'est rien en comparaison de ce qui suivra. "
" Nous allons augmenter l'assistance humanitaire, un processus
qui est déjà en cours ", a expliqué Kofi Annan qui a ajouté que
la communauté internationale essayait d'aider mais qu'il pensait
que " le rythme de l'aide [...] n'était pas à la mesure de la
crise" et que la communauté internationale devait faire plus.
" C'est une chose de faire des promesses et une autre de les
convertir en liquidités financières ", a-t-il ajouté, faisant
observer que " nous allons avoir besoin d'argent non seulement
pour le Tchad mais pour le Soudan. "
SOLIDARITES au coeur de l'action au Darfour
SOLIDARITES est au coeur des besoins et engagé dans l’action
au Darfour : notre équipe sur place met en oeuvre, en ce
moment même, une action d’urgence, à partir
de la base de Nyala, sur les zones de Nertiti et Manawashe au
profit de plus de 100.000 personnes. Les actions mises en place
sont :
Zone
de Manawashe (environ 35 000 personnes déplacées)
- distribution alimentaire et produits de première nécessité
- réhabilitation et construction d’ouvrages hydrauliques
(puits et pompes)
- assainissement (latrines)
- sensibilisation à l’hygiène
- dans un deuxième temps, sécurité alimentaire
(distribution de kits agricoles et de semences)
A Nertiti (près de 30 000
personnes déplacées)
- réhabilitation et construction d’ouvrages hydrauliques
- assainissement dans les camps (latrines)
- sensibilisation à l’hygiène
Nous remercions la Délégation à l’Action
Humanitaire (DAH) du Ministère Français des Affaires
Etrangères pour son soutien dans la mise en œuvre
de cette action d’urgence.
Une
Tragédie humanitaire
La crise humanitaire dans la province du Darfour au Soudan
est, d’après les chiffres, une véritable tragédie.
Rappelons que les affrontements, pillages et massacres ont déjà
fait depuis un an et demi entre 10.000 et 30.000 morts ; par ailleurs
plus d’un million de personnes sont déplacées
au Darfour, et à cours de ressources, et près de
200.000 réfugiées au Tchad. Des taux de malnutrition
très alarmants (20 % de malnutrition globale et 4 % de
malnutrition sévère) on été constatés
au Darfour par des équipes d’ONG médicales.
On craint, enfin, que, d’ors et déjà, cette
tragédie humanitaire fasse dans les prochaines semaines
des centaines de milliers de morts.
Une équipe de SOLIDARITES est sur place pour agir et répondre
aux besoins des populations.
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