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Myanmar

Réponse immédiate aux besoins humanitaires et renforcement de l’accès aux services essentiel et moyens de subsistance dans les zones les plus affectées par les conflits
+ 3 millions de personnes en besoin d'une assistance humanitaire
208 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays suite aux conflits déclenchés par le coup d’état du 1er février 2021
+ 330 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays
160 000 personnes bénéficiaires

Contexte

Le Myanmar est en proie à des conflits internes depuis que son indépendance a été déclarée en 1948.

Par ailleurs, le coup d’Etat du 1er février 2021 a entrainé un mouvement de contestation dans tout le pays et une répression violente de la part de l’armée. Ces différents évènements ont entrainé de nouveaux déplacements et contribué à aggraver sévèrement la situation économique du pays, déjà affaiblie par la crise liée à la pandémie de COVID-19. Les cas positifs et les décès de la COVID-19 ont augmenté de façon spectaculaire à partir de juin 2021, en raison de la nature très contagieuse du variant delta, et de l’affaiblissement du système de santé. Les restrictions de mouvements, exacerbées par la situation sanitaire dégradée, ont généré des contraintes opérationnelles significatives. Au vu du nombre important de besoins émergents, le maintien de l’accès humanitaire demeure une priorité.

La combinaison des crises sanitaire, économique et politique a entrainé des stratégies d’adaptation négatives. Les personnes les plus vulnérables utilisent leurs économies, réduisent leurs dépenses non essentielles et achètent de la nourriture à crédit, ce qui épuise leurs actifs productifs.

Dans l’Etat du Kachin, 17 ans après l’accord de cessez-le-feu, la reprise des conflits entre l’armée birmane et l’armée pour l’indépendance du Kachin en 2011 a entrainé des déplacements internes massifs de population (plus de 100 000 individus concernés). En 2021, la reprise des combats a forcé près de 10 000 personnes à se déplacer à l’intérieur de cette région. Elles sont venues s’ajouter au personnes déjà déplacées au sein de 160 camps, (la moitié d’entre eux étant situés dans des zones où l’accès humanitaire est très restreint).

Au début de l’année 2021, les transports ont été bloqués et le système bancaire s’est également effondré, rendant plus difficile encore l’accès à l’épargne et devises locales pour les civils et les organisations humanitaires. Enfin, les risques liés à la présence de mines terrestres restent très élevés et les populations ont très peu de garanties quant à l’accès à leur terre et à des moyens de subsistance.

Dans l’État de l’Arakan, l’un des plus pauvres du pays et régulièrement exposé aux catastrophes naturelles, des conflits entre communautés musulmanes et bouddhistes ont de nouveau éclaté en 2012, provoquant le déplacement de plus de 140 000 personnes. Depuis lors, différentes vagues de violences ont touché l’État de l’Arakan, atteignant une intensité inédite en août 2017 et menant à la fuite de 740 000 Rohingya (minorité musulmane du Myanmar), vers le Bangladesh. On estime aujourd’hui qu’environ 500 000 Rohingya vivent dans l’État de l’Arakan. Ces personnes ont une liberté de mouvement très restreinte, plus particulièrement celles vivant dans les camps de personnes déplacées situés autour de Sittwe.

Depuis décembre 2018, le conflit entre l’armée birmane et l’armée de l’Arakan (groupe armé formé par la minorité bouddhiste de l’Arakan) a entrainé le déplacement de près de 200 000 nouvelles personnes et rendu l’accès au nord de l’État très restreint. Par ailleurs, chaque année, l’État de l’Arakan est affecté à la fois par des cyclones lors de la saison des pluies et à une période accrue de sècheresse le reste de l’année. Nombreux sont les villages côtiers qui se retrouvent sans eau de mars à juin. Cette situation est d’autant plus alarmante sur les camps de Pauktaw, où les populations Rohingya n’ont pas de liberté de mouvement. En 2020, entre changement climatique (montée du niveau de la mer) et la situation de la COVID-19, la saison sèche a été particulièrement éprouvante pour les populations qui avaient besoin d’autant plus d’eau pour se protéger contre la propagation du virus.

Les personnes déplacées qui vivent au Myanmar demeurent plus encore dépendantes de l’aide humanitaire pour l’approvisionnement en nourriture et en eau, tandis que les services de santé, d’éducation et l’accès aux moyens de subsistance sont presque inexistants.

Par ailleurs, depuis le coup d’Etat, environ 208 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays. En effet, des combats ont éclaté entre les forces armées du Myanmar (MAF) et les groupes de défense locaux, en particulier dans les Etats de Kayah, Kayin, Kachin, Shan et Chin. La situation sécuritaire reste volatile dans ces zones. Les personnes déplacées à travers le pays continuent d’avoir un accès extrêmement limité aux services de base, notamment aux soins de santé.

Finalement, la pandémie de COVID-19 et le coup d’Etat mettent en exergue de manière plus évidente encore les enjeux auxquels les populations du Myanmar faisaient déjà face.

  • 54,4 millions d'habitants
  • 24,8% de taux de pauvreté en 2017
  • 147ème sur 189 pays pour l'Indice de Développement Humain

Notre action

  • Année d'ouverture
    de la mission 2008
  • Équipe 19 internationaux
    311 nationaux
  • Budget 5,3M€

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL est intervenue pour la première fois au Myanmar en mai 2008 en réponse au cyclone Nargis dans la région du Delta.

À ce jour, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL Myanmar est présente dans les États du Kachin et de l’Arakan et répond aux besoins de base en eau, assainissement et hygiène (EAH), ainsi qu’en sécurité alimentaire et moyens d’existence des populations touchées par les conflits (populations déplacées, retournées et communautés hôtes).

Dans un contexte de crises humanitaires à la fois émergentes et prolongées, notre priorité vise à assurer un accès à une aide d’urgence de même qu’aux services de base des populations les plus vulnérables, tout en travaillant avec les communautés et nos partenaires locaux. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL met en place des activités de réponse d’urgence au travers d’appui en bien non alimentaires, d’accès à l’eau, l’assainissement et l’hygiène mais aussi en termes d’activités d’assainissement, de production agricole et génératrice de revenus (maraîchage pour les populations déplacées). Ceci leur permet de retrouver une certaine dignité ainsi qu’un certain degré d’indépendance.

En tant qu’acteur spécialisé en eau, assainissement et hygiène, nous sommes fortement impliqués dans le cadre de la réponse COVID-19 depuis 2020 (avec le soutien de nos partenaires sur le terrain). Face à la menace de la COVID-19, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a renforcé ses activités de sensibilisation à l’hygiène. Toutes les mesures nécessaires ont été mises en place : communication sur les gestes barrières, distanciation physique lors des distributions, installation de stations mobiles de lavage des mains, intensification de la distribution des produits d’hygiène (savon, désinfectants) ou encore diffusion de messages de prévention par mégaphone.

Partenaires

Partenaires de mise en œuvre : Oxfam, Kachin Baptist Convention (KBC – partenaire local dans le Kachin), Wunpawng Ninghtoi (WPN – partenaire local dans le Kachin), Humanité & Inclusion (HI), Cart’ONG, Fondation Veolia

Bailleurs : ECHO, USAID-BHA, FCDO/HARP-F, CIAA et Centre de Crise et de Soutien (MEAE), Myanmar Humanitarian Fund (MHF/OCHA), UNICEF

Notre impact

eau hygiène et assainissement

Accès aux services et infrastructures de base

– Assistance dans les domaines de l’eau (systèmes de filtration), de l’assainissement (construction de latrines, gestion des boues fécales et des déchets) et de l’hygiène
– Interventions réalisées par le biais de transfert de cash
– Activités de développement des moyens d’existence (support aux agriculteurs et aux pêcheurs notamment)

Réponse multisectorielle aux urgences

Assistance d’urgence dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (distribution de kits, distribution d’eau pendant la saison sèche…)
– Distribution de produits non alimentaires essentiels
– Distribution de cash conditionnel et inconditionnel
– Activités d’urgence liées à la prévention liées aux risques de contamination liés à la COVID 19 (adaptation et intensification des activités liés à l’hygiène et distribution de kits, maintenance accrue des infrastructures d’assainissement…etc.)

beneficiaires aide humanitaire

Autonomisation et résilience des populations

– Accès à l’eau et renforcement de l’assainissement et de l’hygiène dans les écoles et les centres de santé
– Construction d’infrastructures d’assainissement
– Promotion du changement des comportements en matière d’hygiène
– Formation professionnelle
– Création et mise en œuvre d’activités génératrices de revenus
– Promotion de la réduction des risques de catastrophes dans le cadre d’activités EAH et sécurité alimentaire et moyens d’existence
– Participation active à des mécanismes de coordination et de plaidoyer humanitaire clés
– Coopération avec des acteurs locaux (ONG, organisations de la société civile, autorités et départements techniques locaux)
– Capitalisation et partage de l’expertise dans le domaine de la gestion des boues fécales

protection

Plaidoyer et expertise technique

– Participation active à des mécanismes de coordination et de plaidoyer humanitaire clés
Coopération avec des acteurs locaux (ONG, organisations de la société civile, autorités et départements techniques locaux)
Capitalisation et partage de l’expertise dans le domaine de la gestion des boues fécales

Pour toute information vous pouvez contacter Raphaëlle Goepfert.

Raphaëlle Goepfert

Dans le monde

Postes à pourvoir

16
Au siège
88
Sur le terrain
8
En stages