Kosovo

Mission ouverte de 1998 à 2001

Contexte

En mars 1998 est déclarée la Guerre du Kosovo. La République fédérale de Yougoslavie, disparue depuis, sera le théâtre des affrontements opposants l’armée yougoslave à l’armée de libération du Kosovo et l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).
L’accord de cessez-le-feu du 10 juin 1999 met fin au conflit, permettant un retour des réfugiés sur leurs terres. La mission principale est alors de nourrir, abriter, protéger et fournir un accès en eau aux populations sur un territoire ravagé par la guerre.

Notre action

Dès le début du conflit en 1998, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL met en place des programmes d’aide et d’accompagnement à l’exode massif des populations. Dans ce contexte s’opèrent des distributions en urgence de nourriture et de vêtements mais aussi des réhabilitations de logements et des décontaminations de puits.

Apres une interruption brève, nos équipes sont de retour sur le terrain en juin 1999, chargées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) de la coordination de l’aide humanitaire sur la région de Gjakova.

Les infrastructures et les habitations y ont été lourdement endommagées, voire totalement détruites par les combats. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL s’implique ainsi dans des programmes de réhabilitation de logements et de structures d’approvisionnement en eau, procède à des distributions de kits hiver, de matelas, de couvertures et de denrées alimentaires.

No équipes poursuivent leurs actions jusqu’en 2001, accompagnant la reconstruction progressive du territoire par des distributions de matériaux de reconstruction, la mise en place de programmes de soutien aux initiatives économiques ou encore la création d’un centre pour enfants.

Cela fait bientôt six mois que la mission a repris le cours de ses activités au Kosovo. Six mois pendant lesquels on a distribué, réparé, reconstruit, mais aussi parlé, consolé… A présent, le Kosovo a un visage radicalement différent : des magasins bien achalandés, des cafés à l’ambiance musicale, des nouveaux restaurants… Mais ce que l’on voit moins c’est que derrière le village aux toits refaits à neuf, s’en cache un autre où les familles se serrent à trois ou quatre dans un bout de maison, où elles se réchauffent tant bien que mal sous une tente en plein hiver. Ce que l’on voit peu, c’est l’étendue de ce qui a été perdu, brûlé ou pillé, aggravant une précarité galopante. Il nous faut parvenir à regarder une partie de la population, celle qui se remet de son traumatisme et qui reprend une place sociale et économique dans le pays sans oublier l’autre partie, celle suspendue à notre aide.

Marie-Laure, Administratrice

Pour toute information vous pouvez contacter Alexandre Giraud.

Alexandre Giraud

Postes à pourvoir

21
Au siège
33
Sur le terrain
9
En stages