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Chronologie de la guerre civile au
Liberia
Voici la chronologie des événements
au Liberia depuis sa création:
24 décembre 1989 :
soulèvement contre le président Samuel Doe mené
par le Front national patriotique du Liberia (FNPL) de Charles
Taylor
8 septembre 1990 : Doe est
exécuté par la faction rebelle dirigée par
Prince Johnson
19 août 1995 : la Communauté
économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) obtient
que les factions rivales signent la paix et créent le Conseil
d'Etat, organisme de transition associant chefs de faction (Charles
Taylor, Alhaji Kromah, George Boley)
6 avril 1996 : les violences
reprennent de plus belle après la décision du Conseil
d'Etat de faire arrêter le chef de guerre Roosevelt Johnson
19 juillet 1997 : Charles
Taylor est élu président
septembre 2000 : l'armée
libérienne lance une offensive dans le nord contre les
rebelles du LURD (Libériens unis pour la réconciliation
et la démocratie)
mars 2001 : l'ONU impose un
embargo sur les armes, punissant Taylor pour avoir échangé
des armes contre des diamants avec les rebelles du Front révolutionnaire
uni (RUF) en Sierra Leone
novembre 2001 : nouvelle offensive
gouvernementale contre les rebelles
janvier 2002 : plus de 50.000
civils libériens et sierra-léonais fuient les combats
2003
avril : un nouveau groupe
rebelle, le Mouvement pour la démocratie au Liberia (MODEL),
gagne du terrain dans le sud-est du pays
4 juin : Taylor est inculpé
de crimes de guerre par le Tribunal spécial de l'ONU pour
son rôle dans la guerre civile en Sierra Leone
6 juin : affrontements entre
soldats et rebelles près de Monrovia. Ces derniers prennent
le contrôle de camps de réfugiés
17 juin : Charles Taylor promet
de quitter le pouvoir à l'occasion d'une trêve
20 juin : Taylor revient sur
sa promesse et dit qu'il ira au terme de son mandat en janvier
2004, voir plus
23 juin : le LURD se retire
des pourparlers de paix
28 juin : le secrétaire
général de l'ONU Kofi Annan demande au Conseil de
sécurité d'envoyer une force internationale de maintien
de la paix au Liberia. Deux jours plus tard, la CEDEAO souhaite
que 2.000 soldats américains soient à la tête
de cette force
4 juillet : Taylor promet
de démissionner, uniquement après l'arrivée
d'une force multinationale. Washington promet d'envoyer une délégation
d'experts militaires dans la région pour étudier
la question. Elle arrivera le 8- 6 juillet: Taylor accepte l'asile
offert par le Nigeria, mais ne dit pas quand il partira
9 juillet : le LURD lance
une nouvelle offensive sur Monrovia
21 juillet : une pluie d'obus
de mortier tombe sur la capitale, touchant notamment une zone
où 10.000 civils avaient trouvé refuge. On relève
au moins 25 morts. Des Marines arrivent pour protéger l'ambassade
américaine
22 juillet : les rebelles
annoncent un cessez-le-feu, mais les combats continuent. Violents
combats dans le port, pris par le LURD, et près des ponts
conduisant en centre-ville
25 juillet : nouveaux bombardements
qui touchent l'ambassade américaine, des maisons et une
école occupée par des réfugiés, faisant
au moins 26 morts et des centaines de blessés.
28 juillet : le MODEL s'empare
du port de Buchanan (sud-est), la deuxième ville du pays,
ce qui étrangle encore plus Monrovia.
30 juillet : les Etats-Unis
demandent au Conseil de sécurité de l'ONU d'autoriser
le déploiement d'une force multinationale pour faire respecter
la trêve au Liberia, à laquelle succéderait
une force de maintien de la paix au 1er octobre
31 juillet : la CEDEAO annonce
que les premiers soldats de sa force de maintien de la paix seront
déployés le 4 août et somme M. Taylor de quitter
le pouvoir
1er août : le Conseil
de sécurité de l'ONU vote la résolution 1497
autorisant le déploiement pour deux mois d'une force multinationale
chargée de faire respecter le cessez-le-feu et de maintenir
la sécurité après le départ de Taylor
2 août : Charles Taylor
promet de remettre le pouvoir le 11 août
4 août : arrivée
à Monrovia des premiers éléments nigérians
de la force multinationale.
11 août : départ
de Charles Taylor en exil au Nigéria
20 août : Gyude Bryant,
un homme d'affaire, est désigne pour prendre la tête
d'un Gouvernement intérimaire après accord entre
forces gouvernementales et mouvements rebelles
14 octobre : Gyude Bryant
est officiellement investi pour diriger le Gouvernement de transition
libérien, avec un mandat de deux ans.
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