L’eau, une ressource au centre de tout

L’eau est un élément vital pour assurer la survie dans l’urgence mais aussi pour le développement économique à moyen et long terme à travers l’éducation des plus jeunes. Qu’elle soit potable ou dédiée à l’agriculture, l’eau est une ressource indispensable, au centre de tout.

De l'eau pour la sécurité alimentaire

Un approvisionnement régulier en eau douce, potable ou non, constitue la base pour maintenir voire développer les activités économiques de la population rurale. L’irrigation, respectueuse de l’environnement, permet de sauver les récoltes en cas de sécheresse, et d’en obtenir deux à trois par an au lieu d’une seule.

Pour les éleveurs aussi, l’eau est cruciale : pour abreuver le bétail, optimiser des pâturages, produire du fourrage. Elle reste aussi essentielle à l’économie dans les villes.

Enfin, il existe un lien direct entre l’eau potable et l’accès au revenu dès lors que les travailleurs, en bonne santé, se trouvent en condition de travailler. D’après l’OMS, 1 $ investi en assainissement dans les PVD*, c’est 9 $ de bénéfice économique.
* Pays en voie de développement

citernes eau

De l'eau pour la santé

Il a été prouvé à maintes reprises que l’accès à l’eau potable, en quantité suffisante, complété par l’utilisation de toilettes hygiéniques et des pratiques d’hygiène adaptées, reste le meilleur moyen d’éviter les épidémies.

Ces maladies transmises par voie féco-orale (diarrhées aigües, choléra, fièvre typhoïde…) et les maladies liées à l’eau insalubre (malaria, bilharziose…), demeurent une des premières causes de mortalité au monde avec 2,6 millions de décès chaque année.

L’eau et l’assainissement sont indispensables à la santé publique. Je dis souvent qu’ils en constituent la base, car lorsqu’on aura garanti à tout un chacun, quelles que soient ses conditions de vie, l’accès à une eau salubre et à un assainissement correct, la lutte contre un grand nombre de maladies aura fait un bond énorme.”
Dr LEE Jong-wook, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé

Pour boire et satisfaire ses besoins d’hygiène, chaque personne a besoin, chaque jour, de 20 à 50 litres d’eau ne contenant ni produits chimiques dangereux ni contaminants microbiens. Il est prouvé que les investissements en faveur de l’eau de boisson salubre et de l’amélioration de l’assainissement améliorent la santé et la productivité économique. Beaucoup reste à faire pour fournir ces services fondamentaux à une large part de la population.
OMS

De l'eau contre la malnutrition

Il est acquis depuis quelques années que l’efficacité de la lutte contre la malnutrition sévère et chronique passe en partie par la mise en oeuvre de programmes EHA (Eau, Hygiène et Assainissement) dans les communautés frappées par la malnutrition.

Rappelons que malnutrition et diarrhée constitue un cercle vicieux et que la malnutrition infantile est la cause de 35 % des décès d’enfants de moins de 5 ans.

On estime que 50 % de ces cas sont directement associés à des diarrhées chroniques ou des vers intestinaux (source UN Water 2008).

femme eau

De l'eau pour l'environnement

Les programmes EHA (Eau, Hygiène et Assainissement) ont aussi une répercussion positive sur la protection de l’environnement : gérer les déchets solides, traiter les eaux usées, drainer les eaux pluviales sont des actions cruciales en la matière.

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL appuie la mise en place de comités de gestion communautaire de l’eau qui permettent une gestion durable de cette ressource afin de la préserver sur le long terme.

Par ailleurs, en réalisant des infrastructures prenant en compte les risques de catastrophes naturelles (inondations, sécheresse), mais aussi de conflits sociaux autour de la ressource en eau, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL contribue à les réduire pour les communautés.

De l'eau pour apprendre

L’impact des programmes d’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement (EHA) s’étend jusqu’au domaine scolaire.

Un élève en bonne santé est plus attentif et apte à la réussite scolaire et simplement plus présent à l’école.

D’après l’UNICEF, 272 millions de journées scolaires sont perdues chaque année en raison de maladies diarrhéiques.

Par ailleurs, il est notoire que la présence de toilettes hygiéniques dans les écoles, avec des dispositifs pour la toilette intime en période de menstruation, est un facteur important venant diminuer l’abandon scolaire des jeunes adolescentes.

Photos : Prince-Naymuzzaman-Khan / Thomas Gruel / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL