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Myanmar : la vie dans les camps du Rakhine 2/2

Publié le vendredi 1 juin 2018

Dans l’État Rakhine, 140 000 personnes ont été déplacées lors de la crise de 2012 et vivent encore aujourd’hui dans des camps où leurs déplacements sont très limités. Les restrictions à leur liberté de mouvement affectent considérablement leur accès aux soins de santé, à l’éducation et aux moyens de subsistance.

ALLER À L’ÉCOLE DANS LES CAMPS

Hamitoo Saung, Har Shim et Aung Lay vivent dans les camps de Da Pheing et Ah Nauk Ye, dans l’État Rakhine. Leur plus grand rêve est de pouvoir étudier et d’avoir un avenir.

jeune déplacé rakhine

Hamitoo Saung vient de Pauktaw Town ; il n’avait que 8 ans lorsqu’il est arrivé au camp de Ah Nauk Ye en 2012. Ses parents ne gagnent aucun revenu parce qu’il n’y a pas de possibilités d’emploi dans le camp : “Nous dépendons de l’aide fournie par les ONG. Ils nous donnent des vivres une fois par mois, des kits d’hygiène, etc.”

 

Maintenant âgé de 14 ans, Hamitoo Saung ne va plus à l’école, car il n’y a que des écoles primaires dans le camp. De plus, il ne peut aller nulle part en dehors du camp. “J’aimais l’école et j’aimerais y retourner. J’ai arrêté d’y aller parce que je n’avais pas le choix, mais j’aimerais vraiment qu’une autre école ouvre ses portes dans le camp. Je pourrais continuer à apprendre et, je l’espère, aller un jour à l’université”.

jeune déplacé rakhine

Har Shim a 16 ans et est arrivé au camp de Da Pheing pendant le conflit de 2012 alors qu’il n’avait que 10 ans. A Da Pheing, il y a plus de moyens éducatifs. Har Shim a dit à nos équipes qu’il était heureux d’aller à l’école : “Je pars le matin, du lundi au vendredi. L’après-midi, je vais à des cours particuliers, puis j’étudie à la maison. J’aime beaucoup étudier.”

 

Cependant, il ne sait pas ce qu’il fera après l’école. “Mon plus grand rêve serait d’aller à l’université, de trouver un bon emploi et de voyager à l’étranger. J’espère qu’un jour je travaillerai pour une ONG internationale telle que SOLIDARITÉS INTERNATIONAL”.

jeune déplacé rakhine

Aung Lay a 21 ans. Il vit dans le camp de Thet Kay Phyin avec sa famille depuis maintenant 6 ans : “6 mois avant le début du conflit, j’avais commencé à apprendre l’anglais. Mon plus grand souhait était de parler une langue étrangère. Depuis, j’ai étudié par moi-même, pour pouvoir trouver un bon emploi un jour.

 

Mon plus grand espoir est d’aller à l’université. J’aimerais économiser de l’argent pour l’avenir et un jour, aller à Yangon pour étudier et apprendre tout ce que je pourrai. Le plus gros problème ici est que nous ne pouvons pas quitter les camps, et nous manquons sérieusement d’enseignement”.

  • 53,8 millions d'habitants
  • 26% de taux de pauvreté
  • 145ème sur 188 pays pour l'Indice de Développement Humain
  • 150 000 personnes secourues

Pour soulager les souffrances des milliers de personnes déplacées dans les camps ou accueillies par les communautés d’accueil dans l’Etat Rakhine, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL leur permet d’accéder à l’eau potable, à des infrastructures sanitaires et d’être sensibilisées aux pratiques d’hygiène qui permettent d’éviter les maladies. Nos équipes s’efforcent également de renforcer les liens entre les communautés afin qu’elles puissent vivre en paix ensemble. Enfin, nos équipes organisent de nombreuses activités pour aider les gens dans les camps à reprendre une activité, ce qui leur permet d’assurer un meilleur avenir à leurs familles.

 

Ces activités ont été possibles grâce au financement d’ECHO, de l’OFDA, de l’Unicef,de la Mairie de Paris, du Centre de crise et de soutien et de DFID.

Vous aussi, venez en aide aux populations déplacées au Myanmar

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© Cassandre Windal / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

 

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