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Haïti : « Pour les plus fragiles, le choléra, c’est la mort »

Publié le mercredi 4 janvier 2012

Témoignage d’Edeline, 28 ans, superviseur de le promotion de l’hygiène, membre de l’équipe de réponse d’urgence à l’épidémie de choléra qui a éclaté à Port-au-Prince en octobre 2010.  

« Pour les plus fragiles, le choléra, c’est la mort »lavage main haïti

« Je m’appelle Edeline. Je travaille chez SOLIDARITÉS INTERNATIONAL depuis le 22 juin 2010. Lorsque la dernière grosse épidémie de choléra a éclaté à Port-au-Prince en octobre 2010, je faisais partie de l’équipe qui est intervenue dans les camps. »

AVOIR LES MAINS SALES C’EST ÊTRE MALADE

« J’ai vu beaucoup de gens complètement déshydratés et qui souffraient beaucoup. C’est ça le choléra, des douleurs de ventre terribles, des diarrhées, des vomissements et pour les plus fragiles c’est la mort. Depuis ce moment, je ne cesse de sensibiliser les communautés aux dangers de cette maladie avec un message clair « Men pwop se zanmi lasante. Men sal se lénmi lasante » (avoir les mains propres c’est être en bonne santé. Avoir les mains sales c’est être malade). »

UNE OPÉRATION D’URGENCE DANS LES QUARTIERS

Cette année, alors que la saison des pluies approche, avec notre équipe de promoteurs de l’hygiène nous nous tenons prêts à remettre en place une opération d’urgence dans les quartiers avec à la fois de la sensibilisation active pour éviter la propagation de la maladie et la formation des techniciens qui détruise la bactérie,  les pulvérisateurs, les agents d’entretien, les chlorateurs. »

  • 10,5 millions d'habitants
  • 58,6% de taux de pauvreté
  • 168ème sur 187 pays pour l'Indice de Développement Humain
  • 530 077 personnes secourues