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Mali : la malédiction de l’eau

Publié le lundi 29 janvier 2018

Le manque d’eau potable au Nord du Mali est à l’origine de nombreux problèmes au sein de la société malienne.

 

Les conditions de vie des habitants du nord du Mali sont très difficiles à supporter. La région est dépourvue d’eau potable, et les populations doivent parfois parcourir plusieurs kilomètres à pied avant d’avoir accès à un point d’eau potable.

À Bankanikan, dans la région de Tombouctou, l’eau se fait si rare que la population en était réduite à boire l’eau insalubre des mares. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a installé une station de filtrage Veolia dans le village, garantissant ainsi un accès à l’eau potable à la population locale. Baba Harber Adjawiakoye, pêcheur dans le village de Bankanikan se réjouit : « Cette station a changé beaucoup de choses dans notre vie quotidienne. Avant, l’eau que l’on buvait nous rendait malades. »

L’eau, vecteur de maladies

 

L’accès restreint à l’eau potable représente également un problème majeur pour les centres de santé communautaires. Un des centres du cercle de Diré ne dispose pas d’eau pour permettre aux patients de boire, ni de nettoyer les salles de soins ou encore aux médecins de se laver les mains après les consultations. Les conditions sanitaires déplorables vont jusqu’à mettre la santé des médecins en péril.

Le gardien du centre révèle que « lorsqu’une femme enceinte accouche, il faut aller jusqu’au fleuve pour chercher de l’eau, ou dans les familles voisines ». Cette situation dure maintenant depuis plus de 18 mois. Il est donc nécessaire d’apporter des solutions de réhabilitation ou de création de points d’eau potable à proximité de ce centre de santé.

Accéder à l’eau pour accéder à l’emploi

 

Nia Abdoulaye Touré, habitante du cercle de Diré est maraichère. Son activité dépend directement des disponibilités en eau, et pour elle, « sans eau il n’y a plus de vie ».

Aujourd’hui, les installations d’assainissement et de distribution d’eau existantes dans les régions du nord du Mali se font rares. Par exemple, la ville de Kidal, était victime de pénuries d’eau récurrentes, car les habitants puisaient jour et nuit l’eau d’un seul et même puits. Celui-ci servait même à abreuver les animaux des éleveurs, favorisant les maladies. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL y a permis la construction d’un château d’eau fonctionnant à l’énergie solaire, offrant ainsi aux habitants un accès constant à de l’eau potable.

Tous les problèmes que vous voyez ici sont liés à l’eau. Si l’eau n’arrive pas, nous allons partir.

Almoudou Yattara, cultivateur à Bintagoungou et père de famille

 

De même, la ville de Tonka, dans la région de Tombouctou, fait foi de la problématique de l’accès à l’eau dans la région. Elle regroupe aujourd’hui plus de 14 000 habitants. Or, son système d’adduction d’eau a été construit il y a plus de 23 ans, lorsque la ville n’abritait pas plus de 6000 personnes. Elle fait donc face aujourd’hui à d’immenses besoins en eau potable et nécessite, comme de nombreuses villes du nord du Mali, une réhabilitation conséquente de ses infrastructures d’eau.

Permettez aux habitants du nord Mali d’accéder à de l’eau potable

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© Tiecoura N’daou / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

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