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Afghanistan : De la nourriture, une formation et bien plus encore

Publié le jeudi 3 avril 2014

Dans les camps informels de Kaboul, le programme de formation professionnelle de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL apporte aux femmes et à leurs familles une aide considérable à plus d’un titre. Éclairage de Nadia, afghane, chargée de formation.

women_training_center_afgha_2014Le premier objectif de la formation professionnelle est de permettre aux femmes d’apprendre à coudre. Les apprenties reçoivent chaque mois une ration alimentaire pour leur famille. Au bout de quelques mois, la plupart d’entre elles sont capables de fabriquer des vêtements pour un client.  A la fin du programme, elles gardent les tissus, la machine à coudre et tous les outils, leur permettant de prendre des commandes et de gagner de l’argent pour la première fois de leur vie.

En plus des cours de couture, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL met en place des formations d’alphabétisation de base et de notions de calcul parce que savoir lire et écrire est au moins aussi important que d’apprendre un métier.

Une expérience qui apporte autant sur le plan matériel que sur le plan humain

Au fil des semaines, nous constatons que les femmes s’investissent de plus en plus et s’organisent en conséquence. Elles préparent le déjeuner pour leur famille la veille et s’arrangent pour qu’un membre de la famille garde leurs jeunes enfants la journée.

La majorité des apprenties ne peuvent pas sortir de leur maison, encore moins du camp. C’est donc une rare, voire la seule occasion pour elles de se réunir et de discuter pendant quelques heures. Le cours en est ainsi venu à jouer un rôle social et est devenu un lieu de partage et d’échange.

La formation apporte autant sur le plan matériel que sur le plan humain. Avant tout, elle aide les femmes à gagner confiance en elles. 

Parole de femmes

parole_famme« Avant je pensais qu’il n’y avait que moi qui avait des problèmes. Maintenant je sais que chacun a ses propres soucis. Nous devrions nous battre contre les difficultés et les vaincre. »
Nooria, apprentie du camp de Shadab Zafer

« Tous les mois, nous recevons une ration alimentaire pour notre famille. Comme ça, nous n’avons plus à nous inquiéter de savoir comment nourrir nos enfants et nous pouvons nous concentrer sur la formation. Quand nous avons reçu la carte d’enregistrement à la distribution alimentaire, mon petit frère, âgé de 10 ans, a tout de suite compris ce qu’elle représentait pour nous. Cette nuit-là, il a mis la carte sous son oreiller. Mais il s’est réveillé en sursaut pour nous dire : ‘Non, je ne devrais pas mettre la carte sous mon oreiller. Si la carte s’asphyxie, comment allons-nous trouver à manger ?’ Il a alors mis la carte au-dessus de son oreiller et s’est rendormi. »
Parina, vivant dans le camp de Qala-e Wahed 

 

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