Retour sur 20 ans d’expérience : "L’esprit SOLIDARITÉS n’a pas changé"

Publié lejeudi 26 février 2015

Catherine Hervet travaille chez SOLIDARITÉS INTERNATIONAL depuis 20 ans. Elle s’occupe notamment de l’accueil et des formalités pour les candidats au départ. Elle revient sur son parcours au sein de l’organisation qui « n’a pas perdu l’esprit de ses débuts ». Entre missions difficiles et bons souvenirs, elle se confie.

« La première fois que j’ai entendu parler de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, c’était à la télévision, dans un reportage d’Envoyé Spécial sur l’orchestre symphonique de Sarajevo qui s’était reconstitué et avait donné un concert au milieu des ruines de la bibliothèque de la ville. À la fin de l’émission, les présentateurs ont annoncé qu’un CD était en vente au profit de Solidarités. »

Il y a 20 ans, on rentrait dans l’humanitaire en poussant la porte

« Comme je voulais m’engager dans l’humanitaire, j’ai appelé dès le lendemain au siège. À l’époque, on rentrait dans l’humanitaire juste en poussant la porte… Et c’est comme ça que je suis arrivée en février 1994 comme bénévole. J’ai commencé par faire l’accueil, mais rapidement je me suis occupé de beaucoup d’autres tâches administratives. J’ai dû devenir indispensable, puisque j’ai été embauchée quelques mois après mon arrivée.« 

Le Rwanda une mission très dure

« Et cette arrivée n’a pas été facile. Pour ma première année au sein de l’organisation j’ai dû faire face à la crise rwandaise. Si les expatriés qui rentraient du terrain n’en parlaient pas beaucoup, je sais qu’ils ont vu des choses atroces. Certains ont même stoppé l’humanitaire après cet épisode. Pour moi, c’est une des missions les plus emblématiques de SOLIDARTÉS INTERNATIONAL, avec l’Afghanistan qui reste, elle, la mission historique de l’association.« 

Perdue dans les Balkans…

« Mes plus beaux souvenirs sont liés à mes deux missions sur le terrain. La première, en 1996, était assez rocambolesque, surtout quand je me suis retrouvée perdue sans téléphone ni GPS dans les Balkans. Le deuxième grand souvenir, c’est ma mission au Darfour en 2004. Je me rappelle de ce chauffeur qui parlait français et avec qui j’avais discuté d’éducation. Si je pouvais repartir en mission, ce serait l’Afghanistan, j’en entends tellement parler depuis 20 ans. »

L’esprit SOLIDARITÉS toujours intact

« Après 35 ans, et malgré l’évolution de l’univers de l’humanitaire, son professionnalisme notamment, il reste toujours le même esprit qu’à mon arrivée. C’est assez magique. Les gens travaillent pour nous, partent en mission, reprennent une vie plus classique et parfois reviennent. C’est comme s’ils n’étaient jamais partis. C’est ça qui fait que l’esprit SOLIDARITÉS est encore intact. »

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