Charlotte Mars – Chargée de Gestion Financière

Publié le mardi 4 décembre 2012

Apporter nos compétences partout où l’on va

Charlotte Mars, 29 ans, fait des allers-retours entre le siège de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL à Clichy et nos 18 pays d’intervention. Des missions sur le terrain qui durent entre 2 et 3 semaines.

Charlotte MarsEn quoi consiste votre poste de chargée de Gestion Financière ?

Depuis un an, je travaille au siège de l’association. Je m’occupe de toute la gestion financière de notre mission Afghanistan, je développe des outils de gestion et j’accompagne les coordinateurs administrateurs de tous nos pays d’intervention. Je forme les expatriés administrateurs et les coordinateurs administrateurs et développe les formations pour nos administrateurs nationaux.

Je dois garantir la bonne utilisation des fonds humanitaires, respecter les procédures bailleurs de fonds, dimensionner les missions, mettre en place les stratégies, s’occuper de la gestion des RH, des projets humanitaires, des procédures… Tout cela rentre dans mon profil de poste.

C’est très intéressant car ça me permet d’avoir une vision globale d’un projet humanitaire dans son ensemble, de faire le lien entre tous les domaines. Je mets en place des procédures pour mener à bien un projet et je trouve des solutions adaptées à chaque problème rencontré. Et puis, j’aime Excel et les chiffres, je me sens très à l’aise dans le montage financier.

La partie formation est très enrichissante, car ça permet de renforcer les capacités de nos employés locaux, les former, leur apprendre un métier. Un projet humanitaire permet d’aider des populations dans le besoin, mais aussi d’apporter des compétences.

Quel est votre parcours ?

Après une maitrise LEA anglais allemand option commerce international, j’ai repris un master 2 à l’université de Créteil « action humanitaire internationale et ONG » et réalisé mon stage de fin d’étude chez ACF au service communication. Ensuite : professeur d’anglais au Kenya, stage logistique chez AMI, stage gestionnaire chez SOLIDARITÉS INTERNATIONAL. Mon premier poste d’expatrié chez SOLIDARITÉS INTERNATIONAL était responsable de base logisticien administrateur puis formateur administrateur en République Démocratique du Congo pendant 1 an. Je suis ensuite partie pendant 2 années en Afghanistan sur le poste de coordinateur administrateur. Aujourd’hui, je travaille au siège.

Pourquoi l’humanitaire ?

Quand j’étais en 5ème, j’ai lu l’enfant noir de Camara Laye. L’histoire commence par le récit d’un enfant de 5 ans, vivant dans son village avec sa famille. En grandissant, je voulais contribuer à un monde meilleur, mettre mes compétences au service d’actions communes. C’est comme ça que j’envisage ma vie aujourd’hui.

As-tu un beau souvenir de mission ?

Ce n’est pas vraiment un souvenir de mission. Lorsque j’étais en Afghanistan, je travaillais avec notre adjoint administrateur Afghan qui fait un travail remarquable. Il est venu en France récemment pendant 10 jours pour connaître l’association en général, pour qu’il s’intègre dans une organisation globale et pas seulement dans la mission d’Afghanistan. Généralement, quand tu vis dans un pays étranger, tu essaies de comprendre comment le pays fonctionne. Les gens t’apprennent les coutumes, l’histoire, la vie des personnes. Cette fois-ci, c’était moi qui lui montrais comment fonctionne la France. C’était un très bel échange, ça permet de mieux se comprendre.

Qu’est ce qui te surprend le plus sur une mission ?

La capacité des personnes à s’adapter à leur milieu. Ça me surprend beaucoup de voir des gens habitant des endroits vraiment hostiles et dans des conditions très difficiles. Ils n’ont parfois rien, mais ils arrivent à survivre, à s’adapter.