Eau et hygiène : l’urgence invisible que vivent les femmes exilées dans le Littoral Nord
[Paris, le 05 mars 2026] Boire, se laver, se soigner : pour les femmes exilées du Nord de la France, ces besoins vitaux ne sont pas garantis. À l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, l’ONG SOLIDARITÉS INTERNATIONAL dévoile son nouvel Observatoire et donne la parole aux femmes exilées qui vivent une réalité brutale : carences massives, risques sanitaires, violences basées sur le genre et absence de dispositifs publics adaptés. Une enquête qui expose l’inacceptable.
Dans les campements précaires des littoraux de Calais et Dunkerque, se laver, s’hydrater ou simplement aller aux toilettes peut mettre en danger les femmes exilées. L’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement est limité, discontinu et leurs droits sont bafoués.
Distances importantes pour accéder à un point d’eau, créneaux de douches restreints, ou encore absence d’espace intime pour gérer les menstruations, autant d’obstacles empêchant les femmes de maintenir une hygiène de base. “J’ai eu mes règles il y a quelques jours et c’était extrêmement pénible. J’avais très peur des conséquences du manque d’hygiène sur ma santé. Des associations nous ont fourni des protections et sous-vêtements, mais il faut avoir accès à un minimum d’hygiène et d’eau quand on a ses règles. Les questions sanitaires et d’hygiène sont très dangereuses pour notre santé”, déplore Maryam, 41 ans, iranienne réfugiée à Dunkerque.
Pour de nombreuses femmes, ces contraintes se traduisent effectivement par des conséquences directes sur leur santé. Les associations médicales constatent une hausse des infections urinaires, gynécologiques et des complications liées aux menstruations, aggravées par l’impossibilité de se laver régulièrement ou de changer de protections dans des conditions dignes. Les expulsions des forces de l’ordre, fréquentes, parfois toutes les 48 heures, entraînent la perte de matériel d’hygiène, de vêtements ou encore l’interruption du suivi médical, notamment des femmes enceintes.
“La situation n’est plus tenable pour les femmes exilées. Il faut rapprocher et multiplier les points d’eau, installer davantage de douches et de toilettes sécurisées et séparées par genre, et fournir régulièrement des kits d’hygiène adaptés”, explique Manon Gallego, Directrice Pays chez SOLIDARITÉS INTERNATIONAL.
Pour comprendre l’ampleur de la situation et découvrir l’intégralité des témoignages, retrouvez l’Observatoire complet ici.
Porte-paroles disponibles
Pauline Pruvost-Czapek, Référente Plaidoyer
Manon Gallego, Directrice pays pour la France
Contact presse
Charlotte Nouette-Delorme / 07 85 42 56 99 / 01 76 21 87 87
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