Syrie : des conditions de vie dignes, un facteur non-négociable.

Publié lemardi 21 février 2017

Hanan est l’une des nombreuses victimes du conflit syrien. A 31 ans, elle vit dans une tente dans le camp de déplacés de Yazibagh, avec son mari Zakariah, leurs trois enfants âgés de 3 à 9 ans et deux autres familles. Zakariah est atteint d’une hépatite B et leur fils, Hamid, est handicapé moteur. Au total, 18 personnes vivent dans la tente et se partagent 5 matelas. Bien qu’équipés de couvertures, ils n’ont pas le matériel nécessaire pour cuisiner et tentent tant bien que mal de survivre dans le froid hivernal.

Yazibagh 01 680

Hanan et sa famille menaient une vie paisible dans leur village d’origine, et le revenu de Zakariah permettait à la famille de subvenir à ses besoins. Ils mangeaient à leur faim, avaient de quoi se vêtir et les moyens de payer les médicaments du petit Hamid. ‘’Mon mari avaient deux emplois, raconte-t-elle, il travaillait dans le bâtiment et dans une usine, quant à moi je travaillais dans les champs. J’étais plutôt douée pour le maraîchage ! J’avais comme projet d’acheter des moutons d’élevage. Ma priorité était de m’assurer que Hamid pourrait bénéficier des soins requis et aller à l’école comme sa sœur.’’

Maintenant que Zakariah est malade, il est devenu impossible pour lui d’assurer les besoins de ses proches. Dans un froid glacial son état de santé et celui de son fils ne s’améliorent pas : ‘’Nos conditions de vie sont devenues plus que précaires. Nous sommes malades et nous partageons un abri de fortune tout en devant faire face à l’augmentation constante des prix des denrées. Les distributions de nourriture sont rares : nous n’avons pas les moyens de survivre au quotidien. Nous ne mangeons que du pain, des céréales et quelques légumes. Nous n’avons même pas de quoi donner du lait aux enfants.’’

La propagation rapide des maladies infectieuses

Les challenges auxquels ils avaient fait face dans le passé se sont transformés en réels obstacles quand ils ont quitté leur village. La maladie et le handicap sont rapidement devenus des fardeaux dans un contexte de lutte quotidienne pour boire, manger et préserver leur hygiène. Les affections cutanées et la grippe se sont très rapidement propagées auprès des populations déplacées dans le camp. A leur arrivée à Yazibagh déjà, le nombre de latrines était insuffisant et les moyens de percevoir un revenu inexistants.

A la recherche d’un environnement sanitaire convenable

Afin d’améliorer les conditions de vie des familles comme celle de Hanan, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL organise des opérations de distribution de poubelles et de collecte des déchets sur le camp. ‘’Nous n’avions pas d’autre choix que de jeter nos détritus dans la vallée près d’ici, explique Hanan. Ça sentait mauvais et ça favorisait la propagation de maladies. La distribution de poubelles a encouragé les gens à faire plus attention à leur hygiène et à celle du camp.’’
La distribution de kits dignité a permis une amélioration des conditions sanitaires de manière générale, mais aussi d’économiser de l’argent pour des dépenses essentielles comme l’achat de médicaments.

Une pénurie d’eau dans le camp a également mis en lumière l’urgence de fournir de l’eau potable aux habitants. Pourtant, le nombre croissant de victimes du conflit en Syrie se traduit par une croissance constante des besoins et une nécessité de venir en aide à des milliers de familles. ‘’Pour le moment, nous avons de l’eau, mais il n’y a pas assez de réservoirs pour tous.’’

Il devient urgent de subvenir aux besoins en eau, hygiène, alimentation, abris et assainissement de ces familles, laissées pour compte dans un hiver glacial.

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