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‘’Les civils sont pris en otages’’

Publié le mercredi 4 avril 2018

En Syrie ou au Yémen, les conditions sécuritaires en raison des conflits font de l’accès aux populations les plus fragiles un défi permanent pour nos équipes.

Par Cyril Blin, responsable des opérations au Moyen-Orient.

La récente trêve en Syrie est une bonne nouvelle dans un conflit qui dure depuis trop longtemps. Rien que dans la Ghouta, cette zone proche de Damas dont parlent enfin les médias, on comptait plus de 500 civils, dont une centaine d’enfants, tués chaque semaine. Mais les accords de ce genre restent très courts et instables. Certes, ils nous permettent d’accéder aux zones assiégées. Nous espérons alors pouvoir parer au plus pressé en accédant à ceux qui ont besoin d’aide et leur faire parvenir de l’aide humanitaire. En revanche, nous avons besoin d’une stabilité plus durable pour avoir un réel impact.

 

Dans ces situations de conflit, les civils sont pris en otage. Ça reste des civils, ça reste des infrastructures qui sont bombardées, sans le moindre respect pour le droit international. Toutes nos zones d’intervention au Moyen-Orient sont des zones avec de très fortes pénuries d’eau potable et de nourriture. Les taux de malnutrition sont extrêmement élevés, avec dans certaines zones un enfant sur cinq qui souffre de malnutrition.

Rester sur le terrain par tous les moyens possibles

 

Nos équipes sont dans les mêmes conditions que les populations auxquelles nous venons en aide, c’est-à-dire dans les zones assiégées. Nous traversons parfois des périodes très longues sans avoir de leurs nouvelles. Avec les rares trêves, nous espérons faire parvenir des biens de première nécessité, du matériel, de la nourriture. Les contextes dans lesquels nous travaillons sont tout simplement catastrophiques, mais nous restons sur le terrain par tous les moyens possibles et imaginables.

 

Ce n’est pas la guerre en soi qui nous empêchera d’intervenir. En revanche, elle complique considérablement ce que nous appelons « l’accès humanitaire », c’est-à-dire que les populations puissent venir à nous et que nous puissions venir à elles.

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AIDER PLUS LOIN

Pour 84€, vous fournissez de l’eau potable à une famille au Yémen pendant 2 mois.
Soit 24,50€ après déduction fiscale.

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© Thomas Gruel / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

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