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L’eau, source de survie au Soudan du Sud

Publié le mercredi 6 décembre 2017

Depuis son indépendance en 2011, le Soudan du Sud subit crise après crise, qu’elle soit politique, économique ou sanitaire. Le violent conflit interne depuis 2013 a poussé des millions de personnes à se déplacer. Les 7500 Shilluks repoussés jusqu’à Aburoc, près de la frontière soudanaise, bénéficient d’assez d’eau potable, en attendant la saison sèche.

 

 

Certaines s’entassent dans des camps, ici improvisés, là surpeuplés, toujours insalubres. D’autres fuient vers les pays voisins : l’Ethiopie, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo ou le Soudan.

Subissant la guerre civile et la pression renforcée par le gouvernement, les minorités ethniques telles que les Shilluk ne sont pas épargnées. Certaines communautés se sont déplacées 3 ou 4 fois, laissant tout derrière elles.

Depuis 10 ans auprès de ces populations vivant dans le nord du pays, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL fournit de l’eau potable, dans la ville de Malakal et son camp de déplacés, ou dans la ville voisine de Wau Shilluk.

  • 12,3 millions d'habitants
  • 50,6% de taux de pauvreté
  • 169ème sur 187 pays pour l'Indice de Développement Humain
  • 226 000 personnes secourues

Depuis tout ce temps, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL suit ces mêmes populations et continue à les soutenir avec un assistance vitale en eau, hygiène et assainissement.

Mainul Islam, chef de mission de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL au Soudan du Sud.

 

Le village d’Aburoc, une des dernières étapes avant le passage de la frontière soudanaise, a accueilli jusqu’à 30 000 personnes au pic de la crise. Les habitants ont dû partager leurs ressources déjà très limitées avec ces nouveaux arrivants.

Les déplacés sont comme nos invités. Nous nous devons de les accueillir et de partager. Si la même chose m’était arrivée, j’aurais bien voulu qu’on m’accueille.

Nyajure Tipo Deng, membre de la communauté d’accueil.

 

Difficile d’accès et situé au bord d’un marécage, dans des conditions d’hygiène limitées, Aburoc a même connu une épidémie de choléra, affectant près de 40 personnes chaque semaine. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a rapidement lancé une intervention d’urgence dans la zone, grâce à un financement de l’Union européenne.

Suivant ces populations dans leur déplacement jusqu’à Aburoc, nos équipes ont tout de suite contribué à l’éradication du choléra dans la zone.

Aujourd’hui, elles continuent de fournir de l’eau potable aux quelque 7 500 personnes encore présentes grâce au soutien des donateurs de l’association et du Centre de Crise et de Soutien du Ministère français des Affaires Etrangères.

La proximité entre SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, l’Ambassade de France et le Centre de Crise et de Soutien était nécessaire pour apporter une réponse à un problème qui ne pouvait être laissé pendant.

Patrick Buzaud, Premier Consul de l’Ambassade de France à Juba.

 

Grâce à un système de traitement de l’eau puisée dans le marécage, les équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL parviennent à fournir chaque jour 10 litres d’eau par personne. Lorsque les déplacés se rendent au point d’eau, ils sont de plus sensibilisés aux bonnes pratiques d’hygiène.

Vous entendez les générateurs au loin ? ça, c’est l’eau du marécage en train d’être pompée. Un jour, elle s’asséchera et nous ne pourrons plus rester ici.

Mary Bol, déplacée à Aburoc

 

Les populations Aburoc ont aujourd’hui assez d’eau pour répondre à leurs besoins vitaux. Mais la saison sèche approche à grands pas et dans les prochains mois, l’eau viendra à manquer. Les déplacés à Aburoc devront certainement bouger une fois de plus, à la recherche d’une précieuse eau potable.

Il n’y a pas de miracle possible. Quand il n’y a pas d’eau dans l’environnement, on ne peut pas traiter quoi que ce soit.

Mathieu Guilloteau, Responsable de Programme de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL à Aburoc

 

Dans les villages encore peuplés ou en chemin avec les populations civiles fuyant les violences, les équipes de SOLIDARITES INTERNATIONAL sont déterminées à agir auprès des personnes les plus vulnérables du Soudan du Sud.

 

 

Ce projet est rendu possible par l’Union européenne, le Centre de Crise et de Soutien et les donateurs de l’association.

Continuez à soutenir les déplacés d’Aburoc

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