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Soudan du Sud : « La seule chose qui fonctionne dans le camp, c’est l’eau que nous apporte SOLIDARITÉS INTERNATIONAL »

Publié le jeudi 25 juin 2015

Au Soudan du Sud, où la situation du pays se dégrade de plus en plus, des dizaines de milliers de réfugiés et de déplacés se massent dans des camps protégés par les soldats des Nations unies. A l’intérieur, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL leur vient en aide en leur apportant de l’eau et en leur construisant des toilettes.

Quand la pluie ne tombe pas, quand les chemins du camp UN HOUSE de Juba au Soudan du Sud ne sont pas boueux et inondés, c’est la chaleur qui accable les dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui survivent ici « avec seulement 7 kg de nourriture par mois et par personne, » comme l’explique Mohammed. Ce dernier a quitté la Somalie il y a quelques années dans l’espoir de trouver un peu de paix. Une paix qu’il avait acquise dans les environs de Malakal au nord du Soudan du Sud, mais qu’il a dû fuir pour sauver sa vie. « Nous avons été pris pour cible car nous étions vulnérables et nous sommes arrivés ici, dans ce camp, pour échapper aux violences, » raconte-t-il. « Mais la vie ici est vraiment très dure. Il n’y a pas de loi dans le camp et nous vivons de presque rien. La seule chose qui fonctionne un peu c’est l’eau. Heureusement que les équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL nous aident. Sans elles, la vie serait encore plus rude. » Chaque jour dans le camp de Juba, nos équipes acheminent de l’eau par camion à plus de 37 000 personnes dans 24 points d’eau disposés aux quatre coins des 3 zones qui composent le camp afin d’éviter au mieux les longues files d’attente.

 

« Grâce à SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, nous pouvons boire tous les jours »

Hoth Saur Luac qui vit ici depuis plus d’un an et vient en aide aux nouveaux arrivants qui ne cessent d’affluer dans le camp reconnait l’importance du travail de nos équipes :   « SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a été la première organisation à nous venir en aide. Grâce aux équipes, nous pouvons boire tous les jours. Elles ont aussi construit des toilettes, nous écoutent quand nous constatons des dysfonctionnements et prennent en compte nos remarques avant de venir faire les réparations. De ce côté-là, nous n’avons pas à nous plaindre même si la vie dans le camp ressemble plus à celle d’une prison. On ne peut pas sortir, c’est trop dangereux pour nous dehors. C’est d’ailleurs la première chose que je dis aux déplacés qui continuent d’arriver tous les jours ici. » Simon Okuch Chol et 7 de ses 8 enfants font partie de ces nouveaux arrivants qui viennent grossir les rangs des habitants du camp. Ils essayent à tout prix de trouver une place malgré la surpopulation.   « J’habite chez une de mes nièces mais je ne peux pas y rester. Quand je sors de chez elle, j’ai peur ! Il faut absolument que je trouve une place ici pour moi et mes enfants où nous serons plus en sécurité. »

 

Lutter contre les épidémies

Malheureusement, cette volonté de se mettre à l’abri des violences a des conséquences sur la vie dans le camp. Plus les déplacés sont nombreux, moins il y a de place pour que nos équipes puissent construire des points d’eau, des toilettes ou rajouter de nouvelles douches aux 185 déjà installées. Un véritable problème quand on sait que la surpopulation provoque inexorablement une dégradation de l’hygiène : plus il y a de monde, plus il est difficile d’accéder à l’une des 312 latrines construites et entretenues par SOLIDARITÉS INTERNATIONAL. S’ils n’ont pas accès à des toilettes, les gens défèquent à l’air libre et cela engendre des risques d’épidémie.  « Le choléra a d’ailleurs ressurgi dans le camp ces derniers jours. Les cas sont pour le moment concentrés dans le POC* 3 mais si rien n’est fait, cela pourrait se propager dans les autres zones du camp, » souligne Lotte Van’t End, qui coordonne la surveillance, et l’évaluation des besoins au sein de l’équipe. Pour lutter contre les maladies liées à l’eau et au manque d’hygiène, nos équipes mettent également en place des sessions de sensibilisation à l’hygiène parmi les déplacés. « Nous allons dans les maisons, nous montrons des vidéos, nous expliquons comment nettoyer un jerrican pour éviter qu’une fois sali il contamine l’eau, » détaille Marcella Ondekova, chef de mission adjointe. « Nous nous occupons aussi de la gestion des déchets liquides des latrines que nous construisons. Nous les débouchons très régulièrement, nous les traitons chimiquement et nous nous efforçons d’entretenir le drainage afin qu’elles ne débordent pas à la moindre pluie. »  Un travail quotidien que nos équipes réalisent en concertation avec les leaders communautaires et les habitants pour les impliquer et ainsi maintenir l’humanité que parfois la guerre leur a ôté.

* Centre pour la protection des civils

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