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Oubliés de tous – “De Vos Propres Yeux” au Soudan du Sud

Publié le vendredi 18 octobre 2019

Pour sa quatrième saison, la série humanitaire produite par SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, vous emmène, à travers le regard du youtuber et comédien Baptiste Lorber dans le village d’Aburoc, où des milliers de personnes se sont réfugiées pour échapper au massacre de leur communauté. Dans l’indifférence générale, ces hommes, ces femmes et ces enfants dépendent de l’aide humanitaire fournie par nos équipes pour survivre.

Janvier 2017. La guerre qui fait rage depuis près de 4 ans entre le gouvernement et les rebelles gagne le nord-est du pays. La ligne de front atteint Malakal. La troisième ville du pays est frappée par de violentes attaques. Seul échappatoire pour les habitants de la zone, la fuite. Au Soudan du Sud, le conflit a engendré le déplacement de plus de 3,2 millions de personnes. Aujourd’hui, la capitale de l’État du Nil Supérieur, n’est plus qu’une ville fantôme. Devant les ruines de l’ancienne base de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, complètement détruite par les bombardements, Baptiste Lorber découvre “un état de désolation total”.

“Tout a été abandonné. La nature a repris ses droits, constate le jeune homme. C’est fou de se dire qu’avant, ici même, il y avait de la vie et que dans un avenir proche les gens reviendront, et qu’ils ne retrouveront plus rien.” Un récent accord de paix a ouvert la voix à cette éventualité. Mais pour l’heure, la plupart des déplacés n’ont aucune intention de retourner chez eux, effrayés à l’idée que de nouveaux massacres se produisent. Parmi les dizaines de milliers de civils pris en étau par les affrontements, les membres de l’ethnie Shilluk, qui ont toujours vécu non loin de là, aux alentours de Wau Shiluk, sur les rives du Nil blanc. Si certains font partie des quelque 30 000 personnes qui se sont réfugiées à quelques kilomètres de là, en forçant les portes d’une base des Casques bleus des Nations Unies, la plupart ont dû s’exiler bien plus loin, à Aburoc, au terme de plusieurs jours d’une marche exténuante.

APRÈS LES MASSACRES, LA SÉCHERESSE

Il faudra, à Baptiste Lorber et à notre équipe, pas moins de 2 heures de bateau puis 4 de tracteur pour venir à bout du chemin long et sinueux emmenant à Aburoc. “Quand Wau Shilluk a été bombardé, nous avons marché dix jours, raconte une maman à Baptiste Lorber. Certains sont morts de faim et de soif avant d’arriver ici.” Village perdu dans la brousse non loin de la frontière soudanaise, Aburoc est un groupement de petites maisons en terre et en paille, parfois recouvertes par des bâches. On y croise quelques têtes de bétail et de maigres commerces aux étals bancals présentant trois ou quatre légumes tout au plus à la saison des pluies. Frappé par la sécheresse huit mois dans l’année, le village ne dispose que d’un seul point d’eau. Bien trop insuffisant pour subvenir aux besoins vitaux des réfugiés shilluks et des populations hôtes auxquelles ils sont venus s’ajouter.

  • 12,3 millions d'habitants
  • 50,6% de taux de pauvreté
  • 169ème sur 188 pays pour l'Indice de Développement Humain
  • 226 000 personnes secourues
soudan du sud eau potable

9 500 PERSONNES EN SURSIS

C’est là, au milieu de nulle part et loin de tout, que SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a ouvert une base en 2017. Objectif : apporter aux habitants et à celles et
ceux qu’ils accueillent sur leurs terres un accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. Le minimum vital pour ne pas tomber malade et éviter tout risque de contamination au choléra. “Chaque jour, nous devons relever le défi de fournir 7,5 litres d’eau potable par personne à 9 500 hommes, femmes et enfants, précise Tim Murungi, notre chef de mission. Une quantité qui représente à peine l’équivalent d’une chasse d’eau en France, mais dont doivent pourtant se contenter les habitants d’Aburoc pour survivre.” Pendant la saison des pluies, nos équipes pompent dans les marécages et des puits creusés par leurs soins pour récupérer l’eau, avant de la filtrer et de la mettre à disposition grâce à des rampes de distribution. Mais à la saison sèche, le marécage se retire. Nos équipes doivent aller pomper l’eau, à l’aide de camions citernes, dans le Nil blanc trop éloigné du village pour que les plus faibles puissent s’y rendre. “Une solution coûteuse et inadaptée sur le long terme, admet Tim, car elle oblige les réfugiés à faire la queue pendant des heures pour venir remplir leurs bidons en plastique. Mais c’est aussi la seule.”  Tous ces efforts pourraient être vains, car SOLIDARITÉS INTERNATIONAL n’aura bientôt plus de financements pour assurer ce minimum vital. Si rien n’est fait pour encourager la communauté internationale et le gouvernement local  à se mobiliser, 9 500 personnes risquent de mourir de soif. Sur les réseaux sociaux, Baptiste Lorber a déjà lancé l’alerte : “Sachez que les gens là-bas ont besoin de nous et que vos dons ont un réel impact sur le terrain.”

 

A découvrir sur France.tv Slash à partir du 11 novembre.
Et dès le 7 novembre en ligne sur DE VOS PROPRES YEUX.

 

> A lire aussi : l’interview de Baptiste Lorber.

A GAGNER :

2×2 invitations pour deux personnes à l’avant-première de la saison 4 de DE VOS PROPRES YEUX le 5 novembre 2019 à Paris  le jeu concours.

 

SOUDAN DU SUD : DE L’EAU POTABLE POUR TOUS !

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Photo : Thomas Gruel / SOLIDARITES INTERNATIONAL