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Éliminer le choléra du Tanganyika

Publié le mercredi 14 mars 2018

Face à la maladie des mains sales, la seule réponse d’urgence n’est pas suffisante. Dans l’est de la RDC où la maladie est endémique, sans un lien étroit entre les actions “ coup de poing ” et de développement, la lutte contre la maladie s’avère inefficace.

Par EMMANUEL RINCK, Responsable Géographique pour l’Afrique

Le lac Tanganyika est un des réservoirs du choléra en Afrique centrale. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL y lutte depuis 2002 contre les maladies hydriques. À Kalemie et dans ses environs, le choléra prévaut depuis plus de 20 ans. Au sein des communautés qui subissent des périodes de flambées importantes, des gens en meurent chaque année.

UNE RÉPONSE COUP DE POING

Pour combattre ce fléau, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a axé sa réponse sur trois piliers combinant réponses d’urgence et de développement. Le premier pilier est une réponse en urgence, appelée “coup de poing”. Elle se déploie dès le seuil épidémique franchi, afin de stopper la flambée. Se matérialisant par des points de chloration d’urgence à chaque sites de puisage pour éviter la consommation d’une eau infectée et de la sensibilisation de masse aux bonnes pratiques d’hygiène, cette réponse est faite en lien avec avec les autorités territoriales et provinciales du secteur de la santé.

LE “ BOUCLIER ” DE L’EAU POTABLE

Cependant, une réponse d’urgence seule ne permet pas d’éradiquer la transmission du choléra dans une zone où il est endémique et n’est pas une réponse suffisante pour ces communautés et pour nous, humanitaires. C’est pourquoi le deuxième pilier de la réponse s’articule autour de la réhabilitation et l’extension du réseau d’eau de la ville de Kalemie afin d’assurer une desserte en eau potable pérenne.

Les travaux de réhabilitation sont accompagnés d’un soutien aux structures locales en charge de la gestion de la distribution de l’eau auprès de la population. Ces deux composantes garantissent la qualité de l’eau distribuée et l’appropriation des ouvrages. Cette approche structurelle, en cours depuis 2010, est dite “bouclier”.

cholera-tanganyika

LES COMMUNAUTÉS LOCALES, PREMIER REMPART CONTRE LA MALADIE

Le troisième pilier de la stratégie de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL repose sur la promotion d’une solution chlorée par une organisation locale. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL renforce les capacités de cette structure locale qui entend faire de ce produit un produit de consommation courante.

Par ce biais, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL promeut l’entreprenariat local et surtout met en avant la capacité des communautés à elles-mêmes se protéger contre le danger de l’eau sale et le fléau du choléra. Ainsi, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL amorce sa stratégie de sortie de la zone.

Du premier cas identifié à l’autonomisation du traitement de l’eau par les communautés elles-mêmes, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, en couplant réponses d’urgence et approches structurelles et de développement, combat les maladies diarrhéiques sur le court et le long terme, et espère faire entendre la nécessité de traiter ce combat sous toutes ces formes et de manière simultanée.

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