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Myanmar : la vie dans les camps du Rakhine 1/2

Publié le vendredi 25 mai 2018

Dans l’État Rakhine, des 140 000 personnes déplacées lors de la crise de 2012, 120 000 vivent encore aujourd’hui dans des camps où leurs déplacements sont très limités. Les restrictions à leur liberté de mouvement affectent considérablement leur accès aux soins de santé, à l’éducation et aux moyens de subsistance.

ACCÉDER À L’EAU POTABLE PENDANT LA SAISON SÈCHE

Cha Ga Bagon et Ro Chi Da Hatu sont deplacées, et vivent dans des camps dans la région de Pauktaw, où leurs conditions de vie sont difficiles et l’accès à l’eau pendant la saison sèche est limité.

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Cha Ga Bagon a 40 ans et vit dans un abri avec ses 5 enfants. Elle est bénévole en matière de promotion à l’hygiène pour SOLIDARITÉS INTERNATIONAL depuis maintenant 5 ans : “Je donne des séances de sensibilisation à l’hygiène aux femmes enceintes et aux enfants. Je les informe sur les maladies provoquées par la défécation en plein air, comment utiliser les latrines, etc. La plus grande difficulté tient au fait que beaucoup d’enfants ne veulent pas utiliser les latrines parce qu’ils n’y sont pas habitués. 

 

Pendant la saison sèche, il n’y aura pas assez d’eau pour tout le monde. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL nous fournit de l’eau, ce qui nous permet de boire.

 

En 2012, nous n’avions rien, maintenant la situation s’est améliorée, mais nous n’avons toujours pas assez de revenus pour acheter de la nourriture car les prix du marché ont augmenté. De plus, comme nous ne pouvons pas aller ailleurs, nous devons payer les communautés locales pour qu’elles nous achètent de la nourriture dans les villages voisins. Cependant, nous devons aussi les payer pour ce service, si bien que chaque achat coûte deux fois plus cher, pour des repas parfois malsains”.

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Ro Chi Da Hatu a 40 ans et a deux enfants. Ni elle, ni son mari ne travaillent. Son fils, qui occupe parfois des emplois à la journée, est la principale source de revenu du ménage.

 

“Le travail de mon fils dépend des besoins, donc il ne travaille et ne gagne pas d’argent tous les jours.

 

Je suis reconnaissante pour la qualité de l’eau distribuée par SOLIDARITÉS INTERNATIONAL. Cependant, c’est suffisant pour boire mais pas pour un usage ménager.

 

Aujourd’hui, mon plus grand rêve est de pouvoir me déplacer librement et aller où je veux. J’espère qu’un jour je pourrai retourner dans ma ville natale. Je me sentirais mieux si j’y vivais.”

  • 53,8 millions d'habitants
  • 26% de taux de pauvreté
  • 145ème sur 188 pays pour l'Indice de Développement Humain
  • 150 000 personnes secourues

Pour améliorer la vie quotidienne des personnes vivant dans les camps de Pauktaw dans l’état de Rakhine, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL leur fournit de l’eau potable, construit et entretient des installations sanitaires et distribue des articles d’hygiène de base. Au cours des dernières années, nos équipes ont également travaillé sur des solutions plus durables telles que l’augmentation de la capacité de stockage de l’eau dans les camps et l’amélioration de la gestion de l’eau.

 

Ces activités ont été possibles grâce au financement d’ECHO, de l’OFDA, de l’Unicef,de la Mairie de Paris, du Centre de crise et de soutien et de DFID.

Vous aussi, venez en aide aux populations déplacées au Myanmar

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© Cassandre Windal / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

 

 

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