Kenya : “On peut tout faire pousser !”

Publié lemercredi 7 octobre 2015

Le Comté de Marsabit au Kenya est une zone vaste et aride. Notre zone de travail se situe au cœur d’un large désert où la sécheresse récurrente aura potentiellement des effets dévastateurs sur la communauté pastorale du Comté. Depuis 2006, l’équipe de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL au Kenya s’applique à développer les capacités de résilience de ces communautés en termes de moyens d’existence et d’eau, ainsi qu’à travers la gestion communautaire des réductions de risque de catastrophe (CMDRR, Community Managed Disaster Risk Reduction). Getachew Demasa, notre coordinateur terrain dans la région du North-Horr, nous livre son expérience dans la région.

Comment as-tu vécu le travail dans le Comté de Marsabit?

C’était un véritable plaisir de travailler là-bas ! J’ai travaillé dans des endroits similaires comme au Darfour par exemple. Bien évidemment le contexte est différent ici, en particulier car le Comté de Marsabit est une zone pacifique de manière générale, il y a simplement parfois quelques violences intercommunautaires. Néanmoins, les populations avec lesquelles nous travaillons sont très coopératives et disposées à participer aux concepts introduits par notre association, tel que le CMDRR. Les communautés souffrent de moins en moins du syndrome de dépendance qui touche de nombreuses zones. L’objectif du CMDRR est de placer les communautés au centre des décisions. Nous ne sommes ici que pour faciliter ce processus.

Nous avons également introduit des activités d’agriculture pour les communautés pastorales afin de diversifier les sources de revenus au cas où une catastrophe naturelle viendrait détruire leurs moyens d’existence. Au début cela représentait un réel défi. Mais au bout d’un certain temps et à la suite de nombreux échanges, les communautés pastorales ont pu cultiver leurs propres aliments !

sacs potagersGetachew Demasa, Coordinateur Terrain dans la région du North-Horr pour SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

A ton avis, à quoi est due la réussite de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL dans le Comté de Marsabit ?

C’est dû à plusieurs raisons : tout d’abord, le projet a été bien pensé. Mais l’équipe reste la raison principale de notre réussite. La majorité d’entre eux viennent de la région et ont déjà un très bon bagage culturel. L’équipe et moi parlons les langues locales. De plus, les équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL sont littéralement voisines avec les bénéficiaires, ce qui fait que les communautés ont confiance en nous et en nos intentions. Le fait que les communautés pastorales développent des activités agricoles montre que la confiance au sein des communautés permet de dépasser les réticences quant à l’adoption de tous nouveaux moyens d’existence.

kenya femmes

Mais est-ce vraiment possible de cultiver dans le désert?

Bien sûr ! L’idée que rien ne puisse pousser dans le désert est totalement préconçue. J’ai même construit une petite serre à partir de bois, d’un large filet, d’un peu de terre ramassée quelques kilomètres plus loin et de semences. J’ai utilisé des bouteilles en plastique coupées en deux en guise de pots. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL est précisément connue pour ce type d’innovations, qui devraient d’abord commencer chez les uns et les autres. Jusqu’ici nous avons planté et récolté des épinards et du chou. Prochaine étape : les oignons !

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