‘’Seul le terrain permet de comprendre l’importance de l’aide humanitaire’’

Publié lejeudi 29 juin 2017

Responsable des partenariats depuis 6 mois, Myrtille Eyer a effectué sa première visite sur le terrain en Haïti quelques mois après le passage de l’Ouragan Matthew. Accompagnée par les partenaires qui ont soutenu notre réponse d’urgence, elle s’est rendue dans le sud-ouest du pays.

Je suis arrivée chez SOLIDARITÉS INTERNATIONAL en mars 2017 après avoir passé plusieurs années au Liban où je travaillais pour une ONG libanaise du nom d’arcenciel. Ce déplacement a été pour moi une grande première : première visite en Haïti, premier déplacement avec un partenaire et première mission pour SOLIDARITÉS INTERNATIONAL.

Haïti, derrière la joie de vivre, un pays dévasté

J’ai découvert un pays d’une extrême pauvreté, ravagé par les catastrophes naturelles à répétition et dans une situation sanitaire parfois alarmante. J’ai pu voir un pays qui interpelle par son apparente joie de vivre, sa musique, ses bus colorés. Et ses petits écoliers en uniforme qui marchent le long de la route Miragoâne/Petit Goave pour rejoindre leur établissement : des couleurs et de l’espoir !

Pourtant, derrière ces couleurs et ces musiques, se cachent un pays dévasté pour lequel le travail de nos équipes est primordial. Après le séisme de 2010, puis l’Ouragan Matthew en octobre 2016, les besoins qui étaient déjà importants se sont multipliés.

paysage devaste haiti

Comprendre la complexité du travail de terrain

Avec cette visite, j’ai compris à quel point le travail des équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL est important. J’ai aussi pu me rendre compte de la complexité de leur mission notamment après les ravages provoqués par l’ouragan Matthew : sources de captage difficiles d’accès et lointaines, travaux conséquents à mener pour approvisionner les personnes vulnérables en eau potable, nécessité de prendre en compte tous les aspects de l’approvisionnement en eau (acceptation par les habitants, participation des autorités locales, recouvrement des coûts et bien sûr la lutte contre le choléra qui fait chaque années des milliers de victimes.

point d'eau haiti enfant

Des partenaires indispensables

Cette visite m’a aussi permis de comprendre l’articulation urgence post/urgence : l’approvisionnement par camion citernes, l’installation de points de chloration, la construction de stations de potabilisation d’urgence, la réhabilitation des systèmes d’assainissement dans les écoles ou encore la réhabilitation de points d’approvisionnement en eau. Toutes ces actions ne pourraient pas voir le jour sans le soutien sans faille de nos partenaires publics (bailleurs internationaux, collectivité, agences de l’eau) et privés (entreprises, fondations, donateurs particuliers) qui nous accompagnent de manière réactives dans les phases d’urgence mais également dans la phase fondamentale de la post-urgence/reconstruction qui, loin de l’intérêt des médias, est généralement difficile à financer.

ecoliere haiti eau

De l’importance de se rendre sur le terrain

En tant que responsable des partenariats, j’ai compris l’importance de se rendre sur le terrain, auprès des équipes et de la population à qui elles viennent en aide. En partant avec nos partenaires, ici avec l’Agence de l’Eau Seine Normandie pour une visite inter-agence et pour le compte du SEPG (Syndicat des Eaux de la Presqu’île de Gennevilliers), cela permet de mettre en place un réel partenariat, c’est-à-dire de construire une relation entre des individus qui évoluent dans des milieux différents mais qui décident de collaborer dans la réalisation d’un projet commun.

Myrtille Eyer

Myrtille en 5 chiffres :

Naissance : 14/09/1989
Diplôme : IEP de Lyon relations internationales 2013
Première mission à l’étranger : 2013 Liban
Arrivée chez SOLIDARITÉS INTERNATIONAL : mars 2017
1ère mission terrain : Haïti en mai 2017

  • 10,5 millions d'habitants
  • 58,6% de taux de pauvreté
  • 168ème sur 187 pays pour l'Indice de Développement Humain
  • 530 077 personnes secourues

S'informer c'est déjà aider plus loin

Les champs marqués d’un astérisque * sont obligatoires.