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Ouragan Matthew en Haïti : la quasi-totalité des réseaux d’eau des Nippes hors d’usage

Publié le dimanche 9 octobre 2016

Les équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL ont pu réaliser les premières évaluations à Miragoane dans la région des Nippes, dans le sud d’Haïti. Pour Anne-Gaëlle Lebeau, coordinatrice de l’équipe d’urgence, il va falloir agir vite et sans doute pendant de nombreux mois.

HAITI-MATTHEW

Une famille devant sa maison vers Miragoane dans la région des Nippes.
La maison en torchis et le toit en tôle n’ont pas résisté à la force des vents ni à la pluie diluvienne.
© Anne-Gaëlle Lebeau / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

« L’urgence c’est l’accès à l’eau… »

« Dans le sud, aux alentours de Jacmel et dans la région des Nippes, beaucoup de familles ont tout perdu, à commencer par leur maison. Celles-ci faites de torchis et de toit de tôles n’ont pas résisté à la pluie et aux rafales de vents qui se sont abattus sur le pays.

« A cette heure, il y a encore des milliers de familles qui vivent encore dans des abris, dans les écoles, ou les églises. Rien qu’à Miragoane, ce sont 700 familles qui vivent encore dans des abris. Il y a donc des problèmes d’accès à l’eau car 98 % des réseaux sont hors d’usage selon les autorités haïtiennes avec qui nous nous coordonnons. Des puits sont également inondés, ce qui a rendu l’eau impropre à la consommation. Il va donc falloir sécuriser tout cela. Notre équipe de Port-au-Prince est en train de faire l’état des lieux de nos ressources pour les déployer au plus vite.

« … Mais l’insécurité alimentaire pourrait vite devenir un problème majeur »

« Si l’urgence absolue concerne l’accès à l’eau et la lutte contre le choléra qui pourrait exploser en raison des conditions d’hygiène dans les zones dévastées, il va aussi falloir surveiller de très près la sécurité alimentaire. Les champs ont été détruits, le bétail a disparu. Aujourd’hui, les populations ramassent ce qui est tombé pendant l’ouragan et le vendent sur les marchés. Le gros problème c’est que dans quelques jours, les fruits et les légumes qui sont au sol seront pourris, ceux qui ont été ramassés seront vendus. Il ne restera sans doute pas grand-chose sur les étals dans les jours à venir et cela pourrait être pire dans les prochaines semaines. Il va donc falloir agir vite face à l’urgence, celle de l’accès à l’eau et de la lutte contre le choléra. Il va aussi falloir agir dans les mois qui viennent pour aider les zones rurales et agricoles à se reconstruire. »

Toutes nos actions d’urgence après le passage de l’ouragan Matthew ont été possible grâce au soutien de nos partenaires :
Communauté d’Agglomération du Puy-en-Velay
Syndicat d’assainissement unifié du bassin cannois
Syndicat intercommunal de l’eau potable du bassin cannois (SICASIL)
Département d’Ille-et-Vilaine
Métropole de Toulouse
Syndicat des Eaux de la Presque-île de Gennevilliers
Agence de l’eau Seine Normandie

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