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HAITI le choléra tue encore

Publié le jeudi 2 août 2012

Le 27 juillet 2012, le CCO, collectif de 34 ONG présentes en Haïti, a adressé un communiqué destiné à faire prendre conscience aux acteurs internationaux et nationaux de la nécessité d’augmenter et de prolonger les financements face à la recrudescence du choléra.

Depuis octobre 2010, l’épidémie de choléra a tué plus de 7 442 personnes et touché plus de 580 947 personnes. Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), 200 000 personnes seront touchées au cours de l’année 2012 ; à ce jour, 42 000 nouveaux cas ont déjà été recensés et plus de 400 personnes sont décédées.

Une situation très inquiétante, à l’heure où les financements se font plus faibles

« A l’approche de la saison des pluies, l’épidémie va se répandre fortement et les ONG et institutions nationales n’auront  pas les moyens d’y répondre. La vie de milliers d’Haïtiens est en danger. » Hélène Quéau – Responsable géographique de la mission Haïti

Diminution des acteurs travaillant sur la prise en charge du choléra, fermeture des centres (CTC) et des unités de traitement du choléra (UTC), retard dans le paiement des salaires des employés de santé, faiblesse du système de contrôle et de surveillance épidémiologique, retard dans la gestion de la collecte des cadavres…Toutes ces conclusions sont alarmantes.

Pourtant, en pleine saison des pluies, les risques de propagation de la maladie sont encore plus élevés : les moyens manquent pour répondre aux besoins et  la prise de conscience face à l’urgence également. Deux ans et demi après le séisme, 390 000 personnes vivent toujours dans des sites de déplacés où les conditions sanitaires y sont de plus en plus précaires : pas ou peu de latrines fonctionnelles, défécation dans des sacs jetés dans les ravines ou dans les canaux de drainage, eau rarement traitée…
Malgré ces contraintes, les ONG engagées depuis plusieurs années  auprès des Haïtiens doivent continuer d’agir pour lutter contre la maladie, et ce, même si les fonds alloués à la cause diminuent fortement.

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a choisi d’agir, sur fonds propres, pour éviter le pire mais notre action de prévention ponctuelle contre la maladie ne suffira pas à répondre à l’ensemble des besoins. Il faut intervenir plus largement et sur le long terme pour participer activement à l’éradication de la maladie. Nous avons un besoin urgent de financements pour pouvoir entreprendre des actions durables. Pour continuer nos actions contre l’épidémie de choléra, la mobilisation doit être collective: bailleurs institutionnels, collectivités territoriales, entreprises, donateurs.

 

  • 10,5 millions d'habitants
  • 58,6% de taux de pauvreté
  • 168ème sur 187 pays pour l'Indice de Développement Humain
  • 530 077 personnes secourues