Khost : Les efforts s’intensifient à l’approche de la saison chaude

Publié lelundi 8 juin 2015

Depuis 35 ans, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL vient en aide aux populations afghanes touchées par les conflits qui accablent le pays. Depuis l’année dernière, ce sont des populations pakistanaises, fuyant les combats entre l’armée et les Talibans pakistanais, qui se réfugient chez leurs voisins afghans, et vivent dans des conditions précaires. A l’approche d’un été qui s’annonce rude, les efforts se multiplient pour apporter une aide essentielle à ces personnes.

 

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Alors que le nombre de réfugiés pakistanais dans la province afghane de Khost ne cesse d’augmenter – un phénomène nouveau en comparaison aux 1,5 million de réfugiés afghans actuellement au Pakistan – ces personnes se voient menacées par un climat de plus en plus rude à l’approche de l’été. Près de 200 000 personnes ont trouvé refuge de l’autre côté de la frontière, dont 60 000 dans le camp De Gulan, installé dans un champ de mine, dans un environnement d’extrême précarité menacé par des épidémies et le manque d’eau.

Des milliers de latrines construites

Dans le camp de Gulan dans la province de Khost, ou plus de 9 000 de ces familles pakistanaises sont rassemblées  v les conditions de vie vont se détériorer  du fait  des températures grandissantes et d’un climat aride qui rend la vie encore plus difficile surtout en termes de consommation d’eau. Ayant déjà répondu à l’urgence immédiate en approvisionnant de l’eau par camion à ces populations, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a triplé cette activité et fournit à présent 15 litres par personne par jour, couvrant ainsi les besoins essentiels.

« Pour renforcer la réponse à des conditions sanitaires déplorables, nous avons construit quelque 1460 latrines et salles de bains- 2 440 sont en cours de construction ou en projet , distribué des savons et des bidons, tout en promouvant les bons réflexes d’hygiène pour lutter contre les maladies hydriques  tels que la diarrhée« , raconte Jean-Philippe Barroy, coordinateur de terrain. Les équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL ont également construit 10 lavoirs publics, avec 10 autres à venir, toujours dans le but d’assurer des conditions d’hygiène plus convenables.

Briques et pression sur la ressource eau

De plus, les populations luttent elles-mêmes pour rendre leur quotidien moins pénible. Certains fabriquent des briques pour renforcer leurs abris et pour créer des espaces ombragés pour faire face à la chaleur, qui devient de plus en plus accablante. Sans le moindre revenu ni moyen de subvenir à leurs besoins, ces personnes ont même commencé à vendre leur surplus de briques à d’autres personnes afin de dégager un revenu. Une activité qui exclut toutefois les personnes les plus vulnérables qui n’ont pas la capacité de travailler.

« L’autre problématique avec la fabrication de briques, explique Philippe Bonnet, chef de mission dans le pays, c’est que qu’elle nécessite de l’eau. Couplé à la chaleur qui engendre une consommation plus élevée qu’en hiver, en eau de boisson notamment, la pression devient alors encore plus forte sur la ressource. Et c’est une vrai question que nous prenons en compte dans notre réponse« .

Absence d’autosuffisance

L’eau fournie par SOLIDARITÉS INTERNATIONAL est indispensable à la survie mais les 60 000 réfugiés de Gulan ont également besoin de se nourrir et de ressources financières. « Dans le camp, les réfugiés ne reçoivent que le strict minimum de nourriture de la part du Programme Alimentaire Mondial, poursuit Philippe Bonnet. Et le manque d’accès à la terre aussi bien que l’aridité du sol dans la zone du camp  ne leur permettent pas de cultiver. Le climat est aride et le sol sec et caillouteux. Si certains réfugiés pourront être embauchés comme main d’œuvre à bas prix chez des agriculteurs Afghans, la plupart resteront sans ressource et sans activité génératrice de revenu. Ils vont donc rester totalement dépendants de l’aide humanitaire« .

Malgré tout, « on remarque que les gens essaient de se débrouiller par eux-mêmes dans ces conditions« , explique Jean-Philippe Barroy. Un message d’espoir dans un contexte qui inflige chaque jour une pression supplémentaire sur ces populations.

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