AFGHANISTAN : Passer l’hiver à Kaboul

Publié lesamedi 15 décembre 2012

afghaFAIRE FACE. Dans les camps de déplacés de la capitale afghane, nos équipes n’apportent pas seulement une aide alimentaire. Pour donner aux mères et aux pères de familles les moyens de s’en sortir par eux-mêmes,  elles les forment à un métier.

L’hiver dernier, plus d’une dizaine d’enfants sont morts de froid dans ce qu’on appelle les camps informels de Kaboul.

La faute à un dénuement extrême, à un habitat fragile et à un environnement insalubre.

Les 4 000 familles qui y survivent sous des tentes et des maisons en boue ont fui la pauvreté et l’insécurité de leur province. Certaines sont revenues d’un long exil en Iran ou au Pakistan. Employés au mieux à la journée, les chefs de famille, voire les enfants, ne rapportent qu’un bien trop maigre salaire pour pallier aux besoins, même élémentaires, de leur foyer.
‘’Nos équipes installent toilettes et points d’eau dans les camps. Aux familles les plus fragiles, elles distribuent des bons à échanger contre de la nourriture. On ne peut pas se contenter de cette assistance alimentaire qui ne pallie qu’à l’urgence, explique Mina, coordinatrice du projet. Dès l’hiver dernier, qui a été très brutal, nous avons mis en place ce principe de nourriture contre formation à destination des hommes mais aussi des femmes. Le but est de leur permettre d’acquérir des compétences concrètes pour subvenir eux-mêmes aux besoins de leur famille, en trouvant un emploi qui leur procure une source de revenus stable.’’

De quoi nourrir et habiller ma famille

golmakai_286 femmes et 63 hommes parmi les familles les plus vulnérables, mais aussi parmi les plus motivés, ont été sélectionnés cette année. Pour les femmes, les formations en couture se déroulent au sein même des camps pendant 6 mois, cinq jours par semaine, sous la supervision de formateurs. Des séances qui comprennent également une heure de formation d’alphabétisation et de calcul. Les hommes sont quant à eux placés en apprentissage dans des ateliers de mécanique ou de menuiserie situés à proximité.
‘’Mon mari ramasse des déchets avec le seul bien que nous possédions jusqu’ici, une brouette, explique Gomakai, assise derrière sa machine à coudre. Mais il est handicapé. Il se fatigue vite… et les jours où il travaille, il gagne au mieux 200 Afghanis (3€). Ce n’est pas assez pour nourrir et habiller ma famille. Le pain représente déjà la moitié de ce budget. Pendant la formation, j’ai reçu chaque fin de mois du matériel (fil, tissu, boutons), ainsi qu’un kit alimentaire contenant du riz, de la farine, de l’huile, du sel…. Aujourd’hui, je confectionne et répare des vêtements. Moi qui ne savais ni lire ni écrire, je prends les mesures moi-même et les note sur mon carnet. Je vais pouvoir ramener 300 Afghanis (4,5 €) supplémentaires chaque jour. A l’approche de l’hiver, cet argent va compter.’’

 

AIDER
Avec 405 €, vous permettez à une personne de se former à un métier et à sa famille de se nourrir pendant l’hiver et jusqu’au terme des 6 mois de formation.
Soit 101,25 € après déduction fiscale

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