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Urgence Mozambique : journal de bord

Publié le mercredi 3 avril 2019

Jour après jour, suivez, en vidéos et en images, notre équipe d’urgence partie au Mozambique pour porter secours aux rescapés du cyclone Idai.

BEIRA, le 11 avril 2019,

Une deuxième distribution est en préparation. Ce sont 7 tonnes de matériels, kits abris et kits hygiène, qui vont être distribués à près de 1000 familles touchées par le passage du cyclone et par les inondations.

Cette distribution doit avoir lieu à Pavo, zone difficile d’accès, la route de Beira à Pavo ayant été coupée par les dégâts causés par le cyclone. La quantité de matériel transporté ne permettant pas de s’y rendre en hélicoptère, l’équipe d’urgence prévoit 8 heures de route par camion pour atteindre ces populations dans le besoin.

  • 29,67 millions d'habitants
  • 46,1% de taux de pauvreté
  • 185ème sur 187 pays pour l'Indice de Développement Humain

BEIRA, le 10 avril 2019,

Après les évaluations faites dans les quartiers de Goto et Chota, c’est finalement Chota qui a été retenue pour l’installation de la deuxième station de traitement et de potabilisation d’eau.
Dans ce quartier défavorisé, les habitations ne sont pas reliées au réseau d’eau.
Suite au passage du cyclone, ce sont plusieurs milliers de cas de choléra qui ont été détectés au Mozambique, plus de 4 000 cas et 7 morts en date du 9 avril.
A Chota, plusieurs cas ont été détectés. Il y avait donc urgence à fournir un accès à l’eau potable aux habitants.

Notre équipe d’urgence n’a pas compté ses heures pour installer au plus vite cette deuxième station de traitement et de potabilisation, dont un bladder de 5 mètres cubes. Plusieurs centaines de familles ont désormais accès à l’eau potable, ce qui est essentiel pour limiter les risques de maladies hydriques, comme le choléra.

BEIRA, le 09 avril 2019,

En vue d’installer une deuxième station de traitement et de potabilisation de l’eau et de fournir un accès à l’eau potable à davantage de sinistrés, notre équipe évalue la situation dans deux quartiers défavorisés de Beira : Goto et Chota. Dans les deux endroits, l’équipe d’urgence étudie la capacité des puits et la qualité de leur eau. Les résultats de ces analyses permettront de définir quel lieu sera privilégié pour l’installation de la deuxième station.

Chota est un quartier défavorisé de Beira qui a subi le passage du cyclone Idai.

A Goto, quartier très défavorisé de Beira, un réseau d’eau est existant mais celui-ci, déjà en mauvais état, a été endommagé par le passage du cyclone.

BEIRA, le 08 avril 2019,

Après avoir installé une première station de traitement et de potabilisation de l’eau à Tica, et organisé une distribution de kits hygiène, notre équipe d’urgence projette d’installer une deuxième station de traitement et de potabilisation de l’eau afin de pouvoir donner accès à l’eau potable à davantage de sinistrés du cyclone. Pour cela, les membres de l’équipe étudient les différentes possibilités qui s’offrent à eux dans la région de Beira, pour la localisation de cette future station.

Mafambisse, le 07 avril 2019,

Dans la ville de Mafambisse, à une heure de Beira, notre équipe d’urgence a organisé une distribution de kits d’hygiène dans un camp de déplacés accueillant 220 familles.
Les sinistrés ont ainsi reçu des kits composés de dix savons pour le corps, de cinq savons pour la lessive ainsi que de deux jerricans de 10 litres.
Ce même jour, notre équipe a pu également sensibiliser les déplacés aux bonnes pratiques d’hygiène, celles-ci pouvant contribuer à les protéger des maladies hydriques, telles que le choléra.
Trois semaines après le passage du cyclone, on relevait déjà plus de 1000 cas de choléra au Mozambique.

TICA, le 06 avril 2019,

L’installation du dispositif de traitement et de potabilisation de l’eau est terminée. Les sinistrés du cyclone ont maintenant accès à l’eau potable à quelques mètres du camp où ils se sont réfugiés.

TICA, le 05 avril 2019,

L’installation de la machine de traitement et de potabilisation de l’eau, l’Aquaforce, est en préparation. Notre équipe d’urgence, accompagnée de deux volontaires de la Fondation Veolia, ont sécurisé le périmètre et installent le matériel. Ce dispositif permettra aux sinistrés d’accéder à de l’eau potable, à quelques mètres du camp où ils se sont abrités.

TICA, le 04 avril 2019,

Pour éviter les risques de maladies hydriques, et limiter la propagation du choléra, la priorité de notre équipe d’urgence est de fournir un accès à l’eau potable.

Elle négocie donc avec les autorités locales pour obtenir l’autorisation de vérifier la quantité d’eau disponible dans un puits situé à proximité du camp de déplacés, afin d’installer un système de potabilisation de l’eau.

Une fois cette autorisation accordée, l’équipe procède aux tests sur le puits. Ces tests étant concluants, l’équipe va pouvoir mettre en place le système permettant de traiter l’eau et la rendre potable.

 

tica eau potable mozambique

A 70 kilomètres de Beira, dans la ville de Tica, elle aussi impactée par le passage du cyclone, les gens manquent de tout. et notamment d’accès à l’eau potable et de nourriture. Des premiers cas de choléra ont été détectés dans cette zone.

A côté d’un bâtiment entièrement détruit, un camp de déplacés où vivent, dans des conditions très difficiles, 2200 personnes rescapées. Des sacs de riz ont été distribués il y a plusieurs jours mais désormais les déplacés mangent essentiellement des patates douces qui poussent aux abords du camp. Enfants et adultes sont en manque de nourriture et d’eau potable.

tica camp déplacés mozambique

 

PARIS, le 02 avril 2019

Pauline, de  SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, part pour Beira au Mozambique pour suivre notre équipe d’urgence déjà sur place.
Le cyclone IDAI a causé plus de 500 décès et près de 140.000 personnes sont aujourd’hui déplacées dans plus de 1300 sites informels.
Plus de 300 cas de choléra ont été détectés et plus de 3000 cas sont suspectés à l’heure actuelle.
Déployée à Beira, notre équipe, que Pauline part rejoindre, concentre dans un premier temps sa réponse d’urgence sur l’accès à l’eau potable et à l’hygiène dans le but de limiter les risques de maladies hydriques, et donc la propagation du choléra.

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Photo : Reuters / Siphiwe Sibeko