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Ebola en RDC : un an après les premiers cas, nos équipes mobilisées

Publié le vendredi 2 août 2019

INTERVIEW – Alors que le virus Ebola a fait son retour en RDC il y a tout juste un an, le nombre de cas continue de progresser. On en dénombre de plus en plus en ville notamment dans l’Est, à Goma, qui compte 2 millions d’habitants. “Sur place, les équipes se préparent depuis plusieurs mois”, explique Justine Muzik Piquemal, responsable géographique pour l’Afrique centrale.

C’est désormais officiel. Au 2 août 2019, 4 cas d’Ebola ont été recensés dans la grande ville de Goma dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ces 4 cas avérés viennent s’ajouter aux 2 560 autres déjà recensés depuis 1 an (incluant plus de 1780 décès). Face à l’épidémie, nos équipes se préparent : modification des seuils de sécurité, mise en place de procédures, vaccination, consignes sanitaires et de comportement…

“On parle ici, en RDC, d’un « Ebola communautaire »”

Pourquoi cette maladie fait-elle si peur ?

Le taux de létalité ! Pour la RDC, on parle de 67 %. C’est-à-dire que si vous contractez la maladie, vous avez moins de 40 % de chance de survivre ! La crainte vient aussi du fait que la maladie est extrêmement contagieuse. Enfin, contrairement à l’épidémie de 2015 en Afrique de l’Ouest où les malades se concentraient surtout en ville et dans les hôpitaux, on parle ici, en RDC, d’un ‘’Ebola communautaire’’. C’est au sein même des villages et des familles que la maladie frappe. Il est donc beaucoup plus difficile d’avoir une traçabilité des malades et des contacts.

Comment les équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL sont-elles impliquées ?

Pour le moment, nous travaillons surtout dans des zones où la maladie est présente (Butembo, Bunia, Beni) mais sur des programmes humanitaires, d’assistance classiques. Nous n’avons pas à ce jour de programme spécifiques de lutte contre la maladie.

Dans les prochaines semaines, nous envisageons de travailler sur des programmes eau, hygiène et assainissement en amont des alertes Ebola. L’accès à l’eau potable, chlorée, étant un support principal et indispensable pour le recul de la maladie.

  • 70 millions d'habitants
  • 63,4% de taux de pauvreté
  • 178ème sur 187 pays pour l'Indice de Développement Humain
  • 955 330 personnes secourues

En 2015, les équipes de Solidarités International s’étaient fortement impliquées dans la lutte contre Ebola au sein d’un centre de traitement en Sierra Leone… L’approche est-elle différente en RDC ?

En réalité, comme expliqué plus haut, en RDC, on parle d’un ‘’Ebola communautaire’’. Plutôt que de créer des grands centres de traitement où les malades seraient regroupés, ce sont plutôt des petites unités de traitement qui se rendent au sein des communautés.

“Il a été décidé que les équipes seraient vaccinées.”

Comment les équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL sont-elles protégées ?

Afin de limiter les risques et de prévenir une contamination, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a mis en place des procédures strictes dans les lieux de vie et lors de la mise en place des activités. Tout en suivant les recommandations de l’OMS, il a été décidé que les équipes seraient vaccinées. Les procédures prévoient entre autres le retour des équipes des zones les plus touchées avec un suivi médical.

 

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Photo : Gwenn Dubourthoumieu / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL