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Casser la distance pour mieux briser l’indifférence

Publié le lundi 22 juillet 2019

“Depuis près de 40 ans maintenant, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL se bat chaque jour pour accéder et porter secours à celles et ceux qui sont frappés par les guerres, les épidémies et les catastrophes naturelles. Une lutte de tous les instants qui est LA condition sine qua non pour apporter en mains propres une aide digne et vitale aux hommes, aux femmes et aux enfants qui se retrouvent bien souvent hors des radars, loin de l’attention politique et médiatique… La distance qui nous sépare d’eux, dans un monde ultraconnecté et mobile, est pourtant bien relative. Les obstacles que nous devons dépasser pour les atteindre sont, en revanche, bien réels.” Alexandre Giraud, Directeur Général de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL.

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Temoignages carte du monde Campagne SOLIDARITES INTERNATIONAL

Temoignage mere Syrie campagne 5h ici

Marwa,
mère de 5 filles

Idlib, Syrie
27 mars 2018

“En Syrie, nous avons deux options. Soit nous allons dans les zones tenues par le gouvernement et nous risquons alors que nos maris et nos garçons soient forcés de servir dans l’armée, soit nous allons dans les zones tenues par les rebelles et risquons d’être bombardés à nouveau tôt ou tard.”

Temoignage Tchad campagne 5h ici

Asia,
mère de quatre enfants

Intir, Tchad
18 septembre 2018

“Il y a trois ans, faute de moyens, d’argent, mon mari a décidé de quitter le Tchad pour trouver du travail en Libye. Cela fait trois ans déjà. Trois ans sans nouvelles de lui. Je ne sais pas s‘il est vivant.”

Temoignage Mozambique campagne 5h ici

Javier et Anabela, couple déplacé par le Cyclone Idai
Camp de Mafambisse, Beira, Mozambique
9 avril 2019

“Le vent a détruit complètement notre maison. Nous nous sommes réfugiés le lendemain dans une maison sur pilotis, mais on ne pensait pas que l’eau monterait aussi rapidement. Nous nous sommes alors réfugiés dans un arbre. Nous sommes restés cinq jours en haut de cet arbre avant que l’on vienne nous secourir. Nous étions très faibles et nous avions froid. Nous avons eu très peur pour nos enfants.”

Temoignage refugiee Rohingya Bangladesh

Bithi, 10 ans, réfugiée Rohingya
Camp de Nayapara, Bangladesh
15 janvier 2018

“Avec ma copine Farbin Akta on habitait le même village. Mais on a dû partir car on a été chassées. Mon papa qui était fermier a été tué et tout le village a brûlé. Je suis contente ici car je vais à l’école alors qu’avant je n’y allais pas. J’adore l’école et j’adore apprendre des choses. Plus tard, je voudrais être docteur pour soigner les gens. J’aimerais bien revenir dans mon village mais je ne sais pas quand on pourra rentrer chez nous.”

 

Azonie,
maman de 7 enfants et ancienne réfugiée

Aru, République démocratique du Congo
19 mars 2018

“Quand les milices sont arrivées au village et ont tué mes deux frères, on s’est enfui avec mon mari et mes enfants. On a fui les affrontements pendant deux ans, et enfin, on est rentrés chez nous. Mais dans notre village, il n’y a pas d’eau potable. La source est notre seul point d’eau mais elle n’a jamais été aménagée. Nos enfants souffrent énormément, à cause des maladies diarrhéiques dues à l’eau insalubre.”

Photo d’en-tête : Vincent Tremeau / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL