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Rencontre : interview de Nadjilem Mayade, référent accès humanitaire et sécurité au Sahel

Publié le mardi 21 septembre 2021

VOCATION Nadjilem Mayade vient en aide aux populations affectées par des crises humanitaires depuis plus de quinze ans. Rencontre avec le référent « accès humanitaire et sécurité » de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL au Sahel.

J’ai embrassé ma carrière de travailleur humanitaire en 2005, après que mon pays, le Tchad, a connu un afflux très important de personnes réfugiées soudanaises. Je venais de terminer ma formation d’ingénieur agronome et j’ai décidé de m’engager auprès d’une ONG présente sur le terrain pour renforcer la sécurité alimentaire et de l’environnement dans les camps de réfugiés au nord-est du pays. J’ai commencé au poste d’assistant « agriculture et ressources naturelles » dans le cadre duquel j’étais chargé de promouvoir le maraîchage autour des tentes au sein d’une zone aride et de participer au reboisement du site sur lequel nous intervenions. C’est ainsi que j’ai fait mon entrée dans « l’humanitaire » !

 

Le développement d’une expertise régionale

Après avoir occupé différents postes relatifs à la sécurité alimentaire et aux urgences agricoles au Tchad, j’ai été recruté par SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, fin 2013, pour m’occuper de leur programme « sécurité alimentaire et moyens d’existence » mis en œuvre à l’extrême-nord de la République centrafricaine. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL m’a, par la suite, demandé d’intervenir au Mali, au Tchad et au Cameroun. Enfin, au cours de l’année 2021, j’ai été nommé référent « accès humanitaire et sécurité » sur la bande sahélienne.

Une connaissance fine du terrain et des langues locales

Au fur et à mesure de mes missions, j’ai affiné ma connaissance du terrain et perfectionné ma capacité d’analyse. Ces atouts, conjugués à ma maîtrise des langues locales, m’ont permis de relever nombre des défis auxquels j’ai été confronté. En discutant avec les populations et autorités présentes, j’ai pu identifier les besoins, attentes et réticences de ces différents groupes. Mes compétences linguistiques m’ont aussi aidé à faciliter l’accès des équipes humanitaires au sein de zones d’intervention très sensibles. La communication est essentielle dans l’humanitaire. Et c’est précisément ce qui me passionne dans mon métier car cela me donne la chance de découvrir des nouvelles cultures et de faire de très belles rencontres humaines.

NADJILEM MAYADE en 5 DATES CLéS

2004 : Diplômé d’une école d’ingénierie agronome

2005 : 1ère mission humanitaire au Tchad

2013 : Responsable du programme « sécurité alimentaire et moyens d’existence » pour SOLIDARITÉS INTERNATIONAL en République centrafricaine

2020 : Directeur Pays Tchad/Cameroun pour SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

2021 : Référent « accès humanitaire et sécurité » pour SOLIDARITÉS INTERNATIONAL au Sahel

Crédits Photo en-tête de l’article : Tiecoura N’Daou