Patrice Franceschi, grand témoin du Gala de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

Publié lemercredi 14 octobre 2015

Ecrivain, aventurier, Patrice Franceschi est aussi, avec Alain Boinet, un des fondateurs de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL dont il a même été président. Le capitaine du trois-mâts d’exploration La Boudeuse, prix Goncourt de la nouvelle pour son ouvrage Première personne du singulier, sera le grand témoin de la soirée de Gala de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL le 9 novembre à l’Hôtel d’Evreux Place Vendôme. Il nous explique pourquoi il a accepté cette invitation et nous livre sa vision de l’humanitaire.

35 ans de fidélité

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL me fait l’honneur d’être le grand témoin de son gala de charité l’année de ses 35 ans. J’en suis très fier et j’ai accepté cette invitation par fidélité et par amitié. Je crois que si l’association me rend hommage aujourd’hui, c’est parce que je représente ce lien entre le passé, le présent et le futur de l’organisation. J’ai encore aujourd’hui beaucoup d’amis dans cet univers, beaucoup de souvenirs aussi et je constate encore les bienfaits des ONG. Mais je vois aussi la bureaucratie qui s’installe et aussi, parfois, la perte d’indépendance avec les fonds propres qui sont sans cesse menacés. Même si SOLIDARITÉS INTERNATIONAL s’en sort bien, il faut qu’elle soit consciente de ce risque et qu’elle œuvre à toujours garder son âme.

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Deux maux menacent l’humanitaire

Si j’ai participé à la fondation de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, je me suis éloigné du monde humanitaire il y a une vingtaine d’année pour me consacrer à mes livres et mes expéditions. Depuis, le monde humanitaire a changé et s’est professionnalisé. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a étendu son champ d’action qualitativement et quantitativement. Ce professionnalisme n’est pas à remettre en cause mais il faut être conscient du risque que cela représente. Car l’humanitaire est menacé par deux maux : la bureaucratie – l’incapacité à agir vite qui en découle – mais également la perte d’âme qui aurait comme conséquence de pousser les associations à devenir une entreprise comme une autre. Ces deux menaces trouvent leur source dans les difficultés de financements.  Dans le monde d’aujourd’hui dans lequel on cherche la croissance à tout prix, les ONG ne sont pas épargnées. Or, il faut être prudent et grandir doucement pour continuer d’être un artisan de l’humanitaire à grande échelle, se développer qualitativement plutôt que quantitativement.

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