22 décembre 2006
TSUNAMI, deux ans après, SOLIDARITES a employé 100%
des fonds reçus en 2005
Il y a deux ans, le Tsunami ravageait les côtes de nombreux pays
d'Asie du Sud-est, faisant près de 290.000 tués ou disparus,
et provoquant d'innombrables destructions, particulièrement au
Sri Lanka et en Indonésie.
SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale, est intervenue
sur place quelques jours après le séisme, d'abord par
une aide d'urgence puis de reconstruction (accès à l'eau
potable, distribution d'aide alimentaire, produits de première
nécessité, programmes d'accès durable à
l'eau potable, déblaiement de débris, reconstruction de
routes et d'écoles, relance de la pêche et de l'agriculture)
au Sri Lanka et en Indonésie (île de Sumatra). L'ensemble
de nos actions, menées avec le soutien de partenaires aussi bien
institutionnels qu'entreprises et donateurs particuliers, a secouru
plus de 100.000 personnes au Sri Lanka et en Indonésie. Notre
action humanitaire continue actuellement dans ces pays (Sumatra, plus
, en 2006, les îles de Nias et de Java) avec de nouveaux financements.
Mission accomplie donc pour SOLIDARITES, qui a employé 68% des
fonds reçus pour le Tsunami en 2005 et 32 % en 2006, soit 6,2
ME au total et ce conformément aux objectifs que nous avions
annoncés à nos donateurs et partenaires, comme le contrôle
de la Cour des Comptes a pu en faire le constat. Mais, au-delà
de ce constat, SOLIDARITES tire, deux ans après, deux enseignements
du « phénomène Tsunami » en France :
- Le TSUNAMI a conduit à l'époque le Premier Ministre
a crée la DIPT (Délégation Interministérielle
Post Tsunami), aujourd'hui dissoute. La DIPT a permis une très
réelle amélioration du partenariat humanitaire en France
en termes de moyens, réactivité, de coordination et de
synergie, chacun restant dans son rôle et ses responsabilités.
Nous sommes convaincus qu'une structure permanente de ce type devrait
être créée par les pouvoirs publics et nous regrettons
qu'un tel dispositif n'ait pas été renouvelé pour
les victimes du tremblement de terre au Pakistan en octobre 2005.
- SOLIDARITES constate que le rôle et la responsabilité
des médias sont déterminants , dans la mesure, où,
négligeant de citer des associations ayant des capacités
opérationnelles effectives et reconnues, telles que SOLIDARITES,
elles les privent ainsi d'une grande part des dons spontanés
du grand public, dons qui sont extrêmement utiles, notamment dans
les premiers temps de l'action d'urgence, avant que d'autres sources
de financement soient à même de prendre le relais.
Concernant le Tsunami, SOLIDARITES considère que chacun des
acteurs humanitaires ayant bénéficié de la générosité
des français est responsable, pour lui-même, de rendre
compte de l'emploi des fonds reçus, et dans cette perspective
nous sommes à la disposition des journalistes.