15 octobre 2008
Journée Mondiale de l'Alimentation : SOLIDARITES combat la faim avec des solutions innovantes
Ce jeudi 16 octobre est la Journée Mondiale de l'Alimentation. Alors que la crise financière mondiale est encore au cœur de nos préoccupations, n'oublions pas que celle-ci, pour les plus vulnérables de la planète, vient s'ajouter à une précarité extrême, et à une flambée des prix des produits alimentaires qui les frappe depuis plus d'un an. Le prix international du blé a augmenté en 2008 de 80%, le prix du riz a été multiplié par deux et le prix d'un repas a augmenté de 40% en moyenne en une seule année.
Selon la FAO, 925 millions de personnes souffrent de la faim aujourd'hui. Toutes les 5 secondes un enfant meurt de faim quelque part dans le monde. On estime que d'ici un an, ce chiffre, qui n'a jamais été aussi élevé, aura augmenté d'au moins 100 millions. Lorsque conflits ou catastrophes climatiques se greffent à un dénuement chronique, à un manque d'accès à l'eau et à une hausse des prix des denrées de base, le taux d'insécurité alimentaire s'accroît très rapidement, comme en Afghanistan, au Darfour ou en Somalie.
Face à cette urgence humanitaire mondiale, SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale, met en œuvre depuis 28 ans des réponses locales adaptées dans des pays où la majorité de la population survit avec moins de un dollar par jour et consacre la quasi-totalité de son budget à l'achat de nourriture : distributions d'urgence d'aide alimentaire, relance de la production agricole, notamment l'agriculture familiale et les cultures vivrières.
Une autre réponse innovante mise en œuvre par SOLIDARITES est le développement d'activités agricoles en zones urbaines. Ainsi, dans le bidonville de Kibera qui abrite entre 700 000 et un million de personnes à Nairobi, au Kenya : dans de petits carrés de jardin, ou dans des sacs en plastique remplis de terre et de graviers, 6 000 familles cultivent oignons, tomates et choux feuille, base de l'alimentation au Kenya. En moyenne, chaque foyer voit augmenter ses revenus d'un dollar (USD) par jour, sachant qu'à Kibera le loyer moyen tourne autour de 6 dollars par mois !
Il n'y a pas de fatalité à la faim. Les moyens et les solutions existent. La mort de millions d'innocents est une crise mondiale permanente qui exige maintenant la mise en œuvre de ceux-ci.
Pour en savoir plus sur l'action de SOLIDARITES face à la crise alimentaire mondiale, consultez le site www.solidarites.org