2 février 2007
Invitée à la Conférence de Paris pour une gouvernance écologique mondiale, l'ONG SOLIDARITES lance une e-pétition pour l'accès de tous à l'eau potable
Aujourd'hui s'est ouvert la Conférence de Paris pour une gouvernance écologique mondiale, à l'initiative du Président de la République Jacques Chirac. Cette conférence, qui réunit 200 personnes, spécialistes de l'environnement, experts et représentants de 60 pays, comprend notamment, cet après-midi, six ateliers thématiques, dont celui intitulé « Faire de l'eau un enjeu partagé », auquel l'ONG française d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES est invitée à participer.
La conférence se clôturera demain, avec au Palais de l'Elysée à 11 heures, le lancement de l'appel de Paris, qui proposera notamment, à l'initiative de la France, la création d'une agence des Nations Unies chargée de prendre en charge les enjeux graves relevant de l'environnement (ONUE).
SOLIDARITES, pour sa part, se félicite de pouvoir aborder, dans le cadre de cette conférence, l'enjeu de l'accès à l'eau potable pour tous, et spécifiquement dans des contextes de crises humanitaires graves, où la mortalité est souvent la plus élevée et où la nécessité d'agir est urgente. Rappelons que 1 milliard d'êtres humains n'ont pas accès à l'eau potable et 2,6 milliards à l'assainissement. Chaque année, l'eau insalubre tue 8 millions d'êtres humains. C'est la première cause de mortalité dans le monde (1).
Face à cette situation inacceptable, SOLIDARITES lance une grande campagne d'information. Cette campagne comprend un site événementiel www.votregouttedeau.org invitant à signer une E-PETITION qui sera remise aux responsables politiques, notamment le Président de la République, le Président de la Commission Européenne et le Secrétaire général des Nations Unies.
Cette pétition demande :
• Un accroissement significatif des ressources financières nécessaires pour donner accès à l'eau potable au milliard d'êtres humain qui en est privé.
• Une mises à disposition rapide de ces ressources financières, en priorité pour les pays les plus pauvres, en particulier ceux victimes d'un conflit ou d'une catastrophe naturelle
• La création d'une Agence Internationale pour l'Eau, chargée de la mobilisation des ressources et de leur affectation, agence qui pourrait, d'ailleurs, être partie intégrante de l'ONUE