Notre mission auprès
des réfugiés Birmans en Thaïlande
Pourquoi nous intervenons :
Depuis l’indépendance du pays en 1947, l’histoire
du Myanmar (anciennement Birmanie) est marquée par des guerres
civiles entre le gouvernement central et de nombreux groupes d’oppositions
armés, représentant de minorités ethniques,
telles que les karen ou les Mons, et se battant pour l’autodétermination.
Le plus puissant d’entre eux, le National Karen Union, mouvement
de la minorité karen, a été en grande partie
défait par l’armée birmane en 1984. Depuis,
le nombre de réfugiés qui passent la frontière
birmane ne cesse d’augmenter pour atteindre 80 000 personnes
en 1994.
Depuis les années 80, c’est l’ensemble de la
population qui est en proie aux violentes répressions. En
1990, la Ligue nationale pour la Démocratie, le parti de
Aung San Suu Kyi, remporte les élections mais les militaires
refusent de rendre le pouvoir. La junte prend le contrôle
des frontières et instaure des relocalisations afin de mieux
éliminer les résistances.
De 1995 à 1997, l’armée birmane étend
son contrôle le long de la frontière. Résistants
et groupes armés ne contrôlent plus aucun territoire
significatif. Les minorités ethniques ne peuvent plus se
réfugier nulle part, et sont obligées de se réfugier
en Thaïlande, où le nombre de réfugiés
monte à près de 150 000 personnes. De nombreux camps
apparaissent du côté thaïlandais de la frontière,
comme le camps de Mae La, qui accueille essentiellement des réfugiés
Karen, dont certain y vivent depuis 20 ans, et d’autres y
sont nés.
Le camp de Mae La :

En 1984, lorsque le camp de MAE LA été construit,
il ne devait accueillir que 6 000 personnes. Aujourd’hui,
on compte pourtant près de 50 000 personnes. Les conditions
de vie dans ce camp sont dangereuses en raison de sa situation géographique.
Situé à flanc de montagne, il n’offre qu’une
surface de moins de 2km2 pour y vivre, entraînant des conditions
de promiscuité et d’enfermement extrêmement difficiles
et pénibles. Enfin, des glissements de terrain menacent en
permanence les réfugiés du camp.
Les conditions d’hygiène y sont très préoccupantes
et des épidémies de choléra, de dengue et de
typhoïde frappent régulièrement la population.
Depuis 2006, des centaines de nouveaux arrivants viennent grossir
chaque mois les rangs des réfugiés du camp de MAE
LA. Mais suite aux récentes manifestations en Birmanie, c’est
d’autres personnes supplémentaires que nous devrons
sûrement accueillir. Pour limiter les risques importants d’épidémies
liés au surpeuplement du camp, nos équipes sur place
se mobilisent en urgence afin de limiter tout risque de propagation
de maladies mortelles. |
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