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Thaïlande   Situation humanitaire Notre action en 2008 HistoriqueTémoignages

Notre mission auprès des réfugiés Birmans en Thaïlande


Pourquoi nous intervenons :

Depuis l’indépendance du pays en 1947, l’histoire du Myanmar (anciennement Birmanie) est marquée par des guerres civiles entre le gouvernement central et de nombreux groupes d’oppositions armés, représentant de minorités ethniques, telles que les karen ou les Mons, et se battant pour l’autodétermination.

Le plus puissant d’entre eux, le National Karen Union, mouvement de la minorité karen, a été en grande partie défait par l’armée birmane en 1984. Depuis, le nombre de réfugiés qui passent la frontière birmane ne cesse d’augmenter pour atteindre 80 000 personnes en 1994.

Depuis les années 80, c’est l’ensemble de la population qui est en proie aux violentes répressions. En 1990, la Ligue nationale pour la Démocratie, le parti de Aung San Suu Kyi, remporte les élections mais les militaires refusent de rendre le pouvoir. La junte prend le contrôle des frontières et instaure des relocalisations afin de mieux éliminer les résistances.

De 1995 à 1997, l’armée birmane étend son contrôle le long de la frontière. Résistants et groupes armés ne contrôlent plus aucun territoire significatif. Les minorités ethniques ne peuvent plus se réfugier nulle part, et sont obligées de se réfugier en Thaïlande, où le nombre de réfugiés monte à près de 150 000 personnes. De nombreux camps apparaissent du côté thaïlandais de la frontière, comme le camps de Mae La, qui accueille essentiellement des réfugiés Karen, dont certain y vivent depuis 20 ans, et d’autres y sont nés.

Le camp de Mae La :

En 1984, lorsque le camp de MAE LA été construit, il ne devait accueillir que 6 000 personnes. Aujourd’hui, on compte pourtant près de 50 000 personnes. Les conditions de vie dans ce camp sont dangereuses en raison de sa situation géographique. Situé à flanc de montagne, il n’offre qu’une surface de moins de 2km2 pour y vivre, entraînant des conditions de promiscuité et d’enfermement extrêmement difficiles et pénibles. Enfin, des glissements de terrain menacent en permanence les réfugiés du camp.

Les conditions d’hygiène y sont très préoccupantes et des épidémies de choléra, de dengue et de typhoïde frappent régulièrement la population. Depuis 2006, des centaines de nouveaux arrivants viennent grossir chaque mois les rangs des réfugiés du camp de MAE LA. Mais suite aux récentes manifestations en Birmanie, c’est d’autres personnes supplémentaires que nous devrons sûrement accueillir. Pour limiter les risques importants d’épidémies liés au surpeuplement du camp, nos équipes sur place se mobilisent en urgence afin de limiter tout risque de propagation de maladies mortelles.

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Crédit photos : Vincent Damourette/SIPA, AFP, Solidarités