Bangladesh
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Communiqués de Presse :
Dans la presse :
Nos dernières dépêches :
- 10/12//07 : Premieres
actions mises en place
Notre équipe sur le terrain, en partenariat avec l'ONG
locale « Gonoshatay Kendra », a déjà
commencé son action d'urgence en faveur des rescapés
du Cyclone : afin de lutter contre les maladies hydriques
(on constate à cet égard une forte prévalence
de Typhoïde dans les zones sinistrées), Véronique,
notre spécialiste hydraulicienne, et Roland, ont commencé
la distribution de chaux afin de désinfecter l'eau.
Parallèlement, ils ont déjà nettoyé,
aidés par les villageois, plusieurs bassins et mares de
rétention d'eau utilisés pour la boisson par nombre
de familles.
Des distributions de kits d'urgence contenant riz, lentilles,
sel, sucre, seaux, savon et sulfate d'alumine (pour décanter
et traiter à la maison l'eau puisée dans les mares).
La qualité de l'eau est suivie en permanence par notre
équipe.
Enfin, une station de potabilisation est sur le terrain jeudi
15 décembre.
Notre dispositif opérationnel au Bangladesh se renforce :
notre équipe opère à partir d'une base opérationnelle,
Mathbara (district de Pirojpur), et de bureaux à Barisal
et dans la capitale Dacca. De nouveaux volontaires, dont deux
spécialistes terrain et une administratrice, partent rejoindre
notre équipe sur place.
- 02/12/07 : Le
Cyclone Sidr a gravement touché le Bangladesh les 15 et
16 novembre 2007
Véronique,
référente Hydraulicienne de SOLIDARITES, et membre
de notre équipe d'urgence au Bangladesh, nous a fait parvenir
un premier compte-rendu opérationnel d'évaluation.
Des vents de plus de 240 Km/h , et une marée de plus de
six mètres d'amplitude ont frappé la côte
sud et les îles alentours avec une extrême violence,
causant des dommages irrémédiables aux habitats
et aux infrastructures d'une vaste zone comprise entre le district
de Satkhtira, à l'ouest, et le Cox Bazar à l'Est,
submergeant les digues et inondant les villages côtiers.
Les autorités Bangladaises font aujourd'hui état
de 31 districts affectés par le cyclone, de 6.8 millions
de personnes affectées et de plus de 3 000 morts (chiffre
encore largement sous estimé selon nos observations de
terrain et les statistiques recueillies dans les hôpitaux
et les centres de santé). L'équipe de la cellule
d'urgence de SOLIDARITES s'est mobilisée le 19 novembre
2007, et a conduit une mission d'évaluation sur le terrain
à partir du 25 Novembre 2007, après deux jours passés
à Dacca (Dhaka), la capitale, à se coordonner avec
les acteurs intervenant sur cette urgence. Les contacts préalables
faisant état de nombreux besoins en eau et assainissement,
il a été décidé de porter notre expertise
sur les besoins dans ce secteur. Composée d'un ingénieur
« eau et assainissement » et d'un technicien
de la sécurité alimentaire, notre équipe
s'est rendue sur le sud du district de Pirojpur, réputé
comme le plus affecté par le cyclone, et le plus isolé
en terme d'accessibilité.
Les villages n'ont pas tous été touchés de
la même façon par le cyclone. De manière générale,
les zones les plus affectées sont les zones côtières,
d'abord parce que les populations de pécheurs y résidant
étaient auparavant considérés comme un
groupe vulnérable, du fait de leur faible conditions de
vie, d'autres part parce que les digues ont toutes été
submergées, et les habitats irrémédiablement
inondés puis détruits par des vents dévastateurs.
Les moyens d'existence et de production de ces populations ont
été fortement affectés (sur les côtes,
85% des habitats ont été entièrement détruits
par la furie des vents).
A l'intérieur des terres, le niveau de destruction varie
en fonction des zones, de la solidité des habitats (les
édifices construits en bois et en tôles, et notamment
les écoles et les habitats pauvres, ont tous été
durement touchés par les vents violents). Nombres d'arbres
ont été déracinés, des poteaux électriques
cassés, voire même des pylônes en ciment brisés.
Les routes ont souffert des arbres déracinés qui
les bordait, et qui sont brisés, en travers de la chaussée.
Les plans d'eaux qui servent généralement à
fournir de l'eau aux populations ont tous été contaminés
et pollués par les chutes d'arbres et de végétaux
dans l'eau. Un point d'interrogation majeur reste sur l'état
des récoltes de riz et la sécurité alimentaire
des ménages : les champs ont été affectés
par les pluies et les vents violents, et il est à craindre
que plus de 60% des récoltes aient été perdues
pendant le cyclone.
Résultats préliminaires de la mission
d'évaluation :
Eau
:
Les villageois ont pour habitude de puiser de l'eau dans des mares
à ciel ouvert. Or, aucun point d'eau n'a été
épargné par le cyclone. Les inondations et la chute
de débris dans les mares ont provoqué la contamination
de plus de 95% de ces plans d'eau, mais ces derniers restent la
source d'approvisionnement en eau des populations. Cette situation
présente donc un risque flagrant et quasi certain de recrudescence
des maladies hydriques.
Santé :
Les infrastructures de santé du Bangladesh dans le Sud
sont, de manière générale, assez vétuste.
Plus de 3000 personnes ont trouvé la mort au cours du cyclone
mais, d'après nos observations, les chiffres vont malheureusement
devoir être revus à la hausse. Plus de 38 000
personnes ont été blessées.
Infrastructures routières :
Difficulté mais pas d'impossibilité de circuler.
Les axes fluviaux peuvent également être utilisés
pour accéder aux villages les plus reculés qui sont
souvent les plus affectés.
Infrastructures publiques :
Hormis les écoles, les infrastructures publiques étant
souvent en dur, peu de dégâts sont à déplorer.
Sur l'ensemble du district, il est estimé que 25% des habitats
ont un besoin urgent de réhabilitation, d'outils et de
matériaux de reconstruction (tôles, outils, clous,
bois). Au delà des habitats, les infrastructures publiques
à réhabiliter en priorité sont les écoles.
Sécurité alimentaire :
Les populations touchées par le cyclone dans le district
de Pirojpur ont vu leur récolte de riz gravement compromise
par les inondations et la force du vent qui a durement affecté
les pouces de riz arrivés à maturation. On estime
que plus de 60% de la production est perdue, 80% par endroit.
Les réserves de riz qui étaient restés à
l'intérieur des habitats touchés par le cyclone
ont été détruites, parfois à plus
de 90%. Par ailleurs, le bétail a également souffert
du désastre, chaque famille ayant perdu entre 50 et 70%
de ses animaux.
Vêtements :
Les familles dont la maison a été touchée
par le cyclone ont également perdu bon nombre de leurs
vêtements. L'hiver arrivant et les températures froides
avec, de nombreuses demandes ont été effectuées
pour des distributions de couvertures et des traditionnels Sari.
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