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Afghanistan  >  Situation humanitaireAction en 2007- 08ActualitéTémoignages Historique

Témoignages et Interviews


Entretien avec Thomas Hugonnier : Chef de mission en Afghanistan (10/01/07)

« Tous les scenari s'accordent sur une dégradation des conditions sécuritaires à partir du printemps 2007. Cinq ans après la chute des taliban, les fonds internationaux dédiés à l'aide humanitaire sont en réduction constante, au profit de la mise en œuvre de projets de développement. Encore faut-il que les pré-requis sécuritaires et socio-économiques soient atteints. Dans ce contexte, en 2007, SOLIDARITES continuera à renforcer la sécurité alimentaire des populations dans les zones stables tout en s'efforçant de répondre à l'apparition de crises humanitaires. Nous demeurerons également impliqués dans le NSP (National Solidarity Program) ainsi que dans le domaine de « l'Eau & Assainissement » dans la ville de Kaboul. »

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Entretien avec Clément Bourse: Chef de mission en Afghanistan (14/06/06)

" L'important est d'être sur les deux fronts. Notre métier principal est notre capacité de réponse à l'urgence. Nous effectuons d'ailleurs toujours des évaluations en Afghanistan, notamment dans le sud-est du pays, qui correspondent à des situations d'urgence. L'urgence est toujours notre objectif.
Nous avons connu cette phase de transition entre l'urgence et le développement sur la zone de Bamyan ; lorsque cette évolution doit se faire et que les acteurs locaux n'ont pas la capacité de la mettre en œuvre, il est normal qu'on l'accompagne. Nous avons donc des activités qui relèvent du développement dans ces zones rurales ; elles tournent essentiellement autour du développement agricole à moyen terme. Mais on ne peut pas dire qu'il s'agit de développement à proprement parler.
A Kaboul, nos programmes d'eau et assainissement répondent clairement à des problématiques d'urgence, notamment dans la prévention des épidémies telles que le choléra."

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Entretien avec François Boher: ancien hydraulicien à Bamyan, dans le Hazaradjat .

" Mon rôle consiste à permettre l'accès à l'eau potable aux villageois, ce qui veut dire creuser des puits ou encore réaliser des captages et des aménagements de sources. Ainsi que permettre l'accès à l'irrigation, pour l'agriculture notamment. Je supervise donc des réhabilitations de canaux de surface et de sources, des barrages et des bassins de retenue ainsi que des réservoirs d'eau de pluie (des " Kandas ") issue de ruissellement. "

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Entretien avec Wali, ingénieur chez SOLIDARITES sur le programme eau et assainissement à Kaboul (mai 05)

"L'année passée, lors de l'évaluation des besoins sur Kabul, la quasi-totalité des puits privés étaient à sec et les conditions sanitaires étaient désastreuses : ni collecte d'ordure ni réseau d'eaux usées dans une ville de plus de 3 millions d'habitants. Il n'y a pas assez de latrines, et celles existantes sont de mauvaise qualité, tant au niveau hygiénique, sanitaire, que de l'environnement. Les ordures se mélangent à la boue dans la rue, remplissent les canaux d'évacuation des eaux. Les puits privés sont contaminés par les eaux de latrines qui s'infiltrent dans le sol… "

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Entretien avec Pierre Brunet: Chargé de communication au siège à Paris, a effectué une mission de trois semaines en Afghanistan

"La fuite des villageois à Kaboul, en Iran ou au Pakistan. Quelques hommes qui restent courageusement sur les hauteurs pour veiller sur les ruines… Et puis, un jour, une équipe de SOLIDARITES qui prend contact et annonce que l'association s'engage à fournir aux habitants le matériel nécessaire à la reconstruction des maisons. La nouvelle rejoint vite, au-delà des frontières, les camps de réfugiés, et les chefs de famille reviennent pour s'inscrire sur la liste des bénéficiaires. Chacun d'eux reçoit une porte, des poutres, des fenêtres, des outils, un sac de haricots, du sucre, de l'huile et 50 dollars pour redémarrer. Aujourd'hui, 40 familles vivent sous leur toit à Jaro Kashan, et 46 à Moshak. "

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Crédit photos : AFP, Solidarités | réalisé par kinetix