Témoignages et Interviews
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Témoignage de Céline Beaudic, chef de mission au Darfour au moment de l'expulsion de SOLIDARITES
Le 2 mars dernier, les autorités soudanaises ont tout d'abord
demandé à nos équipes sur le terrain, à
la seule exception d'El Dain et Seleah, de quitter leurs bases et
d'évacuer vers Khartoum pour des raisons de sécurité.
Le 4 mars, quelques instants après la communication publique
de la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI)
annonçant le mandat d’arrêt à l’encontre
du présidant Soudanais Omar El Bechir, les autorités
de Khartoum nous ont convoqués et nous ont remis un courrier
officiel selon lequel SOLIDARITÉS n’avait
plus le droit de travailler au Darfour. Il nous était par
ailleurs précisé que cette décision était
d'application immédiate et que nous devions en conséquence
quitter le Darfour dans les plus brefs délais.
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Témoignage de Hamdan, producteur de fromage frais à El Daein, au sud du Darfour
Hamdan est du village de Shurab, au sud ouest de la ville de El Daein dans le sud du Darfour. Avant le conflit, il était agriculteur et possédait quelques bêtes. Lors des razzia de 2OO6, la famille de Hamdan s’est fait volé la quasi-totalité de son troupeau. Hamdan a décidé de se consacrer à l’agriculture mais les attaques de criquets et d’oiseaux sur le mil est le sorgho ont réduit la récolte à quelques kilos de mil. En janvier dernier, Hamdan s’est inscrit à la formation organisée par Solidarités sur la production de fromage.
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A Seleah, au Darfour, 25000 âmes partagent l'eau de
deux puits
Témoignage de Tugdual de Dieuleveult et Christophe
Martins
27/03/2008
Du sable, 40°C à l’ombre, une chaleur sèche,
brulante et une voie de chemin de fer. Seleah est un village
perdu au milieu du Darfour. On y dénombre une population
de plus de 25000 personnes. A la base, ce village soudanais
ne comptait que 4 000 âmes. Si les 20 000 nouveaux arrivants
ont fui les exactions, ils se sont aussi massés à
Seleah car on y trouve de l’eau. Dans cette ville sale,
faite de paille et de bâches en plastique, il n'y a
que deux forages. L’un est géré par le
gouvernement, l’autre par SOLIDARITES. Nous sommes la
seule ONG présente en permanence à Seleah. Il
y a deux ans, nous avons construit le second forage de la
ville.
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du témoignage
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Entretien avec Vincent Elouard, ancien coordinateur pour les
programmes de sécurité alimentaire à
Nyala au Darfour :
"Nous nous avançons vers la vache malade. Trois
pour la tenir, notre vétérinaire regarde sa
bouche, écarte les lèvres. Des aphtes, des plaques,
des ganglions enflés, une température élevée.
Les sabots sont fendus, la vache est maigre. C'est la fièvre
aphteuse, nous en verrons plusieurs ce jour-là."
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de l'entretien
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Temoignage d'Ahmed Fadel, ancien responsable
de camp à Nertiti
"Je rentre, l'esprit vide, ce n'est
pas bien grave nous réussirons demain. Le soleil s'incline
vers l'Ouest…
« Echo 8, Echo 8, for November 4...
ECHOOOO 8, répond ! ». Le hand-set
hurle. «YES, November 4. Go ahead, y'a quoi ? ».
« November 4 : viens vite, vite, SPEED, SPEED... ».
Moi : « Un problème ? ».
November 4 : « Call to everybody : de
l'eau ... WATEEEEEEERRRRRRRR ! ». "
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de l'entretien
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Jean Yves Dana, journaliste au magazine OKAPI, est parti
au Darfour avec les équipes de SOLIDARITES en Février
2005. Impressions :
"Le Darfour, on commence par le survoler
à bord d'un avion des Nations Unies. Immensité
ocre, désertique, plate, brûlante. " Un territoire
grand comme la France ". Je n'en aurai qu'un infime aperçu,
de la taille d'un département. Je verrai Nyala, la
grande ville du Sud, et Nertiti et Muhajaria, les deux camps
où SOLIDARITES a installé ses bases de terrain,
à une centaine de kilomètres de Nyala. Le premier
représente 30 000 bénéficiaires au Nord-Ouest,
le second 35.000 bénéficiaires à l'Est.
Je jette aussi un oeil à l'organigramme de SOLIDARITES
sur place : dix volontaires pour aider tant de monde..."
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de l'entretien
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