Témoignages et Interviews
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A Seleah, au Darfour, 25000 âmes partagent l'eau de
deux puits
Témoignage de Tugdual de Dieuleveult et Christophe
Martins
27/03/2008
Du sable, 40°C à l’ombre, une chaleur sèche,
brulante et une voie de chemin de fer. Seleah est un village
perdu au milieu du Darfour. On y dénombre une population
de plus de 25000 personnes. A la base, ce village soudanais
ne comptait que 4 000 âmes. Si les 20 000 nouveaux arrivants
ont fui les exactions, ils se sont aussi massés à
Seleah car on y trouve de l’eau. Dans cette ville sale,
faite de paille et de bâches en plastique, il n'y a
que deux forages. L’un est géré par le
gouvernement, l’autre par SOLIDARITES. Nous sommes la
seule ONG présente en permanence à Seleah. Il
y a deux ans, nous avons construit le second forage de la
ville.
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du témoignage
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Entretien avec Guillaume Woehling, ancien responsable géographique
au siège, ( Darfour 30 mars
2007)
« Il faut d'abord rappeler que la situation
est vraiment très complexe sur place au Darfour,
et que cette complexité est difficile à faire
comprendre ici en France. A partir de là, en attendant
un accord politique global, il faut pour la population des
garanties d'accès et de sécurisation de l'aide
humanitaire, et ce de la part de toutes les parties. En
ce sens, le positionnement de SOLIDARITES est cohérent,
et est perçu sur le terrain, par l'équipe,
avec fierté, dans la mesure où il est l'expression
de notre capacité à être l'une des rares
ONG à pouvoir encore agir en brousse sur nos zones
d'intervention."
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de l'entretien
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Entretien avec Entretien avec Fabrice Martin, ancien Chef
de Mission au Darfour
"Le marché, l'école, les moulins à
farine pour les récoltes en cours, et bien évidemment
le générateur du forage avaient été
complètement détruits. Près de deux
années de travail réduites en cendre en quelques
heures. Et une population plus désespérée
que jamais. Mais face à ces bénéficiaires,
nous n'avons pas le droit de nous décourager. Notre
responsabilité va au-delà de nos propres émotions.
Maintenant, il va donc falloir redonner espoir à
ces personnes qui ont tout perdu afin de reconstruire ensemble
un lieu de vie pérenne pour une communauté
villageoise rassemblée. "
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de l'entretien
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Entretien avec Vincent Elouard, ancien coordinateur pour les
programmes de sécurité alimentaire à
Nyala au Darfour :
"Nous nous avançons vers la vache malade. Trois
pour la tenir, notre vétérinaire regarde sa
bouche, écarte les lèvres. Des aphtes, des plaques,
des ganglions enflés, une température élevée.
Les sabots sont fendus, la vache est maigre. C'est la fièvre
aphteuse, nous en verrons plusieurs ce jour-là. "
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de l'entretien
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Temoignage d'Ahmed Fadel, ancien responsable
de camp à Nertiti
"Je rentre, l'esprit vide, ce n'est
pas bien grave nous réussirons demain. Le soleil s'incline
vers l'Ouest…
« Echo 8, Echo 8, for November 4...
ECHOOOO 8, répond ! ». Le hand-set
hurle. «YES, November 4. Go ahead, y'a quoi ? ».
« November 4 : viens vite, vite, SPEED, SPEED... ».
Moi : « Un problème ? ».
November 4 : « Call to everybody : de
l'eau ... WATEEEEEEERRRRRRRR ! ». "
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de l'entretien
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Jean Yves Dana, journaliste au magazine OKAPI, est parti
au Darfour avec les équipes de SOLIDARITES en Février
2005. Impressions :
"Le Darfour, on commence par le survoler
à bord d'un avion des Nations Unies. Immensité
ocre, désertique, plate, brûlante. " Un territoire
grand comme la France ". Je n'en aurai qu'un infime aperçu,
de la taille d'un département. Je verrai Nyala, la
grande ville du Sud, et Nertiti et Muhajaria, les deux camps
où SOLIDARITES a installé ses bases de terrain,
à une centaine de kilomètres de Nyala. Le premier
représente 30 000 bénéficiaires au Nord-Ouest,
le second 35.000 bénéficiaires à l'Est.
Je jette aussi un oeil à l'organigramme de SOLIDARITES
sur place : dix volontaires pour aider tant de monde... "
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de l'entretien
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