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19 décembre 2005
: Insécurité alimentaire persistante au Darfour
L'agence des Nations Unies pour l'agriculture et les ressources
alimentaires (FAO) a récemment tiré la sonnette d'alarme
sur la situation d'insécurité alimentaire qui persiste
dans le sud et l'ouest du Darfour, région dans lesquelles
SOLIDARITES mène l'essentiel de ses programmes d'aide humanitaire.
16 juin 2005 : La moitié de la population du Darfour a besoin d'aide alimentaire, selon le PAM (source : Xinhuanet)
Le
Programme Alimentaire Mondial (PAM) des Nations Unies a annoncé
vendredi 17 juin à Nairobi que quelque 3,5 millions de personnes,
soit plus de la moitié de la population totale de la région
soudanaise du Darfour, aurait besoin d'une aide alimentaire pour
faire face à la "saison de la faim" approchante.
Dans un communiqué publié à
Nairobi, le PAM, qui est partenaire
de SOLIDARITES pour ce qui est de nos programmes de distributions
alimentaires, a passé en revue ses opérations
d'urgence et appelé à des fonds supplémentaires
de 94 millions de dollars pour fournir quelque 84 000 tonnes
de nourriture supplémentaires, et ainsi subvenir aux besoins
alimentaires de 3,25 millions de personnes, sur 3,5 millions de
personnes dans le besoin au total.
Ramiro Lopes da Silva, directeur national du PAM
pour le Soudan, a expliqué dans un communiqué qu'après
deux ans et demi de conflit au Darfour, un grand nombre d'habitants
ont été chassés de leur maison et de leurs
terres, et abandonnés dans des camps, tandis que d'autres
sont dans l'incapacité de subvenir à leurs besoins
en raison de l'insécurité, de la sécheresse,
des mauvaises récoltes de l'an dernier et de la fermeture
des marchés locaux.
27 avril 2005 : Une aide d'urgence permet au PAM de ne pas réduire les rations au Darfour (d'après l'ONU)
Une réaction rapide des donateurs a permis au Programme Alimentaire Mondial (PAM) de l'ONU de ne pas procéder à des coupures sur les rations qui doivent nourrir deux millions de personnes en mai, dans la région du Darfour, à l'Ouest du Soudan, mais l'agence prévient que la saison des pluies approchante rendra la situation encore plus difficile. Il manque à l'agence 40% des fonds demandés. " Le Programme Alimentaire Mondial de l'ONU a annoncé aujourd'hui que grâce à une réaction rapide des donateurs, l'agence ne serait pas forcée de procéder à des coupures sur les rations qui doivent nourrir deux millions de personnes en mai, dans la région du Darfour, dans l'Ouest du Soudan ", indique un communiqué publié hier.
Mais le Pam a toutefois alerté sur le fait que l'opération d'urgence au Darfour restait gravement sous financée. Sur les 467 millions de dollars nécessaires au PAM, 281 millions ont été reçus seulement, ce qui représente un déficit de 40%. Le PAM précise ainsi que la saison des pluies coïncide avec les pics de famine, notamment en raison des difficultés d'accès du fait des routes inondées et de ce que de nombreux Soudanais déplacés n'ont pas été en mesure de cultiver leurs terres.
SOLIDARITES est partenaire du PAM au Darfour, et assure à ce titre des distributions alimentaires au Darfour pour près de 150 000 personnes.
21 mars 2005 : Le PAM et ses partenaires : 1,6 million de personnes nourries au Darfour en février
Le
Programme Alimentaire Mondial ( PAM) est parvenu, avec ses partenaires
(dont SOLIDARITES qui assure des distributions alimentaires sur
8 sites pour près de 130 000 personnes), à nourrir
1,6 million de personnes en février dernier au Darfour au
Soudan, soit 34% de plus qu'en janvier dernier. "Les problèmes
des sécurité sont toujours importants au Darfour et
nous empêchent d'aider les deux millions de personnes que
nous voudrions atteindre", a déploré mardi à
Genève le porte- parole du PAM, Christiane Berthiaume.
Par ailleurs, Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a indiqué
n'avoir pas assez de stocks de nourriture pour fournir l'assistance
nécessaire à 5,5 millions de personnes menacées
par une crise alimentaire au Soudan, indique un communiqué
de l'organisation onusienne. " Si les chiffres (des bénéficiaires)
continuent d'augmenter, le Soudan fera face à une nouvelle
catastrophe, à moins que plus de nourriture ne nous parvienne
rapidement ", a estimé le directeur du PAM au Soudan, Ramiro
Lopes da Silva. Fin février, l'organisation onusienne avait
déjà averti d'un risque de " crise alimentaire " en
raison d'une forte augmentation des prix des aliments de base et
de mauvaises récoltes, appelant la communauté internationale
à se mobiliser.
15 mars 2005 : ONU : plus de 180 000 morts au Darfour depuis fin 2003 (selon l'AFP)
Le
conflit au Darfour a fait au moins 180 000 morts au cours des 18
derniers mois, a indiqué lundi 14 mars le secrétaire
général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires,
Jan Egeland.
La guerre civile qui sévit dans cette province occidentale
du Soudan et ses conséquences ont fait au moins 10 000 morts
par mois en moyenne depuis 18 mois, soit au moins 180 000 victimes
en tout, a dit M. Egeland.
"Au moins 10 000 personnes sont mortes chaque mois en moyenne depuis
que la situation d'urgence s'est aggravée au Darfour, vers
la fin de 2003, c'est-à-dire depuis 18 mois, soit 180 000
au total", a-t-il déclaré. "Il se peut même
qu'il y en ait eu plus de 200 000 mais je pense que 10 000 par mois
est une estimation raisonnable", a-t-il ajouté.
Il a précisé qu'il s'agissait là d'une estimation
des "décès évitables", c'est-à-dire
dus aux privations et maladies et non aux violences proprement dites.
M. Egeland avait indiqué la semaine dernière que le
chiffre de 70 000 morts, utilisé jusque-là comme référence,
était "dépassé" mais il n'avait pas donné
de nouvelle estimation.
Il avait également affirmé que les violences se poursuivaient
au Darfour, hors des camps de réfugiés, et que sans
une stabilisation de la situation, le nombre des personnes déplacées
risquait de passer bientôt de 2 millions actuellement à
3 ou 4 millions. Le Darfour est depuis février 2003 en proie
à la guerre civile et à une grave crise humanitaire.
22 février 2005 : ONU : le Darfour est un " enfer sur terre "
Kofi Annan, Secrétaire Général
de l'ONU, a déclaré la semaine dernière que
le Darfour était un " enfer sur la terre ". Alors que l'Union
Africaine s'est engagée à déployer dans cette
région de l'Ouest du Soudan 3.000 observateurs, la situation
ne cesse de s'y détériorer de façon extrêmement
alarmante : depuis deux ans d'affrontements et de violences, on
compte au moins 70.000 morts, 1,6 million de déplacés,
et 200.000 réfugiés au Tchad voisin. Et la situation
humanitaire des populations civiles s'aggrave de jour en jour.
17 février 2005 : Aggravation de la situation humanitaire au Darfour
Le dernier rapport du Secrétaire Général
de l'ONU sur la situation au Darfour rappelle que le conflit aurait
fait plus de 70.000 victimes.
Au total, alors que l'assistance humanitaire parvenait en janvier
2005 à près de 1,5 million de personnes, c'est en
réalité près de 2,3 millions de personnes qui
ont à présent besoin d'une assistance humanitaire
pour survivre, soit plus du tiers de la population totale de 6 millions
d'habitants.
16 décembre 2004 : Plus de 1,6 million de déplacés au Darfour (d'après l'AFP)
Le
conflit du Darfour, province de l'ouest du Soudan en proie à
la guerre civile depuis février 2003, a fait environ 1,65
million de déplacés sur une population totale d'environ
2,3 millions d'habitants, ont indiqué mercredi 15 décembre
2004 les Nations Unies dans un communiqué.
Malgré la dégradation de la situation, notamment
du point de vue de la sécurité, les agences et organisations
humanitaires réussissent à aider environ 80% des personnes
déplacées, ajoute le texte, signé de Radhia
Achouri, porte-parole du représentant spécial de l'ONU
au Soudan, Jan Pronk.
Jusque-là, l'ONU évaluait à environ 1,5 million
le nombres de personnes déplacées par ce conflit qui
a fait plusieurs dizaines de milliers de morts.
Selon le communiqué de l'ONU, 6.653 travailleurs humanitaires,
dont 788 expatriés, sont présents dans cette région
désertique grande comme la France, soit un travailleur humanitaire
pour 348 bénéficiaires. "Ce nombre devrait augmenter
dans les mois à venir", ajoute le texte.
29
novembre 2004 : L'UE octroie 51 M EUR et redoute une crise
alimentaire au Darfour (d'après l'AFP)
La Commission Européenne a décidé
d'octroyer 51 millions d'euros supplémentaires d'aide humanitaire
au Soudan et a averti contre une "crise alimentaire majeure à
l'horizon" dans la région du Darfour (ouest), selon un communiqué
de presse de l'UE distribué dimanche à Khartoum.
Au moins 31 M d'euros de cette nouvelle contribution seront affectés
aux sinistrés du Darfour, selon le texte. Cette somme de
51 millions d'euros porte à plus de 248 millions d'euros
la totalité de l'aide octroyée par la Commission Européenne
au Soudan (y compris l'aide au développement) au cours de
cette année, dont 215 millions consacrés aux sinistrés
du Darfour.
L'aide au Darfour consiste en nourriture, abris, vêtements,
eau potable et soins médicaux d'urgence, selon le communiqué.
Près de 10 millions d'euros doivent aider à l'application
d'un programme de distribution de nourriture du Programme alimentaire
mondial (PAM).
24 novembre 2004 : Le nombre de réfugiés dépassera 2 millions en décembre (d'après l'AFP)
Le
Programme Alimentaire Mondial (PAM) de l'ONU a averti lundi 21 novembre
2004 que le nombre de personnes déplacées par la crise
au Darfour, dans l'ouest du Soudan, dépasserait les deux
millions d'ici le mois prochain.
Déjà "plus d'1,5 million de personnes ont été
brutalement chassées de leur foyer", a affirmé le
directeur exécutif du PAM, James Morris, en visite pour deux
jours à Ottawa.
Selon lui, les dernières estimations des flux de réfugiés
comptabilisaient 300.000 personnes de plus que celles rapportées
par l'organisation pas plus tard que la semaine dernière.
D'ici décembre, il y aura deux millions de personnes déplacées",
a déclaré M. Morris, soulignant qu'il
y avait actuellement 155 camps de réfugiés au Darfour,
et plus 13 au Tchad, le pays voisin.
17 novembre 2004 : Réactivité
L'équipe de SOLIDARITES au Darfour va prendre en charge,
à partir du mois de décembre, la distribution en aide
alimentaire, ainsi qu'une aide ciblée en produits de première
nécessité, sur le site de Labado. Ce site, qui se
situe entre Nyala et Muhajaria, accueille entre 20.000 et 25.000
déplacés.
15
novembre : Chiffres (d'après Le Monde)
Le conflit du Darfour a fait plus de 70 000 morts depuis son déclenchement
en février 2003. Près de 150 000 personnes ont fui
leur foyer au Darfour le mois dernier, un chiffre qui s'ajoute aux
quelque 1,5 million de personnes déplacées par le
conflit.
25 octobre 2004 : PAM : les vivres manquent pour près de 50 % de la population du Darfour (d'après Le Monde)
Intitulé La Sécurité alimentaire
et l'Etat nutritionnel au Darfour, le travail d'enquête du
Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) sur la situation
alimentaire des personnes déplacées et de la population
locale, réalisé en août et septembre 2004 dans
les trois provinces du Darfour en collaboration avec des ONG, y
décrit la situation comme "extrêmement précaire".
Depuis le mois de juin, l'arrivé massive de l'aide humanitaire
internationale, distribuée par plus de 5 000 personnes
déployées spécialement, a permis "d'éviter
le pire", mais l'insécurité et les récoltes
perdues du fait du conflit maintiennent hors de portée des
secours des centaines de milliers de personnes déplacées.
Selon
le PAM, "près de la moitié de la population au Darfour
manque de la nourriture nécessaire pour une vie active et
saine", et 6 % seulement des personnes déplacées "sont
en mesure de survivre sans l'aide internationale". Selon les conclusions
de l'étude, fondées sur des informations recueillies
auprès de 5 000 personnes dans 56 sites, plus d'un quart
des personnes déplacées par le conflit "manque gravement
de nourriture", tandis qu'un enfant sur cinq souffre de malnutrition,
41 % de diarrhée et 55 % d'anémie.
"Même si la paix revenait demain au Darfour, au moins 1,7
million de personnes auraient toujours besoin de l'aide internationale
pour s'alimenter", avertit la porte-parole du PAM à Genève,
Christiane Berthiaume. L'agence onusienne met en garde contre le
risque de "détérioration" de la situation, compte
tenu des mauvaises récoltes attendues.
Depuis le début du conflit, en mars 2003, dans cette région
occidentale du Soudan, plus de 1,5 million de personnes ont été
chassées de leurs foyers. Mardi, le chef des évaluations
des besoins d'urgence du PAM, Wolfgang Herbinger, a déclaré
que 1,7 million de personnes "auront besoin d'aide avant qu'ils
ne soient capables de produire leurs propres ressources alimentaires".
Selon les Nations unies, 700 000 tonnes d'aide alimentaire seront
nécessaires au Darfour en début d'année prochaine,
un chiffre qui pourrait augmenter au fil des mois. En septembre,
le PAM a déjà distribué des vivres à
1,3 million de personnes, dépassant ses objectifs. Toutefois,
relève Carlos Veloso, coordonnateur humanitaire du PAM pour
le Darfour, "l'insécurité et le banditisme sur le
chemin des convois continue à poser problème" et le
nombre d'habitants du Darfour affectés par le conflit ne
cesse d'augmenter, pour atteindre, début octobre, 1,8 million
de personnes.
25 octobre 2004 : Extension de la mission de l'Union Africaine (d'après l'ONU)
Alors que la situation sécuritaire au Darfour continue d'être
au premier rang des préoccupations de l'ONU et la principale
entrave à l'aide humanitaire comme au retour des réfugiés,
l'Union Africaine annonce l'envoi de près de 3.000 hommes,
dans l'attente de l'appui logistique extérieur préconisé
par le Conseil de sécurité, un déploiement
souhaité par le Secrétaire général et
les responsables de l'ONU le plus rapide possible.
Lors d'une rencontre avec la presse, le Secrétaire général
de l'ONU, Kofi Annan, a indiqué s'être entretenu avec
le Président de l'Union africaine et espérer qu'après
que " le Conseil politique et de sécurité de l'UA
a pris la décision d'étendre la force ainsi que son
mandat [...] ils agiront très vite. "
Il a précisé que, outre le suivi du cessez-le-feu,
la force renforcée de l'UA " était censée créer
un environnement favorable à la fourniture de l'assistance
humanitaire et au retour des personnes déplacées et
protéger les civils en danger dans leur voisinage immédiat.
"
18 octobre 2004 : 70 000 morts au Darfour depuis le mois de mars (d'après Le Monde)
Près
de 70.000 personnes sont mortes de maladie ou de malnutrition au
Darfour, au Soudan, depuis mars dernier, a indiqué vendredi
15 octobre 2004 un responsable de l'Organisation Mondiale de la
Santé (OMS). Il a critiqué l'insuffisance de l'aide
internationale.
"Nous ne sommes toujours pas capables de trouver les ressources
collectives nécessaires pour répondre de manière
adéquate (à cette crise) et ramener le nombre des
victimes à un niveau acceptable", a déclaré
David Nabarro, chargé de la gestion des situations de crise
à l'OMS, lors d'une conférence de presse à
Genève.
Les agences humanitaires, a-t-il déploré, n'ont reçu
pour l'instant que la moitié des 300 millions de dollars
(240 millions d'euros)
nécessaires pour venir en aide à 1,4 million de personnes
déplacées, dont 200.000 réfugiés installés
au Tchad, qui souffrent de maladies (dysenterie, hépatite
E, choléra) et de malnutrition, et vivent dans des conditions
sanitaires déplorables.
Si on considère l'attention et la couverture médiatique
accordées au Darfour, "il est stupéfiant de constater
qu'on ne peut
toujours pas obtenir l'argent nécessaire", a-t-il estimé.
Pour le docteur Nabarro, le prix de cette impuissance "se mesure
en nombre de morts".
Selon l'OMS, jusqu'à 10 000 personnes meurent chaque mois
au Darfour dans les camps de personnes déplacées.
Ce chiffre ne tient pas compte des morts lors des combats et s'explique
essentiellement par le manque de moyens, a souligné le docteur
Nabarro. "Nous essayons d'atteindre les camps avec des véhicules
tout-terrain qui tombent en panne ou qui s'embourbent alors que
nous aurions besoin d'une vingtaine d'hélicoptères",
a-t-il affirmé.
Vendredi 15 octobre 2004, à Rome, le directeur général
du Programme Alimentaire Mondial (PAM), James Morris, avait, lui,
déploré que le Darfour tende à occulter d'autres
situations de famine moins connues. "La réalité est
que le Darfour a désormais plus de chances de recevoir une
aide alimentaire suffisante que, par exemple, les victimes de la
faim au Pérou", avait relevé M. Morris.
22 septembre 2004 : SOLIDARITES répond à l'urgence
Après avoir identifié (voir dépêche
ci-dessous), sur la ville de Muhajaria dans la zone de shaeria,
un camp de déplacés de fortune accueillant actuellement
plus de 10.000 personnes, et dont le nombre augmente chaque jour,
nous avons installé une base opérationnelle à
Muhajaria, avec deux volontaires en permanence (bientôt trois),
qui commencent à apporter une aide d'urgence : accès
à l'eau, assainissement, produits de première nécessité
et aide alimentaire (en partenariat avec le Programme Alimentaire
Mondial des Nations Unies).Ces personnes manquent de tout, et particulièrement
d'accès à l'eau potable (aucun point d'eau sur le
camp ! ), de moyens d'hygiène et d'aide alimentaire.
16 septembre 2004 : Seuil de l'urgence dépassé au Darfour (selon l'OMS)
Des
milliers de personnes meurent chaque jour au Darfour de maladies
qui pourraient être facilement évitées ou soignées,
indique une enquête de l'agence de l'ONU pour la santé
qui alerte sur le fait que le taux de mortalité au sein des
populations déplacées de cette région de l'Ouest
du Soudan a largement franchi le seuil qui permet de caractériser
une situation d'urgence. L'occasion pour l'agence de rappeler que
seulement la moitié des fonds nécessaires à
l'aide humanitaire est disponible à ce jour.
Selon les résultats d'une enquête publiée hier
par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) présenté
hier dans un communiqué émanant du Siège de
l'agence à Genève, le taux de mortalité au
sein des populations déplacées du Darfour a franchi
le seuil de la crise humanitaire et des milliers de personnes, y
compris des enfants âgés de moins de 5 ans, meurent
chaque jour de maladies qui pourraient être facilement évitées
ou soignées.
Un mort pour 10 000 personnes par jour est le taux de mortalité
qui définit habituellement une crise humanitaire, rappelle
l'OMS. Son enquête, réalisée entre le 15 juin
et le 15 août derniers, révèle que le taux de
mortalité est de 1,5 mort pour 10 000 personnes par jour
au Darfour-Nord et de 2,9 au Darfour-Ouest. " Les chiffres indiquent
que les populations déplacées du Nord et de l'Ouest
du Darfour meurent entre 3 et 6 fois plus que le taux de mortalité
qui devrait être enregistré ", conclut l'étude.
" Cette enquête confirme ce que le personnel humanitaire craignait
depuis des semaines (…) Des milliers, y compris des milliers d'enfants
de moins de 5 ans, meurent chaque jour de maladies qui être
pourraient facilement prévenues ou soignées " déplore
Lee Jong-Wook, le directeur général de l'OMS. " Une
action plus importante et mieux ciblée est maintenant vitale
" prévient-il.
Selon l'étude réalisée, la diarrhée
est la principale cause de mortalité, entraînant la
mort de près de 3 enfants sur 4, âgés de moins
de 5 ans. La violence infligée aux populations et les blessures
qui en résultent, plus particulièrement chez les hommes
âgés de 15 à 49 ans, constituent une autre cause
importante de mortalité : 15% de la totalité des décès
selon l'enquête.
L'équipe qui a menée l'enquête a collecté
ses données en s'adressant directement aux populations déplacées,
dans plus de 1500 foyers, du Nord et de l'Ouest du Darfour. Elle
a également commencé une étude dans le Darfour-Sud
mais n'a pas eu y rassembler toutes les données nécessaires.
" L'équipe a dû suspendre ses travaux après
un hold-up et un vol qui a lieu à Nyala, dans la capitale
du Darfour-Sud, au début du mois de septembre ", explique
l'OMS dans son communiqué.
Pour réduire ce niveau de mortalité, il faut renforcer
l'approvisionnement en eau, améliorer l'hygiène, la
sécurité et la gestion des camps, indique l'agence
de l'ONU qui rappelle que 1,2 million de personnes ont fui leur
village. Il faut aussi et surtout augmenter les ressources financières
de l'aide humanitaire.
L'OMS souligne que les agences humanitaires de l'ONU et les Organisations
non gouvernementales (ONG) ont délivré suffisamment
de nourriture pour nourrir, au mois d'août, plus de 900 000
personnes déplacées. Par ailleurs, 700 000 personnes
ont maintenant accès à l'eau potable, plus de 30 000
latrines ont été construites et 127 centres médicaux
peuvent atteindre 950 000 personnes. "
Le personnel humanitaire a déjà fait beaucoup pour
réduire le taux de mortalité. Les efforts supplémentaires
dont les populations du Darfour ont maintenant besoin comprennent
un meilleur accès à l'eau potable, à l'hygiène
et aux premiers soins dans les camps de réfugiés,
la sécurité des personnes déplacées
et de celles qui travaillent dans l'humanitaire, une meilleure gestion
des camps et l'assurance d'avoir des ressources financières
nécessaires pour les mois à venir ", a indiqué
Hussein Gezairy, directeur régional de l'OMS. Selon lui,
seulement la moitié des fonds nécessaires à
l'aide humanitaire pour les populations du Darfour est disponible.
14
septembre 2004
: Entre 6.000 et 10.000 personnes meurent
chaque mois dans le Darfour (d'après AP)
Entre 6.000 et 10.000 personnes déplacées, fuyant
la région du Darfour au Soudan, meurent chaque mois, des
suites de maladies ou de violences dans des camps de réfugiés,
ont annoncé lundi des responsables de l'Organisation Mondiale
de la Santé (OMS). Les résultats de l'enquête
de l'agence onusienne confirment une estimation antérieure
qui évaluait à 50.000 le nombre de personnes décédées
depuis le début du conflit, a indiqué le Dr. David
Nabarro, chef de l'intervention d'urgence conduite par l'OMS. "Ces
chiffres sont élevés", a commenté Dr. Nabarro.
"Ces chiffres sont plus élevés que ceux que nous avions
pour le Timor oriental, plus élevés que ceux de l'Irak
de 1991 et comparables à ceux que nous avions pour le Rwanda
à l'époque du génocide." "Il est inquiétant
pour nous, d'avoir, six mois après le début de notre
intervention, un taux de mortalité si important", a-t-il
ajouté. "L'OMS et les autres agences sur le terrain n'ont
pas encore atteint leur pleine capacité. Nous ne font pas
notre travail comme il le faudrait." Entre 50 et 75 % des décès
parmi les enfants de moins de cinq ans sont dus à la diarrhée
souvent contactée en raison des mauvaises conditions d'hygiène
et de l'absorption d'eau non-potable. Les camps de réfugiés
sont souvent surpeuplés. Ils manquent d'eau potable et disposent
de latrines inadaptées, sans savons. La boue se mélange
souvent aux excréments rendant l'hygiène un objectif
impossible à atteindre pour ces populations vivant sous de
petites huttes faites de bâches goudronnées. Les violences
sont la cause d'environ 15 % des décès, a indiqué
l'agence onusienne. Environ 1.2 millions de personnes ayant fui
leurs villages de la région du Darfour au Soudan sont parquées
dans 129 campements dispersés sur une zone grande comme la
France. Plus de 200.000 personnes ont trouvé refuge au Tchad,
pays limitrophe du Soudan.
1
septembre 2004 : SOLIDARITES
aux avant-postes de l'urgence
L'équipe
de SOLIDARITES sur le terrain au Darfour mène actuellement,
parallèlement à notre action d'urgence déjà
engagée (voir dépêches précédentes)
des évaluations actives afin de localiser les populations
les plus vulnérables et de leur porter secours. Ainsi, sur
la ville de Muhajaria dans la zone de shaeria, nos volontaires,
qui se déplacent à cheval en raison des difficultés
d'accès, ont identifié un camp de déplacés
de fortune accueillant actuellement 10.000 personnes, et qui devrait
très vite en accueillir près de 20.000. Ces personnes
viennent de la zone de Yassine où des combats font rage depuis
plus d'un mois ; elles manquent de tout, et particulièrement
d'accès à l'eau potable, de moyens d'hygiène
et d'aide alimentaire. Notre équipe sur place se prépare
à mettre en œuvre le plus rapidement possible une aide appropriée.
26
août 2004 : 434 millions de dollars manquants pour
l'aide humanitaire au Soudan (d'après l'ONU)
" Il manque encore 434 millions de dollars sur les 722 nécessaires
pour faire face aux besoins les plus urgents dans la crise humanitaire
au Soudan, d'ici à la fin de l'année " prévient
aujourd'hui la Coordination humanitaire de l'ONU, qui présente
un nouvel appel consolidé révisé à la
hausse pour toutes les agences de l'Organisation et qui rappelle
que la crise au Soudan n'est pas limitée au Darfour.
Rien que pour le Darfour, l'appel à l'assistance humanitaire
a été révisé de 250 millions de dollars
en mars et porté à 365 millions, souligne le communiqué,
qui précise que 188 millions de dollars sont nécessaires
simplement pour subvenir aux besoins des 1,5 million de personnes
déplacées, ce chiffre risquant d'atteindre les 2 millions
d'ici au mois d'octobre.
Les 115 millions de dollars supplémentaires seront principalement
utilisés pour les convois aériens du Programme alimentaire
mondial (PAM), informe le communiqué.
"
Les agences humanitaires ont permis d'éviter une catastrophe
apocalyptique en se frayant un accès aux centaines de milliers
de personnes déplacées par la guerre ces deux derniers
mois mais la crise humanitaire est loin d'avoir disparu ", déclare
le Coordonnateur des affaires humanitaires qui souligne que 4 000
travailleurs humanitaires internationaux et soudanais sont à
présent sur le terrain.
Les trois priorités humanitaires sont les suivantes: fournir
du matériel de survie et la protection des personnes déplacées
ainsi qu'aux communautés d'accueil dans la région
du Darfour; aider les retours volontaires et la réintégration
immédiate dans le sud du Soudan; et subvenir aux besoins
humanitaires de base dans le reste du pays. Jusqu'à présent,
le financement de ces opérations reste largement insuffisant.
Les institutions des Nations Unies qui prennent part à cet
appel sont les suivantes: Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation
et l'Agriculture (FAO), Organisation Internationale pour les Migrations
(OIM), Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, le Programme
des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Fonds
des Nations Unies pour la Population (FNUAP), Haut Commissariat
aux Réfugiés (UNHCR), le Fonds des Nations Unies pour
l'Enfance (UNICEF), l'Organisation des Nations Unies pour le Développement
Industriel (ONUDI), le Service d'action antimines des Nations Unies,
le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et l'Organisation Mondiale
de la Santé (OMS).
23
août 2004 : Semaine décisive à Abuja
et à l'Onu sur le Darfour (d'après l'AFP)
La crise du Darfour connaîtra à partir de lundi
une semaine décisive avec la reprise des pourparlers intersoudanais
à Abuja et la présentation d'un rapport préliminaire
au Conseil de Sécurité de l'ONU sur la situation sécuritaire
et humanitaire dans cette province de l'ouest du Soudan. Khartoum
s'est engagé à reprendre les négociations avec
un "esprit ouvert" lundi à Abuja (Nigeria) avec les rebelles
du Mouvement pour la Justice et l'Egalité (MJE) et l'Armée
de Libération du Soudan (ALS), qui demandent plus d'autonomie
pour le Darfour et un partage des richesses (pétrole, uranium,
cuivre) avec le reste du pays. Ces négociations de la "dernière
chance" sont parrainées par l'Union Africaine (UA) et suivies
de très près par la Libye et le Tchad, tous deux concernés
par une solution politique de la crise du Darfour, alors que la
Ligue arabe, dont le Soudan est membre, s'emploie à prévenir
une intervention militaire étrangère et l'internationalisation
du conflit.
19
août 2004 : 1,5 million de personnes affectées
par le conflit au Darfour: (d'après l'ONU)
Près de 1,5 million de personnes sont affectées
par la guerre civile qui déchire le Darfour, dans l'ouest
du Soudan, selon les Nations Unies. Sur ce total, 1,2 million sont
des "réfugiés dans leur propre pays" et plus de 200
000 sont réfugiés au Tchad. Les Nations Unies estiment
désormais à 1,48 million le nombre total des personnes
affectées par l'actuel conflit au Darfour, a déclaré
le porte-parole de l'ONU Fred Eckhard. Le nombre des déplacés
à l'intérieur du pays a augmenté en un mois,
puisqu'il n'était que de un million le mois passé,
a-t-il ajouté, citant le Bureau de Coordination de l'Aide
Humanitaire des Nations Unies (OCHA).
18
août 2004 : Le manque d'accès à l'eau
potable fait craindre des épidémies (d'après
l'OMS)
L'épidémie
d'hépatite E continue à sévir dans l'Ouest
du Darfour où " sur les 623 cas suspects d'hépatite
E signalés, il y a eu déjà 22 décès
", a déclaré Fadela Chaib, porte-parole de l'Organisation
Mondiale de la Santé (OMS).
" Les premières analyses ont été effectuées
à la suite de l'apparition de cas de jaunisse, un symptôme
de l'hépatite E. Les femmes enceintes sont les plus touchées
par la maladie", a-t-elle ajouté.
L'hépatite E est une maladie virale liée aux conditions
sanitaires et est transmise par de l'eau contaminée ou des
aliments souillés, indique l'OMS, qui précise que
" le taux de létalité varie entre 1 et 4 % mais peut
atteindre 20 % chez la femme enceinte, plus sensible aux formes
les plus sévères de la maladie ".
Son apparition "montre la nécessité d'améliorer
l'accès à l'eau potable au Darfour et de renforcer
la surveillance épidémiologique, surtout depuis le
début de la saison des pluies dans la région ", a
ajouté la porte-parole de l'OMS.
16
août 2004 : Le Plan d'action de l'accord Soudan - ONU
rendu public (d'après l'ONU)
Ce Plan d'action conçu dans le cadre de l'application
de l'accord ONU/Soudan, et transmis sous forme de document officiel
de l'ONU aujourd'hui par la délégation soudanaise
au Président du Conseil de sécurité, stipule
que :
" Le Gouvernement soudanais identifiera et désignera les
milices sur lesquelles il a une emprise et les sommera de mettre
immédiatement fin à leurs activités et de déposer
les armes ".
Il précise que " ces armes pourront par la suite être
récupérées dans le cadre d'un programme de
désarmement, démobilisation et réinsertion,
qui inclura le désarmement des rebelles et autres milices
armées ".
Le Plan prévoit la sécurisation de zones sélectionnées
par le Gouvernement comme étant susceptibles de faire l'objet
de mesures spécifiques dans les 30 jours impartis par le
Conseil de sécurité. Il peut s'agir, précise
le texte, " de camps de personnes déplacées existants
ou de zones entourant des villes ou villages à forte densité
de population locale."
Le Gouvernement soudanais " assurera ensuite la sécurité
des trajets vers et entre ces zones ", indique le Plan d'action
qui stipule que ce seront les forces de police soudanaises qui s'acquitteront
de ces tâches, " afin d'entretenir le climat de confiance
créé grâce au redéploiement des forces
armées du Gouvernement. "
" Cette mesure permettra également aux populations de s'installer
dans les zones concernées et de s'y livrer à des activités
essentielles à leur survie, telles que l'utilisation des
points d'eau et des sources d'alimentation, l'élevage et
l'agriculture ", est-il également prévu, de même
que les moyens utilisés pour cela, à savoir l'instauration
d'une défense statique autour des villes et des camps, l'installation
de points de contrôle sur les trajets pertinents et l'escorte
des convois.
Autre disposition majeure du plan, " toutes les opérations
militaires offensives menées par les forces armées
du Gouvernement soudanais dans les zones qu'il est proposé
de sécuriser, y compris toute action offensive menée
contre les groupes rebelles, cesseront immédiatement. "
" Les forces armées du Gouvernement feront également
preuve de retenue, s'abstenant de prendre des mesures de rétorsion
à l'encontre des rebelles en raison de leurs actes, nonobstant
leur droit à l'autodéfense ", est-il indiqué
dans le même article qui ajoute que " l'armée sera
ensuite redéployée de telle sorte qu'elle ne sera
pas en contact direct avec les camps et les civils ", cela " afin
de démontrer une v olonté
politique de contribuer au rétablissement de la confiance
parmi la population locale. "
Il est prévu également que " conformément aux
dispositions de l'accord de cessez-le-feu, le Gouvernement soudanais
sommera les groupes rebelles partis aux pourparlers de paix sur
le Darfour de mettre immédiatement fin aux opérations
militaires offensives dans les zones qu'il est proposé de
sécuriser."
Le Gouvernement, ajoute le Plan, " attend de l'Union africaine et
des autres partenaires internationaux qu'ils fassent pression sur
les groupes rebelles pour qu'ils respectent strictement le cessez-le-feu
et qu'ils déposent les armes ", lesquelles " pourront par
la suite être récupérées dans le cadre
d'un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion.
"
Il prévoit également que le Gouvernement soudanais
signera un accord avec l'Organisation internationale des migrations
pour surveiller et faciliter le retour volontaire dans leurs foyers
des personnes déplacées et indique que le Gouvernement
soudanais confirme sa politique du retour non forcé.
Il faut sans doute voir dans la réunion, hier et avant-hier
à Khartoum, d'une conférence sur l'administration
locale des trois régions du Darfour, une application de l'article
10 du Plan qui prévoit l'organisation par les autorités
soudanaises d'une conférence " au cours de laquelle elles
demandent aux dirigeants locaux de l'aider à rétablir
la confiance et d'assumer davantage de responsabilités dans
les domaines de la sécurité, de l'administration et
du règlement des litiges. "
11
août 2004 : Distribution d'urgence pour les déplacés
de Nertiti
L'équipe de volontaires de SOLIDARITES sur le terrain au
Darfour à procédé à une première
distribution de produits de première nécessité
dans le camp Nord de Nertiti, dans la zone de Nyala.
10 août 2004 : L'ONU inquiète devant les fortes pluies au Darfour
''Les routes en mauvais état, ajoutées aux fortes
pluies, ne permettent pas aux travailleurs humanitaires d'atteindre
facilement les personnes déplacées, a déclaré
à Ben Parker, porte-parole des Nations Unies au Soudan.
En conséquence, a-t-il ajouté, le Programme Alimentaire
Mondial de l'ONU (PAM) a recouru au parachutage dans les régions
inaccessibles. Cependant, le défi de ravitailler en eau potable
les personnes déplacées demeure, de même que
le risque du choléra
et de la diarrhée qui se déclarent parmi ceux qui
n'ont pas de réserves.
22 juillet 2004 : L'ONU tire la sonnette d'alarme
Le Secrétaire général
de l'ONU Kofi Annan, qui s'exprimait au sortir de consultations
du Conseil de sécurité sur la situation au Soudan,
a insisté sur le manque de ressources dont souffrait l'ensemble
des opérations en faveur du Darfour, indiquant que sur les
349 millions de dollars nécessaires, seuls 145 millions avaient
été effectivement apportés par la communauté
des donateurs, ce qui laisse 200 millions de dollars non financés.
" Nous avons besoin de cet argent maintenant, pas demain, demain il sera peut-être trop tard ", a-t-il déclaré, précisant que six hélicoptères étaient également nécessaires aux agences humanitaires pour atteindre les populations pendant la saison des pluies.
21 juillet 2004 : SOLIDARITES engagée dans l'action sur le terrain
SOLIDARITES se mobilise pour répondre
dès maintenant aux besoins les plus urgents au Darfour :
nous portons secours à plus de 100.000 personnes (distributions
alimentaires et produits de première nécessité,
accès à l'eau et l'assainissement…) des zones de Manawashe
et Nertiti, à partir d'une base opérationnelle à
Nyala, appuyée par une base capitale à Khartoum.
Pour ce faire, notre équipe terrain monte en puissance :
le 10 juillet sont partis pour le Soudan Olivier, coordinateur régional
Nyala, et Cédric, responsable hydro ; le 17 juillet les ont
rejoints Magali, administratrice Khartoum, Marie-José, logisticienne-administratrice,
et Mathieu, logisticien-administrateur. Le 31 juillet doivent s'envoler
Kim, Chef de Mission, Héloïs, responsable distribution,
et Magali
(encore une ! ), responsable hydro.
5 juillet 2004 : Agir vite pour éviter le pire (d'après l'ONU)
" Il faut que la communauté internationale travaille avec toutes les parties prenantes à régler la crise au Darfour sinon c'est toute la région qui connaîtra un véritable drame auprès duquel celui qui se déroule actuellement paraîtra peu de chose ", a affirmé le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan après son entretien avec le Président du Tchad, à N'Djaména.
" Il est nécessaire de trouver une solution, une solution politique, aussi rapidement que possible, sinon ce ne sera pas seulement le Soudan qui sera en cause, mais toute la région qui sera confrontée à un drame ", a-t'il déclaré
Le Secrétaire général a poursuivi en affirmant : " Nous, la communauté internationale, devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour œuvrer avec le Gouvernement du Soudan et le Président du Tchad pour trouver une solution et calmer la situation.
Faute de quoi, a-t-il prévenu, " le drame que nous connaissons maintenant n'est rien en comparaison de ce qui suivra. "
" Nous allons augmenter l'assistance humanitaire, un processus qui est déjà en cours ", a expliqué Kofi Annan qui a ajouté que la communauté internationale essayait d'aider mais qu'il pensait que " le rythme de l'aide [...] n'était pas à la mesure de la crise" et que la communauté internationale devait faire plus.
" C'est une chose de faire des promesses et une autre de les convertir
en liquidités financières ", a-t-il ajouté,
faisant observer que " nous allons avoir besoin d'argent non seulement
pour le Tchad mais pour le Soudan. "
SOLIDARITES
au coeur de l'action au Darfour
SOLIDARITES
est au coeur des besoins et engagé dans l’action au
Darfour : notre équipe
sur place met en oeuvre, en ce moment même, une action d’urgence,
à partir de la base de Nyala, sur les zones de Nertiti et
Manawashe au profit de plus de 100.000 personnes. Les actions mises
en place sont :
Zone de Manawashe (environ 35 000 personnes déplacées)
- distribution alimentaire et produits de première nécessité
- réhabilitation et construction d’ouvrages hydrauliques (puits et pompes)
- assainissement (latrines)
- sensibilisation à l’hygiène
- dans un deuxième temps, sécurité alimentaire (distribution de kits agricoles et de semences)
A Nertiti (près de 30 000 personnes
déplacées)
- réhabilitation et construction d’ouvrages hydrauliques
- assainissement dans les camps (latrines)
- sensibilisation à l’hygiène
Nous remercions la Délégation à l’Action
Humanitaire (DAH) du Ministère Français des Affaires
Etrangères pour son soutien dans la mise en œuvre de
cette action d’urgence.
Une Tragédie
humanitaire
La crise humanitaire dans la province du Darfour au Soudan est,
d’après les chiffres, une véritable tragédie.
Rappelons que les affrontements, pillages et massacres ont déjà
fait depuis un an et demi entre 10.000 et 30.000 morts ; par ailleurs
plus d’un million de personnes sont déplacées
au Darfour, et à cours de ressources, et près de 200.000
réfugiées au Tchad. Des taux de malnutrition très
alarmants (20 % de malnutrition globale et 4 % de malnutrition sévère)
on été constatés au Darfour par des équipes
d’ONG médicales.
On craint, enfin, que, d’ors et déjà, cette
tragédie humanitaire fasse dans les prochaines semaines des
centaines de milliers de morts.
Une équipe de SOLIDARITES est sur place pour agir et répondre
aux besoins des populations.
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