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Haïti : Historique et repères
Résumé historique :
Arrivé en 1492, Christophe Colomb baptise
l’île Española (« l’Espagnole »)
que les cartographes confondront en Hispaniola (« Petite Espagne
»). A l’époque coloniale, les cultures vivrières
font place à celles intéressant l’empire espagnol,
notamment la canne à sucre. En dépit des efforts espagnols
pour repousser les Français, ceux-ci finissent par occuper
la partie ouest de l’île qui devient la colonie de Saint-Domingue
en 1697 (la future Haïti). Après une révolte
des esclaves menée par Toussaint Louverture à la fin
du XVIIIème siècle, l’île proclame son
indépendance le 1er janvier 1804 et la colonie de Saint-Domingue
prend officiellement le nom d’Haïti (nom que les populations
d’origine avaient donné à cette île).
Après la proclamation de l’indépendance,
l’histoire d’Haïti a été marquée
par une crise politique quasi-permanente et une succession de régimes
dictatoriaux issus de coups d’Etat. Elle a été
entrecoupée de quelques alternances démocratiques
et d’occupations étrangères (de 1915 à
1934, Haïti a connu une occupation américaine).
En deux siècles, le pays a connu :
- 22 constitutions (l’actuelle a été adoptée
en 1987 après la chute de Jean-Claude Duvalier).
- 38 présidents de la République dont 6 seulement
ont terminé leur mandat. Le président de la République,
depuis février 2006, est M. René Preval.
Repères :
- Nom officiel : République d’Haïti
- Superficie : 27 750 km2
- Population (estimation 2006) : 8,7 millions d’habitants
- Capitale : Port-au-Prince (environ 2,5 millions d’habitants,
près de 4 millions pour la conurbation)
- Villes principales : Cap-Haïtien, Carrefour, Gonaïves,
Hinche, Jacmel
- Langues officielles : créole, français.
- Monnaie : la gourde (HTG). 1 € = 48 gourdes (avril 2009)
- Croissance démographique (PNUD, croissance estimée
par an entre 2003-2015) : 1,4 %
- Espérance de vie (PNUD) : 59,5 ans
- Taux d’alphabétisation (PNUD) : 51,9%. 500 000
enfants en âge de l’être ne sont pas scolarisés
- Religions : 55% de catholiques, plus de 20% de protestants.
- Indice de développement humain (PNUD, 2009) : 149ème
sur 182 pays
- PIB (Banque Mondiale, 2007) : 6,137 MdsUSD
- PIB par habitant (Banque Mondiale, 2007) : 639 USD
- Taux de chômage (2005, chiffre officiel haïtien)
: 32,7 %. 80% des Haïtiens sont touchés par le chômage
ou le sous-emploi.
Santé :
- Haïti connaît les taux les plus élevés
de l'hémisphère occidental pour la mortalité
infantile, pour celle des enfants de moins de cinq ans et pour
la mortalité maternelle. La diarrhée, les infections
respiratoires, le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA sont
les principales causes de décès. Environ 15 % des
enfants meurent avant d’atteindre l’âge de 5
ans, la plupart des suites d’une maladie infectieuse.
- 60 % de la population, essentiellement dans les zones rurales,
n'ont pas accès aux soins de santé de base.
- Près de 5,6 % des personnes de 15 à 49 ans sont
séropositives ou malades du SIDA - dont approximativement
19 000 enfants. C’est le taux le plus élevé
de séropositifs en dehors de l’Afrique. Le SIDA est
la première cause de mortalité adulte. Il est fréquemment
associé à la tuberculose. Les médicaments
antirétroviraux sont extrêmement rares.
- Le paludisme est endémique en Haïti, et d’autres
maladies transmises par les moustiques, comme la dengue, sont
également répandues.
Haïti est le seul Etat des Amériques à faire
partie du groupe des Pays les Moins Avancés. Les deux tiers
de la population vivent dans l’indigence (moins de 2 USD/jour/personne,
50 % de la population survivant même avec moins de 1 USD/jour)
et 1% de la population détient 50% de la richesse du pays.
L’économie haïtienne est fortement dépendante
des transferts de fonds des migrants, qui représentent 30%
du PIB, ainsi que, pour ses infrastructures et pour le budget de
l’Etat, d’une aide internationale estimée à
500MUSD par an.
Après une période de récession entamée
en 2001, Haïti a renoué à partir de 2004 avec
une croissance modeste. En 2008 cependant, Haïti a fait face
à plusieurs chocs qui ont eu un impact fort sur son économie
et les conditions de vie de sa population. Il s’agit de la
flambée des prix du pétrole et des aliments de base,
des conséquences des dévastations causées par
le passage de quatre cyclones et de la baisse des transferts financiers
de la diaspora en raison de la crise économique.
Sources : Gouvernement français, PNUD,
UNICEF
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