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Migrants à Calais : fuir pour sauver sa vie

Lundi 29 juin 2015, notre ONG a répondu à l’appel de Médecins de Monde pour assurer aux 3000 migrants installés sur une ancienne décharge dans les environs de Calais un accès digne et suffisant à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement.
SOLIDARITÉS INTERNATIONAL vous livre les témoignages de ces migrants plongés au cœur d’une crise humanitaire inédite.

 

« J’ai décidé de fuir, pour sauver ma vie »

Aliss, 18 ans, originaire du Darfour témoigne : « Au Darfour, la sécurité est mauvaise, il y a souvent des combats. Lorsque j’ai moi-même été menacé personnellement, j’ai décidé de fuir pour sauver ma vie. C’était il y a deux ans. J’ai traversé le Sahara et la Libye en voiture. J’ai pris une pirogue pour traverser la mer, puis je suis arrivé en Italie, puis en France. J’ai eu de la chance : je n’ai pas dépensé beaucoup d’argent ; je n’ai pas fait appel à un passeur. Ça fait deux mois que je suis dans ce camp. Contrairement à beaucoup d’autres personnes ici, je ne veux pas aller en Angleterre. Je n’en peux plus de voyager. J’ai décidé d’apprendre le français et de rester. J’ai déposé une demande d’asile politique, j’attends un prochain rendez-vous en novembre. »

« Ça fait quatre ans que je voyage »

Yusuf à 29 ans et est originaire du Tchad. Il a vécu un périple difficile avant d’atterrir dans le camp de Calais : « Je suis réfugié politique ici. Je dis ça, parce que le gouvernement de mon pays est trop répressif. Ça fait quatre mois que je vis dans le camp, mais ça fait quatre ans que je voyage. J’ai fui N’Djamena en 2011, et je suis passé par le Niger. De là, j’ai pris un camion de chameaux pour passer en Libye, puis un petit bateau. Nous étions 92 personnes sur ce tout petit bateau… J’ai atteint l’Italie, et puis je me suis trompé et j’ai atterri en Suisse. J’ai été attrapé par la police qui m’a expulsé et j’ai réussi ensuite à regagner la France. Maintenant que je suis là, je reste. J’ai fait une demande d’asile en mars. J’aurai une réponse en octobre. Pendant ce temps, je reste ici, dans ce camp. »

« Je veux aider les gens »

Rasuli, 23 ans, a dû fuir l’Afghanistan, son pays d’origine, où sévissent les violences. Face aux conditions de vie du camp de Calais, il a décidé de devenir bénévole pour SOLIDARITÉS INTERNATIONAL : « En Afghanistan, j’étais employé comme constructeur par une agence du gouvernement américain. Je travaillais 3 mois à Kaboul, puis je rentrais 10 jours dans le Wardak, ma province natale. C’était pas facile, mais c’était comme ça. Comme je travaillais pour les Américains, on m’a accusé d’espionnage. Lorsque j’ai su que les Talibans voulaient ma tête, j’ai décidé de fuir. C’était il y a 5 ans. Quand je travaillais à Kaboul, ma famille me manquait. Alors, maintenant, vous imaginez… Je suis passé par l’Iran, la Turquie, la Grèce, l’Italie, la France, l’Allemagne, la Belgique, puis retour en France. Tout ça à l’arrière des camions, pour arriver ici. Nous vivons comme des animaux ici. Moi, ça ne fait que quatre mois, mais j’en connais qui sont là depuis beaucoup plus longtemps. On dit que le Ramadan dans la « Jungle », c’est dur, mais c’est la vie dans la « Jungle » qui est dure. Donc j’ai décidé de filer un coup de main à SOLIDARITÉS INTERNATIONAL pour ces distributions, tout simplement parce que je veux aider les gens. Personne ne devrait vivre comme cela. »

 

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   - Contexte
   - Calais : rendre leur dignité aux migrants sur le sol français
   - Calais : lancement d'une opération d'urgence humanitaire

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