HAITI : Reconstruction du pays

"Reconstruire le pays c’est ne pas le faire à la place de sa population"

Trois ans après le séisme, SOLIDARITES INTERNATIONAL s’emploie à donner les moyens aux Haïtiens de faire face, en toute dignité, aux défis d’un avenir incertain. Les doter d’outils pour vivre dans un habitat plus sûr et subvenir eux-mêmes à leurs besoins, c’est tracer avec eux le chemin vers l’autonomie.

 

‘’Il y a des avancées à Port-au-Prince. Compte tenu de l’ampleur de la catastrophe, il aurait été très prétentieux de croire que tout serait reconstruit en quelques années. Cela parait lent, mais il se passe des choses positives, surtout lorsqu’on travaille avec les communautés. Je suis bien placé pour le savoir, explique Géraldy Nogar, rescapé du séisme et responsable terrain chez SOLIDARITES INTERNATIONAL. Parce que mon travail, c’est précisément d’accompagner les communautés pour qu’elles soient plus fortes, qu’elles se responsabilisent et que ses membres aient les moyens de prendre leur devenir en main. La reconstruction passe non pas par une assistance, mais bien par un accompagnement.’’

Cette approche, qu’on appelle le renforcement des capacités, les équipes de SOLIDARITES INTERNATIONAL la développent via différents programmes humanitaires dans un quartier de la capitale, ainsi que dans la région des Nippes, plus à l’ouest : auprès d’habitants, de comités de quartier et d’institutions haïtiennes.

 

Face au choléra, réponses d’urgence et formations à long terme

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‘’Nous travaillons avec la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA), la Direction de la protection civile (DPC) et la Direction sanitaire des Nippes (DSNI) pour leur donner les moyens de prendre en charge la prévention et la réponse aux épidémies de choléra, explique Marie-Alice Torré, notre chef de mission sur place. Notre rôle n’est pas de nous substituer à ces institutions, mais de leur transférer notre savoir-faire. C’est la seule façon d’éradiquer la maladie à long terme. Mais face aux flambées de choléra, fréquentes et dévastatrices, l’association a gardé sa capacité à intervenir en urgence.’’

La dernière flambée en avril dernier a en effet clairement montré que le pari de l’autonomie n’était pas encore gagné. La faute à un cruel manque de moyens. ‘’A Fonds des nègres, la clinique Béthel, la structure de référence, a vite été dépassée, se souvient Gildas Vourc’h, 28 ans, responsable de notre programme dans les Nippes. Pour un malade du choléra chaque minute compte. Au lendemain de l’annonce des premiers cas, nous avons donc mené le diagnostic et le jour d’après, vidangé les latrines qui débordaient, nettoyé les réservoirs d’eau, amené un camion d’eau potable et construit un incinérateur de déchets.’’

 

Agriculture en sac et relance économique

 

A Port-au-Prince, les équipes de SOLIDARITES INTERNATIONAL interviennent au cœur du quartier de Christ-Roi, à l’ouest de la ville, en aidant les habitants à subvenir par eux-mêmes à leurs besoins et à sécuriser leur environnement. ‘’Depuis notre intervention au lendemain du séisme, nous avons tissé des liens forts avec les communautés. Ce qui nous permet de mettre en œuvre une reconstruction participative de leur quartier et de travailler avec les familles sur les moyens Sacs-potagers-Silvera-Christ-roi-5d’améliorer par elles-mêmes leurs conditions de vie encore précaires, insiste Marie-Alice Torré. Ils sont plusieurs milliers, parmi les 32 000 habitants, à vivre encore sous tente et dans des endroits dangereux, faute de moyens financiers.* ’’

 

Manque d’eau, de latrines, glissements de terrain et inondations, perte des sources de revenus, accès aux vivres trop onéreux… SOLIDARITES INTERNATIONAL a réalisé une étude pour identifier très précisément les freins qui empêchent les gens de partir des camps. ‘’Parmi les résultats les plus significatifs, note Cédric Fioekou, expert en sécurité alimentaire, 44 % des ménages encore sous tente ont perdu leur source de revenu à cause du séisme et ne peuvent se lancer dans de nouvelles activités faute de capital de départ. Les dépenses en nourriture représentent jusqu’à 66 % des dépenses pour les plus défavorisés.’’ Dès janvier 2012, nos équipes ont mis en place un programme comportant plusieurs volets : accès à l’eau potable et à l’assainissement, travaux de diminution des risques via le soutien aux initiatives communautaires, mais aussi relance économique et agriculture en sac.

 

Faciliter l’esprit d’entreprise

‘’Partant du constat que les familles qui vivent encore dans les camps n’ont tout simplement pas les moyens de se reloger dans le quartier, SOLIDARITES INTERNATIONAL a décidé de miser sur leur esprit d’entreprise, explique Elodie Hancart, responsable du programme appui retour quartier. Notre projet consiste à faciliter l’accès au microcrédit aux familles de 9 camps dans lesquels nous intervenons pour qu’elles lancent ou relancent un business.’’ Une fois rentable, il permettra à la famille d’avoir les moyens de payer un loyer ou de reconstruire sa maison dans le quartier. ‘’Avant le 12 (janvier 2010, ndlr), je vendais des boissons fraîches devant la maison dont j’étais propriétaire. Mais j’ai tout perdu. Grâce au micro crédit, j’ai remonté un petit commerce dans le camp, montre fièrement Immacula, 34 ans. Grâce à mon travail, mes 3 enfants vont toujours à l’école et avec l’aide de la subvention de 15 000 gourdes (275 €) que SOLIDARITES INTERNATIONAL octroie à la fin des 6 mois de suivi, j’espère trouver quelque chose pour quitter cet abri avant de pouvoir reconstruire ma maison.’’ CN & RD

*300 000 personnes vivent encore sous tente à Port-au-Prince.

 

LEGENDES

 

Déblaiement de parcelles, construction de fosses septiques, installation de murs de soutènements, consolidation de la ravine principale… SOLIDARITES INTERNATIONAL finance la réalisation des travaux prioritaires identifiés par la communauté et recrute les travailleurs sur la base de critères de vulnérabilité.

Nos équipes aident une centaine de personnes à redémarrer une activité génératrice de revenu : petits commerce, tailleur, coiffeur, épicerie… Pour diminuer la part de budget dédiée à l’alimentation, des activités d’agriculture en sac ont été mises en place.

 

AIDER

Avec 42 €, vous offrez 2 kits d'hygiène complets à 2 familles sinistrées lors de l'ouragan Sandy qui a frappé l'île les 25 et 26 octobre dernier (soit 10,5 € après déduction fiscale).
 
 
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