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Interview d'Alain Boinet sur RFI le 16/03/06
Lire le témoignage de Matthieu, volontaire de retour du Pakistan
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Photos : AFP


Séisme au Pakistan : dépêches humanitaires

11/10/06 :
le danger d'une nouvelle crise humanitaire cet hiver

Un an après le tremblement de terre du 8 octobre 2005, d'une magnitude de 7,6 sur l'échelle de Richter, qui avait fait près de 74 000 morts, 120 000 blessés , et détruit les habitations de plus de 3 millions de personnes de la province de la Frontière du Nord-Ouest et de la partie pakistanaise du Cachemire, 1,8 million environ de personnes vivent toujours dans des habitations de fortune, dont 400 000 dans des conditions considérées comme particulièrement vulnérables au climat hivernal, relèvent l'Organisation météorologique mondiale.

Certaines villes et certains villages, presque entièrement détruits, sont déjà en partie reconstruits, mais il faudra bien plus de temps, peut-être 5 à 10 ans, pour effacer toutes les séquelles du séisme. D'autres n'ont pas eu cette chance: en raison de risques géologiques trop élevés, leurs habitants ont dû partir - parmi eux, Balakot ou Chinari, détruits à 80% au moins. Par ailleurs, d'après les chiffres officiels du gouvernement, 7500 écoles et 355 centres de santé ont disparu dans la catastrophe.

L'ONU estime que 66 000 familles, de 6 ou 7 personnes en moyenne, pourraient, cette année encore, passer l'hiver sous des tentes, alors que, d e décembre à février, les températures diurnes devraient rester négatives, plus particulièrement dans les zones montagneuses, où les températures nocturnes pourront chuter jusqu'à - 15 degrés…

 

12/04/06 :
L'enjeu humanitaire du retour vers les villages

Le camp de Mera, dans lequel SOLIDARITES intervient, notamment en assurant l'approvisionnement en eau potable, et qui a compté jusqu'à 16 000 personnes, est à présent devenu un camp résiduel, accueillant les populations les plus vulnérables qui ne peuvent pas rentrer chez elles : personnes âgées, veuves avec de nombreux enfants à charge et sans revenu, handicapés, ou personnes qui ne peuvent pas être indemnisés.

SOLIDARITES pense continuer à intervenir dans ce camp jusqu'à fin juin / début juillet.

Les plus gros besoins se trouvent à présent dans les villages en grande partie détruits vers lesquels reviennent les rescapés du séisme : maintenant que la réhabilitation des réseaux d'eau des villages de Mera, de Lahore et de Batera est terminée, l'équipe concentre ses efforts dans les districts de Shangla Batagram et du Kohistan ainsi que dans les « Unions Councils » de Sakargah et de Jambera. Il s'agit de donner rapidement accès à l'eau potable et l'assainissement aux personnes de retour dans leurs villages. L'enjeu est de permettre à toutes ces familles de se réinstaller de manière viable avant l'hiver prochain.

 

16/03/06 :
L'action de SOLIDARITES en phase d'évolution au Pakistan

Jean-Paul, Chef de Mission de SOLIDARITES au Pakistan, témoigne de l'évolution des besoins et donc de l'action de SOLIDARITES au Pakistan. Grâce à l'aide internationale l'hiver a pu être passé par les survivants du séisme sans qu'une catastrophe humanitaire de grande ampleur se produise. Près de 600 000 personnes ont été accueillies dans des camps organisés (plus un certain nombre dans de nombreux petits camps spontanés) et aucune épidémie, type choléra, n'est apparue.

Photo: © Jérôme DEYA

L'action des organisations humanitaires qui, comme SOLIDARITES, ont concentré leur action dans ces camps sur l'accès à l'eau potable et l'assainissement, a donc été déterminante.

Mais, depuis une semaine, un mouvement de retour, vers les villages d'origine, des familles déplacées vivant dans ces camps, se dessine. Sur le camp de Mera, où SOLIDARITES intervient, près de 250 familles (1 500 personnes environ) sont déjà parties. L'action humanitaire de SOLIDARITES, comme prévu, va maintenant tendre à accompagner ces familles sur leur lieu de retour, et les aider, notamment dans le domaine de la reconstruction et de l'accès à l'eau potable et l'assainissement, dans les villages d'origine détruits par le tremblement de terre. Il faut bien comprendre que l'enjeu est de permettre à toutes ces familles de se réinstaller de manière viable avant l'hiver prochain. Or, de nombreux problèmes se posent à elles : d'abord l'accès aux villages de montagnes, qui n'est pas encore possible partout, suite à la destruction des routes et ponts. Ensuite, les infrastructures d'accès à l'eau potable ont disparu (les sources ont été ensevelies, asséchées, ou ont bougé, et les réseaux d'adduction sont détruits). Enfin, les structures de santé et d'éducation (écoles) manquent cruellement… il reste beaucoup à faire pour les victimes du séisme au Pakistan.

 


01/02/06 :

SOLIDARITES développe son action au Pakistan

Alors que l'hiver glacial s'est abattu sur les régions montagneuses où tentent de survivre les rescapés du seisme au Pakistan, SOLIDARITES est à pied d'œuvre sur le terrain : en premier lieu, nous distribuons 160 000 litres d'eau potable par jour sur le camp de Mera qui compte 15 000 personnes, selon un technique adaptée : acheminement d'eau par camion, remplissage de bladders (réservoirs souples) connectés à des rampes de distribution.

Le but à terme est de remplacer ces distributions d'urgence par la mise en réseau de l'eau du puits du camp en étendant et réparant un réseau local déjà installé avant notre arrivée. Nous construisons aussi des latrines, des douches et des aires de lavage pour le linge. Nous faisons également de l'éducation à l'hygiène. Les gens qui vivent dans les montagnes très froides ne sont pas habitués à se laver durant l'hiver. Or, dans les plaines, les températures sont nettement supérieures. C'est pour cela que nos équipes distribuent des « kits hygiène » contenant savon, dentifrice, peignes anti-poux, etc. Nous mettons également en place un réseau d'eau pour 1 500 personnes sur un second camp : Batera. Sans oublier un projet de réhabilitation des réseaux d'eau et de reconstruction d'habitat dans les villages et camps spontanés de la zone de l'Allai, d'où viennent une partie des populations réfugiées à Mera.



27/12/05 :

Le HCR renforce les mesures pour lutter contre l'hiver glacial (Source : Nations Unies)

Alors que l'hiver glacial a déjà frappé les zones sinistrées du nord du Pakistan et que la température dans les villages en montagne tombe au dessous de dix degrés la nuit, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) annonce le 24 décembre 2005 qu'elle renforce l'opération d'équipement contre le froid et les mesures pour prévenir les incendies dans les tentes.

« A Batagram, il fait moins quatre, alors qu'à Muzaffarabad la température avoisine zéro degré. Avec 107 employés et 39 équipes mobiles sur le terrain, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés renforce l'opération d'équipement contre le froid avec une nouvelle tournée pour distribuer de l'aide aux survivants du séisme », a déclaré aujourd'hui le porte-parole du HCR, Ron Redmond, lors du point de presse donné au Palais des Nations à Genève.

« Nous espérons que les nouveaux articles de secours aideront les personnes dans les camps à disposer du kit complet pour faire face au froid, à savoir trois couvertures par personne, quatre matelas et deux bâches par tente », a-t-il ajouté.

Une autre préoccupation concerne un nombre croissant de personnes des hautes vallées descendant au fur et à mesure que les températures tombent.

« Nous travaillons avec le gouvernement pour étendre les sites déjà existants comme ceux de Mera (d'une capacité totale de 40 000 places) où travaille SOLIDARITES, notamment dans le domaine de l'accès à l'eau potable et l'assainissement, et Havelian (avec 120 nouveaux arrivants par jour) et construire de nouveaux camps comme Bakrial et Haripur pour accueillir jusqu'à 50 000 arrivants de plus », a déclaré Ron Redmond.

En tant que agence chef de file pour la gestion des camps, le HCR aide actuellement les autorités et les organisations non gouvernementales (ONG) dans 37 camps planifiés hébergeant 57 742 personnes. L'agence des Nations Unies a également recensé 335 camps de fortune habités par 126 718 personnes.

 


19/12/05 :

Une action exemplaire pour SOLIDARITES

C'est officiel : SOLIDARITES a la charge d'assurer les activités d'accès à l'eau potable et l'assainissement, ainsi que la promotion à l'Hygiène, pour plus de12 000 personnes dans les camps de Mera et Batera. SOLIDARITES doit également Prendre en charge la réhabilitation des réseaux d'eau de 11 villages du district de Besham ( au profit d'environ 36 000 personnes), ainsi que la réhabilitation du réseau d'eau de la ville de Besham qui compte 15 000 personnes. Pour ce faire SOLIDARITES comptera sur place une équipe de 7 volontaires et d'une cinquantaine de pakistanais

Notons que le travail de SOLIDARITES, notamment dans le domaine de la promotion à l'hygiène, est montré en exemple sur le terrain, et que nous sommes sollicités par les agences des Nations Unies pour étendre notre action.

 

25/11/05 :
SOLIDARITES est à pied d'oeuvre au Pakistan ( North West Frontier Province)

Nous avons mis en place une base opérationnelle à Manshera, au cœur de la région dévastée par le séisme. Notre équipe sur place a identifié et engagé les actions à mener en priorité : approvisionnement en eau potable ( 20 Litres par personne et par jour) et accès à l'assainissement pour les familles déplacées, venues de la vallée Alaï , et accueillies dans deux camps de la zone de Mera (7 500 personnes, qui vont rapidement augmenter jusqu'à 11 000), ainsi que dans le camp de Batera, au Nord-est de la ville de Besham.

Dans la vallée de Besham, il faut également prendre en charge les besoins en accès en eau potable et à l'assainissement dans 11 villages, dont les habitants (90 000 personnes environ) ont vu leurs habitations détruites, et qui vivent dans des abris temporaires. L'ensemble de ce programme d'urgence prévoit la mise en place de 520 latrines, 220 douches et 30 lavoirs, ainsi que des distributions de produits d'hygiène et de jerricans, une campagne de sensibilisation à l'hygiène, la gestion des déchets, et enfin le drainage de canaux, afin de prévenir les inondations cet hiver. De même, le réseau d'eau potable de la ville de Besham doit être réhabilité. Cet hiver, alors que la température descendra jusqu'à – 20 degrés, les volontaires de SOLIDARITES au Pakistan se battront pour permettre aux rescapés du séisme de survivre dans des conditions acceptables.

 

21/11/05 :
5,8 milliards de dollars promis par la conférence des donateurs (d'après Libération)

Les participants à la conférence des donateurs pour le Pakistan, qui s'est tenue ce week-end à Islamabad, ont «promis» 5,8 milliards de dollars pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre du 8 octobre. La majorité de ces fonds n'est pas sous forme de dons, mais de prêts à taux réduits (Sur la somme promise, 3,9 milliards de dollars seront des prêts et 1,9 milliard, des dons). Beaucoup de ces prêts sont, en outre, liés à l'utilisation exclusive d'entreprises du pays prêteur.

Bilan. L'objectif est malgré tout atteint, puisque le Pakistan avait demandé à la communauté internationale 5,2 milliards de dollars (3,6 pour la reconstruction et 1,6 pour les secours).

Cette somme doit permettre de reconstruire les infrastructures démolies par ce séisme qui a dévasté le Pakistan (North West Frontier Province). Quelque 73 000 personnes ont été tuées, dont 17 000 enfants, selon l'Unicef. Le nombre des sans-abri atteindrait 3 millions.



14/11/05 :
Télex n°5 de notre équipe sur le terrain

Alors qu'une évaluation préliminaire de la Banque Asiatique de Développement (ainsi que de la Banque mondiale estime que le Pakistan aura besoin approximativement de 5,2 milliards de dollars pour mettre en application efficacement une stratégie d'aide, de réhabilitation et de reconstruction, l'équipe de SOLIDARITES sur le terrain avance rapidement dans la mise en place de notre action en faveur des victimes du séisme :

« Bruno et Mariam ont jonglé entre différentes activités sur les zones d'intervention déterminées Mera et Siran Vallée, surtout accès à l'eau potable et assainissement car c'est vraiment une priorité, il y a de grosse craintes d'épidémie de choléra dans les camps. Nous montons la base de Manshera. Hier dans le camp de Mera, nous avons construit un incinérateur pour l'hôpital, effectué des digues de drainage de l'axe

principal du camp et réparé les fuites sur le réseau d'eau. Sur le Camp de Dharyal, on a distribué 420 jerricans (en moyenne 2 par famille); 850 couvertures sont actuellement en stock pour être distribuées aux nouveaux arrivants. Enfin nous voulons faire une évaluation rapidement dans le Khala Daka à l'ouest de Mera et dans la région d'Oghi, car ce sont des zones tribales où l'aide humanitaire est très peu arrivée.»



09/11/05 :
Télex n°4 de notre équipe sur le terrain

Alors que Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordinateur des secours d'urgence de l'ONU vient de déclarer « Je pense que s'il y avait eu plus d'images des enfants noyés sous les décombres, il y aurait eu plus d'aide pour le Pakistan », notre équipe sur le terrain vient de nous envoyer un dernier message :

"Après une semaine d'évaluation dans les zones les plus affectées par le séisme qui a ravagé le Nord du Pakistan il y a presque un mois, notre plan d'action s'affine et des opérations devraient pouvoir être lancées sous peu. On parle dans les médias d'environ 76 000 morts et autant de blessés, n'oublions pas qu'il ne s'agit là que d'estimations, vu la configuration et l'étendue du terrain.

On ne connaîtra probablement jamais les chiffres exacts. Le Tsunami qui avait touché notamment l'Indonésie et le Sri Lanka a, à juste titre, bouleversé et tenu en haleine le monde entier pendant plusieurs semaines. Il semble que cela n'est pas le cas pour le Pakistan... L'hiver arrive (rappelons que nous sommes dans les contreforts de l'Himalaya), la mobilisation internationale n'est pas suffisante, il va falloir expliquer à tous ces gens qui se regroupent en camps pour tenter de passer l'hiver qu'ils n'ont pas autant d'importance aux yeux du monde que les victimes du Tsunami...

Je ne connais pas les victimes du Tsunami, mais je peux vous assurer que les pakistanais sont bel et bien humains, autant sinon plus accueillants, dévoués et chaleureux que la majorité des habitants de notre planète."



07/11/05 :
Télex n°3 de notre équipe sur le terrain

Notre équipe au Pakistan (North West Frontier Province) mène des évaluations dans les zones les plus difficiles. Dernier message 

"Salut à tous, après évaluation intensives ces derniers jours, voici deux axes d'intervention possibles que nous avons identifiés :
1: Camp de Mera à 28 km au nord de Batagram : actions en accès à l'eau potable et assainissement d'urgence, ainsi que distributions d'aide alimentaire et de produits de première nécessité (matelas, tentes, bâches plastique, etc.).
2: Intervention en accès à l'eau et l'assainissement sur cinq camps allant de Shinkar(plaine) à Nawasabad dans la montagne en passant par Jabori ... Si possible ensuite, étendre notre action aux villages : il y a du boulot et là, les stations de potabilisation seraient un gros plus en termes de soutien aux populations."




04/11/05 :
Télex n°2 de notre équipe sur le terrain

Alors que de nombreux villages de montagnes n'ont pas pu être atteints par l'aide humanitaire, et que le bilan provisoire du séisme du 8 octobre dernier s'élève à plus de 76 000 morts et près de 70 000 blessés notre équipe poursuit activement ses évaluations d'urgence entre Mansehra et Balakot au Pakistan (North West Frontier Province). Il s'agit d'identifier rapidement le lieu (camp officiel ou spontané non ou insuffisamment couvert par l'aide internationale, ou encore éventuellement population vulnérable dans une vallée isolée) où notre aide permettra de se déployer avec l'efficacité la plus grande. Rapidement, du matériel, notamment permettant l'accès d'urgence à l'eau potable, doit parvenir sur place :
"Après une évaluation effectuée par Bruno et Jean Paul, il a été décidé de s'installer sur Balakot qui est apparemment détruit dans sa quasi intégralité. Un camp de base sera donc installé dans les jours qui viennent. Mariam (notre traductrice anglo pakistanaise) et moi même rejoignons l'équipe sur le terrain demain, nous avons loué voiture, tentes ...et pris quelques provisions pour face à toute éventualité. Les Pakistanais sont très impliqués dans l'aide apportée, ils étaient les premiers sur place."



03/11/05 :
73 000 morts au Pakistan alors que l'hiver menace...

(d'après AP)
Les autorités pakistanaises ont considérablement révisé à la hausse le bilan du séisme du 8 octobre qui dépasse désormais les 73 000 morts. Elles ont une nouvelle fois lancé un pressant appel à l'aide internationale.

L'augmentation brutale du nombre de victimes, qui s'élevait encore mardi à 57 600, s'explique par l'intensification des efforts pour déblayer les débris, a déclaré à la presse le général Farooq Ahmad Khan, qui dirige les opérations de secours. "Il est probable que le bilan augmente encore", a-t-il ajouté, alors que le nombre de blessés est de 69 000.


Au total plus de 3,3 millions de survivants sont sans abri tandis que les rigueurs de l'hiver himalayen menacent. "La priorité reste l'envoi de tentes et d'abris", a souligné le général Khan, en demandant aussi plus "de médicaments, de vaccins contre le tétanos et d'autres maladies, et de matériel médical".

Une nouvelle conférence des pays donateurs est programmée le 19 novembre dans la capitale pakistanaise.L'ONU avait de son côté annoncé mardi n'avoir reçu que 131 millions de dollars sur les 550 millions qu'elle a réclamés pour six mois.



02/11/05 :
Télex n°1 de notre équipe sur le terrain

Nous venons de recevoir un premier message de notre équipe au Cachemire Indien :
"Après trois jours passés à collecter des informations auprès des ONG, UN et autres (l'OTAN se met en place, l'armée pakistanaise également, tous assistent aux réunions UN), nous devrions partir pour la zone sinistrée mercredi ou jeudi, cela dépend des hélicos. La priorité étant aux ONG désireuses d'accéder aux zones reculées, nous avons bon espoir d'y être bientôt. Nous avons identifié deux zones à évaluer rapidement car apparemment non couvertes : ainsi une première équipe part demain mercredi en hélico direction Mansehra, afin d'évaluer des zones au nord de Mansehra (village de Jabori, etc.) et une autre partira probablement jeudi (à confirmer) pour la vallée de Kaghan et notamment en direction du village de Mahandri (Islamabad-Naran en hélico, location de 4WD sur place puis descente de la vallée jusqu'à Mahandri, village qui serait sérieusement affecté et encore peu ou pas exploré)."
Matthieu, pour SOLIDARITES Pakistan.



27/10/05 :
L’équipe SOLIDARITES qui part ce vendredi 28 au Pakistan.

Jean-Paul De Passos, 28 ans, sera le responsable de cette mission d’évaluation. SOLIDARITES avait déjà mis à profit ses compétences, principalement dans le domaine de la distribution alimentaire, lors de l’ouverture de missions au Soudan et au Niger.

Matthieu Lacourt, 27 ans, est l’un des trois volontaires qui ont été choisis par SOLIDARITES pour partir en évaluation au Pakistan. Il connaît SOLIDARITES puisqu’il a déjà effectué deux missions pour l’association. Sa formation d’ingénieur en génie mécanique et son expérience dans l’humanitaire le rendent apte à assurer le rôle de logisticien, particulièrement difficile dans cette mission, compte tenu des conditions d’accès aux zones sinistrées.

Bruno Carpentier, 32 ans, mettra de nouveau son expérience d’hydraulicien au service de l’association. Il a déjà effectué de nombreuse missions pour SOLIDARITES : Albanie, Kosovo, Macédoine, Irak, Côte d’Ivoire, Colombie. Un important travail de reconstruction des infrastructures hydrauliques étant à prévoir, sa connaissance dans le domaine du genie environnemental ainsi que son expérience humanitaire seront des atouts pour évaluer les dégâts causés par le tremblement de terre.


24/10/05 :
Bilan provisoire

Le séisme qui a frappé le 8 octobre dernier le Pakistan (North West Frontier Province) a provoqué une catastrophe humanitaire d’une gravité exceptionnelle : près d’un millier de villages et 5 000 à 8 000 écoles touchés, au moins 54 000 morts et 100 000 blessés, des milliers d’enfants orphelins, plus de 3 millions de sans-abri qui ont besoin de tout : abris d’urgence et couvertures car l’hiver commence dans ces régions des contreforts de l’Himalaya, et ce pour une durée de 6 mois, nourriture, eau potable, produits de première nécessité, soins d’urgence, ustensiles…

 

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