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Source: AFP
Date: 1 Avril 2003
AFP
: Chargement du premier convoi humanitaire de Solidarités
au départ de Paris pour la population irakienne
- 1er avril 2003
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Renaud Muselier en compagnie
d'Alain Boinet, Directeur Général de SOLIDARITES,
et de Sébastien Billard, Responsable logistique de
SOLIDARITES, lors du chargement des camions
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AEROPORT DE ROISSY (AFP) - Biscuits protéinés,
thé, sucre, bâches plastique, savon ou filtres à
eau : le "premier convoi humanitaire européen et français
vers l'Irak", selon le secrétaire d'Etat aux Affaires
étrangères Renaud Muselier, a été
chargé mardi à l'aéroport de Roissy-Charles
de Gaulle dans trois camions qui partiront mercredi de Paris.
Devant les locaux de la société Exaciel, qui a
acheminé les 60 tonnes de vivres et de matériel
de Belgique à Roissy, trois semi-remorques sont garés
mardi matin près de l'entrepôt, un bâtiment
gris quasi anonyme en zone de fret.
M. Muselier est venu assister au chargement des poids lourds,
affrétés par l'association Solidarités. "Que
je sache, il s'agit du premier convoi humanitaire européen
et français vers l'Irak", lance-t-il.
A ses côtés, Alain Boinet, directeur fondateur de
Solidarités, est arrivé par la même voiture.
L'Etat français est cofinanceur du convoi, d'un coût
d'environ 165.000 euros, qui partira officiellement mercredi matin,
quai Branly à Paris (XVe), pour le Kurdistan irakien (Nord)
où il arrivera d'ici une semaine. Solidarités "fait
partie des ONG avec qui on travaille en permanence. Mais c'est
eux qui restent maîtres d'oeuvre", explique le secrétaire
d'Etat.
Entre-temps, les trois camions qui emporteront la marchandise,
les chauffeurs et un membre de Solidarités, auront transité
par "l'Allemagne, la Hongrie, la Yougoslavie ou la Roumanie,
la Bulgarie, la Turquie, l'Iran", où les produits
seront transférés sur d'autres camions à
Tabriz et Sanandaj, avant d'arriver au nord de l'Irak, à
Abril et Soulaymaniya, selon M. Boinet.
Sur le chemin, "pays par pays, nos ambassadeurs sont en
contact avec les autorités locales pour garantir la sécurité
et veiller à faciliter la tâche à nos amis"
de Solidarités, ajoute le secrétaire d'Etat.
M. Muselier admet que 60 tonnes de vivres sont une quantité
infime par rapport aux besoins. Mais "ce qui compte est qu'on
amorce la pompe de l'aide humanitaire. La solidarité française,
on sait faire aussi. (...) Je fais bien la différence entre
la guerre et les problèmes de souffrance des populations
civiles. Mais plus la guerre durera, plus sera grand le danger
que les populations courent un risque majeur. Il faut mobiliser
la communauté internationale", estime le secrétaire
d'Etat.
"Trois autres camions suivront, mais on n'a pas encore de
date. On a organisé ce convoi en une semaine", souligne
Sébastien Billard, chargé de la logistique au sein
de l'ONG. La performance a été saluée par
M. Muselier, qui estime que "les grands professionnels"
de Solidarité "connaissent parfaitement le boulot".
"Il est important de partir vite. Il y a des besoins et
nous sommes sûrs que ces besoins vont aller en s'accroissant,
nos équipes sur place nous le disent", selon M. Boinet.
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