«
C’est le Tsunami du 26 décembre 2004 qui m’a
décidé. Ayant été touché
par les images de destruction en Asie du Sud-est, je me suis
acheté un billet d’avion pour le Sri Lanka. Le
lendemain de mon arrivée j’ai rencontré
Michael, un grand-père d’une soixantaine d’années.
Il m’a raconté qu’il était environ
9h du matin le 26 décembre quand il a entendu un bruit,
comme si l’océan sifflait. Michael a eu juste
assez de temps pour faire sortir sa famille de la maison,
et ouvrir les portes arrière de l’église
à côté de celle-ci. La première
vague les a tous emportés dans l’église.
La deuxième, plus puissante que la première,
a défoncé les portes d’entrée et
elle a poussé Michael à travers jusqu’à
la route principale. Avec la troisième vague, plus
forte encore que les deux autres, Michael a perdu connaissance
et il s’est réveillé à l’hôpital
quelques heures plus tard. Il avait été trouvé
à plusieurs centaines de mètres de sa maison.
SOLIDARITES m’a offert un poste de responsable de terrain
pour les projets d’accès à l’eau
potable. Nous avons identifié une source d’eau
afin de mettre en service la station de potabilisation dans
un endroit adéquat, qui se trouve par hasard à
3 kilomètres de chez Michael. Cela fait maintenant
cinq mois que je fais partie de l’équipe SOLIDARITES
au Sri Lanka, et je suis content d’avoir reçu
la responsabilité de ce poste qui m’apporte chaque
jour toujours plus d’expérience, tout en aidant
la population affectée par le Tsunami »(Reza, responsable terrain pour les
programmes d’accès à l’eau de SOLIDARITES
dans la province d’Ampara, au Sri Lanka)
«
Les premiers tests que nous avons menés indiquaient
que la pollution durable à l’eau de mer des puits
a été causée par la vague du Tsunami
qui les a submergés et recouverts… d’où
l’importance d’avoir su mettre en place, et maintenir,
des solutions d’approvisionnement alternatives (camions
citerne, et connexions aux réseaux d’adduction
urbains), ce qui permet d’avoir une situation sanitaire
satisfaisante ».
(Jean-Pierre, Directeur Adjoint d’un laboratoire de
science du génie chimique au CNRS, et volontaire –
expert pour SOLIDARITES au Sri-Lanka).
PRESENTATION DE NOS PROGRAMMES
EAU
Sri
Lanka : donner à boire et offrir des
conditions d'hygiène aux rescapés
du Tsunami
Le 26 décembre 2004, le Tsunami, un raz de marée
géant, ravageait les côtes de nombreux pays d’Asie
du Sud-est, faisant près de 290 000 victimes, tuées
ou disparues. De nombreuses infrastructures, notamment dans
le domaine vital de l’accès à l’eau
potable, ont été détruites. Pour le seul
Sri Lanka, on compte plus de 31 000 morts, 4 000 disparus, 500
000 déplacés, 182 écoles détruites
ou endommagées. Une très grande partie des puits
existants ont été rendus inutilisables pour de
longs mois, en raison de la pollution de la nappe phréatique
par l’eau de mer.
Dès le 5 janvier 2005, une équipe d’urgence
de SOLIDARITES partait pour le Sri Lanka, et plus précisément
la région d’Ampara, sur la côte est, qui
a reçu de plein fouet l’impact du Tsunami (à
lui seul, le district d’Ampara dénombre plus de
8 000 morts, 2 300 disparus, et 127 500 déplacés
répartis en 118 camps). Dans les villages côtiers
détruits et les sites accueillant la population sinistrée,
l’une des premières urgences était l’accès
à l’eau potable et l’assainissement, les
18 000 puits du district étant inutilisables.
SOLIDARITES a donc rapidement engagé un programme d’urgence
dans ce domaine qui se poursuit aujourd’hui.
Programme d’urgence d’accès
à l’eau potable et l’assainissement, mené
en partenariat avec l’Agence de l’Eau Seine Normandie
et la Fondation de France. Période du 21 janvier
au 3O septembre 2OO5, pour un budget de 720 000 euros. Un nouveau
programme prend actuellement la suite.
Ce programme a permis d’assurer, au profit de plus de
35 000 Sri-lankais du district d’Ampara :
Pour l’accès à
l’eau potable :
La production d’eau potable par utilisation d’une
station de potabilisation (60m³/j)
Le transport d’eau potable par camion (60m³/j)
Le stockage et distribution d’eau potable (100 réservoirs
posés de capacité
1 000 à 2 000 litres, équipés d’un
robinet.). Un responsable de l’entretien de chaque réservoir,
choisi par les usagers, a été formé par
SOLIDARITES
La mise en place de bornes fontaines publiques,
L’extension de réseaux d’adduction en
eau
Le nettoyage de 500 puits et le contrôle régulier
par analyse de leur eau
Une étude de la salinité et cartographie de
la conductivité des eaux souterraines
Pour l’accès à l’assainissement
:
La construction de 120 latrines à
usage collectif
La construction ou réhabilitation
de 380 latrines familiales
La vidange de 1 500 latrines individuelles
ou collectives
La promotion à l’hygiène
pour les bénéficiaires de latrines (un groupe
de promotion à l’hygiène a été
créé dès le début février)
L’aménagement de 20 aires
de lavage
Tout au long de la mise en œuvre de ces actions, les autorités
sri lankaises concernées, notamment celles en charge
de la santé pour ce qui a été du nettoyage
des puits, ont été consultées et impliquées.
Simultanément, SOLIDARITES a réalisé des
programmes de déblaiement des débris et de construction
de pistes ainsi que de relance de la pêche au filet depuis
le rivage.
Aujourd’hui, l’équipe de SOLIDARITES au
Sri Lanka comprend 10 volontaires expatriés et environ
80 Sri Lankais.