L’eau est indispensable, pour boire comme pour
manger. Pourtant, cette ressource si précieuse que l’on
parle de « l’or bleu » est inégalement
répartie et exploitée, et trop souvent porteuse
de maladies mortelles.
Ce
n’est pas un hasard si l’Assemblée générale
des Nations Unies a proclamé la décennie 2005-2015
« Eau, source de vie », dans le cadre des objectifs
du millénaire et fait du 22 mars la « Journée
Mondiale de l’Eau ». Car en 100 ans la consommation
d’eau a été multipliée par 10, et,
en 2025, près de 6 milliards d’êtres humains
sur 8 au total seront confrontés à de graves pénuries
d’eau.
Etat des lieux d’un enjeu vital :
L’eau salée représente
97,5 % de l’eau sur terre, l’eau douce 2,5%, dont
69% stockés à l’état solide dans
les calottes polaires, 30% dans les nappes souterraines, et
1% dans les lacs, fleuves et rivières.
1,2 milliard d’êtres humains
n’ont pas accès à l’eau potable,
soit une personne sur cinq.
2,4 milliards d’êtres humains
n’ont pas accès à des systèmes
d’assainissement, soit une personne sur deux, alors
qu’hygiène, eau potable et santé sont
fortement liés.
Les maladies liées à l’eau
(choléra, typhoïde, polio, méningite, hépatite
A et E, diarrhées, dysenterie, bilharziose, malaria,
etc.) sont la première cause de mortalité au
monde ; elles tuent 8 millions de personnes par an (dont la
moitié d’enfants), soit 22 000 par jour, soit
15 chaque minute.
70% de l’eau douce dans le monde
est utilisée pour l’agriculture, 20% pour l’industrie
et 10% pour notre usage. L’optimisation de cette ressource
est une condition de la sécurité alimentaire.
La surexploitation menace cette ressource.
En moyenne, un Américain consomme
quotidiennement 600 litres d’eau pour usage domestique,
un Européen 300 et un Africain moins de 30 litres.
Là où elle manque, les femmes
et les enfants sont souvent chargés de la corvée
d’eau, qui représente parfois plus d’une
dizaine de kilomètres à pied, et plusieurs heures
par jour… au détriment de l’éducation.