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Crédit photos :
AFP, Solidarités


JAVA
Témoignage d'Olivier Fauritte,
Chef de Mission SOLIDARITES en Indonésie

 
  Olivier Fauritte a pu se rendru sur l'île de Java dans les plus brefs délais après le terrible séisme du 27 mai 2006

Le 27 mai 2006, 5h15 du matin, il fait encore nuit et un calme parfait règne sur les villages du Sud de l'île de java en Indonésie. La majorité de la population est villageoise, de simples agriculteurs vivant paisiblement aux rythmes des saisons. 

Il faut se lever, il est l'heure de préparer le thé et le riz avant de partir travailler aux champs. Les adultes ouvrent la porte de la maison et saluent les voisins comme tous les matins, ils font chauffer l'eau et accordent aux plus jeunes et aux plus vieux encore quelques minutes de répit.

5h30, un violent tremblement de terre secoue une partie de l'île et tue près de 6000 personnes d'un coup, dans les hurlements et les appels à l'aide.

Plus de 50 000 blessés, 25 000 maisons détruites et le total stupéfiant de 400 000 personnes se retrouvant sans maison et tous déchirées par la perte de proches.

Aujourd'hui, les villageois désirent malgré tout rester à proximité des tas de gravas et de briques qui fût leurs maisons car ils ne veulent pas baisser les bras, il faut se relever et recommencer, faire l'impossible et s'accrocher car être survivant disent-ils « c'est avant tout avoir eu la chance de ne pas mourir ce fameux matin du 27 mai ».

Ils vont rester là, déblayer, récupérer leurs maigres économies qui sont sous les débris, parfois quelques bijoux, le souvenir d'une vie antérieure, une photographie. Aussi, ils ne veulent pas laisser le reste des meubles écrasés sous les décombres, à l'extérieur et sous la pluie, non, on doit pouvoir réparer, récupérer, de toutes façons ont-ils le choix ?

Il pleut sur l'île de Java et chaque communauté se construit des petits abris temporaires pour s'installer du mieux qu'elle peut. C'est aussi la volonté de changer de situation, la tentative de ne plus parler de ce drame qu'au passé et fuir le plus vite possible vers la reconstruction.

C'est un drame, un de plus sur lequel nous n'allons pas non plus baisser les bras, en tous cas je le refuse.   

   
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