|
Sommaire
|
ANGOLA
:
Après la guerre, l'urgence

L'Angola, pays ravagé par 27 ans
de guerre, est encore sur le fil de l'urgence.
Alors que les anciens combattants de l'UNITA, dans le cadre du
processus de paix engagé depuis le cessez-le feu du 4 avril 2002,
se disposent, à l'occasion de leur prochain congrès en mars 2003,
à faire de leur mouvement un parti politique civil, interlocuteur
du Gouvernement angolais, les besoins des Angolais restent massifs.
D'après, les estimations des
Nations Unies, le chiffre des personnes vulnérables, en Angola,
qui auront besoin d'une assistance alimentaire (entre autre) d'ici
les prochaines récoltes d'avril - mai 2003, est compris entre
2,1 et 2,4 millions.
A ceux-ci s'ajouteront, probablement, un grand nombre de réfugiés
qui vont rentrer en Angola.
Aujourd'hui, les organisations humanitaires engagées, comme SOLIDARITES,
en Angola, dans l'assistance aux populations déplacées et résidentes,
sont confrontées à de graves difficultés, pour atteindre, simplement,
ces populations.
Le très mauvais état des infrastructures routières, des ponts,
et surtout le problème des mines, empêchent parfois l'acheminement
de l'aide, quand elles n'entraînent pas des accidents mortels.
SOLIDARITES, qui intervient, dans la zone de Mungo, au Nord-Est
de la province de Huambo, travaille, chaque jour, dans des conditions
extrêmement difficiles. Nous avons mis en oeuvre un programme
d'assistance à 5.000 familles déplacées et résidentes, en leur
distribuant dans un premier temps une aide alimentaire d'urgence,
puis, dans un deuxième temps, en leur fournissant les moyens (outils,
semences) de se réinstaller quelque part et de subvenir à leurs
besoins alimentaires en cultivant la terre.
La présence de mines sur les axes routiers que nous utilisons
nous a amené, avec d'autres organisations humanitaires, à solliciter
l'appui du Gouvernement français, qui est l'un de nos partenaires
sur place. La décision du Gouvernement français, annoncée début
janvier 2003, de consacrer 3 millions de dollars au financement
d'action de déminages, sur les provinces de Malanje et Huambo,
est à cet égard une très bonne nouvelle.
Pour notre part, nous sommes déterminés à poursuivre et développer
notre action en Angola, par exemple en mettant en œuvre des projets
de captages de sources et d'aménagement de puits dans la zone
de Mungo. Pour ce faire, nous avons besoin du soutien de tous
nos partenaires.
Ne laissons par les Angolais qui ont survécu à la guerre disparaître
dans l'oubli.
|