Dépêches Humanitaires

Tous les membres de Terre d'Enfance retenus en Afghanistan ont été libérés
- 28 mai 2007 

 Le 3 avril dernier, deux humanitaires français, Céline Cordelier et Eric Damfreville et trois Afghans, Rassoul, Hashim et Azrat, membres de l'association Terre d'Enfance, avaient été enlevés dans la province afghane de Nimroz, au sud-ouest du pays. Les ravisseurs se réclamaient du mouvement Taleban. Céline et Eric ont été libérés respectivement les 28 avril et 11 mai. Rassoul, Hashim et Azrat ont été libéré hier matin dimanche 27 mai, soit 52 jours après leur enlèvement.

C'est un soulagement immense pour toutes les organisations humanitaires qui travaillent en Afghanistan, et nous partageons la joie de tous les membres de l'association Terre d'Enfance.

Solidarité avec les deux volontaires français et les trois Afghans de Terre d’Enfance - 18 avril 2007

Le 3 avril dernier, deux volontaires français, dont une femme, et trois Afghans, membre de l’association Terre d’Enfance, ont été enlevés dans la province afghane de Nimroz, au sud-ouest du pays. Les ravisseurs se réclament du mouvement Taleban. L’incertitude sur le sort des otages, dont des images de leur captivité ont été diffusées, suscite l’inquiétude et la solidarité de toute la communauté humanitaire, et particulièrement de celle présente en Afghanistan.

SOLIDARITES ouvre la route de l'espoir à Roy Doab - 25 janvier 2007

En raison du manque de pluie, la situation des paysans, dans district de Roy Doab (province de Samanghan) est cet hiver extrêmement difficile : la production agricole (notamment blé) y a chuté de 62%. Les familles de paysans les plus touchées par cette sécheresse ont pu bénéficier d'un soutien économique en participant au programme de SOLIDARITES de réhabilitation de la route qui relie Alawadin et Hazarsum (15km). Ce programme a débuté le 15 octobre 2006, et se termine le 15 mars 2007. Il permet à 1 800 familles extrêmement vulnérables de recevoir une aide financière et bénéficie à tous les habitants de la région. La route est non seulement entièrement réhabilitée, mais, pendant le gros de l'hiver (de novembre à février), elle est déneigée, afin de permettre l'accès et les échanges vers les villages isolés.

2,5 millions d'Afghans touchés par la sécheresse et l'insécurité alimentaire (d'après l'ONU) - 18 Août 2006

En raison du manque de pluie en avril et mai dernier, et donc du déficit des récoltes, notamment de blé, 2,5 millions d'Afghans, qui s'ajoutent aux 6,5 millions vivant périodiquement ou perpétuellement dans l'insécurité alimentaire, sont confrontés à une « crise alimentaire imminente », selon l'ONU.

Les conséquences de la sécheresse et des mauvaises récoltes sur les ménages, dans un pays essentiellement rural et vivant de l'agriculture, sont très importantes : les familles consomment les récoltes plus tôt que d'habitude, ainsi que les semences de l'année suivante, les animaux et les biens sont vendus, et l'on assiste à des migrations de populations vers les villes, à la recherche de subsistance.

3,5 millions d'Afghans menacés par la faim - 5 Mai 2006

Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) a exhorté les donateurs à fournir d'urgence des fonds à sa mission en Afghanistan, afin de garantir une aide alimentaire à 3,5 millions d'Afghans qui souffrent de la faim. « En l'absence de nouveaux dons, les réserves de nourriture viendront à manquer dans le courant du mois », indique un communiqué du PAM publié le jeudi 4 mai à Kaboul. Le PAM a besoin de plus de 50 000 tonnes de nourriture pour maintenir ses activités jusqu'en décembre 2006, ce qui représente un montant de 40 millions de dollars. L'agence des Nations Unies souligne qu'elle travaille en Afghanistan dans un « des environnements les plus isolés et les plus inaccessibles de la planète ».

Taux de croissance et besoins humanitaires - 7 Avril 2006

Selon la Banque Asiatique de Développement, le taux de croissance de l'Afghanistan serait de 10% actuellement, et la progression du produit intérieur brut devrait être de 10% en 2007. Mais ces taux de croissance sont essentiellement dus à ce que l'on appelle « l'économie informelle », et le reste de l'économie afghane est fragile, l'agriculture peine à assurer l'autosuffisance alimentaire, et le secteur industriel est balbutiant. Il faut rappeler que 6,5 millions d'Afghans ont toujours besoin d'une aide alimentaire, que 3,5 millions d'Afghans restent extrêmement pauvres et souffrent d'insécurité alimentaire chronique, que 3 millions supplémentaires souffrent d'insécurité alimentaire occasionnelle et que plus de 50 % des enfants souffrent de malnutrition.

Conférence sur l'Afghanistan et besoins humanitaires - 1er Février 2006

Le mardi 32 janvier 2006 s'est ouvert pour deux jours à Londres la conférence internationale, qui doit faire le point sur le processus de paix en Afghanistan, et marquer le début d'un nouveau partenariat entre ce pays et les pays et institutions donateurs. Plus de 70 pays et organisations internationales, dont la Banque Mondiale et les Nations Unies. Cette conférence a permis le lancement d'un « Pacte pour l'Afghanistan », un plan sur cinq ans qui trace les grandes lignes du partenariat entre l'état afghan et ses alliés et bailleurs de fonds internationaux qui fiancent plus de 90 % du budget afghan. Ce pacte repose sur trois piliers : la sécurité, la bonne gouvernance, et le développement socio-économique du pays.

Parallèlement, le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies a rappelé que 6,5 millions d'Afghans ont toujours besoin d'une aide alimentaire (contre 9 millions en 2002), que 3,5 millions d'Afghans restent extrêmement pauvres et souffrent d'insécurité alimentaire chronique, que 3 millions supplémentaires souffrent d'insécurité alimentaire occasionnelle et que plus de 50 % des enfants souffrent de malnutrition. Le PAM prévoit d'aider sur trois ans environ 6,5 millions de personnes en Afghanistan, mais n'a reçu, à ce jour, que 11% des fonds nécessaire à cette opération.

Les taux de mortalité maternelle et infantile en Afghanistan dramatiquement élevés (d’après AP) - 12 août 2005

Les taux de mortalité maternelle et infantile en Afghanistan restent dramatiquement élevés, a déclaré récemment la directrice de l'UNICEF pour l'Asie du Sud, Cecilia Lotse.
Environ 20% des enfants afghans meurent avant leur cinquième anniversaire et sur 100.000 Afghanes, environ 1.600 meurent en couches ou de complications résultant de l'accouchement, a-t-elle expliqué au cours d'une conférence de presse à Kaboul.
«Alors que le pays progresse et passe de l'état d'urgence à un objectif de développement, il est juste de dire que la situation des femmes et des enfants reste une urgence aiguë». En certains endroits de l'Afghanistan, les taux de mortalité maternelle atteignent des sommets, avec 6.000 décès pour 100.000 femmes, a-t-elle ajouté. Par comparaison, ce taux n'est que de trois pour 100.000 en Suède, pays d'origine de Mme Lotse.
«Les femmes afghanes ne vivent pas vieilles», dit-elle. «L'Afghanistan est peut être le seul pays au monde où les femmes meurent avant les hommes». De très nombreux enfants meurent avant cinq ans de diarrhées, de pneumonie, de paludisme ou de typhoïde, autant de décès qui pourraient être évités par de simples vaccinations, un meilleur accès à de l'eau potable et avec une meilleure connaissance des pratiques sanitaires, selon Mme Lotse.

En effet, depuis mai 2005, le nombre de cas de diarrhée augmente de façon exponentielle : 18 000 cas de diarrhée aiguë ont été enregistrés dans 22 sites de surveillance à Kaboul du 22 juin au 15 juillet et 8 décès ont été reportés. Après analyse, sur 51 échantillons suspects envoyés au laboratoire central de Kaboul, 35 ont confirmé la présence de Vibrio cholerae. Des tests de qualité de l’eau à Kaboul ont montré que 18% des points d’eau sont contaminés par des bactéries pathogènes et des éléments chimiques.

Rappelons que SOLIDARITES est engagée actuellement, dans la capitale Kaboul, dans un ambitieux programme d’accès à l’eau potable et de sensibilisation aux règles d’hygiène de base.

Plus de 3,7 millions de réfugiés rentrés en Afghanistan depuis 2002 (d’après l’ONU) - 10 août 2005

Plus de 2,5 millions de réfugiés afghans au Pakistan son retournés dans leurs pays dans le cadre du programme d'assistance mis en place par l'agence des Nations Unies pour les réfugiés, le plus vaste programme d'aide jamais mis en place par l'agence.
Ce programme commencé en 2002 pour les réfugiés afghans au Pakistan et en Iran, a permis le retour au pays de plus de 1,2 million de réfugiés en Iran et au total -- Iran et Pakistan confondus - le retour de plus de 3,7 millions de réfugiés, indique un communiqué du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) publié aujourd'hui à Islamabad.
« C'est un chiffre sans précédent de réfugiés qui sont rentrés dans leur pays, cela montre que les conditions de vie en Afghanistan se sont améliorées et cela montre aussi le désir des Afghans de reconstruire leur pays », a déclaré Antonio Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, à Genève.
Presque 1,6 million d'Afghans sont retournés au Pakistan au cours de l'année 2002 dans le cadre du programme mis en place par la HCR, puis 340 000 en 2003 et plus de 390 000 en 2004.
Le HCR estime à 400 000 le nombre de réfugiés afghans au Pakistan qui rentreront dans leur pays en 2005.

SOLIDARITES se mobilise à Kaboul pour l'eau potable - 24 juin 2005

Alors que la chaleur étouffante de l'été et le manque d'accès à l'eau potable, font peser des menaces d'épidémies (plusieurs cas de choléra déjà observés dans la capitale afghane), SOLIDARITES renforce son programme d'urgence d'accès à l'eau et l'assainissement dans les districts 13 et 7, particulièrement défavorisés, de Kaboul. Au programme : Construction de 27 puits et 81 latrines dans le district 13, plus dès que possible, lancer une deuxième tranche de 40 autres puits, afin de prévenir les maladies hydriques et les épidémies. L'extension de programme permettra de mettre en place des activités eau dans le district 7, et plus précisément : réparation de 5km de canalisation, reconstruction de deux réservoir (75 m3 et 90m3) et installation ou réparation de 221 bornes fontaines.

L'Afghanistan peine à accéder au développement - 22 février 2005

Le tout premier Rapport exhaustif sur le Développement Humain de l'Afghanistan publié par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) montre que des progrès ont certes été accomplis dans les domaines de l'économie et de l'éducation, mais qu'ils sont menacés par la pauvreté, les inégalités et l'instabilité. Le nouveau Gouvernement Afghan et la communauté internationale doivent agir sans tarder pour éviter un retour en arrière. Les besoins en sécurité humaine du peuple afghan doivent donc figurer en tête des priorités. Le Rapport " dresse un tableau pessimiste de la situation du développement humain après deux décennies de guerre et de destructions ", concède le président Hamid Karzaï dans l'avant-propos, remarquant la 173e position du pays sur les 178 répertoriés par l'indicateur du développement humain 2004 du PNUD. Seuls quelques États d'Afrique subsaharienne se classent derrière l'Afghanistan. L'espérance de vie est de 44,5 ans, soit au moins 20 ans de moins que celle des pays voisins.

La population afghane toujours sur le fil de l'urgence alimentaire - 17 février 2005

D'après une enquête nationale (Enquête de vulnérabilité en milieu rural) menée en Afghanistan en août dernier et actualisée, près de 6,4 millions de personnes dans le pays ne seront pas en mesure de pourvoir par eux-mêmes à leurs besoins alimentaires dans les prochains mois, d'ici les prochaines récoltes de mai - juin 2005. Les zones actuellement isolées et difficiles d'accès en raison des très fortes chutes de neige sont particulièrement affectées, comme le rapporte l'équipe de SOLIDARITES à Bamyan, dans la région montagneuse du Hazaradjat au centre de l'Afghanistan.
Par ailleurs, bien que les fortes chutes de neige et les récentes précipitations aient permis de reconstituer en partie les nappes phréatiques, cela ne sera pas suffisant pour entraîner un impact immédiat sur les ressources alimentaires dépendant de l'agriculture irriguée. A cet égard, des enquêtes ont montré que les prix du blé ont augmenté de 30 % à 50 % selon les régions du pays en décembre 2004, par rapport à décembre 2003. Cette augmentation est susceptible d'augmenter la vulnérabilité alimentaire des populations les plus fragiles.

Hamid Karzaï officiellement investi président de l'Afghanistan (d'après Reuters) - 7 décembre 2004

Hamid Karzaï a été officiellement investi mardi 7 décembre 2004 premier Président démocratiquement élu d'Afghanistan lors d'une cérémonie au palais présidentiel à Kaboul, en présence du vice-président américain Dick Cheney et du secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld.
Des dizaines de dignitaires étrangers étaient également présents dans l'enceinte de la présidence, placée sous haute protection, pour voir Karzaï, âgé de 47 ans, prêter serment la main sur le Coran.

La FAO s'engage contre la culture du pavot (d'après l'ONU) - 16 novembre 2004

L'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture de l'ONU annonce aujourd'hui que la Grande-Bretagne s'est engagée à financer à hauteur de 6,83 millions de dollars un programme visant à éradiquer la production d'opium en Afghanistan en développant des moyens de subsistance alternatifs.
L'apport de fonds britannique concerne la première phase d'un programme de 25,5 millions de dollars, engageant plusieurs bailleurs de fonds sur cinq ans. Ce programme, développé par l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), a pour objectif de promouvoir la diversification des moyens de subsistance dans les communautés dépendantes de la production de pavot.
Ciblant plus de 1,5 million de personnes, l'action de la FAO s'inscrit dans la ligne de la stratégie nationale de contrôle des drogues en Afghanistan qui vise à éradiquer la culture illicite de pavot d'ici à 2013, indique un communiqué de l'agence diffusé aujourd'hui.
"Ce n'est pas par choix que des agriculteurs afghans cultivent le pavot. Il n'y a aucune autre alternative intéressante actuellement pour leur procurer un revenu similaire", a déclaré John Dixon du Service de la gestion, de la commercialisation et du financement agricoles de la FAO.

L'Afghanistan dans l'attente d'un nouveau gouvernement et confronté au défi des élections de 2005 (d'après l'ONU) - 10 novembre 2004

Alors que l'Afghanistan attend la constitution d'un nouveau gouvernement représentatif de la diversité du pays, le succès de l'élection présidentielle ne doit pas cacher les difficultés que soulèveront les élections parlementaires de 2005.
Dernier bilan des élections présidentielles afghanes : 8 128 940 bulletins de vote ont été déposés dans les urnes, ce qui représente un taux de participation de 70 % des électeurs inscrits, dont 40% de femmes, pour un scrutin qui a conduit à la victoire de Hamid Karzai avec une majorité de 55,4% des votes, a indiqué aujourd'hui le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno, lors d'un exposé devant le Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation en Afghanistan.
" Globalement, les considérations ethniques ne semblent pas avoir joué un rôle important dans la détermination des votes ", a-t-il indiqué. Le soutien électoral aux quatre principaux candidats, MM. Karzai, Qanooni, Dostum et Mohaqeq a correspondu aux régions majoritairement pashtounes, tadjik, ouzbek et hazara, mais " tous les candidats ont reçu un soutien multiethnique dans les grandes villes ", a-t-il précisé.
Il a expliqué ce phénomène par le fait que l'identité ethnique n'a pas été exploitée de façon agressive au cours de la campagne, ce qui démontre, selon Jean-Marie Guéhenno, que les Afghans sont unis dans le rejet de la violence et le soutien à un processus politique pacifique.
L'attention se porte maintenant sur la phase d'après les élections, et l'attente de la formation d'un gouvernement qui devrait prendre en compte, selon le Secrétaire général adjoint, " la nécessité de nommer un cabinet représentatif de la diversité ethnique, culturelle et géographique du pays ".
" La réussite des élections présidentielles risque de soulever l'espoir irréaliste que les élections en Afghanistan ne constituent pas un processus difficile ", a noté le Secrétaire général adjoint, ajoutant que " les élections parlementaires seraient bien plus compliquées et marquées par les mêmes problèmes de sécurité que les élections présidentielles ".
Pour assurer leur préparation, cinq questions devront être réglées au préalable : la délimitation des districts, l'arrêt de chiffres sur la population pour l'attribution de sièges parlementaires, l'analyse des listes d'électeurs, l'instauration d'un mécanisme de plaintes et de poursuites au niveau local et l'examen des qualifications des candidats avant leur inscription.
Tout cela à régler sur fond de tensions locales, de risque d'intimidation et de fraude, en raison de l'influence des commandants locaux, des réseaux d'armes et de narcotiques et de l'absence d'autorités locales efficaces.

Hamid Karzaï vainqueur officiel de la présidentielle afghane (d'après AP) - 26 octobre 2004

Le président intérimaire afghan Hamid Karzai a remporté la majorité des voix à la présidentielle, selon les résultats définitifs rendus publics mardi.
Les résultats définitifs n'ont toutefois par encore été annoncés sur le site web officiel des élections. Selon les derniers résultats qui portaient mardi matin sur 97,7% des bulletins, Hamid Karzai recueillait 55,4% des suffrages, soit 39 points de plus que son principal adversaire, l'ancien ministre de l'Education Yunus Qanooni.
Hamid Karzai devait récolter plus de 50% des suffrages pour éviter de participer à un second tour et s'assurer ainsi un mandat de cinq ans à la tête du pays.

La victoire d'Hamid Karzaï à la présidentielle afghane se confirme (d'après Le Monde)
25
octobre 2004

Le président sortant, Hamid Karzaï, obtenait dimanche 24 / 10 / 04 vers 16 heures locales (13 h 30 à Paris) 4 219 569 de voix, soit 55,3 % des suffrages, selon la commission électorale qui estime que 94,4 % des bulletins ont été dépouillés.
Dans la matinée, le porte-parole des Nations unies en Afghanistan, Manoel de Almeida e Silva, avait annoncé que la fin du dépouillement des bulletins était proche, sans cependant faire le moindre commentaire sur l'issue de l'élection. "Le dépouillement des bulletins doit se terminer dans les jours qui viennent", avait-t-il déclaré, en précisant n'être pas en mesure de donner une date ni d'indiquer quand l'enquête sur des fraudes dénoncées par les candidats à la présidentielle serait terminée, étape préalable indispensable avant que l'élection soit validée.
Ni Hamid Karzaï lui même, ni son principal rival Yunus Qanooni, n'ont fait de déclaration publique dimanche, mais les partisans des deux camps ont clairement indiqué qu'ils considéraient le président sortant désormais comme vainqueur.
Candidat jugé le plus dangereux pour Hamid Karzaï, Yunus Qanooni obtenait pour sa part 16,2 % des suffrages. Contre toute attente, le porte-parole de ce dernier a déclaré que ses partisans reconnaissaient aussi la victoire du président sortant. "Afin de respecter la volonté de la Nation, en nous fondant sur les chiffres annoncés jusqu'à maintenant, nous considérons que M. Karzaï est le vainqueur de l'élection et qu'il a obtenu la majorité", a dit Sayed Hamid Noori à l'AFP. Et d'ajouter :"Nous devons respecter la volonté populaire, bien qu'il y ait eu beaucoup de fraudes et d'irrégularités que nous avons rapportées".

Début du dépouillement de la présidentielle en Afghanistan (d'après REUTERS) - 14 octobre 2004

Les opérations de dépouillement de l'élection présidentielle en Afghanistan ont débuté jeudi, a annoncé un responsable de la commission électorale mixte (JEMB).
Le délai de cinq jours entre le scrutin historique de samedi et l'ouverture des urnes est dû aux objections de candidats qui ont dénoncé des irrégularités dans le déroulement du vote.
Tous les adversaires d'Hamid Karzaï ont cependant levé leur boycot du scrutin.
Le président par intérim, au pouvoir depuis le renversement du régime des taliban fin 2001, est considéré comme le grandissime favori et, selon certaines projections, pourrait être élu sans en passer par un deuxième tour.
Les opérations de dépouillement réparties dans huit centres régionaux pourraient prendre jusqu'à trois semaines.

Déploiement de renforts de l'OTAN en Afghanistan (d'après l'AFP) - 4 octobre 2004

L'OTAN achèvera d'ici "un ou deux jours" le déploiement de renforts prévus en Afghanistan pour aider à assurer la sécurité de l'élection présidentielle du 9 octobre, a indiqué mercredi 29 septembre 2004 un responsable de l'Alliance atlantique.
Ces renforts - essentiellement espagnols et italiens, mais aussi américains - porteront à quelque 9000 hommes les effectifs de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité (ISAF) dirigée par l'OTAN en Afghanistan, a précisé ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
Les chefs d'État et de gouvernement des 26 pays membres de l'Alliance avaient décidé en juin dernier, lors du sommet d'Istanbul (Turquie), d'étendre en dehors de Kaboul la présence de l'ISAF, en commençant par le Nord de l'Afghanistan, et d'envoyer des renforts durant la période entourant le scrutin présidentiel.

Crise agricole et sécheresse (d'après l'ONU) - 17 septembre 2004

La crise agricole aiguë que connaît actuellement l'Afghanistan, en raison notamment de la sécheresse, a une conséquence directe : plus de six millions de personnes auront besoin, l'année prochaine, d'aide alimentaire et non alimentaire, indique un rapport publié le 16 / 09 / 04 par deux agences de l'ONU, la FAO et le PAM.
Le rapport FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture)/PAM (Programme Alimentaire Mondial) fait état d'une sécheresse particulièrement sévère dans l'Ouest, le Sud-ouest et le Sud du pays, une situation qui affecte plus de la moitié des récoltes, indique un communiqué publié aujourd'hui par la FAO.
Dans les régions au nord des montagnes de l'Hindu Kusch,ce sont au contraire des pluies hors saison ainsi que les attaques de ravageurs et les maladies qui sont à l'origine de mauvaises récoltes, selon le rapport qui s'appuie sur une mission d'évaluation effectuée sur place en juillet dernier.
Le manque d'eau et le recul de la nappe phréatique dans certaines régions sont également responsables de cette situation. Paradoxalement, des inondations saisonnières de courte durée ont été signalées dans ces mêmes régions, ce qui démontre, selon le communiqué, l'insuffisance des infrastructures d'irrigation et de stockage de l'eau.
"Dans d'autres régions, rien n'a poussé, une situation qui rappelle la pire sécheresse que le pays ait connu de mémoire d'homme, celle de la période 1999-2001", indique Susana Rico, responsable du PAM en Afghanistan.
"A l'approche de la période de soudure [période pendant laquelle les stocks de la récolte précédente sont en voie d'épuisement], cette situation dramatique aggrave l'insécurité alimentaire et rend l'aide d'urgence encore plus nécessaire", ajoute-t-elle.
Le renchérissement de 30% du prix du blé par rapport à son coût d'il y a un an rend la situation difficilement supportable par les couches les plus pauvres de la population, indique encore le communiqué qui ajoute que " sur la base des indices de risque et des niveaux de production, quelque 6,3 millions de personnes ne pourront pas subvenir à leurs besoins alimentaires durant l'année commerciale 2004-2005 " qui va de juillet à juin.
Comparée à la récolte record de 2003, la production céréalière totale devrait atteindre 3,06 millions de tonnes, soit une régression de 43%, précise le rapport FAO/PAM qui établit le bien-fondé de la demande d'assistance d'urgence effectuée par le gouvernement afghan en faveur des victimes de ces mauvaises récoltes.
Celui-ci, en collaboration avec les Nations Unies, avait lancé un appel pour 71,3 millions de dollars dont 51,8 millions en aide alimentaire pour une période de six mois allant de septembre 2004 à février 2005 et destinés à couvrir des besoins qui, s'il fallait les réévaluer aujourd'hui, l'appel ayant été lancé plus tôt dans l'année, seraient encore plus élevés, indique le rapport.

Appel de fonds pour la lutte contre la sécheresse (d'après l'ONU) - 3 septembre 2004
Le Gouvernement afghan et l'ONU ont fait appel hier à la communauté internationale pour qu'elle aide le pays à surmonter la sécheresse la plus longue et la plus grave qu'il ait jamais connu, informe la Mission d'Assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA).
L'Afghanistan entre dans sa sixième année de sécheresse, a déclaré lors d'un point avec la presse à Kaboul, le porte-parole de la Mission de l'ONU en Afghanistan, Manoel de Almeida e Silva, qui précise que les 71,3 millions de dollars dont ont besoin les autorités afghanes et l'ONU seront affectés pour l'essentiel, soit 51,8 millions de dollars, à l'aide alimentaire pour une période de six mois de septembre 2004 à février 2005. "
L'aide d'urgence visera à fournir de l'eau potable, une assistance alimentaire et d'autres produits de base aux populations affectées ", a indiqué le porte-parole.
L'appel a été lancé lors d'une conférence de presse qui a réuni le Ministre du développement et de la réhabilitation rurale, Hanif Atmar, le Ministre de l'irrigation, des ressources aquifères et de l'environnement, du Vice-Ministre de l'Agriculture, de représentants d'organisations non gouvernementales (ONG), ainsi que d'Amirah Haq, le Coordonnateur humanitaire de l'ONU pour l'Afghanistan, et du Représentant spécial du Secrétaire général, indique le communiqué de la MANUA.

Décompte final en Afghanistan avant les élections : 10,3 millions d'électeurs inscrits - 25 août 2004


Le décompte final communiqué par l'UNAMA (Mission d'Assistance des Nations Unies en Afghanistan) révèle que 10.353.380 personnes se sont enregistrées sur les listes d'électeurs en Afghanistan, dont plus de 4.2 millions de femmes, soit 41 % du total. Alors que l'enregistrement avait été clôturé 5 jours avant dans le reste du pays, il avait été poursuivi jusqu'au vendredi 20 août, en raison de retards dus à des difficultés logistiques et sécuritaires, dans 7 provinces et 42 districts du Sud et du Sud-Est du pays.

Le manque d'eau menace les populations en Afghanistan - 19 août 2004


Selon une étude commandée par l'United States Agency for Aid Development (USAID), le manque d'eau constitue le principal frein de l'agriculture afghane et rend indispensable le maintien des programmes de distribution de nourriture. Les précipitations sont en baisse constante depuis quarante ans. Ainsi, Kaboul recevait en moyenne annuelle 350 mm de précipitations dans les années 1960. Au cours de la dernière décennie, ce chiffre est tombé à 250 mm. Néanmoins, l'année 2003 aura été bonne dans le nord du pays avec des précipitations proches de celles observées dans les années 1960. Mais les équilibres restent fragiles et le maintien des populations rentrées d'exil dans ces régions reste incertain.

En revanche, dans le sud et l'ouest de l'Afghanistan, la situation est catastrophique, ces régions connaissant la sécheresse depuis 1999. Dans le nord-ouest du pays, par exemple, il faut creuser à 50 mètres pour trouver la nappe phréatique. Le centre n'est pas épargné.

Les implications de ce manque d'eau sont importantes dans la mesure où au moins 70 % de la population afghane vit de l'exploitation de la terre. Ainsi, le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) considère qu'environ 5 millions de personnes, soit près d'un tiers de la population rurale, sont menacées, ce qui rend nécessaire la poursuite des distributions de nourriture.

Clôture des inscriptions électorales juste sous la barre des 10 millions (d'après l'ONU) - 17 août 2004


Le processus d'inscription électorale pour les élections présidentielles et législatives afghanes a pris fin hier en ayant quasiment fait le plein des électeurs estimés à 10 millions. A la fermeture des bureaux d'inscription électorale, " le nombre d'Afghans inscrits s'élève à 9 911 716, dont 58,2% d'hommes (5 764 338) et 41,8% de femmes (4 147 378) " a déclaré le porte parole de la MANUA, la Mission d'Assistance des Nations Unies en Afghanistan, Manoel de Almeida e Silva dans un communiqué publié le 15 août.

Afin de pallier le début tardif de l'inscription dans certains districts, l'Organe Mixte d'Administration des Elections (OMAE) a cependant décidé d'accorder une prolongation spéciale dans le Sud-Est, et dans les cinq provinces du Sud du pays, Zaboul, Kandahar, Helmand, Ourouzgan et Nimroz dont les bureaux d'inscription resteront ouverts jusqu'au 20 août. Certaines de ces régions ont des taux d'inscription bien inférieurs à la moyenne, indique le communiqué de la MANUA qui cite en exemple Zaboul où, au 1er août, il n'était que de 30%.

Près de 10 millions d'Afghans inscrits sur les listes électorales (d'après l'ONU) - 13 août 2004


A trois jours de la clôture des inscriptions sur les listes électorales, le nombre des électeurs inscrits approche les 10 millions, estimation initiale de l'électorat potentiel en Afghanistan.
" A la date du 10 Août, 9, 643 302 Afghans étaient inscrits sur les listes électorales dont 41,6% sont des femmes ", a annoncé hier le porte-parole de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), Manoel de Almeida e Silva, alors que le compte à rebours pour la clôture des élections, fixée au 15 août, touche à sa fin.

18 candidats pour le scrutin présidentiel (d'après Libération)
11 août 2004


Le premier scrutin présidentiel direct de l'histoire de ce pays ravagé par la guerre entre 1979 et 2001 verra s'affronter 18 candidats. Parmi les favoris, le président sortant Hamid Karzaï, d'ethnie pashtoune, se présente avec un colistier tadjik et un hazara. L'actuel ministre de l'Education, Yunus Qanooni, son principal rival, s'appuie sur deux Tadjiks, le ministre de la Défense, Kassem Fahim, et celui des Affaires extérieures, Abdoullah Abdoullah. Deux chefs de guerre, le général ouzbek Abdoul Rashid Dostom et le leader de la milice du Hezb-i Wahdat, le chiite hazara Mohammad Mohaqiq, se présentent aussi. Le poète laïc Abdoul Latif Pedram, qui vivait en exil en France, fait partie des outsiders, de même que la doctoresse Massouda Jalal.

Mission cruciale pour l'Eurocorps en Afghanistan
10 août 2004


L'Eurocorps assume le commandement de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité (ISAF) en Afghanistan à partir du lundi 9 août 2004 pour une période de six mois qui sera notamment marquée par l'élection présidentielle du 9 octobre. 300 membres de l'état-major de l'Eurocorps seront déployés au total à Kaboul, où se trouvent déjà l'état-major et deux bataillons (un français et un allemand), soit 1.500 hommes. L'instance qui gère l'inscription électorale en Afghanistan a décidé d'y mettre fin le dimanche 15 août 2004 après que 8,6 millions de cartes d'électeurs sur les 10 millions d'électeurs estimés ont été délivrées à ce jour.
Rappelons que le président afghan Hamid Karzaï est candidat à sa propre succession.

Le processus électoral avance (d'après l'ONU)
23 juillet 2004

D'après la Mission d'Assistance des Nations Unies en Afghanistan (UNAMA), près de 80 % du nombre estimé des électeurs sont maintenant enregistrés, dont, au 20 juillet 2004, 59,2 % d'hommes, et 40,8 % de femmes. Rappelons que le scrutin présidentiel est prévu au 9 octobre 2004, et les élections législatives en avril 2005.

Le retour des réfugiés demeure important (d'après l'ONU)
21 juillet 2004

Cette année, 450 000 réfugiés afghans ont d'ores et déjà pris le chemin du retour, la plupart, soit 242 000 d'entre eux, en provenance d'Iran, a indiqué l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
Le rythme des retours de réfugiés en provenance d'Iran est le plus élevé de ceux enregistrés aux mêmes moments au cours des deux dernières années, a indiqué aujourd'hui à l'ONU à Genève, la porte-parole du le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), Jennifer Pagonis.
Les retours les plus importants s'effectuent traditionnellement entre les mois de mai et d'août quand les familles font leurs bagages et retournent chez elles après la fin de l'école.
Depuis que le HCR a mis en place son programme de retour facilité au début de 2002, plus de 2 millions de réfugiés sont revenus du Pakistan et 900 000 d'Iran, a-t-elle précisé .

Nouvelles dates pour les élections : présidentielles le 9 octobre 2004, les législatives en avril 2005 (d'après l'ONU)
12 juillet 2004

L'instance en charge de l'administration des élections en Afghanistan, après avoir mené des consultations poussées à la fois avec le gouvernement, les partis politiques et les représentants de la société civile a décidé de repousser au 9 octobre 2004 les élections présidentielles et au mois d'avril 2005 les élections législatives, une décision immédiatement saluée par le Secrétaire général de l'ONU. " Cette décision est conforme avec le calendrier adopté dans l'accord de Bonn. Elle répond aussi à la vive volonté des Afghans de participer au processus électoral comme le montrent les 7 millions d'électeurs, dont 40 % de femmes, déjà inscrits ", indique Kofi Annan dans une déclaration communiquée par son porte-parole.

Augmentation des troupes de l'OTAN en Afghanistan (d'après AP)
29 juin 2004

Les dirigeants des pays-membres de l'OTAN ont accepté lundi 28 juin 2004 d'augmenter leur force de maintien de la paix en Afghanistan, avec des troupes qui passeront de 6.500 à 10.000 au moment des élections prévues en septembre 2004. Cette expansion comprendra quatre unités supplémentaires permanentes de la force de maintien de la paix (ISAF) déployées dans des villes du nord du pays, ainsi qu'une augmentation temporaire du nombre de soldats pour renforcer la sécurité pendant les élections.

Quatre millions d'Afghans déjà inscrits sur les listes électorales (d'après l'ONU)-
18 juin 2004

Près de quatre millions d'Afghans sont désormais inscrits sur les listes électorales pour les scrutins présidentiel et parlementaire prévus en septembre, a annoncé jeudi 17 juin la Mission d'Assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA). Le porte-parole de la MANUA, Manoel de Almeida e Silva, a déclaré, lors d'une conférence de presse à Kaboul, que 3.949.528 électeurs afghans étaient enregistrés, des chiffres provisoires arrêtés au 16 juin. Chaque jour en moyenne, 90.000 personnes s'inscrivent sur les listes électorales. La proportion de femmes s'élève à 35,8 %, soit une augmentation de 30 % par rapport au mois dernier et de 16 % depuis le début de la campagne d'inscriptions, en décembre dernier. Dans le même temps, a précisé la MANUA, le nombre total estimé d'Afghans qui remplissent les conditions requises pour être élus a été revu à la baisse, passant de 10,5 millions à 9,5 millions .

Sept ONG dénoncent le "meurtre" de cinq employés de MSF en Afghanistan (d'Après l'AFP)-
03 juin 2004

Sept ONG françaises, présentes en Afghanistan, ont dénoncé jeudi le "meurtre" de cinq employés de l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) mercredi en Afghanistan, dans un communiqué commun publié à Paris. Pour Action contre la Faim, Aide médicale internationale, Care France, Handicap international, Médecins du Monde, Première Urgence, Solidarités, les "attaques à l'encontre du personnel humanitaire mettent à mal le bon déroulement du travail des ONG et constituent une violation grave du droit international humanitaire". Cinq employés de la section néerlandaise de MSF ont été tués mercredi après-midi par des hommes armés non identifiés dans une embuscade contre leur véhicule sur une route secondaire de la province de Badghis (nord-ouest). Les victimes sont une Belge, la coordinatrice de projet Hélène de Beir, un logisticien néerlandais, Willem Kwint, un médecin norvégien, Egil Tynaes, ainsi qu'un chauffeur et un traducteur afghans, Besmillah et Fasil Ahmad.

Plus de 3,3 millions de réfugiés de retour en Afghanistan depuis 2002 (d'Après l'AFP) - 09 mai 2004

Plus de 3,3 millions de réfugiés afghans sont rentrés dans leur pays depuis 2002, a annoncé dimanche un porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), Mme Vesna Petkovic.
"Depuis la reprise en mars dernier des rapatriements organisés, environ 130.000 réfugiés afghans en Iran et au Pakistan sont rentrés dans leur pays d'origine, avec ou sans l'assistance du HCR", a indiqué Mme Petkovic.
"Ces chiffres portent à 3,3 millions le nombre de réfugiés afghans de retour dans leur pays depuis 2002", dont deux millions du Pakistan, et environ 700.000 d'Iran, a-t-elle précisé.
De nombreux réfugiés afghans vivant dans d'autres pays ont également commencé à rentrer, notamment du Tadjikistan, d'Inde, d'Ouzbékistan et du Turkménistan, selon le porte-parole du HCR.

8 millions d'électeurs s'enregistrent à partir de samedi (d'Après l'AFP et l'ONU) - 29 avril 2004

Kaboul - Les opérations d'enregistrement de huit millions d'électeurs afghans en vue du scrutin présidentiel de septembre débutent samedi dans tout l'Afghanistan, à l'exception de quatre provinces du pays du fait de l'insécurité, ont annoncé les autorités afghanes.
"Nous allons commencer la deuxième phase d'enregistrement des électeurs afghans, avec l'ouverture de 240 centres régionaux dans les provinces", a déclaré au cours d'une conférence de presse un responsable du Corps des opérations électorales (JEMB), Farooq Wardak.
Le recensement des électeurs a débuté en décembre à Kaboul et dans huit autres grandes villes du pays. Au total, 873 378 Afghans se sont faits enregistrer, dont
556 325 femmes (30%), selon les chiffres de l'ONU, sur un corps électoral estimé à une dizaine de millions de personnes.
"240 centres provinciaux ouvriront samedi. Ces centres seront progressivement augmentés pour atteindre 4 600 dans tout le pays", a expliqué M. Wardak.
Les Afghans doivent participer en septembre à des élections présidentielles et législatives pour permettre la mise en place du premier véritable régime démocratique en Afghanistan.
"Pour des raisons de sécurité, les opérations d'enregistrement dans les provinces de Zaboul (Sud-Est), Paktika (Sud-Est), Oruzgan (Centre-Sud) et du Nouristan (Nord-Est) ont été retardées. Nos équipes sont sur le terrain, avec le soutien de nos partenaires internationaux, elles sont en train de sécuriser ces zones", a-t-il affirmé.
En ce qui concerne le financement des opérations électorales, sur les 86,3 millions de dollars promis par les donateurs pour financer le processus d'inscription électorale, 4 millions n'ont pas été effectivement débloqués. Quant aux financement des élections présidentielles et parlementaires de septembre, leur financement se limite toujours aux 68 millions de dollars qui ont fait l'objet d'engagements lors de la Conférence de Berlin, le mois dernier, alors que le coût total de l'opération est estimé à 135 millions de dollars.

L'Otan étudie l'extension du mandat de l'ISAF (d'après l'AFP) - 28 avril 2004

Une importante délégation de l'Otan est arrivée lundi 26 avril à Kaboul pour une visite de plusieurs jours consacrée à l'extension du mandat de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité (Isaf), a indiqué un porte-parole de l'ISAF.
La délégation compte 68 personnes, dont 26 ambassadeurs auprès de l'Otan des pays membres de l'Alliance atlantique et le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain James Jones, a précisé à l'AFP le commandant Chris Henderson. Au cours de leur visite, qui durera "plusieurs jours" mais dont les détails n'ont pas été révélés pour des raisons de sécurité, les 68 membres de cette délégation rencontreront le commandant de l'ISAF, le général canadien Rick Hillier, ainsi que le représentant spécial du secrétaire général l'Onu en Afghanistan, le Français Jean Arnault. Tous deux leur dresseront le tableau de la situation du pays, a précisé le commandant Henderson. L'ISAF, une force d'environ 6.500 hommes appartenant à 29 pays et commandée par l'Otan, est placée sous mandat de l'Onu et est chargée d'assurer la sécurité à Kaboul et dans ses environs en liaison avec les autorités afghanes.

Un Forum pour concrétiser les promesses de la conférence de Berlin (d'après les Nations Unies) - 23 avril 2004

Le Forum sur le développement en Afghanistan, qui a commencé mardi et s'est achevé vendredi 23 avril à Kaboul, avait pour but de traduire en engagements fermes de financement des projets figurant au Budget national sur le développement du gouvernement les 8,2 milliards de dollars sur trois ans promis lors de la Conférence de Berlin. Le Forum a également permis de progresser de façon significative dans la finalisation du budget national, a indiqué aujourd'hui David Singh, le porte-parole de la Mission d'assistance de l'ONU en Afghanistan, la MANUA à Kaboul. Dans son intervention lors de l'ouverture du Forum, le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, Jean Arnault a indiqué que " personne ne pouvait suffisamment souligner l'ampleur des obligations prises par les participants à la Conférence de Berlin, lesquels ont manifesté leur détermination à créer les conditions permettant aux Afghans de décider librement de leur propre avenir politique lors d'élections libres et équitables se déroulant dans un environnement sûr et paisible. " L'urgence que revêtent les préparatifs électoraux ne doit cependant pas faire oublier d'autres objectifs tels que la mise en place d'institutions, la reconstruction du pays et la lutte contre les stupéfiants, laquelle est essentielle à la légitimité et à l'autorité du nouvel Etat afghan, a poursuivi M. Arnault, cité par David Singh. Pour permettre une telle démarche multidimensionnelle, les gouvernements donateurs devraient être encouragés à accroître leur soutien direct au budget du gouvernement et au Fonds spécial pour la reconstruction de l'Afganistan, a poursuivi M. Arnault.

La deuxième phase du programme de désarmement lancée le 25 avril (d'après le Centre de Nouvelles ONU) - 16 avril 2004

C'est dans un contexte de situation apaisée dans la province septentrionale de Faryab que la Mission de l'ONU en Afghanistan annonce le lancement de la deuxième phase du programme de Désarmement-réintégration pour la dernière semaine d'avril.
La vie a repris son cours normal à Maimana, la capitale de la province de Faryab où des échauffourées entre pro et anti-Dostum, le général Abdul Rashid Dostum, Gouverneur de la province qui dirige la faction des Jumbesh, avaient fait un mort et onze blessés les 8 et 10 avril derniers. Il avait fallu l'intervention de 500 soldats de l'armée nationale afghane (ANA) et de la police locale pour rétablir le calme. C'est actuellement chose faite, a indiqué le porte-parole de la Mission d'Assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), David Singh, lors d'un point avec la presse aujourd'hui.
L'interdiction de circuler entre la province de Faryab et le reste du pays ainsi qu'au sein même de la province a été levée mardi à l'exception des districts de Belchiragh et de Gurziwan où des coups de feu ont été signalés dans les collines, la semaine dernière. Une commission sur la sécurité et une mission de la MANUA, qui se sont rendues dans les deux districts et sont revenus à Mazar hier, ont indiqué que les informations sur ces coups de feu ne leur avaient été confirmées dans aucun des deux districts.
Par mesure de précaution, une équipe chargée de la reconstruction dans les provinces va effectuer une nouvelle évaluation de la situation dans ces districts et en fonction de ses conclusions, le déploiement de forces conjointes de l'ANA et de la police sera décidé, a indiqué David Singh.
Les accrochages du début avril avaient fourni des arguments supplémentaires à la MANUA en faveur du désarmement des milices armées. Son porte-parole a indiqué aujourd'hui que le programme pilote de Désarmement-réintégration venait de s'achever à Kandahar, que le total des anciens combattants désarmés et démobilisés dans cinq régions s'élevait à 6 225 et que 5 190 d'entre eux avaient été réintégrés.
Quant à la deuxième phase du programme, a-t-il indiqué, les préparatifs sont en cours pour un lancement le 25 avril.
Le Ministre de la Défense a donné pour consigne aux commandants d'unités militaires dans le pays d'établir les listes des soldats qui vont être intégrés dans le programme, l'objectif étant de parvenir à un taux de désarmement de 40% d'ici à la fin juin. " Durant cette première phase, 38 unités militaires seront dissoutes un peu partout dans le pays et 39 unités verront leur effectif réduit. Trente-quatre mille militaires appartenant à ces unités seront désarmés et démobilisés mais seulement un peu plus de la moitié, soit 17 141 éléments, commenceront leurs activités de réintégration immédiatement. L'autre moitié aura accès à des 'petits boulots' et commencera ses activités de réintégration lors de la deuxième phase du programme qui sera menée de juillet à septembre ", a précisé David Singh.

A Berlin, 8,2 milliards de dollars sur trois ans promis pour l'Afghanistan (d'après Reuters) - 1er avril 2004

Les donateurs internationaux ont promis mercredi 31 mars 2004 une aide de 4,4 milliards de dollars à l'Afghanistan, répondant à un appel pressant du président afghan Hamid Karzaï qui les exhortait à ne pas laisser son pays redevenir un "sanctuaire pour trafiquants et terroristes". "Nous avons atteint notre objectif à 100%", a déclaré le ministre afghan des Finances, Ashraf Ghani Ahmadzai, lors d'une conférence de presse donnée à l'issue de la conférence, à Berlin. Ces promesses de dons destinés au financement de la reconstruction et du fonctionnement du pays pour l'année fiscale 2004-2005 dépassent largement les quelque 4,5 milliards de dollars sur cinq ans promis lors de la conférence de donateurs de Tokyo, en 2002, mais représentent une faible proportion des quelque 12 milliards de dollars du budget militaire annuel des pays occidentaux en Afghanistan. Ghani, visiblement satisfait, a souligné que cet argent permettrait aux pays occidentaux de réduire leur facture militaire du fait de la stabilité que devraient apporter ces investissements dans le pays. "Nous ne demandons pas la charité, nous demandons des investissements", a-t-il souligné par la suite lors d'une conférence de presse. "Quand nous demandons de l'aide c'est en fait pour vous faire économiser de l'argent, pas pour peser encore un peu plus sur vos budgets déjà très étirés." Karzaï et son gouvernement jugent nécessaire que le pays obtienne une assistance de 27,5 milliards de dollars sur sept ans, mais ils ne comptaient pas l'obtenir en une fois à l'occasion de la conférence de Berlin. Selon Ghani, la communauté internationale a également promis de donner au total 8,2 milliards de dollars durant les trois années à venir. Kaboul espérait 11,9 milliards de dollars. Pour le ministre, le changement de priorités observé dans l'affectation de cette aide témoigne des progrès réalisés par l'Afghanistan depuis la chute des taliban. "Les promesses de dons faites à Tokyo étaient au moins pour moitié destinées (...) à des missions humanitaires", a rappelé Ghani. "Les principales priorités des promesses (faites à Berlin) sont à présent la reconstruction, la bonne gouvernance et le processus politique. Cela traduit un changement très important", a-t-il estimé. Karzaï avait au cours de la journée exhorté la communauté internationale à participer à la reconstruction de son pays, ravagé par des décennies de guerre. "Ce que nous avons accompli est prometteur, mais permettez-moi de dire avec franchise que la reconstruction ne fait que commencer", avait déclaré le dirigeant afghan. "L'Afghanistan souhaite devenir un modèle de prospérité et de modération dans la région. Nous, Afghans, sommes résolus à traduire cette vision dans les faits. Nous ne voulons pas redevenir un sanctuaire de la drogue et du terrorisme", a déclaré le Président Karzaï selon une traduction de son discours distribuée à l'avance. Washington, ont déclaré des responsables, fournira la part léonine pour l'aide d'ici à la fin mars 2005, soit 2,2 milliards de dollars. La Commission Européenne et les Etats membres devraient ensemble promettre environ 700 millions d'euros (857,3 millions de dollars). Le Japon a promis 400 millions d'euros pour les deux années à venir et la Banque Asiatique de Développement a déclaré qu'elle fournirait un milliard de dollars de 2005 à 2008. En inaugurant la conférence, le chancelier allemand Gerhard Schröder a exprimé la crainte qu'ont les Occidentaux de voir l'Afghanistan retomber au niveau d'un "Etat en faillite" où reprendraient pied des groupes comme Al Qaïda. Même son de cloche chez le secrétaire d'Etat américain Colin Powell. "Jamais plus les tyrans et les terroristes ne dirigeront l'Afghanistan, et jamais plus l'Afghanistan ne sera un foyer d'instabilité", a-t-il dit. Plus de la moitié des Afghans vivent officiellement au-dessous du seuil de pauvreté. Le Président Karzaï s'est fixé un objectif de croissance économique de neuf pour cent au cours des dix prochaines années. L'espérance de vie moyenne ne dépasse pas 42 ans dans le pays, ce qui en fait l'une des plus faibles du monde.

Espérance et report (d'après AFP et l'Agence Télégraphique Suisse) - 29 mars 2004

Le gouvernement afghan espère obtenir des bailleurs de fonds, qui se réuniront dès mardi 30 mars 2004 à Berlin, 9 milliards de dollars de promesses de dons pour les trois prochaines années.
Les engagements fermes s'élèvent à 4 milliards de dollars pour 2004. "Nous voudrions des signes d'engagement pour une période de trois ans, d'environ 11,8 milliards. Si nous atteignons 80% de cette somme, ce serait un succès majeur", a déclaré le ministre des Finances afghan Ashraf Ghani. "Nous avons déjà obtenu des engagements fermes à hauteur de 4 milliards de dollars pour l'année fiscale à venir, de mars 2004 à mars 2005", s'est félicité M. Ghani. "Nous espérons des engagements sur les cinq prochaines années", a-t-il ajouté.
Dans un document intitulé "Assurer le futur de l'Afghanistan", le gouvernement a estimé à 27,5 milliards de dollars ses besoins financiers pour les sept années à venir. La conférence de Berlin, troisième conférence internationale sur l'Afghanistan organisée en Allemagne depuis décembre 2001, sera présidée par l'Allemagne, l'Afghanistan, les Nations unies et le Japon, qui avait organisé une première conférence de donateurs à Tokyo début 2002.
Pratiquement au même moment, le président Hamid Karzaï a annoncé dimanche 28 mars 2004 que les premières élections démocratiques jamais organisées en Afghanistan auraient lieu en septembre, avec trois mois de retard sur le calendrier initial.
"La commission électorale (de la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan) m'a informé qu'ils peuvent organiser les élections présidentielle et législatives en même temps", a dit M. Karzaï à la presse, précisant qu'elles auraient lieu début septembre.
Selon les accords de paix de Bonn signés fin 2001, après le renversement du régime des talibans, les élections devaient avoir lieu en juin 2004. Les principaux obstacles à l'organisation de ces élections sont l'enregistrement d'environ 10 millions d'électeurs d'ici à l'été et l'insécurité, conséquence du regain d'activités des talibans dans toute la ceinture pachtoune du pays.
L'absence de loi électorale, le flou sur les circonscriptions électorales, l'influence des chefs de guerre et commandants surarmés - et donc susceptibles d'intimider les électeurs - dans les provinces ou encore l'inexistence de partis politiques crédibles et démocratiques posent également des problèmes, en particulier pour le scrutin parlementaire. Des observateurs ont aussi douté de la légitimité du scrutin si les femmes étaient soumises à des pressions de leur famille.
Seuls 1.570.000 Afghans se sont jusqu'à présent enregistrés sur les listes électorales, dont 445.000 femmes, soit 28% des inscrits, selon les derniers chiffres de l'ONU. L'inscription des électeurs, en nombre suffisant, avec une répartition équilibrée par sexe et par région, ainsi que l'organisation des élections elles mêmes apparaissent comme une véritable gageure.

Rentrée des classes pour quatre millions d'élèves afghans (d'après AP) - 22 mars 2004
Les responsables afghans ont salué dimanche 21 mars 2004 (deuxième jour de la nouvelle année islamique, et premier jour d'école) le lancement d'une campagne pour l'éducation qui devrait, selon eux, permettre de scolariser 4,2 millions d'élèves dans tout le pays en 2004.
Sur ces enfants, 1,2 million sont des filles alors qu'aucune n'allait à l'école sous les talibans, qui avaient interdit aux fillettes et aux femmes de participer à la vie publique. " Je suis très heureux de voir mes fils et mes filles retourner à l'école ", a déclaré l'ancien roi afghan Mohammed Zaher Chah, dans un message lu aux dignitaires et aux élèves lors de l'inauguration d'une nouvelle école à Kaboul.
Des envoyés de l'ONU, des diplomates et des responsables afghans se sont retrouvés pour la cérémonie dans le gymnase de l'école devant un public de 200 garçons et filles. Le gouvernement intérimaire du président Hamid Karzaï et ses soutiens internationaux ont travaillé pour que l'éducation constitue un des signes tangibles des progrès effectués par l'Afghanistan.
Quelque 2.000 écoles ont été rénovées ou construites dans le pays, et 30.000 professeurs engagés grâce à l'aide internationale, selon les chiffres du Gouvernement.
Reconstruction en Afghanistan : Kaboul espère recevoir 27,5 milliards de US Dollars (d'après l'AFP) - 10 mars 2004
Une troisième conférence internationale des donateurs sur l'Afghanistan doit avoir lieu les 30 et 31 mars 2004 à Berlin. La dernière conférence des donateurs, à Tokyo en décembre 2002, qui avait débloqué une aide de 4,5 milliards de dollars, est loin d'avoir permis à l'Afghanistan de sortir de la pauvreté.
"Les coûts de la reconstruction ont été largement sous-évalués à Tokyo", a dit le ministre afghan des Finances, Ashraf Ghani Ahmadzai. "La somme requise sur sept ans avoisine les 27,5 milliards (de dollars)", a déclaré M. Ghani aux journalistes.
"Nous avons besoin d'une période de sept ans afin de déblayer la voie vers l'autosuffisance et l'aboutissement des projets prévus", a expliqué le ministre.
La première conférence des donateurs, qui avait eu lieu en Allemagne en 2001 après la chute du régime des talibans, avait permis de décider de la formation d'un gouvernement de transition et de l'établissement d'un calendrier en prévision de la tenue d'élections libres. Celles-ci doivent avoir lieu à l'été 2004.
L'UE promet plus d'argent pour les élections afghanes - 03 mars 2004
Mardi 2 mars 2004, l'Union Européenne s'est engagée à injecter 8 millions d'euros supplémentaires pour appuyer le financement des prochaines élections en Afghanistan.
Cependant elle appelle vivement les autorités de Kaboul à ne pas précipiter des élections qui par la suite pourraient être considérées comme peu crédibles par le peuple afghan. La porte-parole de la Commission européenne Emma Udwin a déclaré que selon l'UE il serait plus sage d'attendre jusqu'à l'automne.
Les fonds européens seront utilisés directement pour palier aux frais qui seront engendrés par le projet d'enregistrement des électeurs dirigé par les Nations unies. Actuellement seul un dixième des personnes qui ont le droit de voter ont été enregistrées, les femmes demeurant l'une des parties de la population les plus difficiles à atteindre.
L'UE - à travers la Commission européenne - est le contributeur le plus important au monde à la reconstruction de l'Afghanistan et a fourni à Kaboul plus de 850 millions d'euros en 2002 et 835 millions en 2003.
Lors de la conférence des pays donateurs organisée à Tokyo en 2002, la Commission européenne s'était engagée à octroyer 1 milliard d'euros à Kaboul au cours des cinq années suivantes et a d'ors et déjà dépassé ses promesses financières.
L'ONU va reprendre le rapatriement des Afghans réfugiés au Pakistan - 01 mars 2004
L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé aujourd'hui qu'elle s'apprêtait à reprendre ses opérations de rapatriement d'Afghans réfugiés au Pakistan qu'elle avait interrompues après l'assassinat d'une collaboratrice en novembre. Le programme, qui a déjà permis le retour de 1,9 millions d'Afghans au cours des deux dernières années, devrait aider 400.000 réfugiés supplémentaires à rentrer chez eux en 2004, a indiqué le porte-parole du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) aujourd'hui à l'ONU à Genève. " La décision de reprendre les rapatriements a été prise après que le HCR ait adopté des mesures de sécurité supplémentaires pour son personnel et ait reçu des garanties de la part à la fois des gouvernements de l'Afghanistan et du Pakistan ", a-t-il déclaré.
Changement de commandement en Afghanistan pour l'ISAF - 17 février 2004
Le 9 février dernier, lors d'une cérémonie organisée à Kaboul, le général Rick Hillier (Canada) a pris la succession du commandement de la mission de maintien de la paix dirigée par l'OTAN en Afghanistan, succédant ainsi au général Götz F.E. Gliemeroth (Allemagne). Ce changement marque pour l'OTAN le début d'une deuxième période de six mois à la tête de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité (ISAF) en Afghanistan. La cérémonie s'est déroulée en présence du Président afghan, M. Hamid Karzaï, du Secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, du Commandant suprême des forces alliées en Europe, le général James L. Jones, et du Commandant en chef des forces alliées du Nord Europe, le général Gerhard W. Back. La mission de l'ISAF, placée sous le commandement de l'OTAN, consiste à aider l'Autorité intérimaire afghane à assurer la stabilité et la sécurité en Afghanistan. L'OTAN assume le commandement de l'ISAF depuis le 11 août 2003 ; il s'agit de la toute première mission de l'Alliance à l'extérieur de la zone euro-atlantique. L'ISAF compte plus de 6.100 soldats. L'Alliance achève actuellement la mise au point d'un plan opérationnel en vue d'étendre encore sa mission à d'autres zones du pays.
La Mission de l'ONU déterminée à rester au côté des Afghans malgré les attentats - 30 janvier 2004
Après les attaques suicides contre l'ISAF (la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité) et condamnées par Jean Arnault, le porte-parole de la Mission de l'ONU en Afghanistan a réaffirmé aujourd'hui la détermination de ses membres de " continuer ce que nous avons à faire. "
" Nous sommes tous déterminés à faire ce que nous avons à faire ici et n'avons aucun doute qu'en termes d'appui au processus de Bonn, c'est ce que veulent les Afghans et nous sommes à leur côté ", a déclaré aujourd'hui le porte-parole de la Mission d'assistance de l'ONU en Afghanistan, la MANUA, dirigée par le Représentant spécial par intérim en Afghanistan, Manoel de Almeida e Silva.
Il a par ailleurs indiqué que 300 policiers basés à Kaboul avaient été déployés à Kandahar pour une durée indéterminée et étaient chargés d'y promouvoir la bonne gouvernance, de renforcer la sécurité locale et d'y créer un environnement favorable au programme de stabilisation et de reconstruction de l'Afghanistan. La réforme de la police à Kandahar où le programme doit commencer prochainement, est un autre aspect-clé de ce programme, a-t-il ajouté.
En ce qui concerne le désarmement des deux principaux groupes armés du Nord du pays, le Jamiat et le Jumbesh, ceux-ci se sont engagés sur une date ferme qui marquera le début de la phase pilote de désarmement-réintégration de leurs troupes.
Environ 366 armes lourdes avaient été collectées dans la province de Balkh avant que le processus de cantonnement ne s'interrompe en décembre, a rappelé Manoel de Almeida e Silva.
Le retour des réfugiés se poursuit en dépit de l'hiver, a-t-il ajouté, précisant que 2 500 d'entre eux étaient revenus en Afghanistan dans le cadre d'un programme de rapatriement conjoint Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR)-ministère des Réfugiés et du Rapatriement.
Les réfugiés viennent principalement d'Iran mais aussi de sept autres pays répartis aux quatre coins de la planète. Ils ont préféré abandonner des climats beaucoup plus cléments et rentrer chez eux, a souligné le porte-parole qui a cité l'exemple de 7 Afghans rapatriés d'Australie avec l'aide du HCR. Deux autres sont revenus d'Inde, un d'Indonésie et du Swaziland, 15 du Royaume-Uni, 12 d'Autriche, 5 d'Allemagne et 7 des Pays-Bas, a-t-il précisé.
Au total depuis que le programme d'aide au rapatriement a commencé, au début de 2002, plus de 2,2 millions de réfugiés sont rentrés au pays grâce à la prise en charge du coût des voyages et la distribution de kits familiaux par le HCR ainsi qu'à l'aide apportée par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), a-t-il ajouté.
Le président Hamid Karzaï promulgue la nouvelle Constitution afghane (d'après l'AFP) - 27 janvier 2004
Le président afghan Hamid Karzaï a promulgué lundi 26 janvier 2004 la nouvelle Constitution de son pays, adoptée le 4 janvier par la Loya Jirga, la grande assemblée coutumière afghane. Le président, entouré de l'ensemble de son gouvernement, de l'ancien roi et "père de la Nation" Mohammad Zaher Shah et des représentants de la communauté internationale, a signé un décret promulguant la Constitution, lors d'une brève cérémonie au ministère des Affaires étrangères à Kaboul.
Assis à une grande table, avec à ses côtés l'ex-roi, M. Karzaï a signé le décret et s'est exclamé: "félicitations", immédiatement salué par les applaudissements de l'assemblée. Le père de la Nation Zaher Shah a ensuite lu le décret présidentiel pendant quelques instants. "Je déclare promulguée la nouvelle Constitution, comptant 12 chapitres et 162 articles, unanimement adoptée par la Loya Jirga historique qui s'est tenue à Kaboul du 13 décembre 2003 au 4 janvier 2004", indique ce décret. "Je prie Dieu pour que cette Constitution guide le gouvernement et le peuple afghan vers le respect des principes sacrés de l'Islam, l'unité nationale, la démocratie, la construction de la société civile, et la prospérité pour tous, qu'elle assurera la paix, l'égalité et la fraternité au sein de la nation afghane", ajoute le texte.
Le représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU, Lakdhar Brahimi, présente au Conseil de Sécurité les conclusions de la Loya Jirga (d'après AP) - 16 janvier 2004
Après deux années passées à la tête de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Lakdhar Brahimi, est venu présenter le 15/01/04 devant les membres du Conseil de Sécurité les derniers développements intervenus en Afghanistan, en particulier l'adoption de la nouvelle Constitution, le 4 janvier 2004, par la Loya Jirga.
Plaidant pour un soutien renforcé de la communauté internationale à la consolidation des nouvelles institutions, M. Brahimi a insisté sur les progrès réalisés en Afghanistan en l'espace de deux ans, dans l'application de l'Accord de Bonn, notamment la mise en place, le 22 décembre 2001, de l'Autorité intérimaire et la tenue de la Loya Jirga d'urgence, en juin 2002.
La Loya Jirga, qui a abouti à l'adoption de la nouvelle Constitution, a été un exercice novateur en Afghanistan, a-t-il fait remarquer, évoquant entre autres la retransmission des débats à la télévision. En revanche, le processus de la Loya Jirga a connu certaines difficultés, notamment les plaintes exprimées par les formations pachtounes qui déploraient leur sous-représentation au sein du Gouvernement, a rappelé le Représentant spécial, soulignant que le défi consiste désormais à asseoir la légitimité de cette nouvelle Constitution.
Bien que la nouvelle Constitution afghane reconnaisse, en plus du Pachtoune, la légitimité des langues minoritaires et qu'elle accorde 25 % des sièges aux femmes à la chambre basse du Parlement, il reste encore beaucoup à faire au niveau de la représentativité, a précisé M. Brahimi. Les débats organisés dans le cadre de la Loya Jirga ont suscité des attentes et des aspirations importantes parmi la population afghane, a-t-il souligné, avant d'exhorter la communauté internationale à soutenir le processus en cours en Afghanistan. Parmi les obstacles identifiés par le Représentant spécial, l'insécurité croissante causée par des éléments se réclamant de mouvements Taliban ou de Gulbuddin Hekmatyar, de même que par certains responsables locaux, ne peut être réglée que par des mesures concrètes de la communauté internationale.
Le Représentant spécial a mentionné à ce titre l'extension dans tout le pays de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité (FIAS) et par le renforcement des institutions afghanes chargées de la sécurité qui ne devraient plus, selon lui, être dominées par des factions. M. Brahimi a également alerté le Conseil de Sécurité sur les risques posés par la culture du pavot qui, en 2003, a été produit dans 28 des 32 provinces du pays et a employé 1,7 million d'Afghans pour un montant total de 2,3 milliards de dollars en 2003. Les efforts du Gouvernement n'ont eu à ce jour aucun effet sur la quantité d'opium produite et commercialisée illicitement, a-t-il regretté, appelant à cet égard la communauté internationale à redoubler d'efforts pour lutter efficacement contre le trafic de drogues.
Les principaux points de la nouvelle Constitution - 06 janvier 2004
Voici les points les plus importants de la nouvelle constitution afghane adoptée à l'issue de la Loya Jirga (d'après le journal Le Monde) :

Religion : "L'Afghanistan est une république islamique" proclame l'article 1er de la Constitution, alors que l'article 2 affirme que "la religion de l'Etat" - et non seulement de l'Afghanistan, comme le proposait le projet - "est la religion sacrée de l'Islam". "Les fidèles des autres religions sont libres de pratiquer leur foi dans les limites de la loi", alors qu'originellement ils n'étaient libres que de "remplir leurs rites religieux dans les limites de la loi". L'article trois, qui inquiète beaucoup de libéraux, précise toutefois qu'"en Afghanistan, aucune loi ne peut être contraire aux croyances et dispositions de la religion sacrée de l'Islam". Sous la pression des fondamentalistes et dans ce que beaucoup voient comme une concession pour obtenir le maintien d'un système présidentiel fort, l'ajout qui précisait "et aux valeurs de la Constitution" a disparu. Les fondamentalistes interprètent cet article comme une reconnaissance de la charia, la loi islamique.
Système présidentiel : Le président garde l'essentiel des pouvoirs, mais les délégués ont introduit quelques garde-fous comme celui qui indique : "Le président détermine la politique fondamentale de l'Etat avec l'approbation de l'Assemblée nationale." Cette précision qui ne figurait pas dans le projet était toujours contestée, à la clôture de la réunion, dimanche 4 janvier, par les proches du président Hamid Karzaï, qui faisaient valoir que seule la politique étrangère était concernée. Le président aura aussi deux vice-présidents et non plus un seul. Et ils seront élus sur le même "ticket" que lui.
Parlement : L'Assemblée nationale est composée de deux Chambres, la Wolesi Jirga (Maison du peuple) dont les membres sont élus au suffrage direct, et la Meshrano Jirga (Maison des anciens), dont les deux tiers des membres sont élus parmi les conseils de province et le tiers est nommé par le président.
La question des femmes : La Constitution précise désormais que "les citoyens d'Afghanistan - qu'ils soient homme ou femme - ont des droits et devoirs égaux devant la loi". Cette mention était réclamée par les femmes. Celles-ci obtiennent aussi deux sièges par province, et non plus un, comme l'indiquait le projet, dans la Chambre basse (Wolesi Jirga). Ce qui leur assurera au minimum 64 sièges dans une assemblée dont le nombre d'élus ne peut excéder 250. Parmi le tiers des personnalités nommées par le président à la Chambre haute, la moitié doit être des femmes.
La Loya Jirga adopte la nouvelle Constitution afghane - 05 janvier 2004
La Loya Jirga a adopté, dimanche 4 janvier 2004 à main levée, la Constitution de la nouvelle République Islamique d'Afghanistan. Après trois semaines de débats, les 502 délégués de la grande assemblée traditionnelle afghane ont trouvé un accord sur le texte de la constitution qui institue un régime présidentiel fort, conformément aux souhaits du président afghan, Hamid Karzaï. "C'est pour moi une grande fierté et une grande joie de voir que les membres de la Loya Jirga sont parvenus à un accord total sur la constitution", a déclaré dimanche le président de l'assemblée constituante, Sebghatullah Mujadedi.
Le texte définitif, dont une copie a été montrée à la presse, conserve le régime présidentiel fort désiré par le président Karzaï, mais prévoit la présence de deux vice-présidents aux côtés du chef de l'Etat, au lieu d'un seul. Le pachtou et le dari sont les langues officielles de l'Afghanistan, mais les langues des minorités, notamment l'ouzbek, seront également considérées comme langue officielle dans les zones où habitent ces minorités. Les discussions de la Loya Jirga, ouverte le 14 décembre, achoppaient depuis plusieurs jours sur ce point. Les délégués des minorités ouzbèke et turkmène réclamaient que leurs langues soient mentionnées comme la troisième langue nationale d'Afghanistan, après le dari et pachtou. De nombreux délégués pachtounes se sont déclarés mécontents de ces modifications de dernière minute et certains ont menacé de ne pas prendre part au vote final. "Donner un statut officiel à toutes les langues parlées en Afghanistan posera d'énormes problèmes dans l'avenir", a commenté un délégué de Kaboul, Kabir Rangar. "Tout est mélangé dans cette constitution, elle n'est pas claire. De nombreux articles ont été imposés aux délégués par le gouvernement", selon lui. "Il s'agit d'un très bon document. Le défi maintenant est de le mettre en application. Mais le cadre constitutionnel est bon", s'est félicité pour sa part devant les journalistes l'ambassadeur des Etats-Unis en Afghanistan, Zalmay Khalilzad. "Au nom du gouvernement américain, je vous félicite, le peuple afghan et les délégués de la Loya Jirga constitutionnelle pour ce pas important sur la voie de la démocratie", affirme un communiqué diffusé par l'ambassade américaine à Kaboul. "Malgré de nombreux problèmes, vous avez saisi ensemble l'opportunité de forger une nouvelle constitution offrant des fondations solides et démocratiques", poursuit l'ambassadeur, d'origine afghane. "Ce faisant, vous avez envoyé au reste du monde un message fort affirmant que le peuple d'Afghanistan est attaché à un Etat et une société modérée et démocratique", poursuit le texte.
ISLAM "MODÉRÉ" L'ambassadeur américain, ancien envoyé spécial du président George W. Bush, loue le "système efficace" mis en place par le texte fondateur, avec "un président fort, un parlement fort et une justice indépendante". "Conformément aux traditions afghanes, vous avez adopté une version modérée de l'islam, qui vous permet tolérance et liberté pour tous les peuples d'Afghanistan de toutes les religions", poursuit M. Khalilzad. Le représentant spécial de l'ONU en Afghanistan, l'Algérien Lakhdar Brahimi, s'est également réjoui de cet accord sur un nouveau texte. Face au blocage, M. Brahimi avait appelé le gouvernement afghan à mieux respecter les équilibres ethniques du pays et à favoriser l'unité nationale. Les fractures au sein de l'assemblée constituante étaient apparues au grand jour cette semaine avec l'échec d'un vote partiel en session plénière. Les délégués des minorités tadjike, ouzbèke, hazara ou turkmène avaient alors menacé de boycotter l'assemblée, s'inquiétant en particulier de leur représentation face aux Pachtounes, principal groupe ethnique en Afghanistan dont ils constituent 40 % de la population. D'autres délégués, en particulier parmi les anciens moudjahidine (combattants anti-soviétiques), réclamaient des contre-pouvoirs face au régime présidentiel prévu par le projet de texte fondamental, ainsi qu'une plus grande autonomie des conseils de provinces. Le texte autorise également la nomination de ministres jouissant d'une double nationalité, à condition que le Parlement approuve leur nomination. Une interdiction de la double nationalité, réclamée par certains délégués, aurait empêché la participation au pouvoir de nombreux Afghans rentrés d'exil après la chute du régime des talibans fin 2001...
Elargissement géographique pour l'ISAF - 22 décembre 2003
L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), qui supervise l'ISAF (Force Internationale d'Assistance à la Sécurité), a élargi officiellement vendredi 19 décembre 2003 au-delà de Kaboul son mandat, confié par l'ONU, pour englober le reste de l'Afghanistan. L'ONU a réclamé davantage de militaires étrangers dans les provinces pour réduire la violence.
La loya jirga avance vers l'adoption de la nouvelle constitution afghane - 22 décembre 2003
La loya Jirga réunie à Kaboul avance vers l'adoption de la nouvelle constitution afghane, même si le grand conseil traditionnel demeure très divisé sur le souhait du président Hamid Karzaï qui presse pour un Etat fortement centralisé. Les quelques 500 délégués répartis en dix commissions ont quasiment achevé de passer en revue les 160 articles du projet de constitution présenté par le gouvernement Karzaï. Dimanche soir, neuf des dix commissions avaient conclu leurs travaux, selon des responsables, après de longs débats à huis clos ces derniers jours, notamment sur la question des droits de l'Homme ou de l'étendue des pouvoirs du chef de l'Etat. Une commission de " réconciliation " devait commencer lundi à comparer leurs conclusions. Huit jours après l'ouverture de cette loya Jirga, son président s'est dit prêt à examiner les amendements proposés qui seront ensuite soumis au vote. "J'attends et j'espère que ce débat ne prendra pas beaucoup plus de temps, car chacun a eu amplement l'occasion d'exprimer son opinion", a déclaré Sibghatullah Mujaddedi lors d'une conférence de presse. Le président Karzai presse pour une ratification rapide de la constitution qui ouvrirait la voie à une élection présidentielle en juin prochain le couronnement d'une période de transition de deux ans destinée à stabiliser le pays après la chute du régime des talibans. M. Mujaddedi n'a pas donné d'indication sur la majorité qui se dessinait sur certaines questions clés. Mais selon l'ambassadeur américain Zalmay Khalilzad, qui s'est entretenu avec Hamid Karzaï, un régime présidentiel apparaît favori.
La Constitution afghane en débat à Kaboul - 15 décembre 2003
Le texte ouvrira la voie à une présidentielle, prévue en juin.
Cinq cents délégués venus de tout l'Afghanistan, dont 114 femmes, se sont réunis, hier à Kaboul, pour débattre de la future Constitution du pays, qui ouvrira la voie à une élection présidentielle, prévue pour le mois de juin. "Pour la première fois dans l'histoire de l'Afghanistan, a déclaré le président du gouvernement intérimaire, Hamid Karzaï, le peuple afghan va pouvoir choisir ses représentants." L'Afghanistan a, en effet, été tour à tour, en l'espace d'un siècle, monarchie absolue, monarchie constitutionnelle, république, dictature soviétique et régime fondamentaliste sous les talibans (1996-2001), mais jamais une démocratie. "Cette constitution garantira les droits de tous les Afghans et mettra un terme à l'anarchie", a promis Hamid Karzaï. Cette grande assemblée traditionnelle, dite loya jirga, se tient sous un chapiteau installé dans une université de Kaboul où la sécurité est assurée par l'armée et la police afghane d'une part, et par les forces de paix allemande et canadienne de l'ISAF d'autre part. Par crainte d'un attentat des Talibans, qui ont fait peser des menaces sur le conclave, même les délégués ont été fouillés à l'entrée. Le congrès pourrait durer une semaine ou davantage. Les délégués discuteront des 160 articles d'un projet de Constitution dont la rédaction a pris plus d'une année, au cours de laquelle 170 000 personnes ont été consultées. Mais comme l'a précisé le roi Zaher Chah, âgé de 89 ans, les délégués pourront l'amender comme bon leur semblera. 450 d'entre eux ont été choisis par 19 000 représentants de districts élus, et 50 autres, dont 25 femmes, nommés par le président Hamid Karzaï. Issus des ethnies, souvent rivales, composant le pays Pachtounes, Tadjiks, Hazaras, Ouzbeks , ces délégués devront se prononcer sur la place de l'islam dans le corpus national, celle des femmes dans la société, sur l'équilibre des pouvoirs entre le Président et le futur Parlement. Le projet de Constitution définit un régime présidentiel, avec un chef de l'Etat qui concentre l'essentiel des pouvoirs, et un Parlement bicaméral. Hamid Karzaï a défendu, hier, cette option, affirmant qu'un pouvoir présidentiel fort était indispensable pour apaiser un pays qui a connu vingt-trois ans de conflit. Loi islamique. L'Afghanistan est défini dans ce projet constitutionnel comme une "République islamique", dont "la religion est l'islam sacré", où "les disciples des autres religions sont libres de pratiquer leur culte selon les critères prévus par la loi". La loi islamique (charia) n'est pas inscrite dans la Constitution, contrairement à ce que souhaitent de nombreux délégués d'inclinaison fondamentaliste.
Participation de 80 % aux élections à la Loya Jirga constitutionnelle - 09 décembre 2003
Alors que les élections des délégués à la Loya Jirga constitutionnelle touchent à leur fin, le secrétariat de la Commission constitutionnelle annonce une participation moyenne de 81 % et l'arrivée à Kaboul de 200 délégués, indique la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA). " J'ai le plaisir de vous annoncer que les élections pour la Loya Jirga constitutionnelle (LJC) sont achevées dans 2 provinces et que les 4 provinces restantes, Kaboul, Kandahar, Herat et Khost, devraient avoir terminées d'ici à lundi ", a indiqué le directeur du Secrétariat de la Commission constitutionnelle, Farooq Wardak, lors d'un point de presse qui s'est déroulé hier à Kaboul. Selon le communiqué publié hier par la MANUA, il s'est déclaré particulièrement satisfait de la participation moyenne qui s'est élevée à 81 % avec seulement deux provinces, Zaboul et Nuristan, qui, pour des raisons de sécurité, ont enregistré une participation au vote inférieure à 50 %. M. Wardak a également précisé que 200 délégués étaient déjà arrivés à Kaboul et s'étaient réunis de façon informelle pour un échange de points de vue sur une organisation permettant à la LJC de se dérouler dans les meilleures conditions possibles. Il a indiqué des pré-sessions étaient organisées depuis hier et qu'elles avaient essentiellement pour but d'informer les délégués des règles de procédures. " Il existe certaines limites, la principale consistant dans la présence de 100 femmes déléguées et de la difficulté d'héberger leurs mahrams (leurs parents masculins) à l'Intitut polytechnique ", a-t-il précisé. Les travaux à l'Institut polytechnique de Kaboul où se rassemblera la LJC, sont achevés, a annoncé M. Wardak qui a ajouté qu'il avait fallu 100 000 jours de travail d'employés afghans pour les mener à bien. " C'est une nouvelle indication sur l'extraordinaire potentiel qui existe en Afghanistan ", a-t-il souligné. Répondant à une question sur le démarrage des travaux de la LJC, M. Wardak a expliqué que la date initiale, fixée au 10 décembre, " n'était peut-être pas réaliste " car il était possible que tous les délégués ne soient pas arrivés à Kaboul d'ici là. " La journée officielle pendant laquelle le Père de la Nation, Zaher Shah, déclarera ouverte la Loya Jirga constitutionnelle sera peut-être le 11 ou le 12 ou même le 14 mais d'ici là nous tiendrons des pré-sessions qui sont aussi importantes que la session officielle ", a-t-il expliqué. Seul le premier jour de la LJC donnera lieu à une discussion générale sur la Constitution dans la grande tente dressée à cet effet. Ensuite ces discussions sur le contenu de la Constitution s'effectueront dans le cadre de 10 comités de travail de telle sorte que tout le monde ait la possibilité de s'exprimer et d'indiquer quel mandat ils ont reçu de ceux qui les ont élus. Les recommandations des comités seront ensuite rassemblées et harmonisées