Dépêches Humanitaires
Tous les membres de Terre d'Enfance retenus en Afghanistan ont été libérés
- 28 mai 2007
Le 3 avril dernier, deux humanitaires français, Céline Cordelier et Eric Damfreville et trois Afghans, Rassoul, Hashim et Azrat, membres de l'association Terre d'Enfance, avaient été enlevés dans la province afghane de Nimroz, au sud-ouest du pays. Les ravisseurs se réclamaient du mouvement Taleban. Céline et Eric ont été libérés respectivement les 28 avril et 11 mai. Rassoul, Hashim et Azrat ont été libéré hier matin dimanche 27 mai, soit 52 jours après leur enlèvement.
C'est un soulagement immense pour toutes les organisations humanitaires qui travaillent en Afghanistan, et nous partageons la joie de tous les membres de l'association Terre d'Enfance. |
Solidarité avec les deux volontaires
français et les trois Afghans de Terre d’Enfance
- 18 avril 2007
Le 3 avril dernier, deux volontaires français, dont une
femme, et trois Afghans, membre de l’association Terre d’Enfance,
ont été enlevés dans la province afghane
de Nimroz, au sud-ouest du pays. Les ravisseurs se réclament
du mouvement Taleban. L’incertitude sur le sort des otages,
dont des images de leur captivité ont été
diffusées, suscite l’inquiétude et la solidarité
de toute la communauté humanitaire, et particulièrement
de celle présente en Afghanistan.
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SOLIDARITES
ouvre la route de l'espoir à Roy Doab
- 25 janvier 2007
En raison du manque de pluie, la situation des paysans, dans
district de Roy Doab (province de Samanghan) est cet hiver extrêmement
difficile : la production agricole (notamment blé)
y a chuté de 62%. Les familles de paysans les plus touchées
par cette sécheresse ont pu bénéficier d'un
soutien économique en participant au programme de SOLIDARITES
de réhabilitation de la route qui relie Alawadin et Hazarsum
(15km). Ce programme a débuté le 15 octobre 2006,
et se termine le 15 mars 2007. Il permet à 1 800 familles
extrêmement vulnérables de recevoir une aide financière
et bénéficie à tous les habitants de la région.
La route est non seulement entièrement réhabilitée,
mais, pendant le gros de l'hiver (de novembre à février),
elle est déneigée, afin de permettre l'accès
et les échanges vers les villages isolés. |
2,5 millions
d'Afghans touchés par la sécheresse et l'insécurité
alimentaire (d'après l'ONU) -
18 Août 2006 |
En raison du manque de pluie
en avril et mai dernier, et donc du déficit des récoltes,
notamment de blé, 2,5 millions d'Afghans, qui s'ajoutent
aux 6,5 millions vivant périodiquement ou perpétuellement
dans l'insécurité alimentaire, sont confrontés
à une « crise alimentaire imminente »,
selon l'ONU.
Les conséquences de la sécheresse et des mauvaises
récoltes sur les ménages, dans un pays essentiellement
rural et vivant de l'agriculture, sont très importantes :
les familles consomment les récoltes plus tôt que
d'habitude, ainsi que les semences de l'année suivante,
les animaux et les biens sont vendus, et l'on assiste à
des migrations de populations vers les villes, à la recherche
de subsistance. |
| 3,5 millions
d'Afghans menacés par la faim -
5 Mai 2006 |
Le Programme Alimentaire Mondial
des Nations Unies (PAM) a exhorté les donateurs à
fournir d'urgence des fonds à sa mission en Afghanistan,
afin de garantir une aide alimentaire à 3,5 millions d'Afghans
qui souffrent de la faim. « En l'absence de nouveaux dons,
les réserves de nourriture viendront à manquer dans
le courant du mois », indique un communiqué du PAM
publié le jeudi 4 mai à Kaboul. Le PAM a besoin
de plus de 50 000 tonnes de nourriture pour maintenir ses activités
jusqu'en décembre 2006, ce qui représente un montant
de 40 millions de dollars. L'agence des Nations Unies souligne
qu'elle travaille en Afghanistan dans un « des environnements
les plus isolés et les plus inaccessibles de la planète
». |
| Taux
de croissance et besoins humanitaires -
7 Avril 2006 |
Selon la Banque Asiatique de Développement,
le taux de croissance de l'Afghanistan serait de 10% actuellement,
et la progression du produit intérieur brut devrait être
de 10% en 2007. Mais ces taux de croissance sont essentiellement
dus à ce que l'on appelle « l'économie
informelle », et le reste de l'économie afghane
est fragile, l'agriculture peine à assurer l'autosuffisance
alimentaire, et le secteur industriel est balbutiant. Il faut
rappeler que 6,5 millions d'Afghans ont toujours besoin d'une
aide alimentaire, que 3,5 millions d'Afghans restent extrêmement
pauvres et souffrent d'insécurité alimentaire chronique,
que 3 millions supplémentaires souffrent d'insécurité
alimentaire occasionnelle et que plus de 50 % des enfants souffrent
de malnutrition. |
| Conférence
sur l'Afghanistan et besoins humanitaires -
1er Février 2006 |
Le mardi 32 janvier 2006 s'est
ouvert pour deux jours à Londres la conférence internationale,
qui doit faire le point sur le processus de paix en Afghanistan,
et marquer le début d'un nouveau partenariat entre ce pays
et les pays et institutions donateurs. Plus de 70 pays et organisations
internationales, dont la Banque Mondiale et les Nations Unies.
Cette conférence a permis le lancement d'un « Pacte
pour l'Afghanistan », un plan sur cinq ans qui trace
les grandes lignes du partenariat entre l'état afghan et
ses alliés et bailleurs de fonds internationaux qui fiancent
plus de 90 % du budget afghan. Ce pacte repose sur trois piliers :
la sécurité, la bonne gouvernance, et le développement
socio-économique du pays.
Parallèlement, le Programme Alimentaire
Mondial des Nations Unies a rappelé que 6,5 millions d'Afghans
ont toujours besoin d'une aide alimentaire (contre 9 millions
en 2002), que 3,5 millions d'Afghans restent extrêmement
pauvres et souffrent d'insécurité alimentaire chronique,
que 3 millions supplémentaires souffrent d'insécurité
alimentaire occasionnelle et que plus de 50 % des enfants souffrent
de malnutrition. Le PAM prévoit d'aider sur trois ans environ
6,5 millions de personnes en Afghanistan, mais n'a reçu,
à ce jour, que 11% des fonds nécessaire à
cette opération. |
| Les taux
de mortalité maternelle et infantile en Afghanistan dramatiquement
élevés (d’après AP) -
12 août 2005 |
Les taux de mortalité maternelle et infantile
en Afghanistan restent dramatiquement élevés, a
déclaré récemment la directrice de l'UNICEF
pour l'Asie du Sud, Cecilia Lotse.
Environ 20% des enfants afghans meurent avant leur cinquième
anniversaire et sur 100.000 Afghanes, environ 1.600 meurent en
couches ou de complications résultant de l'accouchement,
a-t-elle expliqué au cours d'une conférence de presse
à Kaboul.
«Alors que le pays progresse et passe de l'état d'urgence
à un objectif de développement, il est juste de
dire que la situation des femmes et des enfants reste une urgence
aiguë». En certains endroits de l'Afghanistan, les
taux de mortalité maternelle atteignent des sommets, avec
6.000 décès pour 100.000 femmes, a-t-elle ajouté.
Par comparaison, ce taux n'est que de trois pour 100.000 en Suède,
pays d'origine de Mme Lotse.
«Les femmes afghanes ne vivent pas vieilles», dit-elle.
«L'Afghanistan est peut être le seul pays au monde
où les femmes meurent avant les hommes». De très
nombreux enfants meurent avant cinq ans de diarrhées, de
pneumonie, de paludisme ou de typhoïde, autant de décès
qui pourraient être évités par de simples
vaccinations, un meilleur accès à de l'eau potable
et avec une meilleure connaissance des pratiques sanitaires, selon
Mme Lotse.
En effet, depuis mai 2005, le nombre de cas de diarrhée
augmente de façon exponentielle : 18 000 cas de diarrhée
aiguë ont été enregistrés dans 22 sites
de surveillance à Kaboul du 22 juin au 15 juillet et 8
décès ont été reportés. Après
analyse, sur 51 échantillons suspects envoyés au
laboratoire central de Kaboul, 35 ont confirmé la présence
de Vibrio cholerae. Des tests de qualité de l’eau
à Kaboul ont montré que 18% des points d’eau
sont contaminés par des bactéries pathogènes
et des éléments chimiques.
Rappelons que SOLIDARITES est engagée actuellement, dans
la capitale Kaboul, dans un ambitieux programme d’accès
à l’eau potable et de sensibilisation aux règles
d’hygiène de base. |
| Plus
de 3,7 millions de réfugiés rentrés en Afghanistan
depuis 2002 (d’après l’ONU)
-
10 août 2005 |
Plus de 2,5 millions de réfugiés
afghans au Pakistan son retournés dans leurs pays dans
le cadre du programme d'assistance mis en place par l'agence des
Nations Unies pour les réfugiés, le plus vaste programme
d'aide jamais mis en place par l'agence.
Ce programme commencé en 2002 pour les réfugiés
afghans au Pakistan et en Iran, a permis le retour au pays de
plus de 1,2 million de réfugiés en Iran et au total
-- Iran et Pakistan confondus - le retour de plus de 3,7 millions
de réfugiés, indique un communiqué du Haut
Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés
(HCR) publié aujourd'hui à Islamabad.
« C'est un chiffre sans précédent de réfugiés
qui sont rentrés dans leur pays, cela montre que les conditions
de vie en Afghanistan se sont améliorées et cela
montre aussi le désir des Afghans de reconstruire leur
pays », a déclaré Antonio Guterres, Haut Commissaire
des Nations Unies pour les réfugiés, à Genève.
Presque 1,6 million d'Afghans sont retournés au Pakistan
au cours de l'année 2002 dans le cadre du programme mis
en place par la HCR, puis 340 000 en 2003 et plus de 390 000 en
2004.
Le HCR estime à 400 000 le nombre de réfugiés
afghans au Pakistan qui rentreront dans leur pays en 2005. |
|
SOLIDARITES se mobilise à Kaboul pour l'eau potable -
24 juin 2005 |
| Alors que la chaleur étouffante
de l'été et le manque d'accès à l'eau potable, font peser des
menaces d'épidémies (plusieurs cas de choléra déjà observés dans
la capitale afghane), SOLIDARITES renforce son programme d'urgence
d'accès à l'eau et l'assainissement dans les districts 13 et 7,
particulièrement défavorisés, de Kaboul. Au programme : Construction
de 27 puits et 81 latrines dans le district 13, plus dès que possible,
lancer une deuxième tranche de 40 autres puits, afin de prévenir
les maladies hydriques et les épidémies. L'extension de programme
permettra de mettre en place des activités eau dans le district
7, et plus précisément : réparation de 5km de canalisation, reconstruction
de deux réservoir (75 m3 et 90m3) et installation ou réparation
de 221 bornes fontaines. |
|
L'Afghanistan peine à accéder au développement -
22 février
2005 |
| Le tout premier Rapport exhaustif
sur le Développement Humain de l'Afghanistan publié par le PNUD
(Programme des Nations Unies pour le Développement) montre que
des progrès ont certes été accomplis dans les domaines de l'économie
et de l'éducation, mais qu'ils sont menacés par la pauvreté, les
inégalités et l'instabilité. Le nouveau Gouvernement Afghan et
la communauté internationale doivent agir sans tarder pour éviter
un retour en arrière. Les besoins en sécurité humaine du peuple
afghan doivent donc figurer en tête des priorités. Le Rapport
" dresse un tableau pessimiste de la situation du développement
humain après deux décennies de guerre et de destructions ", concède
le président Hamid Karzaï dans l'avant-propos, remarquant la 173e
position du pays sur les 178 répertoriés par l'indicateur du développement
humain 2004 du PNUD. Seuls quelques États d'Afrique subsaharienne
se classent derrière l'Afghanistan. L'espérance de vie est de
44,5 ans, soit au moins 20 ans de moins que celle des pays voisins.
|
| La
population afghane toujours sur le fil de l'urgence alimentaire
-
17 février
2005 |
| D'après une enquête nationale
(Enquête de vulnérabilité en milieu rural) menée en Afghanistan
en août dernier et actualisée, près de 6,4 millions de personnes
dans le pays ne seront pas en mesure de pourvoir par eux-mêmes
à leurs besoins alimentaires dans les prochains mois, d'ici les
prochaines récoltes de mai - juin 2005. Les zones actuellement
isolées et difficiles d'accès en raison des très fortes chutes
de neige sont particulièrement affectées, comme le rapporte l'équipe
de SOLIDARITES à Bamyan, dans la région montagneuse du Hazaradjat
au centre de l'Afghanistan.
Par ailleurs, bien que les fortes chutes de neige et les récentes
précipitations aient permis de reconstituer en partie les nappes
phréatiques, cela ne sera pas suffisant pour entraîner un impact
immédiat sur les ressources alimentaires dépendant de l'agriculture
irriguée. A cet égard, des enquêtes ont montré que les prix du
blé ont augmenté de 30 % à 50 % selon les régions du pays en décembre
2004, par rapport à décembre 2003. Cette augmentation est susceptible
d'augmenter la vulnérabilité alimentaire des populations les plus
fragiles. |
| Hamid
Karzaï officiellement investi président de l'Afghanistan (d'après
Reuters) -
7 décembre
2004 |
| Hamid Karzaï a été officiellement
investi mardi 7 décembre 2004 premier Président démocratiquement
élu d'Afghanistan lors d'une cérémonie au palais présidentiel
à Kaboul, en présence du vice-président américain Dick Cheney
et du secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld.
Des dizaines de dignitaires étrangers étaient également présents
dans l'enceinte de la présidence, placée sous haute protection,
pour voir Karzaï, âgé de 47 ans, prêter serment la main sur le
Coran. |
| La
FAO s'engage contre la culture du pavot (d'après l'ONU) -
16 novembre
2004 |
| L'Organisation pour l'Alimentation
et l'Agriculture de l'ONU annonce aujourd'hui que la Grande-Bretagne
s'est engagée à financer à hauteur de 6,83 millions de dollars
un programme visant à éradiquer la production d'opium en Afghanistan
en développant des moyens de subsistance alternatifs.
L'apport de fonds britannique concerne la première phase d'un
programme de 25,5 millions de dollars, engageant plusieurs bailleurs
de fonds sur cinq ans. Ce programme, développé par l'Organisation
des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO),
a pour objectif de promouvoir la diversification des moyens de
subsistance dans les communautés dépendantes de la production
de pavot.
Ciblant plus de 1,5 million de personnes, l'action de la FAO s'inscrit
dans la ligne de la stratégie nationale de contrôle des drogues
en Afghanistan qui vise à éradiquer la culture illicite de pavot
d'ici à 2013, indique un communiqué de l'agence diffusé aujourd'hui.
"Ce n'est pas par choix que des agriculteurs afghans cultivent
le pavot. Il n'y a aucune autre alternative intéressante actuellement
pour leur procurer un revenu similaire", a déclaré John Dixon
du Service de la gestion, de la commercialisation et du financement
agricoles de la FAO. |
| L'Afghanistan
dans l'attente d'un nouveau gouvernement et confronté au défi des
élections de 2005 (d'après l'ONU) -
10 novembre
2004 |
| Alors que l'Afghanistan attend
la constitution d'un nouveau gouvernement représentatif de la
diversité du pays, le succès de l'élection présidentielle ne doit
pas cacher les difficultés que soulèveront les élections parlementaires
de 2005.
Dernier bilan des élections présidentielles afghanes : 8 128 940
bulletins de vote ont été déposés dans les urnes, ce qui représente
un taux de participation de 70 % des électeurs inscrits, dont
40% de femmes, pour un scrutin qui a conduit à la victoire de
Hamid Karzai avec une majorité de 55,4% des votes, a indiqué aujourd'hui
le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la
paix, Jean-Marie Guéhenno, lors d'un exposé devant le Conseil
de sécurité de l'ONU sur la situation en Afghanistan.
" Globalement, les considérations ethniques ne semblent pas avoir
joué un rôle important dans la détermination des votes ", a-t-il
indiqué. Le soutien électoral aux quatre principaux candidats,
MM. Karzai, Qanooni, Dostum et Mohaqeq a correspondu aux régions
majoritairement pashtounes, tadjik, ouzbek et hazara, mais " tous
les candidats ont reçu un soutien multiethnique dans les grandes
villes ", a-t-il précisé.
Il a expliqué ce phénomène par le fait que l'identité ethnique
n'a pas été exploitée de façon agressive au cours de la campagne,
ce qui démontre, selon Jean-Marie Guéhenno, que les Afghans sont
unis dans le rejet de la violence et le soutien à un processus
politique pacifique.
L'attention se porte maintenant sur la phase d'après les élections,
et l'attente de la formation d'un gouvernement qui devrait prendre
en compte, selon le Secrétaire général adjoint, " la nécessité
de nommer un cabinet représentatif de la diversité ethnique, culturelle
et géographique du pays ".
" La réussite des élections présidentielles risque de soulever
l'espoir irréaliste que les élections en Afghanistan ne constituent
pas un processus difficile ", a noté le Secrétaire général adjoint,
ajoutant que " les élections parlementaires seraient bien plus
compliquées et marquées par les mêmes problèmes de sécurité que
les élections présidentielles ".
Pour assurer leur préparation, cinq questions devront être réglées
au préalable : la délimitation des districts, l'arrêt de chiffres
sur la population pour l'attribution de sièges parlementaires,
l'analyse des listes d'électeurs, l'instauration d'un mécanisme
de plaintes et de poursuites au niveau local et l'examen des qualifications
des candidats avant leur inscription.
Tout cela à régler sur fond de tensions locales, de risque d'intimidation
et de fraude, en raison de l'influence des commandants locaux,
des réseaux d'armes et de narcotiques et de l'absence d'autorités
locales efficaces. |
| Hamid
Karzaï vainqueur officiel de la présidentielle afghane (d'après
AP) -
26 octobre
2004 |
| Le président intérimaire afghan
Hamid Karzai a remporté la majorité des voix à la présidentielle,
selon les résultats définitifs rendus publics mardi.
Les résultats définitifs n'ont toutefois par encore été annoncés
sur le site web officiel des élections. Selon les derniers résultats
qui portaient mardi matin sur 97,7% des bulletins, Hamid Karzai
recueillait 55,4% des suffrages, soit 39 points de plus que son
principal adversaire, l'ancien ministre de l'Education Yunus Qanooni.
Hamid Karzai devait récolter plus de 50% des suffrages pour éviter
de participer à un second tour et s'assurer ainsi un mandat de
cinq ans à la tête du pays. |
La
victoire d'Hamid Karzaï à la présidentielle afghane se confirme
(d'après Le Monde)
25 octobre
2004 |
| Le président sortant, Hamid
Karzaï, obtenait dimanche 24 / 10 / 04 vers 16 heures locales
(13 h 30 à Paris) 4 219 569 de voix, soit 55,3 % des suffrages,
selon la commission électorale qui estime que 94,4 % des bulletins
ont été dépouillés.
Dans la matinée, le porte-parole des Nations unies en Afghanistan,
Manoel de Almeida e Silva, avait annoncé que la fin du dépouillement
des bulletins était proche, sans cependant faire le moindre commentaire
sur l'issue de l'élection. "Le dépouillement des bulletins
doit se terminer dans les jours qui viennent", avait-t-il
déclaré, en précisant n'être pas en mesure de donner une date
ni d'indiquer quand l'enquête sur des fraudes dénoncées par les
candidats à la présidentielle serait terminée, étape préalable
indispensable avant que l'élection soit validée.
Ni Hamid Karzaï lui même, ni son principal rival Yunus Qanooni,
n'ont fait de déclaration publique dimanche, mais les partisans
des deux camps ont clairement indiqué qu'ils considéraient le
président sortant désormais comme vainqueur.
Candidat jugé le plus dangereux pour Hamid Karzaï, Yunus Qanooni
obtenait pour sa part 16,2 % des suffrages. Contre toute attente,
le porte-parole de ce dernier a déclaré que ses partisans reconnaissaient
aussi la victoire du président sortant. "Afin de respecter
la volonté de la Nation, en nous fondant sur les chiffres annoncés
jusqu'à maintenant, nous considérons que M. Karzaï est le vainqueur
de l'élection et qu'il a obtenu la majorité", a dit Sayed
Hamid Noori à l'AFP. Et d'ajouter :"Nous devons respecter la
volonté populaire, bien qu'il y ait eu beaucoup de fraudes et
d'irrégularités que nous avons rapportées". |
| Début
du dépouillement de la présidentielle en Afghanistan (d'après
REUTERS)
- 14 octobre
2004 |
| Les opérations de dépouillement
de l'élection présidentielle en Afghanistan ont débuté jeudi,
a annoncé un responsable de la commission électorale mixte (JEMB).
Le délai de cinq jours entre le scrutin historique de samedi et
l'ouverture des urnes est dû aux objections de candidats qui ont
dénoncé des irrégularités dans le déroulement du vote.
Tous les adversaires d'Hamid Karzaï ont cependant levé leur boycot
du scrutin.
Le président par intérim, au pouvoir depuis le renversement du
régime des taliban fin 2001, est considéré comme le grandissime
favori et, selon certaines projections, pourrait être élu sans
en passer par un deuxième tour.
Les opérations de dépouillement réparties dans huit centres régionaux
pourraient prendre jusqu'à trois semaines. |
| Déploiement
de renforts de l'OTAN en Afghanistan (d'après l'AFP) -
4 octobre
2004 |
| L'OTAN achèvera d'ici "un ou
deux jours" le déploiement de renforts prévus en Afghanistan pour
aider à assurer la sécurité de l'élection présidentielle du 9
octobre, a indiqué mercredi 29 septembre 2004 un responsable de
l'Alliance atlantique.
Ces renforts - essentiellement espagnols et italiens, mais aussi
américains - porteront à quelque 9000 hommes les effectifs de
la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité (ISAF) dirigée
par l'OTAN en Afghanistan, a précisé ce responsable sous le couvert
de l'anonymat.
Les chefs d'État et de gouvernement des 26 pays membres de l'Alliance
avaient décidé en juin dernier, lors du sommet d'Istanbul (Turquie),
d'étendre en dehors de Kaboul la présence de l'ISAF, en commençant
par le Nord de l'Afghanistan, et d'envoyer des renforts durant
la période entourant le scrutin présidentiel. |
| Crise
agricole et sécheresse (d'après l'ONU) -
17 septembre
2004 |
| La crise agricole aiguë que
connaît actuellement l'Afghanistan, en raison notamment de la
sécheresse, a une conséquence directe : plus de six millions de
personnes auront besoin, l'année prochaine, d'aide alimentaire
et non alimentaire, indique un rapport publié le 16 / 09 / 04
par deux agences de l'ONU, la FAO et le PAM.
Le rapport FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation
et l'Agriculture)/PAM (Programme Alimentaire Mondial) fait état
d'une sécheresse particulièrement sévère dans l'Ouest, le Sud-ouest
et le Sud du pays, une situation qui affecte plus de la moitié
des récoltes, indique un communiqué publié aujourd'hui par la
FAO.
Dans les régions au nord des montagnes de l'Hindu Kusch,ce sont
au contraire des pluies hors saison ainsi que les attaques de
ravageurs et les maladies qui sont à l'origine de mauvaises récoltes,
selon le rapport qui s'appuie sur une mission d'évaluation effectuée
sur place en juillet dernier.
Le manque d'eau et le recul de la nappe phréatique dans certaines
régions sont également responsables de cette situation. Paradoxalement,
des inondations saisonnières de courte durée ont été signalées
dans ces mêmes régions, ce qui démontre, selon le communiqué,
l'insuffisance des infrastructures d'irrigation et de stockage
de l'eau.
"Dans d'autres régions, rien n'a poussé, une situation qui rappelle
la pire sécheresse que le pays ait connu de mémoire d'homme, celle
de la période 1999-2001", indique Susana Rico, responsable du
PAM en Afghanistan.
"A l'approche de la période de soudure [période pendant laquelle
les stocks de la récolte précédente sont en voie d'épuisement],
cette situation dramatique aggrave l'insécurité alimentaire et
rend l'aide d'urgence encore plus nécessaire", ajoute-t-elle.
Le renchérissement de 30% du prix du blé par rapport à son coût
d'il y a un an rend la situation difficilement supportable par
les couches les plus pauvres de la population, indique encore
le communiqué qui ajoute que " sur la base des indices de risque
et des niveaux de production, quelque 6,3 millions de personnes
ne pourront pas subvenir à leurs besoins alimentaires durant l'année
commerciale 2004-2005 " qui va de juillet à juin.
Comparée à la récolte record de 2003, la production céréalière
totale devrait atteindre 3,06 millions de tonnes, soit une régression
de 43%, précise le rapport FAO/PAM qui établit le bien-fondé de
la demande d'assistance d'urgence effectuée par le gouvernement
afghan en faveur des victimes de ces mauvaises récoltes.
Celui-ci, en collaboration avec les Nations Unies, avait lancé
un appel pour 71,3 millions de dollars dont 51,8 millions en aide
alimentaire pour une période de six mois allant de septembre 2004
à février 2005 et destinés à couvrir des besoins qui, s'il fallait
les réévaluer aujourd'hui, l'appel ayant été lancé plus tôt dans
l'année, seraient encore plus élevés, indique le rapport. |
| Appel
de fonds pour la lutte contre la sécheresse (d'après l'ONU)
- 3 septembre
2004 |
Le Gouvernement afghan et l'ONU
ont fait appel hier à la communauté internationale pour qu'elle
aide le pays à surmonter la sécheresse la plus longue et la plus
grave qu'il ait jamais connu, informe la Mission d'Assistance des
Nations Unies en Afghanistan (MANUA).
L'Afghanistan entre dans sa sixième année de sécheresse, a déclaré
lors d'un point avec la presse à Kaboul, le porte-parole de la Mission
de l'ONU en Afghanistan, Manoel de Almeida e Silva, qui précise
que les 71,3 millions de dollars dont ont besoin les autorités afghanes
et l'ONU seront affectés pour l'essentiel, soit 51,8 millions de
dollars, à l'aide alimentaire pour une période de six mois de septembre
2004 à février 2005. "
L'aide d'urgence visera à fournir de l'eau potable, une assistance
alimentaire et d'autres produits de base aux populations affectées
", a indiqué le porte-parole.
L'appel a été lancé lors d'une conférence de presse qui a réuni
le Ministre du développement et de la réhabilitation rurale, Hanif
Atmar, le Ministre de l'irrigation, des ressources aquifères et
de l'environnement, du Vice-Ministre de l'Agriculture, de représentants
d'organisations non gouvernementales (ONG), ainsi que d'Amirah Haq,
le Coordonnateur humanitaire de l'ONU pour l'Afghanistan, et du
Représentant spécial du Secrétaire général, indique le communiqué
de la MANUA. |
| Décompte
final en Afghanistan avant les élections : 10,3 millions d'électeurs
inscrits
- 25 août
2004 |
|
Le décompte final communiqué par l'UNAMA (Mission d'Assistance
des Nations Unies en Afghanistan) révèle que 10.353.380 personnes
se sont enregistrées sur les listes d'électeurs en Afghanistan,
dont plus de 4.2 millions de femmes, soit 41 % du total. Alors
que l'enregistrement avait été clôturé 5 jours avant dans le reste
du pays, il avait été poursuivi jusqu'au vendredi 20 août, en
raison de retards dus à des difficultés logistiques et sécuritaires,
dans 7 provinces et 42 districts du Sud et du Sud-Est du pays.
|
| Le
manque d'eau menace les populations en Afghanistan
- 19 août 2004 |
|
Selon une étude commandée par l'United States Agency for Aid Development
(USAID), le manque d'eau constitue le principal frein de l'agriculture
afghane et rend indispensable le maintien des programmes de distribution
de nourriture. Les précipitations sont en baisse constante depuis
quarante ans. Ainsi, Kaboul recevait en moyenne annuelle 350 mm
de précipitations dans les années 1960. Au cours de la dernière
décennie, ce chiffre est tombé à 250 mm. Néanmoins, l'année 2003
aura été bonne dans le nord du pays avec des précipitations proches
de celles observées dans les années 1960. Mais les équilibres
restent fragiles et le maintien des populations rentrées d'exil
dans ces régions reste incertain.
En revanche, dans le sud et l'ouest de l'Afghanistan, la situation
est catastrophique, ces régions connaissant la sécheresse depuis
1999. Dans le nord-ouest du pays, par exemple, il faut creuser
à 50 mètres pour trouver la nappe phréatique. Le centre n'est
pas épargné.
Les implications de ce manque d'eau sont importantes dans la
mesure où au moins 70 % de la population afghane vit de l'exploitation
de la terre. Ainsi, le Programme Alimentaire Mondial des Nations
Unies (PAM) considère qu'environ 5 millions de personnes, soit
près d'un tiers de la population rurale, sont menacées, ce qui
rend nécessaire la poursuite des distributions de nourriture.
|
| Clôture
des inscriptions électorales juste sous la barre des 10 millions
(d'après l'ONU)
- 17 août 2004 |
|
Le processus d'inscription électorale pour les élections présidentielles
et législatives afghanes a pris fin hier en ayant quasiment fait
le plein des électeurs estimés à 10 millions. A la fermeture des
bureaux d'inscription électorale, " le nombre d'Afghans inscrits
s'élève à 9 911 716, dont 58,2% d'hommes (5 764 338) et 41,8%
de femmes (4 147 378) " a déclaré le porte parole de la MANUA,
la Mission d'Assistance des Nations Unies en Afghanistan, Manoel
de Almeida e Silva dans un communiqué publié le 15 août.
Afin de pallier le début tardif de l'inscription dans certains
districts, l'Organe Mixte d'Administration des Elections (OMAE)
a cependant décidé d'accorder une prolongation spéciale dans le
Sud-Est, et dans les cinq provinces du Sud du pays, Zaboul, Kandahar,
Helmand, Ourouzgan et Nimroz dont les bureaux d'inscription resteront
ouverts jusqu'au 20 août. Certaines de ces régions ont des taux
d'inscription bien inférieurs à la moyenne, indique le communiqué
de la MANUA qui cite en exemple Zaboul où, au 1er août, il n'était
que de 30%.
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| Près
de 10 millions d'Afghans inscrits sur les listes électorales (d'après
l'ONU) -
13 août 2004 |
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A trois jours de la clôture des inscriptions sur les listes électorales,
le nombre des électeurs inscrits approche les 10 millions, estimation
initiale de l'électorat potentiel en Afghanistan.
" A la date du 10 Août, 9, 643 302 Afghans étaient inscrits sur
les listes électorales dont 41,6% sont des femmes ", a annoncé
hier le porte-parole de la Mission d'assistance des Nations Unies
en Afghanistan (MANUA), Manoel de Almeida e Silva, alors que le
compte à rebours pour la clôture des élections, fixée au 15 août,
touche à sa fin.
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18
candidats pour le scrutin présidentiel (d'après Libération)
11 août 2004 |
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Le premier scrutin présidentiel direct de l'histoire de ce pays
ravagé par la guerre entre 1979 et 2001 verra s'affronter 18 candidats.
Parmi les favoris, le président sortant Hamid Karzaï, d'ethnie
pashtoune, se présente avec un colistier tadjik et un hazara.
L'actuel ministre de l'Education, Yunus Qanooni, son principal
rival, s'appuie sur deux Tadjiks, le ministre de la Défense, Kassem
Fahim, et celui des Affaires extérieures, Abdoullah Abdoullah.
Deux chefs de guerre, le général ouzbek Abdoul Rashid Dostom et
le leader de la milice du Hezb-i Wahdat, le chiite hazara Mohammad
Mohaqiq, se présentent aussi. Le poète laïc Abdoul Latif Pedram,
qui vivait en exil en France, fait partie des outsiders, de même
que la doctoresse Massouda Jalal.
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Mission
cruciale pour l'Eurocorps en Afghanistan
10 août 2004 |
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L'Eurocorps assume le commandement de la Force Internationale
d'Assistance à la Sécurité (ISAF) en Afghanistan à partir du lundi
9 août 2004 pour une période de six mois qui sera notamment marquée
par l'élection présidentielle du 9 octobre. 300 membres de l'état-major
de l'Eurocorps seront déployés au total à Kaboul, où se trouvent
déjà l'état-major et deux bataillons (un français et un allemand),
soit 1.500 hommes. L'instance qui gère l'inscription électorale
en Afghanistan a décidé d'y mettre fin le dimanche 15 août 2004
après que 8,6 millions de cartes d'électeurs sur les 10 millions
d'électeurs estimés ont été délivrées à ce jour.
Rappelons que le président afghan Hamid Karzaï est candidat à
sa propre succession.
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Le
processus électoral avance (d'après l'ONU)
23 juillet 2004 |
| D'après la Mission d'Assistance
des Nations Unies en Afghanistan (UNAMA), près de 80 % du nombre
estimé des électeurs sont maintenant enregistrés, dont, au 20
juillet 2004, 59,2 % d'hommes, et 40,8 % de femmes. Rappelons
que le scrutin présidentiel est prévu au 9 octobre 2004, et les
élections législatives en avril 2005. |
Le
retour des réfugiés demeure important (d'après l'ONU)
21 juillet 2004 |
| Cette année, 450 000 réfugiés
afghans ont d'ores et déjà pris le chemin du retour, la plupart,
soit 242 000 d'entre eux, en provenance d'Iran, a indiqué l'agence
de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
Le rythme des retours de réfugiés en provenance d'Iran est le
plus élevé de ceux enregistrés aux mêmes moments au cours des
deux dernières années, a indiqué aujourd'hui à l'ONU à Genève,
la porte-parole du le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR),
Jennifer Pagonis.
Les retours les plus importants s'effectuent traditionnellement
entre les mois de mai et d'août quand les familles font leurs
bagages et retournent chez elles après la fin de l'école.
Depuis que le HCR a mis en place son programme de retour facilité
au début de 2002, plus de 2 millions de réfugiés sont revenus
du Pakistan et 900 000 d'Iran, a-t-elle précisé . |
Nouvelles
dates pour les élections : présidentielles le 9 octobre 2004, les
législatives en avril 2005 (d'après l'ONU)
12 juillet 2004 |
| L'instance en charge de l'administration
des élections en Afghanistan, après avoir mené des consultations
poussées à la fois avec le gouvernement, les partis politiques
et les représentants de la société civile a décidé de repousser
au 9 octobre 2004 les élections présidentielles et au mois d'avril
2005 les élections législatives, une décision immédiatement saluée
par le Secrétaire général de l'ONU. " Cette décision est conforme
avec le calendrier adopté dans l'accord de Bonn. Elle répond aussi
à la vive volonté des Afghans de participer au processus électoral
comme le montrent les 7 millions d'électeurs, dont 40 % de femmes,
déjà inscrits ", indique Kofi Annan dans une déclaration communiquée
par son porte-parole. |
Augmentation
des troupes de l'OTAN en Afghanistan (d'après AP)
29 juin 2004 |
| Les dirigeants des pays-membres
de l'OTAN ont accepté lundi 28 juin 2004 d'augmenter leur force
de maintien de la paix en Afghanistan, avec des troupes qui passeront
de 6.500 à 10.000 au moment des élections prévues en septembre
2004. Cette expansion comprendra quatre unités supplémentaires
permanentes de la force de maintien de la paix (ISAF) déployées
dans des villes du nord du pays, ainsi qu'une augmentation temporaire
du nombre de soldats pour renforcer la sécurité pendant les élections. |
Quatre
millions d'Afghans déjà inscrits sur les listes électorales (d'après
l'ONU)-
18 juin 2004 |
| Près de quatre millions d'Afghans
sont désormais inscrits sur les listes électorales pour les scrutins
présidentiel et parlementaire prévus en septembre, a annoncé jeudi
17 juin la Mission d'Assistance des Nations Unies en Afghanistan
(MANUA). Le porte-parole de la MANUA, Manoel de Almeida e Silva,
a déclaré, lors d'une conférence de presse à Kaboul, que 3.949.528
électeurs afghans étaient enregistrés, des chiffres provisoires
arrêtés au 16 juin. Chaque jour en moyenne, 90.000 personnes s'inscrivent
sur les listes électorales. La proportion de femmes s'élève à
35,8 %, soit une augmentation de 30 % par rapport au mois dernier
et de 16 % depuis le début de la campagne d'inscriptions, en décembre
dernier. Dans le même temps, a précisé la MANUA, le nombre total
estimé d'Afghans qui remplissent les conditions requises pour
être élus a été revu à la baisse, passant de 10,5 millions à 9,5
millions . |
Sept
ONG dénoncent le "meurtre" de cinq employés de MSF en Afghanistan
(d'Après
l'AFP)-
03 juin 2004 |
| Sept ONG françaises, présentes
en Afghanistan, ont dénoncé jeudi le "meurtre" de cinq employés
de l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) mercredi
en Afghanistan, dans un communiqué commun publié à Paris. Pour
Action contre la Faim, Aide médicale internationale, Care France,
Handicap international, Médecins du Monde, Première Urgence, Solidarités,
les "attaques à l'encontre du personnel humanitaire mettent à
mal le bon déroulement du travail des ONG et constituent une violation
grave du droit international humanitaire". Cinq employés de la
section néerlandaise de MSF ont été tués mercredi après-midi par
des hommes armés non identifiés dans une embuscade contre leur
véhicule sur une route secondaire de la province de Badghis (nord-ouest).
Les victimes sont une Belge, la coordinatrice de projet Hélène
de Beir, un logisticien néerlandais, Willem Kwint, un médecin
norvégien, Egil Tynaes, ainsi qu'un chauffeur et un traducteur
afghans, Besmillah et Fasil Ahmad. |
| Plus
de 3,3 millions de réfugiés de retour en Afghanistan depuis 2002
(d'Après l'AFP)
- 09 mai 2004 |
| Plus de 3,3 millions de réfugiés
afghans sont rentrés dans leur pays depuis 2002, a annoncé dimanche
un porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les
Réfugiés (HCR), Mme Vesna Petkovic.
"Depuis la reprise en mars dernier des rapatriements organisés,
environ 130.000 réfugiés afghans en Iran et au Pakistan sont rentrés
dans leur pays d'origine, avec ou sans l'assistance du HCR", a
indiqué Mme Petkovic.
"Ces chiffres portent à 3,3 millions le nombre de réfugiés afghans
de retour dans leur pays depuis 2002", dont deux millions du Pakistan,
et environ 700.000 d'Iran, a-t-elle précisé.
De nombreux réfugiés afghans vivant dans d'autres pays ont également
commencé à rentrer, notamment du Tadjikistan, d'Inde, d'Ouzbékistan
et du Turkménistan, selon le porte-parole du HCR. |
| 8
millions d'électeurs s'enregistrent à partir de samedi (d'Après
l'AFP et l'ONU)
- 29 avril 2004 |
| Kaboul - Les opérations d'enregistrement
de huit millions d'électeurs afghans en vue du scrutin présidentiel
de septembre débutent samedi dans tout l'Afghanistan, à l'exception
de quatre provinces du pays du fait de l'insécurité, ont annoncé
les autorités afghanes.
"Nous allons commencer la deuxième phase d'enregistrement des
électeurs afghans, avec l'ouverture de 240 centres régionaux dans
les provinces", a déclaré au cours d'une conférence de presse
un responsable du Corps des opérations électorales (JEMB), Farooq
Wardak.
Le recensement des électeurs a débuté en décembre à Kaboul et
dans huit autres grandes villes du pays. Au total, 873 378 Afghans
se sont faits enregistrer, dont
556 325 femmes (30%), selon les chiffres de l'ONU, sur un corps
électoral estimé à une dizaine de millions de personnes.
"240 centres provinciaux ouvriront samedi. Ces centres seront
progressivement augmentés pour atteindre 4 600 dans tout le pays",
a expliqué M. Wardak.
Les Afghans doivent participer en septembre à des élections présidentielles
et législatives pour permettre la mise en place du premier véritable
régime démocratique en Afghanistan.
"Pour des raisons de sécurité, les opérations d'enregistrement
dans les provinces de Zaboul (Sud-Est), Paktika (Sud-Est), Oruzgan
(Centre-Sud) et du Nouristan (Nord-Est) ont été retardées. Nos
équipes sont sur le terrain, avec le soutien de nos partenaires
internationaux, elles sont en train de sécuriser ces zones", a-t-il
affirmé.
En ce qui concerne le financement des opérations électorales,
sur les 86,3 millions de dollars promis par les donateurs pour
financer le processus d'inscription électorale, 4 millions n'ont
pas été effectivement débloqués. Quant aux financement des élections
présidentielles et parlementaires de septembre, leur financement
se limite toujours aux 68 millions de dollars qui ont fait l'objet
d'engagements lors de la Conférence de Berlin, le mois dernier,
alors que le coût total de l'opération est estimé à 135 millions
de dollars. |
| L'Otan
étudie l'extension du mandat de l'ISAF (d'après l'AFP)
- 28 avril 2004 |
| Une importante délégation de
l'Otan est arrivée lundi 26 avril à Kaboul pour une visite de
plusieurs jours consacrée à l'extension du mandat de la Force
Internationale d'Assistance à la Sécurité (Isaf), a indiqué un
porte-parole de l'ISAF.
La délégation compte 68 personnes, dont 26 ambassadeurs auprès
de l'Otan des pays membres de l'Alliance atlantique et le commandant
suprême des forces alliées en Europe, le général américain James
Jones, a précisé à l'AFP le commandant Chris Henderson. Au cours
de leur visite, qui durera "plusieurs jours" mais dont les détails
n'ont pas été révélés pour des raisons de sécurité, les 68 membres
de cette délégation rencontreront le commandant de l'ISAF, le
général canadien Rick Hillier, ainsi que le représentant spécial
du secrétaire général l'Onu en Afghanistan, le Français Jean Arnault.
Tous deux leur dresseront le tableau de la situation du pays,
a précisé le commandant Henderson. L'ISAF, une force d'environ
6.500 hommes appartenant à 29 pays et commandée par l'Otan, est
placée sous mandat de l'Onu et est chargée d'assurer la sécurité
à Kaboul et dans ses environs en liaison avec les autorités afghanes. |
| Un
Forum pour concrétiser les promesses de la conférence de Berlin
(d'après les Nations Unies)
- 23 avril 2004 |
| Le Forum sur le développement
en Afghanistan, qui a commencé mardi et s'est achevé vendredi
23 avril à Kaboul, avait pour but de traduire en engagements fermes
de financement des projets figurant au Budget national sur le
développement du gouvernement les 8,2 milliards de dollars sur
trois ans promis lors de la Conférence de Berlin. Le Forum a également
permis de progresser de façon significative dans la finalisation
du budget national, a indiqué aujourd'hui David Singh, le porte-parole
de la Mission d'assistance de l'ONU en Afghanistan, la MANUA à
Kaboul. Dans son intervention lors de l'ouverture du Forum, le
Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, Jean Arnault
a indiqué que " personne ne pouvait suffisamment souligner l'ampleur
des obligations prises par les participants à la Conférence de
Berlin, lesquels ont manifesté leur détermination à créer les
conditions permettant aux Afghans de décider librement de leur
propre avenir politique lors d'élections libres et équitables
se déroulant dans un environnement sûr et paisible. " L'urgence
que revêtent les préparatifs électoraux ne doit cependant pas
faire oublier d'autres objectifs tels que la mise en place d'institutions,
la reconstruction du pays et la lutte contre les stupéfiants,
laquelle est essentielle à la légitimité et à l'autorité du nouvel
Etat afghan, a poursuivi M. Arnault, cité par David Singh. Pour
permettre une telle démarche multidimensionnelle, les gouvernements
donateurs devraient être encouragés à accroître leur soutien direct
au budget du gouvernement et au Fonds spécial pour la reconstruction
de l'Afganistan, a poursuivi M. Arnault. |
| La
deuxième phase du programme de désarmement lancée le 25 avril (d'après
le Centre de Nouvelles ONU)
- 16 avril 2004 |
| C'est dans un contexte de situation
apaisée dans la province septentrionale de Faryab que la Mission
de l'ONU en Afghanistan annonce le lancement de la deuxième phase
du programme de Désarmement-réintégration pour la dernière semaine
d'avril.
La vie a repris son cours normal à Maimana, la capitale de la
province de Faryab où des échauffourées entre pro et anti-Dostum,
le général Abdul Rashid Dostum, Gouverneur de la province qui
dirige la faction des Jumbesh, avaient fait un mort et onze blessés
les 8 et 10 avril derniers. Il avait fallu l'intervention de 500
soldats de l'armée nationale afghane (ANA) et de la police locale
pour rétablir le calme. C'est actuellement chose faite, a indiqué
le porte-parole de la Mission d'Assistance des Nations Unies en
Afghanistan (MANUA), David Singh, lors d'un point avec la presse
aujourd'hui.
L'interdiction de circuler entre la province de Faryab et le reste
du pays ainsi qu'au sein même de la province a été levée mardi
à l'exception des districts de Belchiragh et de Gurziwan où des
coups de feu ont été signalés dans les collines, la semaine dernière.
Une commission sur la sécurité et une mission de la MANUA, qui
se sont rendues dans les deux districts et sont revenus à Mazar
hier, ont indiqué que les informations sur ces coups de feu ne
leur avaient été confirmées dans aucun des deux districts.
Par mesure de précaution, une équipe chargée de la reconstruction
dans les provinces va effectuer une nouvelle évaluation de la
situation dans ces districts et en fonction de ses conclusions,
le déploiement de forces conjointes de l'ANA et de la police sera
décidé, a indiqué David Singh.
Les accrochages du début avril avaient fourni des arguments supplémentaires
à la MANUA en faveur du désarmement des milices armées. Son porte-parole
a indiqué aujourd'hui que le programme pilote de Désarmement-réintégration
venait de s'achever à Kandahar, que le total des anciens combattants
désarmés et démobilisés dans cinq régions s'élevait à 6 225 et
que 5 190 d'entre eux avaient été réintégrés.
Quant à la deuxième phase du programme, a-t-il indiqué, les préparatifs
sont en cours pour un lancement le 25 avril.
Le Ministre de la Défense a donné pour consigne aux commandants
d'unités militaires dans le pays d'établir les listes des soldats
qui vont être intégrés dans le programme, l'objectif étant de
parvenir à un taux de désarmement de 40% d'ici à la fin juin.
" Durant cette première phase, 38 unités militaires seront dissoutes
un peu partout dans le pays et 39 unités verront leur effectif
réduit. Trente-quatre mille militaires appartenant à ces unités
seront désarmés et démobilisés mais seulement un peu plus de la
moitié, soit 17 141 éléments, commenceront leurs activités de
réintégration immédiatement. L'autre moitié aura accès à des 'petits
boulots' et commencera ses activités de réintégration lors de
la deuxième phase du programme qui sera menée de juillet à septembre
", a précisé David Singh. |
| A
Berlin, 8,2 milliards de dollars sur trois ans promis pour l'Afghanistan
(d'après Reuters)
- 1er avril 2004 |
| Les donateurs internationaux
ont promis mercredi 31 mars 2004 une aide de 4,4 milliards de
dollars à l'Afghanistan, répondant à un appel pressant du président
afghan Hamid Karzaï qui les exhortait à ne pas laisser son pays
redevenir un "sanctuaire pour trafiquants et terroristes". "Nous
avons atteint notre objectif à 100%", a déclaré le ministre afghan
des Finances, Ashraf Ghani Ahmadzai, lors d'une conférence de
presse donnée à l'issue de la conférence, à Berlin. Ces promesses
de dons destinés au financement de la reconstruction et du fonctionnement
du pays pour l'année fiscale 2004-2005 dépassent largement les
quelque 4,5 milliards de dollars sur cinq ans promis lors de la
conférence de donateurs de Tokyo, en 2002, mais représentent une
faible proportion des quelque 12 milliards de dollars du budget
militaire annuel des pays occidentaux en Afghanistan. Ghani, visiblement
satisfait, a souligné que cet argent permettrait aux pays occidentaux
de réduire leur facture militaire du fait de la stabilité que
devraient apporter ces investissements dans le pays. "Nous ne
demandons pas la charité, nous demandons des investissements",
a-t-il souligné par la suite lors d'une conférence de presse.
"Quand nous demandons de l'aide c'est en fait pour vous faire
économiser de l'argent, pas pour peser encore un peu plus sur
vos budgets déjà très étirés." Karzaï et son gouvernement jugent
nécessaire que le pays obtienne une assistance de 27,5 milliards
de dollars sur sept ans, mais ils ne comptaient pas l'obtenir
en une fois à l'occasion de la conférence de Berlin. Selon
Ghani, la communauté internationale a également promis de donner
au total 8,2 milliards de dollars durant les trois années à venir.
Kaboul espérait 11,9 milliards de dollars. Pour le ministre, le
changement de priorités observé dans l'affectation de cette aide
témoigne des progrès réalisés par l'Afghanistan depuis la chute
des taliban. "Les promesses de dons faites à Tokyo étaient au
moins pour moitié destinées (...) à des missions humanitaires",
a rappelé Ghani. "Les principales priorités des promesses (faites
à Berlin) sont à présent la reconstruction, la bonne gouvernance
et le processus politique. Cela traduit un changement très important",
a-t-il estimé. Karzaï avait au cours de la journée exhorté la
communauté internationale à participer à la reconstruction de
son pays, ravagé par des décennies de guerre. "Ce que nous avons
accompli est prometteur, mais permettez-moi de dire avec franchise
que la reconstruction ne fait que commencer", avait déclaré le
dirigeant afghan. "L'Afghanistan souhaite devenir un modèle de
prospérité et de modération dans la région. Nous, Afghans, sommes
résolus à traduire cette vision dans les faits. Nous ne voulons
pas redevenir un sanctuaire de la drogue et du terrorisme", a
déclaré le Président Karzaï selon une traduction de son discours
distribuée à l'avance. Washington, ont déclaré des responsables,
fournira la part léonine pour l'aide d'ici à la fin mars 2005,
soit 2,2 milliards de dollars. La Commission Européenne et les
Etats membres devraient ensemble promettre environ 700 millions
d'euros (857,3 millions de dollars). Le Japon a promis 400 millions
d'euros pour les deux années à venir et la Banque Asiatique de
Développement a déclaré qu'elle fournirait un milliard de dollars
de 2005 à 2008. En inaugurant la conférence, le chancelier allemand
Gerhard Schröder a exprimé la crainte qu'ont les Occidentaux de
voir l'Afghanistan retomber au niveau d'un "Etat en faillite"
où reprendraient pied des groupes comme Al Qaïda. Même son de
cloche chez le secrétaire d'Etat américain Colin Powell. "Jamais
plus les tyrans et les terroristes ne dirigeront l'Afghanistan,
et jamais plus l'Afghanistan ne sera un foyer d'instabilité",
a-t-il dit. Plus de la moitié des Afghans vivent officiellement
au-dessous du seuil de pauvreté. Le Président Karzaï s'est fixé
un objectif de croissance économique de neuf pour cent au cours
des dix prochaines années. L'espérance de vie moyenne ne dépasse
pas 42 ans dans le pays, ce qui en fait l'une des plus faibles
du monde. |
| Espérance
et report (d'après AFP et l'Agence Télégraphique Suisse)
- 29 mars 2004 |
| Le gouvernement afghan espère
obtenir des bailleurs de fonds, qui se réuniront dès mardi 30
mars 2004 à Berlin, 9 milliards de dollars de promesses de dons
pour les trois prochaines années.
Les engagements fermes s'élèvent à 4 milliards de dollars pour
2004. "Nous voudrions des signes d'engagement pour une période
de trois ans, d'environ 11,8 milliards. Si nous atteignons 80%
de cette somme, ce serait un succès majeur", a déclaré le ministre
des Finances afghan Ashraf Ghani. "Nous avons déjà obtenu des
engagements fermes à hauteur de 4 milliards de dollars pour l'année
fiscale à venir, de mars 2004 à mars 2005", s'est félicité M.
Ghani. "Nous espérons des engagements sur les cinq prochaines
années", a-t-il ajouté.
Dans un document intitulé "Assurer le futur de l'Afghanistan",
le gouvernement a estimé à 27,5 milliards de dollars ses besoins
financiers pour les sept années à venir. La conférence de Berlin,
troisième conférence internationale sur l'Afghanistan organisée
en Allemagne depuis décembre 2001, sera présidée par l'Allemagne,
l'Afghanistan, les Nations unies et le Japon, qui avait organisé
une première conférence de donateurs à Tokyo début 2002.
Pratiquement au même moment, le président Hamid Karzaï a annoncé
dimanche 28 mars 2004 que les premières élections démocratiques
jamais organisées en Afghanistan auraient lieu en septembre, avec
trois mois de retard sur le calendrier initial.
"La commission électorale (de la Mission d'assistance des Nations
unies en Afghanistan) m'a informé qu'ils peuvent organiser les
élections présidentielle et législatives en même temps", a dit
M. Karzaï à la presse, précisant qu'elles auraient lieu début
septembre.
Selon les accords de paix de Bonn signés fin 2001, après le renversement
du régime des talibans, les élections devaient avoir lieu en juin
2004. Les principaux obstacles à l'organisation de ces élections
sont l'enregistrement d'environ 10 millions d'électeurs d'ici
à l'été et l'insécurité, conséquence du regain d'activités des
talibans dans toute la ceinture pachtoune du pays.
L'absence de loi électorale, le flou sur les circonscriptions
électorales, l'influence des chefs de guerre et commandants surarmés
- et donc susceptibles d'intimider les électeurs - dans les provinces
ou encore l'inexistence de partis politiques crédibles et démocratiques
posent également des problèmes, en particulier pour le scrutin
parlementaire. Des observateurs ont aussi douté de la légitimité
du scrutin si les femmes étaient soumises à des pressions de leur
famille.
Seuls 1.570.000 Afghans se sont jusqu'à présent enregistrés sur
les listes électorales, dont 445.000 femmes, soit 28% des inscrits,
selon les derniers chiffres de l'ONU. L'inscription des électeurs,
en nombre suffisant, avec une répartition équilibrée par sexe
et par région, ainsi que l'organisation des élections elles mêmes
apparaissent comme une véritable gageure. |
| Rentrée
des classes pour quatre millions d'élèves afghans (d'après AP)
- 22 mars 2004 |
Les responsables afghans ont salué
dimanche 21 mars 2004 (deuxième jour de la nouvelle année islamique,
et premier jour d'école) le lancement d'une campagne pour l'éducation
qui devrait, selon eux, permettre de scolariser 4,2 millions d'élèves
dans tout le pays en 2004.
Sur ces enfants, 1,2 million sont des filles alors qu'aucune n'allait
à l'école sous les talibans, qui avaient interdit aux fillettes
et aux femmes de participer à la vie publique. " Je suis très heureux
de voir mes fils et mes filles retourner à l'école ", a déclaré
l'ancien roi afghan Mohammed Zaher Chah, dans un message lu aux
dignitaires et aux élèves lors de l'inauguration d'une nouvelle
école à Kaboul.
Des envoyés de l'ONU, des diplomates et des responsables afghans
se sont retrouvés pour la cérémonie dans le gymnase de l'école devant
un public de 200 garçons et filles. Le gouvernement intérimaire
du président Hamid Karzaï et ses soutiens internationaux ont travaillé
pour que l'éducation constitue un des signes tangibles des progrès
effectués par l'Afghanistan.
Quelque 2.000 écoles ont été rénovées ou construites dans le pays,
et 30.000 professeurs engagés grâce à l'aide internationale, selon
les chiffres du Gouvernement. |
| Reconstruction
en Afghanistan : Kaboul espère recevoir 27,5 milliards de US Dollars
(d'après l'AFP)
- 10 mars 2004 |
Une troisième conférence internationale
des donateurs sur l'Afghanistan doit avoir lieu les 30 et 31 mars
2004 à Berlin. La dernière conférence des donateurs, à Tokyo en
décembre 2002, qui avait débloqué une aide de 4,5 milliards de dollars,
est loin d'avoir permis à l'Afghanistan de sortir de la pauvreté.
"Les coûts de la reconstruction ont été largement sous-évalués à
Tokyo", a dit le ministre afghan des Finances, Ashraf Ghani Ahmadzai.
"La somme requise sur sept ans avoisine les 27,5 milliards (de dollars)",
a déclaré M. Ghani aux journalistes. "Nous avons besoin d'une
période de sept ans afin de déblayer la voie vers l'autosuffisance
et l'aboutissement des projets prévus", a expliqué le ministre.
La première conférence des donateurs, qui avait eu lieu en Allemagne
en 2001 après la chute du régime des talibans, avait permis de décider
de la formation d'un gouvernement de transition et de l'établissement
d'un calendrier en prévision de la tenue d'élections libres. Celles-ci
doivent avoir lieu à l'été 2004. |
| L'UE
promet plus d'argent pour les élections afghanes
- 03 mars 2004 |
Mardi 2 mars 2004, l'Union Européenne
s'est engagée à injecter 8 millions d'euros supplémentaires pour
appuyer le financement des prochaines élections en Afghanistan.
Cependant elle appelle vivement les autorités de Kaboul à ne pas
précipiter des élections qui par la suite pourraient être considérées
comme peu crédibles par le peuple afghan. La porte-parole de la
Commission européenne Emma Udwin a déclaré que selon l'UE il serait
plus sage d'attendre jusqu'à l'automne.
Les fonds européens seront utilisés directement pour palier aux
frais qui seront engendrés par le projet d'enregistrement des électeurs
dirigé par les Nations unies. Actuellement seul un dixième des personnes
qui ont le droit de voter ont été enregistrées, les femmes demeurant
l'une des parties de la population les plus difficiles à atteindre.
L'UE - à travers la Commission européenne - est le contributeur
le plus important au monde à la reconstruction de l'Afghanistan
et a fourni à Kaboul plus de 850 millions d'euros en 2002 et 835
millions en 2003.
Lors de la conférence des pays donateurs organisée à Tokyo en 2002,
la Commission européenne s'était engagée à octroyer 1 milliard d'euros
à Kaboul au cours des cinq années suivantes et a d'ors et déjà dépassé
ses promesses financières. |
| L'ONU
va reprendre le rapatriement des Afghans réfugiés au Pakistan
- 01 mars 2004 |
| L'agence de l'ONU pour les réfugiés
(HCR) a annoncé aujourd'hui qu'elle s'apprêtait à reprendre ses
opérations de rapatriement d'Afghans réfugiés au Pakistan qu'elle
avait interrompues après l'assassinat d'une collaboratrice en novembre.
Le programme, qui a déjà permis le retour de 1,9 millions d'Afghans
au cours des deux dernières années, devrait aider 400.000 réfugiés
supplémentaires à rentrer chez eux en 2004, a indiqué le porte-parole
du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) aujourd'hui à l'ONU
à Genève. " La décision de reprendre les rapatriements a été prise
après que le HCR ait adopté des mesures de sécurité supplémentaires
pour son personnel et ait reçu des garanties de la part à la fois
des gouvernements de l'Afghanistan et du Pakistan ", a-t-il déclaré.
|
| Changement
de commandement en Afghanistan pour l'ISAF
- 17 février 2004 |
| Le 9 février dernier, lors d'une
cérémonie organisée à Kaboul, le général Rick Hillier (Canada) a
pris la succession du commandement de la mission de maintien de
la paix dirigée par l'OTAN en Afghanistan, succédant ainsi au général
Götz F.E. Gliemeroth (Allemagne). Ce changement marque pour l'OTAN
le début d'une deuxième période de six mois à la tête de la Force
Internationale d'Assistance à la Sécurité (ISAF) en Afghanistan.
La cérémonie s'est déroulée en présence du Président afghan, M.
Hamid Karzaï, du Secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer,
du Commandant suprême des forces alliées en Europe, le général James
L. Jones, et du Commandant en chef des forces alliées du Nord Europe,
le général Gerhard W. Back. La mission de l'ISAF, placée sous le
commandement de l'OTAN, consiste à aider l'Autorité intérimaire
afghane à assurer la stabilité et la sécurité en Afghanistan. L'OTAN
assume le commandement de l'ISAF depuis le 11 août 2003 ; il s'agit
de la toute première mission de l'Alliance à l'extérieur de la zone
euro-atlantique. L'ISAF compte plus de 6.100 soldats. L'Alliance
achève actuellement la mise au point d'un plan opérationnel en vue
d'étendre encore sa mission à d'autres zones du pays. |
| La
Mission de l'ONU déterminée à rester au côté des Afghans malgré
les attentats
- 30 janvier 2004 |
Après les attaques suicides contre
l'ISAF (la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité) et condamnées
par Jean Arnault, le porte-parole de la Mission de l'ONU en Afghanistan
a réaffirmé aujourd'hui la détermination de ses membres de " continuer
ce que nous avons à faire. " " Nous sommes tous déterminés
à faire ce que nous avons à faire ici et n'avons aucun doute qu'en
termes d'appui au processus de Bonn, c'est ce que veulent les Afghans
et nous sommes à leur côté ", a déclaré aujourd'hui le porte-parole
de la Mission d'assistance de l'ONU en Afghanistan, la MANUA, dirigée
par le Représentant spécial par intérim en Afghanistan, Manoel de
Almeida e Silva.
Il a par ailleurs indiqué que 300 policiers basés à Kaboul avaient
été déployés à Kandahar pour une durée indéterminée et étaient chargés
d'y promouvoir la bonne gouvernance, de renforcer la sécurité locale
et d'y créer un environnement favorable au programme de stabilisation
et de reconstruction de l'Afghanistan. La réforme de la police à
Kandahar où le programme doit commencer prochainement, est un autre
aspect-clé de ce programme, a-t-il ajouté.
En ce qui concerne le désarmement des deux principaux groupes armés
du Nord du pays, le Jamiat et le Jumbesh, ceux-ci se sont engagés
sur une date ferme qui marquera le début de la phase pilote de désarmement-réintégration
de leurs troupes.
Environ 366 armes lourdes avaient été collectées dans la province
de Balkh avant que le processus de cantonnement ne s'interrompe
en décembre, a rappelé Manoel de Almeida e Silva.
Le retour des réfugiés se poursuit en dépit de l'hiver, a-t-il ajouté,
précisant que 2 500 d'entre eux étaient revenus en Afghanistan dans
le cadre d'un programme de rapatriement conjoint Haut Commissariat
pour les réfugiés (HCR)-ministère des Réfugiés et du Rapatriement.
Les réfugiés viennent principalement d'Iran mais aussi de sept autres
pays répartis aux quatre coins de la planète. Ils ont préféré abandonner
des climats beaucoup plus cléments et rentrer chez eux, a souligné
le porte-parole qui a cité l'exemple de 7 Afghans rapatriés d'Australie
avec l'aide du HCR. Deux autres sont revenus d'Inde, un d'Indonésie
et du Swaziland, 15 du Royaume-Uni, 12 d'Autriche, 5 d'Allemagne
et 7 des Pays-Bas, a-t-il précisé.
Au total depuis que le programme d'aide au rapatriement a commencé,
au début de 2002, plus de 2,2 millions de réfugiés sont rentrés
au pays grâce à la prise en charge du coût des voyages et la distribution
de kits familiaux par le HCR ainsi qu'à l'aide apportée par le Programme
Alimentaire Mondial (PAM), a-t-il ajouté. |
| Le
président Hamid Karzaï promulgue la nouvelle Constitution afghane
(d'après l'AFP)
- 27 janvier 2004 |
Le président afghan Hamid Karzaï
a promulgué lundi 26 janvier 2004 la nouvelle Constitution de son
pays, adoptée le 4 janvier par la Loya Jirga, la grande assemblée
coutumière afghane. Le président, entouré de l'ensemble de son gouvernement,
de l'ancien roi et "père de la Nation" Mohammad Zaher Shah et des
représentants de la communauté internationale, a signé un décret
promulguant la Constitution, lors d'une brève cérémonie au ministère
des Affaires étrangères à Kaboul.
Assis à une grande table, avec à ses côtés l'ex-roi, M. Karzaï a
signé le décret et s'est exclamé: "félicitations", immédiatement
salué par les applaudissements de l'assemblée. Le père de la Nation
Zaher Shah a ensuite lu le décret présidentiel pendant quelques
instants. "Je déclare promulguée la nouvelle Constitution, comptant
12 chapitres et 162 articles, unanimement adoptée par la Loya Jirga
historique qui s'est tenue à Kaboul du 13 décembre 2003 au 4 janvier
2004", indique ce décret. "Je prie Dieu pour que cette Constitution
guide le gouvernement et le peuple afghan vers le respect des principes
sacrés de l'Islam, l'unité nationale, la démocratie, la construction
de la société civile, et la prospérité pour tous, qu'elle assurera
la paix, l'égalité et la fraternité au sein de la nation afghane",
ajoute le texte. |
| Le représentant
spécial du Secrétaire Général de l'ONU, Lakdhar Brahimi, présente
au Conseil de Sécurité les conclusions de la Loya Jirga (d'après
AP) - 16 janvier 2004 |
Après deux années passées à la
tête de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan
(MANUA), le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations
Unies, Lakdhar Brahimi, est venu présenter le 15/01/04 devant les
membres du Conseil de Sécurité les derniers développements intervenus
en Afghanistan, en particulier l'adoption de la nouvelle Constitution,
le 4 janvier 2004, par la Loya Jirga.
Plaidant pour un soutien renforcé de la communauté internationale
à la consolidation des nouvelles institutions, M. Brahimi a insisté
sur les progrès réalisés en Afghanistan en l'espace de deux ans,
dans l'application de l'Accord de Bonn, notamment la mise en place,
le 22 décembre 2001, de l'Autorité intérimaire et la tenue de la
Loya Jirga d'urgence, en juin 2002.
La Loya Jirga, qui a abouti à l'adoption de la nouvelle Constitution,
a été un exercice novateur en Afghanistan, a-t-il fait remarquer,
évoquant entre autres la retransmission des débats à la télévision.
En revanche, le processus de la Loya Jirga a connu certaines difficultés,
notamment les plaintes exprimées par les formations pachtounes qui
déploraient leur sous-représentation au sein du Gouvernement, a
rappelé le Représentant spécial, soulignant que le défi consiste
désormais à asseoir la légitimité de cette nouvelle Constitution.
Bien que la nouvelle Constitution afghane reconnaisse, en plus du
Pachtoune, la légitimité des langues minoritaires et qu'elle accorde
25 % des sièges aux femmes à la chambre basse du Parlement, il reste
encore beaucoup à faire au niveau de la représentativité, a précisé
M. Brahimi. Les débats organisés dans le cadre de la Loya Jirga
ont suscité des attentes et des aspirations importantes parmi la
population afghane, a-t-il souligné, avant d'exhorter la communauté
internationale à soutenir le processus en cours en Afghanistan.
Parmi les obstacles identifiés par le Représentant spécial, l'insécurité
croissante causée par des éléments se réclamant de mouvements Taliban
ou de Gulbuddin Hekmatyar, de même que par certains responsables
locaux, ne peut être réglée que par des mesures concrètes de la
communauté internationale.
Le Représentant spécial a mentionné à ce titre l'extension dans
tout le pays de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité
(FIAS) et par le renforcement des institutions afghanes chargées
de la sécurité qui ne devraient plus, selon lui, être dominées par
des factions. M. Brahimi a également alerté le Conseil de Sécurité
sur les risques posés par la culture du pavot qui, en 2003, a été
produit dans 28 des 32 provinces du pays et a employé 1,7 million
d'Afghans pour un montant total de 2,3 milliards de dollars en 2003.
Les efforts du Gouvernement n'ont eu à ce jour aucun effet sur la
quantité d'opium produite et commercialisée illicitement, a-t-il
regretté, appelant à cet égard la communauté internationale à redoubler
d'efforts pour lutter efficacement contre le trafic de drogues.
|
| Les principaux
points de la nouvelle Constitution -
06 janvier 2004 |
Voici les points les plus importants
de la nouvelle constitution afghane adoptée à l'issue de la Loya
Jirga (d'après le journal Le Monde) : Religion
: "L'Afghanistan est une république islamique" proclame
l'article 1er de la Constitution, alors que l'article 2 affirme
que "la religion de l'Etat" - et non seulement de l'Afghanistan,
comme le proposait le projet - "est la religion sacrée de l'Islam".
"Les fidèles des autres religions sont libres de pratiquer leur
foi dans les limites de la loi", alors qu'originellement ils
n'étaient libres que de "remplir leurs rites religieux dans les
limites de la loi". L'article trois, qui inquiète beaucoup de
libéraux, précise toutefois qu'"en Afghanistan, aucune loi ne
peut être contraire aux croyances et dispositions de la religion
sacrée de l'Islam". Sous la pression des fondamentalistes et
dans ce que beaucoup voient comme une concession pour obtenir le
maintien d'un système présidentiel fort, l'ajout qui précisait "et
aux valeurs de la Constitution" a disparu. Les fondamentalistes
interprètent cet article comme une reconnaissance de la charia,
la loi islamique. Système présidentiel : Le président
garde l'essentiel des pouvoirs, mais les délégués ont introduit
quelques garde-fous comme celui qui indique : "Le président détermine
la politique fondamentale de l'Etat avec l'approbation de l'Assemblée
nationale." Cette précision qui ne figurait pas dans le projet
était toujours contestée, à la clôture de la réunion, dimanche 4
janvier, par les proches du président Hamid Karzaï, qui faisaient
valoir que seule la politique étrangère était concernée. Le président
aura aussi deux vice-présidents et non plus un seul. Et ils seront
élus sur le même "ticket" que lui. Parlement : L'Assemblée
nationale est composée de deux Chambres, la Wolesi Jirga (Maison
du peuple) dont les membres sont élus au suffrage direct, et la
Meshrano Jirga (Maison des anciens), dont les deux tiers des membres
sont élus parmi les conseils de province et le tiers est nommé par
le président. La question des femmes : La Constitution
précise désormais que "les citoyens d'Afghanistan - qu'ils soient
homme ou femme - ont des droits et devoirs égaux devant la loi".
Cette mention était réclamée par les femmes. Celles-ci obtiennent
aussi deux sièges par province, et non plus un, comme l'indiquait
le projet, dans la Chambre basse (Wolesi Jirga). Ce qui leur assurera
au minimum 64 sièges dans une assemblée dont le nombre d'élus ne
peut excéder 250. Parmi le tiers des personnalités nommées par le
président à la Chambre haute, la moitié doit être des femmes. |
| La Loya
Jirga adopte la nouvelle Constitution afghane
- 05 janvier 2004 |
La Loya Jirga a adopté, dimanche
4 janvier 2004 à main levée, la Constitution de la nouvelle République
Islamique d'Afghanistan. Après trois semaines de débats, les 502
délégués de la grande assemblée traditionnelle afghane ont trouvé
un accord sur le texte de la constitution qui institue un régime
présidentiel fort, conformément aux souhaits du président afghan,
Hamid Karzaï. "C'est pour moi une grande fierté et une grande joie
de voir que les membres de la Loya Jirga sont parvenus à un accord
total sur la constitution", a déclaré dimanche le président de l'assemblée
constituante, Sebghatullah Mujadedi.
Le texte définitif, dont une copie a été montrée à la presse, conserve
le régime présidentiel fort désiré par le président Karzaï, mais
prévoit la présence de deux vice-présidents aux côtés du chef de
l'Etat, au lieu d'un seul. Le pachtou et le dari sont les langues
officielles de l'Afghanistan, mais les langues des minorités, notamment
l'ouzbek, seront également considérées comme langue officielle dans
les zones où habitent ces minorités. Les discussions de la Loya
Jirga, ouverte le 14 décembre, achoppaient depuis plusieurs jours
sur ce point. Les délégués des minorités ouzbèke et turkmène réclamaient
que leurs langues soient mentionnées comme la troisième langue nationale
d'Afghanistan, après le dari et pachtou. De nombreux délégués pachtounes
se sont déclarés mécontents de ces modifications de dernière minute
et certains ont menacé de ne pas prendre part au vote final. "Donner
un statut officiel à toutes les langues parlées en Afghanistan posera
d'énormes problèmes dans l'avenir", a commenté un délégué de Kaboul,
Kabir Rangar. "Tout est mélangé dans cette constitution, elle n'est
pas claire. De nombreux articles ont été imposés aux délégués par
le gouvernement", selon lui. "Il s'agit d'un très bon document.
Le défi maintenant est de le mettre en application. Mais le cadre
constitutionnel est bon", s'est félicité pour sa part devant les
journalistes l'ambassadeur des Etats-Unis en Afghanistan, Zalmay
Khalilzad. "Au nom du gouvernement américain, je vous félicite,
le peuple afghan et les délégués de la Loya Jirga constitutionnelle
pour ce pas important sur la voie de la démocratie", affirme un
communiqué diffusé par l'ambassade américaine à Kaboul. "Malgré
de nombreux problèmes, vous avez saisi ensemble l'opportunité de
forger une nouvelle constitution offrant des fondations solides
et démocratiques", poursuit l'ambassadeur, d'origine afghane. "Ce
faisant, vous avez envoyé au reste du monde un message fort affirmant
que le peuple d'Afghanistan est attaché à un Etat et une société
modérée et démocratique", poursuit le texte.
ISLAM "MODÉRÉ" L'ambassadeur américain, ancien envoyé spécial du
président George W. Bush, loue le "système efficace" mis en place
par le texte fondateur, avec "un président fort, un parlement fort
et une justice indépendante". "Conformément aux traditions afghanes,
vous avez adopté une version modérée de l'islam, qui vous permet
tolérance et liberté pour tous les peuples d'Afghanistan de toutes
les religions", poursuit M. Khalilzad. Le représentant spécial de
l'ONU en Afghanistan, l'Algérien Lakhdar Brahimi, s'est également
réjoui de cet accord sur un nouveau texte. Face au blocage, M. Brahimi
avait appelé le gouvernement afghan à mieux respecter les équilibres
ethniques du pays et à favoriser l'unité nationale. Les fractures
au sein de l'assemblée constituante étaient apparues au grand jour
cette semaine avec l'échec d'un vote partiel en session plénière.
Les délégués des minorités tadjike, ouzbèke, hazara ou turkmène
avaient alors menacé de boycotter l'assemblée, s'inquiétant en particulier
de leur représentation face aux Pachtounes, principal groupe ethnique
en Afghanistan dont ils constituent 40 % de la population. D'autres
délégués, en particulier parmi les anciens moudjahidine (combattants
anti-soviétiques), réclamaient des contre-pouvoirs face au régime
présidentiel prévu par le projet de texte fondamental, ainsi qu'une
plus grande autonomie des conseils de provinces. Le texte autorise
également la nomination de ministres jouissant d'une double nationalité,
à condition que le Parlement approuve leur nomination. Une interdiction
de la double nationalité, réclamée par certains délégués, aurait
empêché la participation au pouvoir de nombreux Afghans rentrés
d'exil après la chute du régime des talibans fin 2001... |
| Elargissement
géographique pour l'ISAF - 22 décembre
2003 |
| L'Organisation du traité de l'Atlantique
Nord (OTAN), qui supervise l'ISAF (Force Internationale d'Assistance
à la Sécurité), a élargi officiellement vendredi 19 décembre 2003
au-delà de Kaboul son mandat, confié par l'ONU, pour englober le
reste de l'Afghanistan. L'ONU a réclamé davantage de militaires
étrangers dans les provinces pour réduire la violence. |
| La loya
jirga avance vers l'adoption de la nouvelle constitution afghane
- 22 décembre 2003 |
| La loya Jirga réunie à Kaboul avance
vers l'adoption de la nouvelle constitution afghane, même si le
grand conseil traditionnel demeure très divisé sur le souhait du
président Hamid Karzaï qui presse pour un Etat fortement centralisé.
Les quelques 500 délégués répartis en dix commissions ont quasiment
achevé de passer en revue les 160 articles du projet de constitution
présenté par le gouvernement Karzaï. Dimanche soir, neuf des dix
commissions avaient conclu leurs travaux, selon des responsables,
après de longs débats à huis clos ces derniers jours, notamment
sur la question des droits de l'Homme ou de l'étendue des pouvoirs
du chef de l'Etat. Une commission de " réconciliation " devait commencer
lundi à comparer leurs conclusions. Huit jours après l'ouverture
de cette loya Jirga, son président s'est dit prêt à examiner les
amendements proposés qui seront ensuite soumis au vote. "J'attends
et j'espère que ce débat ne prendra pas beaucoup plus de temps,
car chacun a eu amplement l'occasion d'exprimer son opinion", a
déclaré Sibghatullah Mujaddedi lors d'une conférence de presse.
Le président Karzai presse pour une ratification rapide de la constitution
qui ouvrirait la voie à une élection présidentielle en juin prochain
le couronnement d'une période de transition de deux ans destinée
à stabiliser le pays après la chute du régime des talibans. M. Mujaddedi
n'a pas donné d'indication sur la majorité qui se dessinait sur
certaines questions clés. Mais selon l'ambassadeur américain Zalmay
Khalilzad, qui s'est entretenu avec Hamid Karzaï, un régime présidentiel
apparaît favori. |
| La Constitution
afghane en débat à Kaboul - 15 décembre
2003 |
Le texte ouvrira la voie à une
présidentielle, prévue en juin.
Cinq cents délégués venus de tout l'Afghanistan, dont 114 femmes,
se sont réunis, hier à Kaboul, pour débattre de la future Constitution
du pays, qui ouvrira la voie à une élection présidentielle, prévue
pour le mois de juin. "Pour la première fois dans l'histoire de
l'Afghanistan, a déclaré le président du gouvernement intérimaire,
Hamid Karzaï, le peuple afghan va pouvoir choisir ses représentants."
L'Afghanistan a, en effet, été tour à tour, en l'espace d'un siècle,
monarchie absolue, monarchie constitutionnelle, république, dictature
soviétique et régime fondamentaliste sous les talibans (1996-2001),
mais jamais une démocratie. "Cette constitution garantira les droits
de tous les Afghans et mettra un terme à l'anarchie", a promis Hamid
Karzaï. Cette grande assemblée traditionnelle, dite loya jirga,
se tient sous un chapiteau installé dans une université de Kaboul
où la sécurité est assurée par l'armée et la police afghane d'une
part, et par les forces de paix allemande et canadienne de l'ISAF
d'autre part. Par crainte d'un attentat des Talibans, qui ont fait
peser des menaces sur le conclave, même les délégués ont été fouillés
à l'entrée. Le congrès pourrait durer une semaine ou davantage.
Les délégués discuteront des 160 articles d'un projet de Constitution
dont la rédaction a pris plus d'une année, au cours de laquelle
170 000 personnes ont été consultées. Mais comme l'a précisé le
roi Zaher Chah, âgé de 89 ans, les délégués pourront l'amender comme
bon leur semblera. 450 d'entre eux ont été choisis par 19 000 représentants
de districts élus, et 50 autres, dont 25 femmes, nommés par le président
Hamid Karzaï. Issus des ethnies, souvent rivales, composant le pays
Pachtounes, Tadjiks, Hazaras, Ouzbeks , ces délégués devront se
prononcer sur la place de l'islam dans le corpus national, celle
des femmes dans la société, sur l'équilibre des pouvoirs entre le
Président et le futur Parlement. Le projet de Constitution définit
un régime présidentiel, avec un chef de l'Etat qui concentre l'essentiel
des pouvoirs, et un Parlement bicaméral. Hamid Karzaï a défendu,
hier, cette option, affirmant qu'un pouvoir présidentiel fort était
indispensable pour apaiser un pays qui a connu vingt-trois ans de
conflit. Loi islamique. L'Afghanistan est défini dans ce projet
constitutionnel comme une "République islamique", dont "la religion
est l'islam sacré", où "les disciples des autres religions sont
libres de pratiquer leur culte selon les critères prévus par la
loi". La loi islamique (charia) n'est pas inscrite dans la Constitution,
contrairement à ce que souhaitent de nombreux délégués d'inclinaison
fondamentaliste. |
| Participation
de 80 % aux élections à la Loya Jirga constitutionnelle -
09 décembre 2003 |
| Alors que les élections des délégués
à la Loya Jirga constitutionnelle touchent à leur fin, le secrétariat
de la Commission constitutionnelle annonce une participation moyenne
de 81 % et l'arrivée à Kaboul de 200 délégués, indique la Mission
d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA). " J'ai le
plaisir de vous annoncer que les élections pour la Loya Jirga constitutionnelle
(LJC) sont achevées dans 2 provinces et que les 4 provinces restantes,
Kaboul, Kandahar, Herat et Khost, devraient avoir terminées d'ici
à lundi ", a indiqué le directeur du Secrétariat de la Commission
constitutionnelle, Farooq Wardak, lors d'un point de presse qui
s'est déroulé hier à Kaboul. Selon le communiqué publié hier par
la MANUA, il s'est déclaré particulièrement satisfait de la participation
moyenne qui s'est élevée à 81 % avec seulement deux provinces, Zaboul
et Nuristan, qui, pour des raisons de sécurité, ont enregistré une
participation au vote inférieure à 50 %. M. Wardak a également précisé
que 200 délégués étaient déjà arrivés à Kaboul et s'étaient réunis
de façon informelle pour un échange de points de vue sur une organisation
permettant à la LJC de se dérouler dans les meilleures conditions
possibles. Il a indiqué des pré-sessions étaient organisées depuis
hier et qu'elles avaient essentiellement pour but d'informer les
délégués des règles de procédures. " Il existe certaines limites,
la principale consistant dans la présence de 100 femmes déléguées
et de la difficulté d'héberger leurs mahrams (leurs parents masculins)
à l'Intitut polytechnique ", a-t-il précisé. Les travaux à l'Institut
polytechnique de Kaboul où se rassemblera la LJC, sont achevés,
a annoncé M. Wardak qui a ajouté qu'il avait fallu 100 000 jours
de travail d'employés afghans pour les mener à bien. " C'est une
nouvelle indication sur l'extraordinaire potentiel qui existe en
Afghanistan ", a-t-il souligné. Répondant à une question sur le
démarrage des travaux de la LJC, M. Wardak a expliqué que la date
initiale, fixée au 10 décembre, " n'était peut-être pas réaliste
" car il était possible que tous les délégués ne soient pas arrivés
à Kaboul d'ici là. " La journée officielle pendant laquelle le Père
de la Nation, Zaher Shah, déclarera ouverte la Loya Jirga constitutionnelle
sera peut-être le 11 ou le 12 ou même le 14 mais d'ici là nous tiendrons
des pré-sessions qui sont aussi importantes que la session officielle
", a-t-il expliqué. Seul le premier jour de la LJC donnera lieu
à une discussion générale sur la Constitution dans la grande tente
dressée à cet effet. Ensuite ces discussions sur le contenu de la
Constitution s'effectueront dans le cadre de 10 comités de travail
de telle sorte que tout le monde ait la possibilité de s'exprimer
et d'indiquer quel mandat ils ont reçu de ceux qui les ont élus.
Les recommandations des comités seront ensuite rassemblées et harmonisées
par le Comité de réconciliation puis présentées à la plénière pour
approbation, a indiqué M. Wardak. |
| Préparatifs
pour le Loya Jirga - 08 décembre
2003 |
| Une grande Loya
Jirga (assemblée traditionnelle) regroupant plus de 500 délégués
venus de tout le pays doit débuter ses travaux le 10 décembre
à Kaboul pour adopter la nouvelle Constitution de l'Afghanistan.
D'importantes mesures de sécurité ont été prises par le gouvernement,
l'armée américaine et la Force Internationale d'Assistance à la
Sécurité (Isaf) pour prévenir toute attaque. Les préparatifs techniques
pour la Loya Jirga se déroulent normalement, ont de leur côté
assuré dimanche les organisateurs de l'évènement. Initialement
prévue mercredi, la date du début des débats pourrait cependant
être retardée de un à quatre jours pour de strictes raisons logistiques,
ont-ils précisé. |
| Un projet
de constitution afghane a été arrêté
- 04 novembre 2003 |
| La Commission
constitutionnelle afghane a soumis lundi 3 novembre 2003 au président
Karzaï un projet de texte faisant du pays une République islamique
garantissant les droits fondamentaux du citoyen et instaurant
un régime présidentiel, deux ans après la chute du régime islamiste
des talibans. Le projet, qui comporte 160 articles et 12 chapitres,
et dont la copie a été symboliquement remise au cours d'une brève
cérémonie au président Karzaï, à l'ex-roi et "père de la nation",
Zaher Shah, ainsi qu'aux plus hautes autorités du pays et au corps
diplomatique, stipule que "l'Afghanistan est une République islamique,
indépendante, unie et indivisible". "La religion de l'Afghanistan
est l'islam sacré (...)", indique le texte. "Les disciples des
autres religions sont libres de pratiquer leur culte selon les
critères prévus par la loi. Aucune loi ne peut être contraire
aux principes sacrés de l'islam et aux valeurs de la Constitution",
précise-t-il. "L'Etat doit se consacrer à la création d'une société
(...) basée sur la justice sociale, la protection de la dignité
humaine et des droits de l'homme, et la mise en œuvre de la démocratie",
stipule le projet. Il doit également "garantir l'unité nationale
et l'égalité entre tous les groupes ethniques, les tribus, et
assurer le développement égal de toutes les régions du pays".
"L'Etat afghan respecte la charte des Nations unies, la Déclaration
universelle des droits de l'homme, les conventions et traités
internationaux signés par l'Afghanistan", souligne encore le texte.
Inspirée des valeurs occidentales, la Constitution garantit ainsi
le respect de tous les droits fondamentaux de l'individu : "le
droit à la propriété privée, à l'éducation, au travail". "La liberté
et la dignité de l'homme sont inviolables", ainsi que la liberté
d'expression. Tout Afghan a le droit de s'exprimer publiquement,
de créer une association ou un parti politique, de manifester
pacifiquement, dans le cadre prévu par la Constitution. "Toute
forme de discrimination entre citoyens est interdite, les citoyens
sont égaux devant la loi", ajoute le texte, qui ne mentionne cependant
pas explicitement l'égalité entre hommes et femmes. Le projet
de Constitution prévoit que le président, élu "directement" au
suffrage universel et à la majorité des voix, pour un mandat de
cinq ans une seule fois renouvelable, "détermine la politique
fondamentale du pays". Commandant en chef des forces armées, il
désigne les ministres du gouvernement et les membres de la Cour
suprême. Il nomme également les gouverneurs de province, les hauts
responsables de l'armée, de la police, des services de sécurité,
de la justice et de l'Etat. Le gouvernement ne compte pas de premier
ministre, mais un vice-président, choisi par le président avant
l'élection. "L'Assemblée nationale de la République islamique
d'Afghanistan, en tant que plus haut organe législatif du pays,
incarne la volonté du peuple et représente toute la nation." L'Assemblée
nationale ratifie, modifie ou abroge les lois, les décrets législatifs,
et approuve le budget de l'Etat. Elle est constituée de deux Chambres
: la Wolesi Jirga (Chambre du peuple, assemblée de 220 à 250 députés
élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans),
et la Meshrano Jirga (Chambre des anciens), dont les membres sont
désignés par le président et les conseils d'anciens des provinces.
Le président ne dispose pas d'un droit de dissolution sur les
deux Jirgas. Enfin, l'ex-roi et "père de la nation", Zaher Shah,
conserve son titre et ses privilèges jusqu'à la fin de sa vie.
Ce projet de Constitution pourra encore être modifié, selon les
résultats de consultations populaires en cours dans tout le pays.
Une grande Loya Jirga (assemblée traditionnelle) est prévue début
décembre pour en adopter le texte définitif. |
| L'Europe
prépare l'hiver - 20 octobre 2003 |
| La Commission Européenne vient d'approuver
l'affectation d'une enveloppe supplémentaire de 11.53 millions d'Euros
à l'aide humanitaire en Afghanistan. Cette aide, qui sera attribuée
sous la responsabilité de l'Office Européen pour l'Aide Humanitaire
(ECHO), est destinée en priorité à permettre aux populations les
plus vulnérables à supporter les effets du prochain hiver, et à
soutenir la relance agricole et économique après plusieurs années
de sécheresse et plus de deux décennies de guerre. |
| L'ISAF
sous mandat étendu - 16 octobre
2003 |
| Dans un communiqué du 13 octobre
2003, le Conseil de Sécurité des Nations Unies annonce l'adoption,
à l'unanimité, de la résolution 1510. Celle-ci autorise l'extension
du mandat de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité
(ISAF) sur les régions autres que Kaboul et ses environs, afin
de soutenir l'autorité afghane de transition, ainsi que de garantir
la sécurité du personnel humanitaire et des Nations Unies engagé
dans l'effort de reconstruction du pays. Par ailleurs, la résolution
prolonge la durée du mandat de l'ISAF, qui devait se terminer
le 20 décembre 2003, pour une période de 12 mois. |
| Plus
de 2,2 millions de réfugiés sont rentrés en Afghanistan, selon le
HCR - 30 septembre 2003
|
| Plus de deux millions de réfugiés
afghans sont rentrés dans leur pays dévasté par la guerre, depuis
que le Haut-Commissariat de l'ONU aux Réfugiés (HCR) a entamé des
opérations de rapatriement l'an dernier, a déclaré dimanche Maki
Shinohara, porte-parole du HCR à Kaboul. Le nombre de réfugiés rentrant
en Afghanistan depuis mars 2002, date du début du rapatriement a
dépassé les 2,2 millions vendredi, a-t-elle précisé à la presse,
ajoutant que le nombre de réfugiés de retour au pays cette année
s'élevait à 400.000. En 2003, environ 300.000 réfugiés sont rentrés
du Pakistan, avec l'aide du HCR, tandis que 100.000 autres sont
rentrés sans assistance. Selon le HCR, de 30 % à 40 % des réfugiés
vivent à Kaboul et dans les environs, souvent dans des habitations
insalubres qui manquent d'eau et d'électricité. De nombreux Afghans
n'osent pas rentrer dans leurs villages en province, car de nombreuses
zones sont toujours sous contrôle des chefs de guerre et de leurs
milices privées. Du coup, la population de Kaboul s'élève désormais
à trois millions d'habitants, soit plus du double de sa population
avant que l'intervention américaine ne renverse le régime des Talibans
fin 2001. |
| Rester
mobilisés - 26 septembre 2003
|
| Le Forum pour le Développement
de l'Afghanistan s'est tenu à l'occasion du meeting annuel
de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International
qui s'est ouvert à Dubai le 21 septembre 2003. Ce forum,
qui réunissait 24 pays donateurs pour l'aide à l'Afghanistan,
accueillait également le Ministre afghan des finances Ashraf
Ghani, le représentant spécial des Nations Unies pour
l'Afghanistan, monsieur Lakhdar Brahimi, et le Président
de la Banque Mondiale James D. Wolfensohn. Ce dernier a déclaré
que : " la communauté internationale ne doit pas, un
seul instant, relâcher son attention sur l'Afghanistan ",
rappelant que " nous commençons maintenant à
voir apparaître des résultats tangibles des efforts
de reconstruction, mais beaucoup d'autres Afghans doivent, très
bientôt, commencer à voir une vraie différence
dans leurs vies ". Lakhdar Brahimi, pour sa part, a incité
la communauté internationale à étendre le mandat
de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité
(ISAF) sur l'ensemble du territoire afghan pour assurer la sécurité
des Afghans et la crédibilité de l'Etat afghan. |
| L'Otan
prend le commandement de l'Isaf à Kaboul, alors que les risques
de famine persistent en Afghanistan malgré des récoltes céréalières
exceptionnelles - 18 Août 2003 |
| L'Otan a pris officiellement
lundi 12 août 2003 le commandement de la Force internationale
d'assistance à la Sécurité (Isaf) en Afghanistan, en charge, sous
mandat de l'Onu, de la sécurité à Kaboul et dans ses environs.
La cérémonie de passation de pouvoir entre le commandement germano-néerlandais
de l'Isaf et l'Otan s'est déroulée à Kaboul en présence du président
afghan Hamid Karzaï et du ministre allemand de la Défense Peter
Struck. L'Isaf, forte d'environ 4.600 militaires originaires de
30 pays - dont 15 de l'Alliance atlantique - a connu trois commandements
depuis sa création en décembre 2001: britannique, turc et germano-néerlandais.
La prise de commandement de l'Otan - dont c'est la première mission
hors d'Europe depuis sa création il y a 54 ans - met un terme
à la précarité des mandats de six mois de ces précédents commandements
alliés.
La famine persiste en Afghanistan malgré des
récoltes céréalières exceptionnelles indique un rapport de l'ONU.
Alors que la récolte céréalière sera cette année la plus abondante
jamais moissonnée en Afghanistan, deux agences de l´ONU chargées
de l´aide alimentaire mondiale estiment que de nombreux foyers
auront encore besoin d'aide humanitaire. L´Organisation de l´ONU
pour l´alimentation et l´agriculture (FAO) et le Programme alimentaire
mondial des Nations Unies (PAM) prévoient, selon un rapport établi
suite à une mission menée conjointement dans le pays et rendu
public, une récolte totale de 5,37 millions de tonnes de céréales
grâce à de bonnes précipitations et à un meilleur accès aux semences
et aux engrais. "Nous savions que la récolte serait importante
cette année, mais elle bat tous les records", a déclaré Henri
Josserand, responsable du Système d'alerte rapide de la FAO qui
établit des prévisions de récoltes et identifie les zones de pénuries
alimentaires. "Nous nous attendons à une récolte 50 pour cent
supérieure à celle de l'an dernier", a-t-il précisé. L'abondante
récolte de cette année signifie que les besoins d'importations
en céréales de l'Afghanistan pour l'année commerciale en cours
(juillet 2003 - juin 2004) se monteront seulement à environ 400.000
tonnes, soit près du quart des besoins d'importations de l'an
dernier. Tous les besoins d'importations devraient donc être couverts.
Les prévisions de récolte comprennent 4,36 millions de tonnes
de blé, soit une augmentation de 62 % des cultures de base du
pays depuis un an, ainsi que 400.000 tonnes d'orge, 310.000 tonnes
de maïs et 291.000 tonnes de riz usiné. Pourtant, malgré ces perspectives
de récoltes record, un nombre considérable d'Afghans continueront
à faire face à des pénuries alimentaires et à dépendre de l'aide
alimentaire humanitaire, ont toutefois déclaré les agences de
l´ONU. Plus de deux décennies de guerre civile et une sévère sécheresse
de 1999 à 2001 ont dévasté le pays, endommageant le secteur agricole
et détruisant les infrastructures. "La mission conjointe de la
FAO et du PAM montre que, malgré de meilleures récoltes, une intervention
alimentaire opportune et efficace pour aider les plus pauvres
à reconstituer un capital pour leur survie est essentielle", a
déclaré Susana Rico, chargée de l'Afghanistan au PAM. "De nombreux
foyers parmi les plus pauvres d'Afghanistan auront encore besoin
d'aide dans les prochaines années. Ces familles ont été ruinées
par des années de conflit et l'amélioration de la situation économique
et agricole ne leur suffira pas", a-t-elle ajouté. |
| Engagement
Européen- 31 juillet 2003 |
| Dans le cadre de son programme de
reconstruction d'une valeur de 400 millions d'euros en faveur de
l'Afghanistan pour 2003-04, la Commission a adopté une proposition
de financement d'un troisième programme de reconstruction de l'Afghanistan
doté d'un budget total de 79,5 millions d'euros. Le programme s'inspire
du document de stratégie et du programme indicatif national adoptés
par la Commission en février 2003 et s'inscrit dans les priorités
de développement de l'Autorité intérimaire afghane; il garantira
le soutien financier de la Commission en faveur du redressement
socio-politique et économique de l'Afghanistan. Le programme a pour
objectifs de restaurer la stabilité politique et de rendre l'administration
publique pleinement opérationnelle, de promouvoir le respect de
l'État de droit et des droits de l'homme, particulièrement les droits
des femmes, d'accélérer la reprise économique et, partant, de réduire
la pauvreté. En 2002, la Commission a octroyé plus de 280 millions
d'euros en faveur de la reconstruction de l'Afghanistan, montant
qui comprend les 73 millions d'euros d'aide humanitaire fournis
par ECHO. Tenant compte des expériences antérieures, c'est une approche
plurisectorielle qui a été adoptée pour ce programme. L'enveloppe
financière sera répartie comme suit entre les différents éléments
du programme: 10 millions d'euros pour soutenir la mise en place
d'un système national de soins de santé; 2 millions d'euros pour
contribuer à améliorer l'accès des femmes aux installations d'hygiène
dans les centres urbains; 47,5 millions d'euros pour aider au bon
fonctionnement de l'administration publique; 13 millions d'euros
pour diminuer les risques liés à la présence de mines et d'engins
non explosés; 6 millions d'euros en faveur des réfugiés et des ressortissants
afghans qui rentrent au pays; 1 million d'euros pour financer le
suivi, les examens et les audits. |
| Inquiétudes
et détermination - 12 juin 2003 |
| L'aide humanitaire en Afghanistan
devient, à mesure que la situation sécuritaire se détériore dans
certaines zones du pays, un enjeu vital. L'attentat perpétré le
samedi 7 juin à Kaboul contre la Force Internationale d'Assistance
à la Sécurité (ISAF), qui compte près de 4.500 hommes sur la capitale
afghane, et qui a tué six soldats allemands et fait 29 blessés,
intervient quelques jours à peine après que la Banque Mondiale
et le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies aient apporté
un soutien concret au processus de reconstruction en cours en
Afghanistan. Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies,
d'abord, a annoncé le 3 juin le déblocage d'une aide estimée à
317 millions de dollars sur deux ans, sous forme de denrées alimentaire,
de soutien à la reconstruction et projets agricoles. L'objectif
est de parvenir à la sécurité alimentaire pour la population afghane.
La Banque Mondiale, pour sa part, a approuvé jeudi 5 juin, un
prêt de 59,6 millions de dollars remboursable sur 35 ans, destiné
à financer un projet d'urgence pour la santé en Afghanistan. Ces
fonds doivent notamment aider le Ministère afghan de la santé
à réduire le taux de mortalité infantile, celui des femmes enceintes,
ainsi que la malnutrition des jeunes enfants. La détermination
des organisations humanitaires qui travaillent en Afghanistan,
dans ce contexte à la fois tendu et mobilisé, est un signe fort
donné à la population afghane qui aspire à une paix durable. |
| SOLIDARITES
au plus près de la réalité du terrain en Afghanistan
- 22 mai 2003 |
| Alors que la situation politique
et sécuritaire continue de susciter inquiétudes et préoccupations
en Afghanistan, comme l'ont rappelé les pays membres du groupe
de travail sur la sécurité en Afghanistan réunis le 20 mai dernier,
et que le niveau de production agricole reste insuffisant pour
assurer l'autosuffisance alimentaire de la population, SOLIDARITES
porte une extrême attention à l'évolution de cette situation,
et particulièrement aux besoins à couvrir.
A ce titre, Guillaume Woehling, Responsable Géographique Afghanistan
au siège à Paris, se rend dans ce pays du 20 mai au 7 juin. Au
programme : visite des différentes bases de SOLIDARITES en Afghanistan,
réactualisation des objectifs opérationnels, en concertation avec
l'équipe sur le terrain, et en fonction des urgences humanitaires,
rencontre avec les représentants des partenaires institutionnels,
des Nations Unies et des Autorités afghanes. |
| SOLIDARITES
s'engage dans le programme de solidarité afghan
- 3 mars 2003 |
| Le Gouvernement afghan met en
œuvre actuellement le " National Solidarity Program " (NSP), soutenu
et financé par la Banque Mondiale. Ce programme ambitieux a pour
objectif de renforcer la capacité de décision et d'initiative
des communautés en Afghanistan. Des ONG, dont SOLIDARITES, ont
choisi de s'associer et de participer à cette entreprise. Leur
rôle sera de mettre leur expérience et leur expertise au service
de ces différentes communautés, en les assistant dans le choix,
la préparation et la mise en œuvre de projets. Dans cet esprit,
deux districts d'intervention ont été attribués à SOLIDARITES
: Keshende dans la province de Balkh et Dar-I-Suf dans celle de
Samangan. |
| Inquiétudes
- 10 février 2003 |
| Des inquiétudes commencent à s'exprimer,
dans la communauté internationale, et plus particulièrement humanitaire,
sur le danger que représente, sur le plan humanitaire, le retour
prévu d'au moins 1,2 million de réfugiés afghans en 2003, alors
que le pays ne semble pas en mesure de les accueillir. Les raisons
de cette inquiétude sont nombreuses et objectives : le problème
de la sécurité, le manque d'infrastructures routières, sanitaires,
éducatives, la destruction ou le délabrement des réseaux d'adduction
d'eau des grandes villes, les milliers d'habitations détruites par
la guerre, et enfin la perspective d'une quatrième année consécutive
de sécheresse, avec ses conséquences en terme de déficit des récoltes,
d'appauvrissement du cheptel et d'endettement des paysans. |
| Désarmement
- 13 janvier 2003 |
| Le Gouvernement de Transition afghan
et les Nations Unies ont décidé d'engager un vaste plan de désarmement
en Afghanistan. Il s'agit de récupérer, en échange d'une somme d'argent
forfaitaire remise individuellement, les armes de près 250.000 miliciens
appartenant aux très nombreux groupes armés obéissants à tel ou
tel commandant local. En plus de l'argent, les miliciens doivent
normalement recevoir une aide à la réintégration, sous forme de
formation professionnelle et d'un soutien à la recherche d'emploi.
Les armes seront rendues au Gouvernement afghan, qui doit en détruire
l'essentiel, et réaffecter les plus modernes et les plus fiables
à l'équipement de la nouvelle armée afghane en cours d'organisation.
|
| Conférence
et reconnaissance - 17 décembre
2002 |
| Presque un an après la conférence
de Tokyo, qui, en janvier 2001, avait prévu cinq milliards de dollars
sur cinq ans (dont deux ont déjà été affectés) pour la reconstruction
de l'Afghanistan, une nouvelle conférence s'ouvre à Oslo ce mardi
17 décembre. En présence du Président afghan Hamid Karzaï, elle
réunit le Groupe de Soutien à L'Afghanistan (ASG), qui regroupe
quinze pays et l'Union Européenne, les Nations Unies (le Représentant
Spécial de l'ONU pour l'Afghanistan, Lakhdar Brahimi, est présent),
et des représentants des ONG. Cette conférence des pays donateurs
intervient au moment où l'ONU annonçe qu'elle diminuait de moitié
son appel à contribution pour l'Afghanistan, et encourageait désormais
les pays donateurs à privilégier l'aide bilatérale directe. Cette
décision est considérée comme une reconnaissance et un renforcement
du Gouvernement afghan, qui se voit ainsi responsabilisé. Le Gouvernement
afghan souhaite, pour sa part, développer un programme de reconstruction
estimé de 10 à 15 milliards de dollars sur une dizaine d'années
et, à terme " séparer l'aide humanitaire de l'aide à la reconstruction,
sans léser l'une ni l'autre ", selon les termes de Monsieur Omar
Samad, porte-parole du Ministère afghan des Affaires Etrangères.
Par ailleurs, la question de la création, par les Etats-Unis, d'une
" coordination civilo-militaire " en Afghanistan, et de ses éventuelles
conséquences, sera abordée à la conférence d'Oslo. |
| Conférence
anniversaire - 2 décembre 2002 |
| Le lundi 2 décembre 2002, une conférence
de suivi sur l'avenir de l'Afghanistan s'est ouverte à Bonn, au
même endroit et un an après la conférence qui avait permis la mise
en place du Gouvernement Intérimaire, puis transitoire, présidé
par Hamid Karzaï, après la chute du régime des Taleban. Ces nouveaux
entretiens doivent réunir le Président Karzaï, les représentants
de 32 pays et de nombreuses institutions internationales. Ils doivent
faire le point sur l'aide internationale à la reconstruction en
Afghanistan, et les enjeux de la stabilité de ce pays à peine sorti
de 23 ans de guerre. |
| Mission
du siège - 25 novembre 2002 |
| La direction de l'association SOLIDARITES
s'est rendue, un après les bouleversements nés des évènements du
11 septembre, sur la mission Afghanistan. Bernard de la Villardière,
Président et Alain Boinet, Directeur Général, ont effectué, du 1er
novembre au 12 pour le premier, et au 19 pour le second, une tournée
complète des bases et programmes de l'association dans ce pays.
Ils ont également eu l'occasion, à Kaboul la capitale, de rencontrer
les représentants des autorités afghanes, de la force de stabilisation
internationale (ISAF), et de nos partenaires, afin d'examiner ensemble
la situation humanitaire et les enjeux et priorités des actions
à engager pour y répondre. |
| Une eau
si vitale - 18 novembre 2002 |
| L'eau est aujourd'hui le problème
numéro un pour les habitants de Kaboul, et pour cause : les nappes
phréatiques de la capitale afghane baissent d'environ un mètre par
an, les stations de pompages sont détruites, une grande partie des
pompes à main sont hors d'usage, la principale rivière de la ville
est asséchée, et l'unique station d'épuration encore en service
fonctionne à un quart de ses capacités ! Cette situation risque
d'engendrer des épidémies de choléra, une menace qui n'est pas anodine,
quand on sait que les maladies liées à l'eau représentent la première
cause de décès des enfants de moins de cinq ans, soit 85 à 90.000
décès par an. |
| Femmes -
07 novembre 2002 |
| Selon
l'UNICEF, qui vient de publier un rapport sur les décès survenus
pendant la maternité en Afghanistan, une femme meurt toutes les
vingt minutes dans ce pays, à cause de complications médicales pendant
la grossesse ou l'accouchement. Ce taux est un des plus élevé du
monde, a précisé l'UNICEF. A titre de comparaison, l'UNICEF a indiqué
qu'une femme afghane avait une chance sur 15, dans sa vie, de mourir
de complications pendant la durée de sa grossesse, comparé à une
chance sur 4.000 pour les femmes vivant dans les pays les plus industrialisés.
Toujours selon l'UNICEF, 87 % de ces décès pourraient être évités,
si l'Afghanistan disposait de centres de santé destinés aux femmes
et d'hôpitaux en nombre suffisant, permettant ainsi aux mères afghanes
un accès aux soins |
| Les chiffres du retour
- 06 novembre 2002 |
| Selon
le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR),
près de 1,8 million d'Afghans sont rentrés du Pakistan, de
l'Iran, du Tadjkistan et du Turkménistan depuis la chute
du régime des Taleban, fin 2001. Le HCR a précisé que ces
retours se présentent comme " les plus importants et les plus rapides
" depuis ceux constatés au Kosovo en 1999. A titre d'indication,
le HCR prévoyait le retour de 400.000 personnes pour les
12 premiers mois, chiffre qui a été atteint en moins
de 15 jours... |
| Estimations
d'urgence - 23 octobre 2002 |
| D'après les estimations du Programme Alimentaire
Mondial des Nations Unies (PAM), près de quatre millions de personnes
ont besoin, pour les douze mois à venir, d'une aide alimentaire,
en Afghanistan. La PAM a précisé que cette situation est due à
la sécheresse, qui s'est poursuivie, après plusieurs années consécutives,
notamment dans les provinces méridionales et orientales du pays,
telles que celles de Uruzgan, Bamyan et du Wardak. Par ailleurs,
le PAM a ajouté que sur les quatre millions de personnes ayant
besoin d'assistance, 1,4 million vivent dans des régions rurales
qui seront difficiles d'accès dès le commencement de l'hiver,
et qu'en outre, l'estimation ne comprenait pas les personnes vivant
en situation précaire dans les villes, les réfugiés de retour
chez eux, ni les personnes déplacées. |
| Passage de
témoin - 1er octobre 2002 |
| Rodolphe Chauvin, Responsable géographique Afghanistan
au siège de SOLIDARITES, se rend sur la mission Afghanistan, en
compagnie de son successeur, Guillaume Woehling, du 8 au 27 octobre.
Ils doivent, ensemble, faire un tour d'horizon des programmes,
visiter les équipes sur les bases, faire le point sur la situation
humanitaire et notre action présente et future. Un passage de
témoin au cœur des besoins. |
| SOLIDARITES
mobilisée - 5 septembre 2002 |
| L'association SOLIDARITES est mobilisée sur le
terrain en Afghanistan. Outre les programmes en cours, des évaluations
en sécurité alimentaire post-récoltes ont été réalisées, à partir
de notre base de Mazar-I-Sharif, dans les provinces du Nord de
Balkh et Samanghan. Une semblable évaluation va être lancée en
septembre, dans la région centrale du Hazaradjat, à partir de
notre base de Bamyan. Par ailleurs, nous attendons 700 tonnes
de semences, dans le cadre d'un partenariat avec EURONAID, 600
tonnes seront distribuées par notre équipe dans la province du
Wardak, et 100 tonnes à Yakaolang, dans le centre du pays. 73
tonnes de haricots, 73 tonnes de sucre, et 29 tonnes de sel vont
être également distribuées à 2.900 familles bénéficiaires de notre
programme de reconstruction de maisons, dans les districts de
Bamyan, Saighan et Yakaolang. |
| Récoltes -
27 août 2002 |
| Selon les estimations du Programme Alimentaire
Mondial des Nations Unies (PAM), la production de céréales en
Afghanistan pour 2002 avoisinera les 3,5 millions de tonnes, soit
une hausse de 82 % par rapport à 2001. Cette bonne nouvelle ne
dispense pourtant pas les organisations humanitaires de poursuivre
leur assistance alimentaire, qui reste encore vitale pour une
grande partie de la population. |
| Surpopulation
et choléra à Kaboul - 15 juillet 2002 |
| La capitale afghane est soumise à une pression
démographique surpassant largement ses capacités, depuis le début
du retour en masse des réfugiés afghans. On compte en moyenne
300 à 400 familles arrivant chaque jour à Kaboul, à la recherche
d'un toit. Or, les combats des années 1990 dans la ville ont réduit
en ruines une grande partie de l'habitat. Par ailleurs, les réseaux
de distribution d'élécticité, d'eau et d'évacuation de Kaboul
sont sous-dimensionnés et en grande partie délabrés. Dans ces
conditions, le retour des familles, après des années d'exil, ressemble
souvent plus à un cauchemar qu'à un rêve. Pour illustrer la gravité
de cette situation, une épidémie de choléra, qui a entraîné l'hospitalisation
de près de 6.000 personnes, s'est déclarée à Kaboul. L'insalubrité
des réseaux de distribution d'eau a en grande partie permis la
propagation rapide de la maladie. Le Ministère afghan de la santé
publique a décidé la chloration de ces réseaux pour stopper l'épidémie,
et une campagne de sensibilisation et d'éducation à l'hygiène
de l'eau est lancée, avec l'appui de l'Organisation Mondiale de
la Santé (OMS) à la radio, la télévision, et dans les écoles et
les mosquées. |
| Urgence financière
- 12 juillet 2002 |
| Les Nations Unies ont annoncé, jeudi 11 juillet
2002, qu'il leur faudra 777 millions de dollars supplémentaires
cette année pour effectuer les travaux prioritaires de reconstruction
de l'Afghanistan. A défaut, les domaines essentiels de la santé,
de l'éducation, du logement et de la nutrition en souffriront,
ce qui aurait des répercussions à terme sur le développement du
pays, selon un rapport de la mission d'assistance de l'ONU en
Afghanistan présenté jeudi 11 et vendredi 12 juillet à Genève
en présence du Ministre afghan des Affaires Etrangères Abdullah
Abdullah. En outre, poursuit le rapport, si l'administration nationale
ne reçoit pas l'argent nécessaire, les élections nationales ne
pourront pas être organisées en 2004. Seuls 3,3 millions de dollars
ont été versés sur les 31 millions nécessaires. |
| Loya Jirga
- 24 juin 2002 |
| La Loya Jirga s'est
finalement conclue le mercredi 19 juin au soir, avec l'annonce
des principales nominations au gouvernement de transition, avec
à sa tête Hamid Karzaï, reconduit comme chef de l'état. Rappelons
que ce gouvernement de transition complété, après de difficiles
tractations (voir composition),
le samedi 22 juin, doit gouverner le pays pendant 18 mois, à l'issue
desquels des élections démocratiques doivent se tenir.
|
| Loya Jirga
- 10 juin 2002 |
| La grande assemblée traditionnelle (Loya Jirga)
qui était prévue de se tenir du 10 au 16 juin, doit finalement
être solennellement ouverte par l'ancien roi Zaher Shah le mardi
11 juin, suite à des complications et tractations de dernières
minutes, notamment entre opposants et partisans de l'ancien roi.
Rappelons que les quelques 1550 délégués de la Loya Jirga, dont
au moins 160 femmes, doivent désigner le gouvernement de transition,
qui devra prendre la relève de l'actuel gouvernent Intérimaire
né des accords de Bonn du 5 décembre 2001, et organiser, dans
un délai de 18 mois, des élections démocratiques. |
| Retour
sans abris - 7 juin 2002 |
| Le mouvement de retour des réfugiés afghans, massif et rapide,
représente un défi pour les organisations d'assistance à la population
afghane. Au-delà de l'aide alimentaire d'urgence, le principal
problème auquel sont confrontés ceux qui reviennent chez eux est
celui de trouver un abris. Quelque 40 % de ces " retournants "
vont à Kaboul, la capitale, qui est en grande partie détruite.
D'autres reviennent dans la plaine de Shomali, ou encore la région
de Bamyan, deux zones où les combats ont endommagé ou détruit
une grande partie des habitations. Par ailleurs, le déficit en
bétail, dû à trois années consécutives de sécheresse, pèse lourdement
sur l'avenir des familles de paysans qui retrouvent leur village
après des années d'exil. |
| Une si longue absence
- 17 avril 2002 |
| Comme prévu, l'ancien
roi d'Afghanistan, Zaher Shah, est revenu ce jeudi 18 avril 2002
dans son pays, après un exil de presque 30 ans. Accompagné par le
chef du Gouvernement Intérimaire afghan Hamid Karzaï, il a atterri
en début de journée sur l'aéroport de Kaboul. " Son retour signifie
que l'Afghanistan a enfin retrouvé la paix et la stabilité, et que
sa majesté l'ancien roi peut rentrer et vivre dans son pays ", a
déclaré Hamid Karzaï. Des dizaines de chefs tribaux en tenue d'apparat
et de ministres du Gouvernement Intérimaire, dont le puissant chef
de guerre Rachid Dostom, ainsi que l'envoyé spécial de l'ONU Lakhdar
Brahimi, étaient venus accueillir l'ancien souverain. Par ailleurs
des milliers de personnes étaient massées sur la route de l'aéroport
pour voir passer son cortège. |
| Chronique d'un retour
annoncé - 16 avril 2002 |
| D'après le porte-parole du Gouvernement
Intérimaire afghan, l'ancien roi Zaher Shah devrait quitter son
exil romain et revenir à Kaboul, en compagnie du Chef de ce Gouvernement,
Hamid Karzaï, mercredi 17 ou jeudi 18 avril. La tâche symbolique
de l'ancien souverain sera de convoquer, au mois de juin, la Loya
Jirga (grande assemblée traditionnelle) qui devra mettre en place
un nouveau gouvernement. Le processus de désignation d'une partie
des membres de cette Loya Jirga a commencé ce lundi 15 avril. Rappelons
que ce processus devrait, à terme, permettre l'élection
de 1.051 représentants appelés à participer
à la Loya Jirga. Aux représentants élus viendront
s'ajouter 450 délégués désignés
par la commission d'organisation de l'assemblée, dont au
moins 160 femmes. |
| Séisme toujours
- 15 avril 2002 |
| De nouvelles secousses telluriques,
d'une magnitude de 5,3 degrés sur l'échelle de Richter, ont frappé,
dimanche 14 avril, la zone de Nahrin, dans le Nord-Est de l'Afghanistan.
Cette zone avait déjà été dévastée par un séisme le 25 mars, puis
de nouveau touchée vendredi 12 avril, quand le village de Doabi
a été pratiquement détruit, avec un bilan provisoire d'au moins
30 morts et 130 blessés. |
| Nouveau séisme
- 12 avril 2002 |
| Un nouveau séisme, d'une magnitude
de 5,8 sur l'échelle de Richter, a touché, vendredi 12 avril à 8
H 30 locales, le Nord-Est de l'Afghanistan. L'épicentre de ce nouveau
séisme était situé au même endroit que celui qui a en grande partie
détruit la ville de Nahrin, le 25 mars dernier. Le coordinateur
régional des Nations Unies pour le Nord de l'Afghanistan a évoqué
un bilan d'au moins 37 morts et 120 blessés, la plupart originaires
du village de Doabi, à 140 Km au Nord-Est de Kaboul, la capitale.
|
| Conférence pour l'Afghanistan
- 11 avril 2002 |
| Près de 80 délégués représentant
la Banque Mondiale, la Banque Asiatique de Développement, le Programme
de Développement des Nations Unies (PNUD), la Banque Islamique pour
le Développement et les pays du Groupe de Soutien à l'Afghanistan
(présidé actuellement par la Norvège), se sont réunis le 10 avril
à Kaboul, la capitale afghane. L'objectif de cette conférence de
deux jours, placée sous les auspices des Nations Unies, et avec
la participation du Gouvernement Intérimaire Afghan est, dans la
continuité de la conférence de Tokyo, de préciser les coûts financiers
et les priorités de la reconstruction du Pays. Hamid Karzaï, Président
du Gouvernement Intérimaire, constatant que la plupart des projets
de reconstruction se concentraient autour des quelques villes, a
déclaré que l'un des points essentiel du plan de reconstruction
de l'Afghanistan serait de ne pas oublier les campagnes, où vit
l'essentiel de la population afghane. |
| Crise du logement
à Kaboul - 10 avril 2002 |
| Le retour à Kaboul
de milliers de réfugiés afghans entraîne une flambée des loyers
et une véritable crise du logement. Selon le Haut Commissariat pour
les Réfugiés de l'ONU (HCR), plus de 8.000 personnes reviennent
en Afghanistan chaque jour, dont 3.000 à Kaboul. La population de
la capitale afghane, en 1978, soit un an avant le début de l'invasion
soviétique, était d'environ 500.000 habitants. Selon le HCR, elle
serait aujourd'hui de 1,8 à 2 millions d'habitants, alors que pratiquement
aucun nouveau logement n'a été construit dans l'intervalle. |
| Charniers
- 8 avril 2002 |
| L'ONU indique avoir
envoyé une équipe chargée d'enquêter, après la découverte, dans
la région de Bamyan, au centre de l'Afghanistan, de plusieurs charniers.
Ces charniers auraient été découverts, un mois environ après le
départ de la zone des Taleban, en décembre dernier. D'après des
témoins, les charniers auraient été découverts dans les vallées
de Daudy et Zargran (Nord-Est de Bamyan) et dans la zone de Fad
Masti (Est de Bamyan). Une personne qui se serait rendue sur le
site de la vallée de Daudy aurait compté environ 35 cadavres. Rappelons
que la région de Bamyan est au centre du Hazaradjat (pays des Hazaras).
L'ethnie minoritaire Hazara, chiite, a particulièrement souffert
d'exactions commises par les Taleban, entre 1996 et 2001. |
| Inquiétude
- 8 avril 2002 |
| Le Programme Alimentaire
Mondial des Nations Unies (PAM), partenaire de SOLIDARITES, a indiqué
avoir acheminé, depuis octobre 2001, 370.000 tonnes de nourriture
destinées à près de six millions d'Afghans vulnérables. Par ailleurs,
la PAM s'est déclaré inquiet de n'avoir reçu, pour l'instant, que
63,9 millions de dollars, sur les 285 nécessaires pour mener à bien
les opérations d'assistance aux populations afghanes jusqu'à la
fin de l'année. Rappelons que l'Afghanistan, dont la population
vit à 85 % de l'agriculture, souffre, après trois années consécutives
de sécheresse, d'un déficit de 2,2 millions de tonnes de céréales. |
| Séisme
- 29 mars 2002 |
| Un violent séisme, d'une magnitude
de 6 degrés sur l'échelle de Richter, selon l'Institut de sismologie
pakistanais, a frappé, lundi à 14 H 57 GMT, le Nord de l'Afghanistan.
La ville de Nahrin, située dans la province de Baghlan, à environ
200 km de Kaboul, a été détruite à 90 %. Cette ville, bâtie
essentiellement en pisé, ainsi que les villages autour, abritaient
environ 83 000 personnes. Le bilan provisoire du séisme, d'après
les estimations de l'ONU, est de 20 000 sans abris, au moins 1 500
maisons détruites, 4 000 blessés et entre 800 et 1 000 morts. |
| Rentrée des
classes - 25 mars 2002 |
| Un million deux cent mille enfants
de sept à seize ans, dont, pour la première fois depuis six ans,
des filles, ont repris le chemin de l'école samedi 23 mars dernier,
en Afghanistan. " Aujourd'hui, les gens ont les larmes aux yeux,
mais ce sont des larmes de joie, parce que nos enfants vont à l'école,
nos filles et nos fils. Ce sont des larmes de fierté ", a déclaré
le chef du Gouvernement Intérimaire afghan Hamid Karzaï, à cette
occasion, ajoutant que, dorénavant, le 23 mars sera un jour férié,
proclamé " journée de l'éducation " en Afghanistan. Par ailleurs
Hubert Védrine, Ministre français des Affaires Etrangères, s'est
rendu dimanche 24 mars à Kaboul, pour une visite destinée à " marquer
le soutien de la France au Gouvernement Intérimaire d'Afghanistan
". Symboliquement, Hubert Védrine a inauguré les Lycées français
Istiqlal (pour les garçons) et Malalaï (pour les filles), qui ont
rouvert leur portes, après d'importants travaux de réhabilitation,
le samedi 23 mars, comme l'ensemble des établissements scolaires
de la capitale. Mais un travail énorme reste à faire en Afghanistan
dans le domaine de l'éducation. En 1999, le nombre d'enfants en
âge d'être scolarisés était estimé à 4,4 millions, mais seuls 32
% des garçons et 8 % des filles suivaient des cours. Rappelons que
96 % des femmes sont illettrées. |
| Risques -
25 mars 2002 |
| Dans la nuit du 9 au 10 mars
dernier, 5 à 6 hommes armés de Kalachnikovs, couteaux et lance-roquettes
ont pénétré dans la base de SOLIDARITES à Jalrez, située à une cinquantaine
de kilomètres de la capitale Kaboul, afin de la piller. Le groupe
armé s'en est pris aux employés afghans de SOLIDARITES, qui ont
été battus et légèrement blessés, ainsi qu'à Joan, un volontaire
de l'association présent sur place, qui a été ligoté et menacé d'un
couteau sous la gorge. Les pillards ont volé des vêtements, des
montres, le salaire du personnel, une radio, un ordinateur, un écran,
et ont endommagé une partie des installations. Cet incident grave
est révélateur des conditions de sécurité souvent difficiles dans
lesquelles nos équipes travaillent actuellement en Afghanistan.
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| Boulangeries
- 22 mars 2002 |
| La Programme Alimentaire Mondial
des Nations Unies (PAM), qui est un partenaire de SOLIDARITES, vient
de rouvrir, à Mazar-I-Sharif, 80 boulangeries qui avaient dû être
fermées en octobre 2001, et qui assistaient près de 20.000 familles
en leur distribuant du pain. Les familles vulnérables bénéficiaires
de ce programme d'assistance représentent 40 % des familles nécessiteuses
de Mazar-I-Sharif, dont beaucoup de familles à la charge de veuves
ou de femmes seules. Par ailleurs 20 ù de ces boulangeries sont
gérées par des femmes, fournissant un emploi à 250 femmes. Le PAM
prévoit d'ouvrir 20 boulangeries supplémentaires dans cette ville
pour la fin du mois de mars. Rappelons que la PAM a déjà mis en
place à Kaboul 21 boulangeries gérées par des femmes, et compte
également en augmenter le nombre et la capacité. |
| Retour -
14 mars 2002 |
| Le retour des réfugiés afghans
chez eux semble s'accélérer. Selon le Haut Commissariat des Nations
Unies pour les Réfugiés (HCR), près de 33.500 Afghans auraient franchi
ces dernières semaines la frontière afghano-pakistanaise, pour rentrer
dans leur pays. Rappelons que l'Afghanistan, avec 3,5 millions de
réfugiés, principalement au Pakistan et en Iran, représente toujours
la plus importante crise de déplacement de population au monde.
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| Semences -
13 mars 2002 |
| L'organisation Mondiale pour l'Agriculture
et les Ressources Alimentaires (FAO) des Nations Unies, qui est
un partenaire de SOLIDARITES sur nos programmes en Afghanistan,
vient de déclarer avoir mis à disposition des ONG chargées de
leur distribution près de 1.500 tonnes de semences de blé et de
fertilisants destinées aux semences du printemps. Ses distributions
ont concerné près de 30.000 familles de paysans pauvres, de déplacés
et de familles de retour chez elles, dans les provinces du Nord
de Faryab et Saripul. Rappelons que 85 % de la population afghane
vit de l'agriculture, d'où l'extrême importance de ce type de
programmes. Selon la FAO, la disponibilité en blé par habitant
et par an est passée de 144 Kg en 1998 à 112 Kg en 2001 / 2002,
alors que les ressources minimum par habitant sont estimées à
180 Kg par personne. Pour faire face aux besoins à venir en Afghanistan,
la FAO est actuellement en train de se procurer 2.800 tonnes de
semences de blé, 1.500 tonnes de fertilisants, 26 tonnes de semences
diverses et des outils agricoles, le tout destiné à l'assistance
de 88.000 familles supplémentaires. |
| Séisme -
5 mars 2002 |
| Un séisme s'est produit le dimanche 3 mars
dernier dans la chaîne montagneuse de l'Hindou Kouch, en Afghanistan.
Ressenti dans sept pays de la région, du Tadjikistan à l'Inde,
il a surtout frappé le Nord de l'Afghanistan, où il a fait plus
d'une centaine de victimes. Ce tremblement de terre a atteint
7,2 degrés sur l'échelle de Richter, ce qui en fait le plus violent
enregistré depuis 1983. Rappelons qu'en 1998, deux tremblements
de terre avaient fait 8.500 morts et détruit des dizaines de milliers
de maisons dans les provinces afghanes du Takhar et du Badakhshan.
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