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En Irak, l'humanitaire est menacé 28 Octobre 2003 L'attentat à Bagdad qui a frappé le CICR (Comité International de la Croix Rouge) vise l'humanitaire, tant les principes de cette institution internationale, notamment l'impartialité et l'indépendance des secours, sont ceux de toutes les organisations humanitaires. Dans cette épreuve dramatique, SOLIDARITES tient à adresser ces condoléances aux familles des victimes et à assurer le CICR et ses équipes de toute notre solidarité. SOLIDARITES, comme les autres organisations humanitaires, est en Irak pour porter secours à une population qui a subit plusieurs guerres dont la dernière se prolonge aujourd'hui, la répression de tous les opposants et les effets d'un embargo international. C'est pourquoi, malgré les récents attentats, nous avons décidé avec notre équipe sur place de poursuivre notre action humanitaire auprès de la population, tout en renforçant les conditions de sécurité pour tous les membres de notre mission. Notre décision s'appuie beaucoup sur le fait que notre équipe a encore reçu ces jours-ci un excellent accueil de la part de la population et des autorités locales dans les gouvernorats de Hilal et Diwaniyah. Régions où nous y réhabilitons 60 stations de traitement de l'eau potable destinées à 47 000 personnes. Notre équipe sur place comprend des volontaires expatriés mais également des irakiens, particulièrement des techniciens et ingénieurs, et nous travaillons avec des entreprises irakiennes auxquelles nous avons recours pour contribuer à relancer des activités économiques. Nous entendons continuer notre action humanitaire pour les Irakiens autant que cela sera possible. Libéria:
Urgence eau potable pour SOLIDARITES Après 14 ans de guerre civile, un fragile
espoir de paix renaît au Libéria. Mais pour les centaines de milliers
de personnes qui ont réussi à échapper aux violences et aux atrocités,
les besoins vitaux les plus élémentaires ne sont toujours pas assurés. - Dans un premier temps, nos volontaires
vont creuser 82 puits et installer 101 pompes à main dans les zones
périurbaines de Buchanan, et dans les villages isolés du comté du Grand
Bassa au centre du pays. L'ensemble de ce projet d'urgence (d'un budget de 700.000 euros) va bénéficier directement à près de 80.000 personnes. Mais, face à la gravité de la situation sanitaire rencontrée, nos volontaires doivent intervenir au plus vite. Nous devons réunir sans délai les moyens financiers dont nous avons le plus urgent besoin pour rendre enfin l'eau potable dans les zones laissées à l'abandon de ce pays dévasté. SOLIDARITES appelle à la générosité des Français pour agir. 2 ans après le 11 septembre, l'Afghanistan est toujours en danger. Kaboul, le 19 septembre 2003 A l'issue d'une mission d'évaluation en Afghanistan, Alain Boinet, Directeur général de SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale présente depuis 23 ans, fait un diagnostic préoccupant de la situation et lance un appel à ses amis afghans. J'ai réalisé la première mission de SOLIDARITES en décembre 1980 et depuis nous n'avons jamais cessé d'être aux côtés des Afghans et nous sommes actifs dans une dizaine de pays. Aujourd'hui, nous avons 21 volontaires expatriés et 500 Afghans qui mènent des programmes d'aide humanitaire à partir de 8 bases dans le centre et le Nord de l'Afghanistan. En 2002 nous avons apporté des secours à 676.900 Afghans pour un montant de 7,8 millions d'Euros avec des programmes de sécurité alimentaire, de reconstruction de maisons, de routes, pistes et ponts, de canaux d'irrigation, de barrages mais aussi avec un vaste programme agricole et d'élevage et des projets d'artisanat au profit des femmes. 2 ans après le 11 septembre l'Afghanistan et par conséquent, l'aide humanitaire et la reconstruction sont confrontés à plusieurs défis qui constituent autant de risques pour le processus d'une paix durable. Le premier défi est celui de la sécurité. Nous y sommes confrontés dans le Nord lors de combats réguliers entre les forces du Général Dostom et celles du Général Atta. Mais surtout, la situation ne cesse de se dégrader dans le Sud et à l'Est pourrait s'étendre à de nouvelles provinces au risque de paralyser toute aide humanitaire et la reconstruction. C'est pourquoi nous condamnons énergiquement l'assassinat de quatre Afghans de l'ONG DACAAR le 10 septembre dans la province de Ghazni. Le second défi est celui de la drogue. Nous constatons nous-mêmes dans les zones ou nous sommes que la culture du pavot s'installe là où jamais il n'y en avait eu auparavant. La production devrait donc véritablement exploser. Or, le commerce de la drogue va fragmenter encore plus le pays, renforcer les chefs de guerre et les groupes armés, générer la corruption à tous les niveaux, affecter gravement la société afghane et à terme la santé publique. Ce fléau qui prospère sur la pauvreté et l'insuffisance d'Etat n'est pas combattu avec assez de volonté et tous les moyens nécessaires. Le troisième défi est celui de la construction d'un Etat de droit et des services publics qui progressent beaucoup trop lentement face aux multiples oppositions qui se manifestent dans et hors du gouvernement du Président Hamid Karzai. Il y a véritablement urgence car la dégradation de la situation est aujourd'hui plus rapide que la progression du processus de réconciliation nationale. Un pouvoir fort et représentatif de toutes les composantes de la société afghane est seul en mesure de réunir les conditions préalables à l'organisation des élections prévues en juin 2004 par les accords de Bonn. Comme en Irak, la solution militaire est insuffisante, et seule une solution politique qui intègre la majorité des Afghans qui le veulent est en mesure de sortir l'Afghanistan du risque de rechute. L'hypothèse désormais probable d'un déploiement de l'OTAN dans les grandes villes d'Afghanistan souligne assez l'inquiétude de la Communauté internationale. Aussi, je lance un appel à tous mes amis afghans. Il n'y aura pas de paix durable et de développement sans équilibre de la représentativité à tous les niveaux et sans une volonté forte de réconciliation. Celle-ci permettant la simultanéité du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion qui conditionnent la tenue des élections qui risquent bien, sinon, d'être reportées et d'entraîner une grave déstabilisation pour la paix en Afghanistan. En Irak, c'est l'aide humanitaire à la population qui est aujourd'hui menacée 21 août 2003 L'attentat contre l'ONU à
Bagdad a pour conséquence immédiate un affaiblissement
de l'aide humanitaire en Irak à un moment où celle-ci
est particulièrement indispensable et où elle représente
un des rares signes d'espoir pour les Irakiens. Nous sommes à la disposition des journalistes qui souhaitent
plus d'information République Démocratique du Congo : SOLIDARITES en première ligne d'une guerre meurtrière 4 juillet 2003 Depuis fin 96, la République Démocratique du Congo (ex Zaïre) est un pays ravagé par la guerre. Chaque jour, des hommes, des femmes, des enfants meurent, abattus. D'autres, tentant de fuir massacres, viols et pillages, succombent à la maladie, à la faim, à la soif, à l'exode et à l'épuisement. On estime entre 2 et 4 millions de personnes le chiffre des victimes de ce conflit sans fin, ce qui en fait le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale. L'association d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES, qui intervient depuis juillet 2000 en République Démocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu, déploie actuellement, dans des conditions de sécurité très difficiles, et alors que nous sommes confrontés à des ruptures de l'aide alimentaire des Nations Unies, tous ces efforts pour répondre en urgence aux besoins vitaux des familles congolaises qui descendent vers le Sud, fuyant les combats en Ituri entre milices Lendus et Hemas autour de la ville de Bunia. Notre équipe sur place travaille à la fois au Nord et au Sud d'une ligne de front située à 30 Km de la ville de Lubero, et où s'affrontent les deux branches rivales du mouvement RCD (RCD Goma et RCD Kisangani-ML). Car il y a plusieurs conflits qui se jouent dans le conflit dans l'Est de la République Démocratique du Congo, et les populations venus de l'Ituri trouvent au Nord-Kivu une autre guerre. Au Nord de la ligne de front : Entre la ville de Beni
et celle d'Erengeti, située à 250 km de Bunia dans la
province du Kivu, notre équipe porte assistance aux personnes
déplacées, chassées par les combats en Ituri. Nous
lançons actuellement, et en partenariat avec l'Union Européenne(ECHO,
EUROPAID)), le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM),
la Délégation à l'Action Humanitaire du Ministère
Français des Affaires Etrangères, OFDA (USA) et DFID (GB),
plusieurs programmes d'urgence : Au Sud de la ligne de front : Devant l'afflux de déplacés qui fuient les combats en Ituri, SOLIDARITES prend en charge sur la zone de Kayna, un réseau de 7 Centres de Nutrition Supplémentaire pour un minimum de 5.000 personnes par mois. RD Congo : urgence humanitaire pour les déplacés de Bunia et de l'Ituri. 11 juin 2003 Alors que la Force Multinationale Intérimaire d'Urgence envoyée par l'Union Européenne, et dont les éléments français constituent l'ossature, se déploie actuellement à Bunia, dans la province de l'Ituri déchirée par les combats et les massacres, les besoins humanitaires de base de la population qui a fui vers le Sud sont criants. Entre la ville de Beni et celle d'Erengeti, qui se trouve à 250 km de Bunia dans la province du Kivu, l'association d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES, qui intervient depuis juillet 2000 en RD Congo, porte actuellement assistance à des milliers de familles déplacées en provenance de l'Ituri. Démunies de tout, rescapées des pires exactions, souvent blessées, ces hommes, ces femmes, ces enfants ont besoin d'abris, d'eau potable, de nourriture… Alexandre, notre Chef de mission en RD Congo, et son équipe travaillent d'arrache pieds : 9 sources d'eau potable sont en cours de réhabilitation à Beni et Oicha, sur un site où 2.000 familles ont trouvé refuge. A Oicha toujours, et aux environs, où des sites " sauvages " sont apparus, des réservoirs souples d'eau potables, ainsi que des rampes de distribution, ont été installés. A Erengeti, pour faire face aux besoins de 30.000 déplacés, le système de chloration du réseau d'eau a été réorganisé, et 2 réservoirs ont été mis en place. Par ailleurs, l'équipe SOLIDARITES a installé un camp de transit pour 2.000 personnes à Ndalia, au nord d'Erengeti. En accord avec le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies, nous avons également mis en place 3 cantines sur les sites de Ndalia, Erengeti et Oicha. Dés maintenant, nous préparons le développement de cette action d'urgence : Programmes de mise à disposition durable d'eau potable sur les sites de déplacés, distribution de nourriture et de produits de première nécessité, et enfin distribution de semences pendant la période pour près de 50.000 déplacés. L'association SOLIDARITES, devant l'urgence de la situation humanitaire en Ituri, fait appel au Gouvernement Français, aux Institutions Internationales, ainsi qu'aux donateurs, pour participer à l'action que nous avons engagée en Ituri, afin de la développer sans délai. Premier
convoi humanitaire au départ de Paris SOLIDARITES, organisation humanitaire internationale, fait partir de Paris mercredi 2 avril un premier convoi d'aide humanitaire d'urgence destiné à la population irakienne. Ce premier convoi de trois camions emportent 60 tonnes de produits de première nécessité : biscuits protéinés, de sucre, de couvertures, de bâches plastique, de jerricans, de filtres à eau, de savon qui seront distribuées de la main à la main par notre équipe sur place aux familles irakiennes. Ce convoi organisé par SOLIDARITES a reçu le soutien du groupe M6 et des donateurs qui par leur générosité participent concrètement à cette opération de secours à un moment où les besoins humanitaires de la population irakienne sont de plus en plus urgents. Le chargement des camions se fera mardi 1 avril, en Présence de Mr Renaud Muselier, Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères, à partir de 11h15 à Roissy en zone de fret (nous contacter pour plan d'accès). Le départ de ces camions se fera mercredi 2 avril, quai Branly, sur la chaussée située en face du pont d'Iéna, devant la tour Eiffel, entre 10 et 11h30. Nous invitons les journalistes et les médias ainsi que les parisiens et les donateurs à assister au départ de ce premier convoi, qui doit être suivi d'un second si les dons recueillis le permettent. C'est maintenant qu'il faut secourir la population irakienne. M6, Téva, Fun TV et Club Téléachat, se mobilisent pour l'Irak 24 mars 2003 Suite à la diffusion de l'émission «
Zone Interdite » intitulée : « De la guerre au terrorisme
: la France menacée ? », les animateurs de M6, Téva,
Fun TV et Club Téléachat ont décidé de se
mobiliser et d'enregistrer un message d'appel aux dons pour les populations
irakiennes en partenariat avec l'association SOLIDARITES. Ces messages
seront diffusés pendant près de deux semaines sur les
différentes chaînes du groupe. « M6 et SOLIDARITES, association daide humanitaire durgence, souhaitent venir très rapidement au secours des populations irakiennes en difficulté. Objectif : faire partir un convoi pour lIrak dans les tous prochains jours, un convoi de 6 camions chargés de produits de première nécessité, notamment biscuits protéinés, couvertures, kits de purification deau, matériel dhygiène, etc Envoyez vos dons par chèque à : SOLIDARITES - BP 100 - 75020 Paris. Cest maintenant quil
faut agir en faveur de ces populations irakiennes durement éprouvées.
Merci de votre générosité. » Outre l'appel aux dons sur M6, Téva, Fun TV et Club Téléachat, c'est tout le groupe M6 qui se mobilise : M6 Web : avant le départ du convoi, le site de M6 proposera une présentation de l'association et des besoins ainsi qu'un appel aux dons par chèque. Pendant le voyage et jusqu'à destination, les internautes auront la possibilité de suivre le convoi sur une carte actualisable et visionner des images sur le terrain, fournies par l'association. Cette opération sera relayée dans la rubrique info - spécial Irak : http://www.m6.fr/html/info/guerre_irak.jhtml. M6 Evénements organisera une avant-première de la comédie musicale « Autant en emporte le vent ». Les fonds recueillis iront au profit de cette opération. HSS : le chiffre d'affaire d'une journée du Club Téléachat sera intégralement reversée à l'opération. SOLIDARITES lance un convoi humanitaire pour les Irakiens 24 mars 2003 Devant la situation dramatique des populations irakiennes
due à la guerre et à l'interruption des distributions
mensuelles de "paniers de nourriture" à 16 millions
de personnes mais aussi de médicaments essentiels, l'organisation
humanitaire SOLIDARITES a décidé, en partenariat avec
le groupe M 6, d'envoyer un important convoi d'aide humanitaire d'urgence
destiné à la population irakienne. Nous souhaitons venir très rapidement au secours des populations irakiennes en difficulté. Objectif : faire partir un convoi pour l'Irak dans les tous prochains jours, un convoi de 6 camions chargés de produits de première nécessité, notamment biscuits protéinés, lait en poudre, tentes, bâches plastiques, couvertures, filtres à eau, jerricans, ustensiles de cuisine, etc C'est maintenant qu'il faut agir en faveur des populations irakiennes durement éprouvées. Envoyez vos dons par chèque à : SOLIDARITES - BP 100 - 75020 Paris. Merci de votre générosité SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale, lance " un appel au secours pour la population irakienne ". 19 mars 2003 L'opération " pétrole contre nourriture
" qui permettait d'alimenter 16 millions d'Irakiens sous forme
de paniers de nourriture distribués chaque mois vient de s'interrompre
ainsi que les approvisionnements en médicaments essentiels. L'Irak
est maintenant un pays fermé totalement isolé du reste
du monde. L'association d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES
a décidé d'organiser une aide humanitaire d'urgence pour
la population irakienne, comme nous l'avions déjà réalisé
en 1991 et 1992 durant la première guerre du Golfe. C'est pourquoi nous lançons un appel d'urgence :
Communiqué INTER-ONG Irak : Face aux menaces qui pèsent sur les populations civiles en Irak et dans la zone, les ONG signataires : Action contre la Faim, Enfants du Monde/Droits de l'Homme, Handicap International, Médecins du Monde, Première Urgence, Solidarités ont décidé de coordonner leur action selon des principes communs Lundi 3 mars 2003 Notre intervention n'est pas conditionnée par l'éclatement d'une guerre dont nous continuons de récuser la nécessité compte tenu des possibilités pacifiques de désarmement de l'Irak en cours. Face à la création à Washington d'un office de la reconstruction et de l'assistance humanitaire placé directement sous la responsabilité de l'Etat Major américain, nous rappelons que le terme " humanitaire " doit être réservé à l'action d'organismes indépendants appliquant des principes de neutralité et d'impartialité. Quelle que soit la nature d'un conflit, les signataires rappellent que les belligérants partie au conflit ont le devoir de respecter et d'appliquer le Droit International Humanitaire, indépendamment de toute autre considération. L'action humanitaire ne peut pas être considérée comme une arme au service d'objectifs militaires. Elle n'est pas le service après-vente de la guerre. Nous refusons de subordonner notre action sur le terrain à une autorité militaire qui est partie au conflit. Les belligérants restent libres de monter des programmes d'assistance. Mais, ces actions " civilo-militaires " ne peuvent être qualifiées d'humanitaires. Les signataires renouvellent leur exigence de voir respecter le droit d'accès aux victimes, consacré par le Droit International, ainsi que leurs capacités à évaluer les besoins de manière indépendante et à contrôler la finalité de l'aide. Limiter notre intervention aux zones " pacifiées " dans le sillage des troupes, c'est dénaturer l'aide humanitaire en lui imposant un choix entre les victimes.
SOLIDARITES, organisation humanitaire internationale qui intervient depuis plus de 20 ans, a envoyé, compte tenu de la situation, une mission d'évaluation d'urgence en Côte d'Ivoire. Cette mission a pu constater, sur le terrain, une situation humanitaire dramatique. Au Sud-Ouest du pays, à proximité des villes de Guiglo et Duékoué, près de 85.000 personnes ont fui les affrontements, les viols et les pillages, les exécutions sommaires et les exactions. Certains ont marché de nuit plusieurs semaines. Mais une fois passée la ligne de cessez-le feu, ils n'ont trouvé que la faim et la promiscuité. En effet, en dépit des efforts des uns et des autres, l'assistance n'a pu se mettre en place. Les conditions d'hébergement et d'hygiène dans les villages surpeuplés situés en bordure des zones de combat de l'Ouest du pays sont déplorables. Les déplacés qui continuent d'arriver n'ont trouvé refuge qu'autour des bâtiments officiels et des lieux de culte, qui sont devenus des camps de fortune. A Duekoué, environ 33.000 personnes sont réfugiées. L'équipe de SOLIDARITES n'a pu que constater que ces personnes manquent de tout : nourriture, nattes pour dormir, bâches plastique pour se protéger de la saison des pluies qui arrive, produits d'hygiène, latrines et jerrycans pour aller chercher l'eau qui n'arrive que par intermittence Notre équipe a rencontré, à la mairie de Duekoué, une femme, prostrée, qui a réussi à s'échapper du lieu où elle a été séquestrée avec ses filles durant douze jours, ou encore un homme qui venait de sortir de la brousse, hagard, épuisé, malade, ayant perdu 15 kilos On a déjà identifié plusieurs cas de malnutrition grave. A Guiglo, où plus de 8.400 personnes ont trouvé refuge en campant près de la mairie, de la préfecture, de la gare routière ou encore dans les églises, une épidémie de rougeole a commencé et a déjà fait 14 morts. Une épidémie de tuberculose est également apparue et l'on craint que la malaria, la fièvre jaune et la fièvre typhoïde, endémies régionales, ne s'y ajoutent et déciment les personnes déplacées dont l'organisme est particulièrement affaibli. Sans parler du choléra qui guette et risque de faire des ravages, et de la saison des pluies, qui arrive à la fin du mois, et qui va dégrader encore plus la situation. SOLIDARITES, face à cette situation humanitaire dramatique, se mobilise pour apporter au plus vite une aide d'urgence à ces hommes, femmes et enfants. Nous lançons un appel au public pour nous aider réunir les moyens financiers nécessaires, dont nous avons le plus urgent besoin pour les secourir. Action contre la Faim, ACTED, AFRANE, AMI, Architecture & Développement, Enfants du Monde/Droits de l'Homme, Handicap International, Madera, MDM, MRCA, Solidarités, Groupe URD Les
ONG françaises disent " Halte à la confusion " entre militaires et
humanitaires La création " d'équipes de reconstruction régionale "
en Afghanistan par la Coalition : une démarche politique sous couvert
d'humanitaire... .…
crée la confusion et met à mal le travail des organisations humanitaires
On peut en effet s'inquiéter de ce que le ciblage de l'aide dispensée par les PRT soit politiquement biaisé en faveur des régions dont le pouvoir local est favorable à la Coalition, et ceci en absence d'une évaluation professionnelle et impartiale des besoins réels des populations. Les premières actions menées par les PRT sur le terrain corroborent ces craintes, formulées de longue date par les ONG. Par ailleurs, les PRT opérant sur les mêmes terrains d'intervention que les organisations humanitaires, il est à craindre que la population tende à progressivement assimiler les volontaires humanitaires à des éléments de l'armée américaine. Ce processus est de nature à ruiner les efforts déployés par les ONG pour établir un lien de confiance, de respect et de partenariat avec les populations. De plus, cette confusion entre membres d'unités combattantes de la Coalition et volontaires humanitaires est porteuse de graves risques de sécurité pour ces derniers, pouvant amener à terme à un retrait des ONG dans les zones concernées. Dans cette perspective, le collectif d'ONG signataire de ce communiqué réclame : Une distinction claire entre " militaires " et " volontaires humanitaires " sur le terrain : elle pourra notamment s'opérer par le port systématique de l'uniforme par les militaires et une communication spécifique à destination des différentes composantes sociales de la communauté afghane. Un périmètre d'intervention des PRT clairement délimité : sur des secteurs d'intervention qui relèvent d'une compétence exclusive de l'armée, par exemple des ouvrages de travaux publics (routes, ponts et autres ouvrages de franchissement). En effet, dans un souci d'efficacité et de pérennité des actions, il est essentiel que le travail avec les communautés (santé, social, agriculture, eau et assainissement, éducation notamment) demeure du ressort des organisations humanitaires qui travaillent de longue date avec les populations. Afghanistan : maintenir
les routes ouvertes tout l'hiver SOLIDARITES, organisation humanitaire internationale d'aide d'urgence qui intervient depuis plus de 20 ans en Afghanistan, est engagée actuellement dans un programme de construction et de déneigement des routes de montagne, au centre du pays. Car en Afghanistan, maintenir les routes ouvertes en hiver, c'est vital. Des centaines de travailleurs afghans travaillent actuellement, dans le cadre d'un programme mis en uvre par SOLIDARITES, pour maintenir ouvert le col de Pasroya, qui culmine, au centre de l'Afghanistan, à plus de 3.000 m. Avec des pelles et des pioches, ils déneigent et déblaient la route sans relâche, dans le froid glacial. Comme le dit Jamshid, l'un d'entre eux, âgé de 22 ans et cité dans une dépêche de l'agence de presse des Nations Unies IRIN, ils peuvent, grâce à ce travail, recevoir les 14 kilos de blé par jour qui leur permettront de passer l'hiver. Mais si SOLIDARITES a pris l'engagement, cet hiver, de maintenir ouvert cinq cols dans le Hazaradjat, région extrêmement enclavée et montagneuse au centre de l'Afghanistan, ce n'est pas seulement pour apporter une aide économique aux travailleurs les plus vulnérables. Le village de Pasroya, justement, était inaccessible en véhicule les années précédentes, faute de route digne de ce nom. Plusieurs personnes qui ont essayé de faire le chemin à pied, l'hiver dernier, sont mortes de froid, et les meutes de loups rodent en permanence. Ni le ravitaillement ni l'évacuation sanitaire n'était envisageable pour ses habitants. SOLIDARITES a décidé de construire une route, de Bamyan via Pasroya, vers Yakawlang, et de maintenir celle-ci ouverte pendant les neiges. Guillaume Limal, le coordinateur régional de SOLIDARITES à Bamyan, est très clair sur la nécessité vitale de ce type de programmes : " maintenir les routes ouvertes est d'une très grande importance pour l'accès aux soins médicaux urgents, pour le transport de l'aide humanitaire, et pour le commerce. Cela permet aussi de poursuivre la reconstruction des maisons détruites ". Alors que la stabilité de l'Afghanistan reste à assurer, que la reconstruction du pays doit s'engager, et que la situation humanitaire, notamment en ce qui concerne les centaines de milliers de réfugiés afghans qui sont rentrés chez eux, est toujours très difficile, l'accès aux populations les plus isolées est un enjeu vital. Coûte que coûte, les organisations humanitaires doivent mettre en uvre tous les moyens disponibles pour maintenir les routes des montagnes afghanes ouvertes cet hiver. Burundi : situation humanitaire alarmante 24 janvier 2003 SOLIDARITES, organisation humanitaire internationale d'aide d'urgence, appelle à la mobilisation de tous les moyens humanitaires disponibles pour faire face à la situation alarmante de la population prise dans de violents combats au Burundi depuis le 17 janvier 2003, entre l'armée et des groupes armés. Notre équipe qui intervient dans la province
de Gitega a pu constater sur le terrain mercredi 23 janvier, sur la
colline de Gihe, dans la commune de Giheta, les conditions de vie
de près de 1.200 familles (près de 6.000 personnes).
Par ailleurs, une grande partie des familles déplacées avec qui nous sommes entrées en contact dorment depuis une semaine à l'air libre et souffrent du froid, de la soif et du manque d'hygiène de base. Elles ont le plus urgent besoin d'aide alimentaire d'urgence, de moyens de protection et de produits de première nécessité. Une évaluation a été également menée sur la commune de Kirimbi, où plusieurs milliers de personnes sont également en détresse. SOLIDARITES a décidé, malgré les extrêmes difficultés pour atteindre ces populations en raison de la coupure des routes dues aux opérations militaires en cours, de retourner dès lundi dans la commune de Giheta. En partenariat avec l'UNICEF, nous allons procéder, sur le site de Giheta, à une distribution d'urgence de biscuits pour enfants, de couvertures, de bidons, de savons et de bâches plastique. Par ailleurs, un premier dépistage nutritionnel va être mené dès mardi par notre équipe sur la commune de Giheta. SOLIDARITES renouvelle son appel pour la mobilisation urgente d'une aide alimentaire et de première nécessité aux populations civiles burundaises de Gitega et des autres provinces touchées par les combats, et demande la garantie de l'accès à ces populations. Contacts : Pour soutenir l'aide humanitaire d'urgence de
SOLIDARITES au Burundi |
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