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Communiqués

"Témoin des situations difficiles dans lesquelles elle s'engage,
SOLIDARITES s'efforce d'informer et, si nécessaire, d'alerter l'opinion publique."
Charte de Solidarités, Article 8
28 octobre 2003 En Irak, l'humanitaire est menacé
15 octobre 2003 Libéria : Urgence eau potable pour SOLIDARITES
19 septembre 2003 2 ans après le 11 septembre, l'Afghanistan est toujours en danger.
21 août 2003 En Irak, c'est l'aide humanitaire à la population qui est aujourd'hui menacée
4 juillet 2003 RD Congo : SOLIDARITES en première ligne d'une guerre meurtrière
11 juin 2003 RD Congo : urgence humanitaire pour les déplacés de Bunia et de l'Ituri
31 mars 2003 Premier convoi humanitaire au départ de Paris pour la population irakienne
24 mars 2003 Communiqué M6 : M6, Téva, Fun TV et Club Téléachat, se mobilisent pour l'Irak
24 mars 2003 SOLIDARITES lance un convoi humanitaire pour les Irakiens
19 mars 2003 SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale, lance
" un appel au secours pour la population irakienne ".
3 mars 2003 Communiqué INTER-ONG - Irak : Face aux menaces qui pèsent sur les populations civiles en Irak et dans la zone, les ONG signataires ont décidé de coordonner leur action selon des principes communs
21 février 2003 Côte d'Ivoire : le drame humanitaire des populations déplacées
4 février 2003 Afghanistan : les ONG françaises disent "Halte à la confusion"entre militaires et humanitaires
3 février 2003 Afghanistan : maintenir les routes ouvertes tout l'hiver
24 janvier 2003 Burundi : situation humanitaire alarmante
 

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En Irak, l'humanitaire est menacé
28 Octobre 2003

L'attentat à Bagdad qui a frappé le CICR (Comité International de la Croix Rouge) vise l'humanitaire, tant les principes de cette institution internationale, notamment l'impartialité et l'indépendance des secours, sont ceux de toutes les organisations humanitaires. Dans cette épreuve dramatique, SOLIDARITES tient à adresser ces condoléances aux familles des victimes et à assurer le CICR et ses équipes de toute notre solidarité. SOLIDARITES, comme les autres organisations humanitaires, est en Irak pour porter secours à une population qui a subit plusieurs guerres dont la dernière se prolonge aujourd'hui, la répression de tous les opposants et les effets d'un embargo international. C'est pourquoi, malgré les récents attentats, nous avons décidé avec notre équipe sur place de poursuivre notre action humanitaire auprès de la population, tout en renforçant les conditions de sécurité pour tous les membres de notre mission. Notre décision s'appuie beaucoup sur le fait que notre équipe a encore reçu ces jours-ci un excellent accueil de la part de la population et des autorités locales dans les gouvernorats de Hilal et Diwaniyah. Régions où nous y réhabilitons 60 stations de traitement de l'eau potable destinées à 47 000 personnes. Notre équipe sur place comprend des volontaires expatriés mais également des irakiens, particulièrement des techniciens et ingénieurs, et nous travaillons avec des entreprises irakiennes auxquelles nous avons recours pour contribuer à relancer des activités économiques. Nous entendons continuer notre action humanitaire pour les Irakiens autant que cela sera possible.


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Libéria: Urgence eau potable pour SOLIDARITES
15 Octobre 2003

Après 14 ans de guerre civile, un fragile espoir de paix renaît au Libéria. Mais pour les centaines de milliers de personnes qui ont réussi à échapper aux violences et aux atrocités, les besoins vitaux les plus élémentaires ne sont toujours pas assurés.
Dans ce pays si pauvre qu'il ne figure même pas dans l'indice mondial du développement humain des Nations Unies, où l'espérance de vie est de 53 ans, et où 75 % des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté, une chose aussi simple mais essentielle que l'eau potable est souvent inaccessible. Polluée, souillée, insalubre, l'eau que boivent chaque jour les familles déplacées autour de la capitale Monrovia, ou de villes comme Buchanan, est un véritable poison qui les tue : dysenterie, diarrhée, amibiases, verminoses, choléra… Dans les villages isolés de la brousse, la situation est souvent aussi alarmante. SOLIDARITES possède une longue expérience dans le domaine de l'accès à l'eau et de l'assainissement auprès des populations victimes de conflits.

- Dans un premier temps, nos volontaires vont creuser 82 puits et installer 101 pompes à main dans les zones périurbaines de Buchanan, et dans les villages isolés du comté du Grand Bassa au centre du pays.
- Dans un deuxième temps, nous allons mettre en place un laboratoire d'analyse de l'eau capable de réaliser des analyses ambulatoires en brousse, et former le personnel libérien qui sera appelé à terme à prendre en charge ce dispositif.
- Enfin, nous allons réaliser rapidement un volet d'éducation à la santé communautaire (usages de l'eau, règles de base en matière d'assainissement, d'hygiène personnelle et publique).

L'ensemble de ce projet d'urgence (d'un budget de 700.000 euros) va bénéficier directement à près de 80.000 personnes. Mais, face à la gravité de la situation sanitaire rencontrée, nos volontaires doivent intervenir au plus vite. Nous devons réunir sans délai les moyens financiers dont nous avons le plus urgent besoin pour rendre enfin l'eau potable dans les zones laissées à l'abandon de ce pays dévasté. SOLIDARITES appelle à la générosité des Français pour agir.


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2 ans après le 11 septembre, l'Afghanistan est toujours en danger.
Kaboul, le 19 septembre 2003

A l'issue d'une mission d'évaluation en Afghanistan, Alain Boinet, Directeur général de SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale présente depuis 23 ans, fait un diagnostic préoccupant de la situation et lance un appel à ses amis afghans.

J'ai réalisé la première mission de SOLIDARITES en décembre 1980 et depuis nous n'avons jamais cessé d'être aux côtés des Afghans et nous sommes actifs dans une dizaine de pays. Aujourd'hui, nous avons 21 volontaires expatriés et 500 Afghans qui mènent des programmes d'aide humanitaire à partir de 8 bases dans le centre et le Nord de l'Afghanistan. En 2002 nous avons apporté des secours à 676.900 Afghans pour un montant de 7,8 millions d'Euros avec des programmes de sécurité alimentaire, de reconstruction de maisons, de routes, pistes et ponts, de canaux d'irrigation, de barrages mais aussi avec un vaste programme agricole et d'élevage et des projets d'artisanat au profit des femmes.

2 ans après le 11 septembre l'Afghanistan et par conséquent, l'aide humanitaire et la reconstruction sont confrontés à plusieurs défis qui constituent autant de risques pour le processus d'une paix durable.

Le premier défi est celui de la sécurité. Nous y sommes confrontés dans le Nord lors de combats réguliers entre les forces du Général Dostom et celles du Général Atta. Mais surtout, la situation ne cesse de se dégrader dans le Sud et à l'Est pourrait s'étendre à de nouvelles provinces au risque de paralyser toute aide humanitaire et la reconstruction. C'est pourquoi nous condamnons énergiquement l'assassinat de quatre Afghans de l'ONG DACAAR le 10 septembre dans la province de Ghazni.

Le second défi est celui de la drogue. Nous constatons nous-mêmes dans les zones ou nous sommes que la culture du pavot s'installe là où jamais il n'y en avait eu auparavant. La production devrait donc véritablement exploser. Or, le commerce de la drogue va fragmenter encore plus le pays, renforcer les chefs de guerre et les groupes armés, générer la corruption à tous les niveaux, affecter gravement la société afghane et à terme la santé publique. Ce fléau qui prospère sur la pauvreté et l'insuffisance d'Etat n'est pas combattu avec assez de volonté et tous les moyens nécessaires.

Le troisième défi est celui de la construction d'un Etat de droit et des services publics qui progressent beaucoup trop lentement face aux multiples oppositions qui se manifestent dans et hors du gouvernement du Président Hamid Karzai. Il y a véritablement urgence car la dégradation de la situation est aujourd'hui plus rapide que la progression du processus de réconciliation nationale. Un pouvoir fort et représentatif de toutes les composantes de la société afghane est seul en mesure de réunir les conditions préalables à l'organisation des élections prévues en juin 2004 par les accords de Bonn.

Comme en Irak, la solution militaire est insuffisante, et seule une solution politique qui intègre la majorité des Afghans qui le veulent est en mesure de sortir l'Afghanistan du risque de rechute. L'hypothèse désormais probable d'un déploiement de l'OTAN dans les grandes villes d'Afghanistan souligne assez l'inquiétude de la Communauté internationale. Aussi, je lance un appel à tous mes amis afghans. Il n'y aura pas de paix durable et de développement sans équilibre de la représentativité à tous les niveaux et sans une volonté forte de réconciliation. Celle-ci permettant la simultanéité du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion qui conditionnent la tenue des élections qui risquent bien, sinon, d'être reportées et d'entraîner une grave déstabilisation pour la paix en Afghanistan.

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En Irak, c'est l'aide humanitaire à la population
qui est aujourd'hui menacée

21 août 2003

L'attentat contre l'ONU à Bagdad a pour conséquence immédiate un affaiblissement de l'aide humanitaire en Irak à un moment où celle-ci est particulièrement indispensable et où elle représente un des rares signes d'espoir pour les Irakiens.
En saluant avec le plus grand respect la mémoire de toutes les victimes et singulièrement celle du représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU Sergio Vieira de Mello pour la haute idée qu'il se faisait de sa mission, nous constatons que cet attentat intervient dans un contexte de dégradation générale de la sécurité. La multiplication des incidents récents envers les ONG en sont, parmi d'autres, un signe très inquiétant. Nous avons nous-mêmes été victime ces derniers jours d'une attaque à main armée et avons essuyé des tirs visant à nous voler un véhicule. Ce type d'attaque menace autant les volontaires des ONG que les Irakiens qui travaillent avec elles. Un de nos collaborateurs irakien a d'ailleurs été blessé dans l'attentat contre le Canal hôtel et un des ses parents a été tué.
Nous voulons poursuivre notre mission humanitaire et prenons pour cela les mesures de sécurité qui s'imposent. Nous voulons être considérés par la population irakienne pour ce que nous sommes et ce que nous faisons en matière de solidarité humanitaire et non être perçu comme des ennemis.
Nous voulons également témoigner du fait que ce sont les Irakiens qui sont les premières victimes de la situation actuelle. Les conditions de vie sont difficiles et sans perspectives dans l'immédiat, avec une chaleur de 50°C, des coupures quotidiennes d'électricité, des difficultés d'approvisionnement en essence dans un pays producteur de pétrole, des services publics sinistrés, comme la situation de l'emploi qui fragilise dangereusement les conditions de vie socio-économiques des irakiens.
Nous avons décidé de tout faire pour poursuivre notre action humanitaire de réhabilitation de 60 stations de traitement de l'eau au sud de Bagdad dans les régions de Hilal et Ad Diwaniyah, qui doivent bénéficier à 47.000 irakiens, et, en complément, d'engager, si possible, un nouveau et urgent projet de traitement des eaux usées.
Le paradoxe de la situation à laquelle nous sommes tous confrontés et que nous devons aujourd'hui surmonter, c'est que les besoins vitaux des irakiens sont d'autant plus cruciaux que les conditions de mise en œuvre de l'aide nécessaire sont menacées. C'est l'espace humanitaire lui-même qui est en cause aujourd'hui en Irak.

Nous sommes à la disposition des journalistes qui souhaitent plus d'information
sur la situation en Irak et sur notre action humanitaire.

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République Démocratique du Congo :
SOLIDARITES en première ligne d'une guerre meurtrière

4 juillet 2003

Depuis fin 96, la République Démocratique du Congo (ex Zaïre) est un pays ravagé par la guerre. Chaque jour, des hommes, des femmes, des enfants meurent, abattus. D'autres, tentant de fuir massacres, viols et pillages, succombent à la maladie, à la faim, à la soif, à l'exode et à l'épuisement. On estime entre 2 et 4 millions de personnes le chiffre des victimes de ce conflit sans fin, ce qui en fait le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale.

L'association d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES, qui intervient depuis juillet 2000 en République Démocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu, déploie actuellement, dans des conditions de sécurité très difficiles, et alors que nous sommes confrontés à des ruptures de l'aide alimentaire des Nations Unies, tous ces efforts pour répondre en urgence aux besoins vitaux des familles congolaises qui descendent vers le Sud, fuyant les combats en Ituri entre milices Lendus et Hemas autour de la ville de Bunia.

Notre équipe sur place travaille à la fois au Nord et au Sud d'une ligne de front située à 30 Km de la ville de Lubero, et où s'affrontent les deux branches rivales du mouvement RCD (RCD Goma et RCD Kisangani-ML). Car il y a plusieurs conflits qui se jouent dans le conflit dans l'Est de la République Démocratique du Congo, et les populations venus de l'Ituri trouvent au Nord-Kivu une autre guerre.

Au Nord de la ligne de front : Entre la ville de Beni et celle d'Erengeti, située à 250 km de Bunia dans la province du Kivu, notre équipe porte assistance aux personnes déplacées, chassées par les combats en Ituri. Nous lançons actuellement, et en partenariat avec l'Union Européenne(ECHO, EUROPAID)), le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM), la Délégation à l'Action Humanitaire du Ministère Français des Affaires Etrangères, OFDA (USA) et DFID (GB), plusieurs programmes d'urgence :
Accès à l'eau pour la population qui vit entre les villes de Beni et d'Erengeti : SOLIDARITES a mis en place des réservoirs souples et des pompes connectées au réseau de distribution, pour les 40.000 personnes de la ville de Beni. Par ailleurs, SOLIDARITES distribue un total de 120 M3 d'eau par jour, par le biais de réservoirs souples, à près de 20.000 personnes déplacées vulnérables installées sur les sites de Oicha, Tenambo et Mukoko. Enfin, SOLIDARITES a aménagé 9 sources d'eau potable pour les populations déplacées (3 sur Beni, 3 sur Mukoko, 3 sur Oicha).
Distributions de denrées alimentaires à 50.000 personnes déplacées sur les différents sites et villages où les déplacés ont elles ont trouvé refuge, entre Beni et Oicha.

Au Sud de la ligne de front : Devant l'afflux de déplacés qui fuient les combats en Ituri, SOLIDARITES prend en charge sur la zone de Kayna, un réseau de 7 Centres de Nutrition Supplémentaire pour un minimum de 5.000 personnes par mois.


SOLIDARITES, face à la gravité de la situation humanitaire à l'Est de la République Démocratique du Congo, et alors que la Force Multinationale Intérimaire d'Urgence sous mandat onusien et européen et sous commandement français a commencé son travail de sécurisation à Bunia, doit maintenir et développer son action. Pour cela, elle a le plus urgent besoin de recueillir maintenant les moyens financiers indispensables à celle-ci.


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RD Congo : urgence humanitaire pour les déplacés de Bunia et de l'Ituri.
11 juin 2003

Alors que la Force Multinationale Intérimaire d'Urgence envoyée par l'Union Européenne, et dont les éléments français constituent l'ossature, se déploie actuellement à Bunia, dans la province de l'Ituri déchirée par les combats et les massacres, les besoins humanitaires de base de la population qui a fui vers le Sud sont criants.

Entre la ville de Beni et celle d'Erengeti, qui se trouve à 250 km de Bunia dans la province du Kivu, l'association d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES, qui intervient depuis juillet 2000 en RD Congo, porte actuellement assistance à des milliers de familles déplacées en provenance de l'Ituri. Démunies de tout, rescapées des pires exactions, souvent blessées, ces hommes, ces femmes, ces enfants ont besoin d'abris, d'eau potable, de nourriture…

Alexandre, notre Chef de mission en RD Congo, et son équipe travaillent d'arrache pieds : 9 sources d'eau potable sont en cours de réhabilitation à Beni et Oicha, sur un site où 2.000 familles ont trouvé refuge. A Oicha toujours, et aux environs, où des sites " sauvages " sont apparus, des réservoirs souples d'eau potables, ainsi que des rampes de distribution, ont été installés. A Erengeti, pour faire face aux besoins de 30.000 déplacés, le système de chloration du réseau d'eau a été réorganisé, et 2 réservoirs ont été mis en place. Par ailleurs, l'équipe SOLIDARITES a installé un camp de transit pour 2.000 personnes à Ndalia, au nord d'Erengeti. En accord avec le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies, nous avons également mis en place 3 cantines sur les sites de Ndalia, Erengeti et Oicha.

Dés maintenant, nous préparons le développement de cette action d'urgence : Programmes de mise à disposition durable d'eau potable sur les sites de déplacés, distribution de nourriture et de produits de première nécessité, et enfin distribution de semences pendant la période pour près de 50.000 déplacés.

L'association SOLIDARITES, devant l'urgence de la situation humanitaire en Ituri, fait appel au Gouvernement Français, aux Institutions Internationales, ainsi qu'aux donateurs, pour participer à l'action que nous avons engagée en Ituri, afin de la développer sans délai.

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Premier convoi humanitaire au départ de Paris
pour la population irakienne

31 mars 2003

SOLIDARITES, organisation humanitaire internationale, fait partir de Paris mercredi 2 avril un premier convoi d'aide humanitaire d'urgence destiné à la population irakienne.

Ce premier convoi de trois camions emportent 60 tonnes de produits de première nécessité : biscuits protéinés, de sucre, de couvertures, de bâches plastique, de jerricans, de filtres à eau, de savon qui seront distribuées de la main à la main par notre équipe sur place aux familles irakiennes.

Ce convoi organisé par SOLIDARITES a reçu le soutien du groupe M6 et des donateurs qui par leur générosité participent concrètement à cette opération de secours à un moment où les besoins humanitaires de la population irakienne sont de plus en plus urgents.

Le chargement des camions se fera mardi 1 avril, en Présence de Mr Renaud Muselier, Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères, à partir de 11h15 à Roissy en zone de fret (nous contacter pour plan d'accès).

Le départ de ces camions se fera mercredi 2 avril, quai Branly, sur la chaussée située en face du pont d'Iéna, devant la tour Eiffel, entre 10 et 11h30.

Nous invitons les journalistes et les médias ainsi que les parisiens et les donateurs à assister au départ de ce premier convoi, qui doit être suivi d'un second si les dons recueillis le permettent. C'est maintenant qu'il faut secourir la population irakienne.

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M6, Téva, Fun TV et Club Téléachat, se mobilisent pour l'Irak
24 mars 2003

Suite à la diffusion de l'émission « Zone Interdite » intitulée : « De la guerre au terrorisme : la France menacée ? », les animateurs de M6, Téva, Fun TV et Club Téléachat ont décidé de se mobiliser et d'enregistrer un message d'appel aux dons pour les populations irakiennes en partenariat avec l'association SOLIDARITES. Ces messages seront diffusés pendant près de deux semaines sur les différentes chaînes du groupe.

« M6 et SOLIDARITES, association d’aide humanitaire d’urgence, souhaitent venir très rapidement au secours des populations irakiennes en difficulté. Objectif : faire partir un convoi pour l’Irak dans les tous prochains jours, un convoi de 6 camions chargés de produits de première nécessité, notamment biscuits protéinés, couvertures, kits de purification d’eau, matériel d’hygiène, etc…

Envoyez vos dons par chèque à : SOLIDARITES - BP 100 - 75020 Paris.

C’est maintenant qu’il faut agir en faveur de ces populations irakiennes durement éprouvées. Merci de votre générosité. »

Outre l'appel aux dons sur M6, Téva, Fun TV et Club Téléachat, c'est tout le groupe M6 qui se mobilise :

M6 Web : avant le départ du convoi, le site de M6 proposera une présentation de l'association et des besoins ainsi qu'un appel aux dons par chèque. Pendant le voyage et jusqu'à destination, les internautes auront la possibilité de suivre le convoi sur une carte actualisable et visionner des images sur le terrain, fournies par l'association. Cette opération sera relayée dans la rubrique info - spécial Irak : http://www.m6.fr/html/info/guerre_irak.jhtml.

M6 Evénements organisera une avant-première de la comédie musicale « Autant en emporte le vent ». Les fonds recueillis iront au profit de cette opération.

HSS : le chiffre d'affaire d'une journée du Club Téléachat sera intégralement reversée à l'opération.

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SOLIDARITES lance un convoi humanitaire pour les Irakiens
24 mars 2003

Devant la situation dramatique des populations irakiennes due à la guerre et à l'interruption des distributions mensuelles de "paniers de nourriture" à 16 millions de personnes mais aussi de médicaments essentiels, l'organisation humanitaire SOLIDARITES a décidé, en partenariat avec le groupe M 6, d'envoyer un important convoi d'aide humanitaire d'urgence destiné à la population irakienne.

SOLIDARITES, qui agit depuis plus de 2O ans par une aide humanitaire de la main à la main, lance ce convoi en partenariat et avec le soutien exceptionnel de tout le groupe M 6 avec Téva, Fun TV, Club Téléachat. Les animateurs ont décidé de se mobiliser et d'enregistrer un message d'appel aux dons pour les populations irakiennes.

Nous souhaitons venir très rapidement au secours des populations irakiennes en difficulté. Objectif : faire partir un convoi pour l'Irak dans les tous prochains jours, un convoi de 6 camions chargés de produits de première nécessité, notamment biscuits protéinés, lait en poudre, tentes, bâches plastiques, couvertures, filtres à eau, jerricans, ustensiles de cuisine, etc…

C'est maintenant qu'il faut agir en faveur des populations irakiennes durement éprouvées.

Envoyez vos dons par chèque à : SOLIDARITES - BP 100 - 75020 Paris.

Merci de votre générosité

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SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale, lance
" un appel au secours pour la population irakienne ".

19 mars 2003

L'opération " pétrole contre nourriture " qui permettait d'alimenter 16 millions d'Irakiens sous forme de paniers de nourriture distribués chaque mois vient de s'interrompre ainsi que les approvisionnements en médicaments essentiels. L'Irak est maintenant un pays fermé totalement isolé du reste du monde.
Le déclenchement de la guerre va automatiquement provoquer des conséquences humanitaires très graves pour la population irakienne. Nous sommes en particulier préoccupés par les informations faisant état de risques d'utilisation en Irak d'armes de destruction massive, sur des déplacements de populations vers des zones de refuge difficiles d'accès et par l'interruption du traitement de l'eau potable, suite aux coupures d'électricité, entraînant des risques d'épidémie et de mortalité.
Il en est de même des conséquences directes de la guerre provoquant morts et blessés et la destruction d'infrastructures indispensables à la vie quotidienne de la population irakienne et surtout des groupes les plus vulnérables tels que les enfants en bas age, les femmes enceintes et allaitantes, les malades et personnes âgées, les blessés et les handicapés.

L'association d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES a décidé d'organiser une aide humanitaire d'urgence pour la population irakienne, comme nous l'avions déjà réalisé en 1991 et 1992 durant la première guerre du Golfe.
SOLIDARITES envoie des équipes de volontaires expérimentés sur place avec pour objectif d'organiser les premiers secours dès que possible.
Dans ce but SOLIDARITES lance un appel humanitaire solennel à nos concitoyens. En effet, si la majorité de la population française ne souhaitait pas la guerre, celle-ci est maintenant inévitable. La guerre va frapper la population irakienne déjà victime de l'embargo et des guerres précédentes, sans parler de la terrible répression du régime de Saddam Hussein.

C'est pourquoi nous lançons un appel d'urgence :

  • Nous invitons les Français à faire preuve de générosité en nous adressant les dons nécessaires aux premiers secours d'urgence.
  • Nous invitons les institutions internationales, tout particulièrement les autorités françaises et l'Union européenne, à prendre les mesures qui s'imposent pour l'aide humanitaire, en partenariat avec les ONG.
  • Nous invitons tous les pays limitrophes à faciliter l'accès de l'aide humanitaire à la population irakienne, en nous attribuant les visas nécessaires et les autorisations de transit des secours et le passage aux frontières.
  • Nous appelons les autorités américaines à la plus grande coopération avec les acteurs humanitaires et à respecter leurs principes et méthodes d'action.

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Communiqué INTER-ONG
Irak : Face aux menaces qui pèsent sur les populations civiles en Irak et dans la zone, les ONG signataires : Action contre la Faim, Enfants du Monde/Droits de l'Homme, Handicap International, Médecins du Monde, Première Urgence, Solidarités ont décidé de coordonner leur action selon des principes communs

Lundi 3 mars 2003

Notre intervention n'est pas conditionnée par l'éclatement d'une guerre dont nous continuons de récuser la nécessité compte tenu des possibilités pacifiques de désarmement de l'Irak en cours.

Face à la création à Washington d'un office de la reconstruction et de l'assistance humanitaire placé directement sous la responsabilité de l'Etat Major américain, nous rappelons que le terme " humanitaire " doit être réservé à l'action d'organismes indépendants appliquant des principes de neutralité et d'impartialité. Quelle que soit la nature d'un conflit, les signataires rappellent que les belligérants partie au conflit ont le devoir de respecter et d'appliquer le Droit International Humanitaire, indépendamment de toute autre considération. L'action humanitaire ne peut pas être considérée comme une arme au service d'objectifs militaires. Elle n'est pas le service après-vente de la guerre.

Nous refusons de subordonner notre action sur le terrain à une autorité militaire qui est partie au conflit. Les belligérants restent libres de monter des programmes d'assistance. Mais, ces actions " civilo-militaires " ne peuvent être qualifiées d'humanitaires.

Les signataires renouvellent leur exigence de voir respecter le droit d'accès aux victimes, consacré par le Droit International, ainsi que leurs capacités à évaluer les besoins de manière indépendante et à contrôler la finalité de l'aide. Limiter notre intervention aux zones " pacifiées " dans le sillage des troupes, c'est dénaturer l'aide humanitaire en lui imposant un choix entre les victimes.


Contacts presse :
Action contre la Faim - Anne DEGROUX - 01.43.35.88.42
Handicap International - Maud SAHEB - 01.43.14.87.02
Médecins Du Monde - Annabelle QUENET - 01.44.92.14.32, Laure WEISBERGER - 01.44.92.14.31
Première Urgence - David MARTINEZ - 01.55.66.99.65
Solidarités - Sébastien LE CLEZIO - 01.43.15.13.13
Enfants du Monde / Droits de l'Homme - Yves BUANIC - 01.42.72.71.78

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Côte d'Ivoire : le drame humanitaire des populations déplacées
21 février 2003

SOLIDARITES, organisation humanitaire internationale qui intervient depuis plus de 20 ans, a envoyé, compte tenu de la situation, une mission d'évaluation d'urgence en Côte d'Ivoire. Cette mission a pu constater, sur le terrain, une situation humanitaire dramatique.

Au Sud-Ouest du pays, à proximité des villes de Guiglo et Duékoué, près de 85.000 personnes ont fui les affrontements, les viols et les pillages, les exécutions sommaires et les exactions. Certains ont marché de nuit plusieurs semaines. Mais une fois passée la ligne de cessez-le feu, ils n'ont trouvé que la faim et la promiscuité. En effet, en dépit des efforts des uns et des autres, l'assistance n'a pu se mettre en place. Les conditions d'hébergement et d'hygiène dans les villages surpeuplés situés en bordure des zones de combat de l'Ouest du pays sont déplorables. Les déplacés qui continuent d'arriver n'ont trouvé refuge qu'autour des bâtiments officiels et des lieux de culte, qui sont devenus des camps de fortune.

A Duekoué, environ 33.000 personnes sont réfugiées. L'équipe de SOLIDARITES n'a pu que constater que ces personnes manquent de tout : nourriture, nattes pour dormir, bâches plastique pour se protéger de la saison des pluies qui arrive, produits d'hygiène, latrines et jerrycans pour aller chercher l'eau qui n'arrive que par intermittence… Notre équipe a rencontré, à la mairie de Duekoué, une femme, prostrée, qui a réussi à s'échapper du lieu où elle a été séquestrée avec ses filles durant douze jours, ou encore un homme qui venait de sortir de la brousse, hagard, épuisé, malade, ayant perdu 15 kilos… On a déjà identifié plusieurs cas de malnutrition grave.

A Guiglo, où plus de 8.400 personnes ont trouvé refuge en campant près de la mairie, de la préfecture, de la gare routière ou encore dans les églises, une épidémie de rougeole a commencé et a déjà fait 14 morts. Une épidémie de tuberculose est également apparue et l'on craint que la malaria, la fièvre jaune et la fièvre typhoïde, endémies régionales, ne s'y ajoutent et déciment les personnes déplacées dont l'organisme est particulièrement affaibli. Sans parler du choléra qui guette et risque de faire des ravages, et de la saison des pluies, qui arrive à la fin du mois, et qui va dégrader encore plus la situation.

SOLIDARITES, face à cette situation humanitaire dramatique, se mobilise pour apporter au plus vite une aide d'urgence à ces hommes, femmes et enfants. Nous lançons un appel au public pour nous aider réunir les moyens financiers nécessaires, dont nous avons le plus urgent besoin pour les secourir.

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Afghanistan
4 février 2003

Action contre la Faim, ACTED, AFRANE, AMI, Architecture & Développement, Enfants du Monde/Droits de l'Homme, Handicap International, Madera, MDM, MRCA, Solidarités, Groupe URD

Les ONG françaises disent " Halte à la confusion " entre militaires et humanitaires La création " d'équipes de reconstruction régionale " en Afghanistan par la Coalition : une démarche politique sous couvert d'humanitaire...
La Coalition menée par les Etats-Unis a annoncé au mois de septembre 2002 son projet de mettre en place des " équipes de reconstruction régionale " (Provincial Reconstruction Team, PRT). S'appuyant sur des réservistes de l'armée américaine, l'objectif affiché de ces PRT est de renforcer la sécurité dans des zones hors du périmètre de contrôle immédiat de l'autorité centrale et d'y délivrer une aide à caractère humanitaire et à la reconstruction. L'ouverture de trois PRT (Gardez, Bamyan, Kunduz) est prévue courant février. D'autres ouvertures sont attendues dans un avenir proche, notamment à Kandahar.

.… crée la confusion et met à mal le travail des organisations humanitaires
Aux côtés de nombreuses ONG notamment britanniques et américaines, opérant en Afghanistan, les ONG françaises signataires s'alarment de l'impact de ces PRT sur l'aide humanitaire actuellement mise en œuvre en Afghanistan :

–On peut en effet s'inquiéter de ce que le ciblage de l'aide dispensée par les PRT soit politiquement biaisé en faveur des régions dont le pouvoir local est favorable à la Coalition, et ceci en absence d'une évaluation professionnelle et impartiale des besoins réels des populations. Les premières actions menées par les PRT sur le terrain corroborent ces craintes, formulées de longue date par les ONG.

–Par ailleurs, les PRT opérant sur les mêmes terrains d'intervention que les organisations humanitaires, il est à craindre que la population tende à progressivement assimiler les volontaires humanitaires à des éléments de l'armée américaine. Ce processus est de nature à ruiner les efforts déployés par les ONG pour établir un lien de confiance, de respect et de partenariat avec les populations. De plus, cette confusion entre membres d'unités combattantes de la Coalition et volontaires humanitaires est porteuse de graves risques de sécurité pour ces derniers, pouvant amener à terme à un retrait des ONG dans les zones concernées.

Dans cette perspective, le collectif d'ONG signataire de ce communiqué réclame :

–Une distinction claire entre " militaires " et " volontaires humanitaires " sur le terrain : elle pourra notamment s'opérer par le port systématique de l'uniforme par les militaires et une communication spécifique à destination des différentes composantes sociales de la communauté afghane.

Un périmètre d'intervention des PRT clairement délimité : sur des secteurs d'intervention qui relèvent d'une compétence exclusive de l'armée, par exemple des ouvrages de travaux publics (routes, ponts et autres ouvrages de franchissement). En effet, dans un souci d'efficacité et de pérennité des actions, il est essentiel que le travail avec les communautés (santé, social, agriculture, eau et assainissement, éducation notamment) demeure du ressort des organisations humanitaires qui travaillent de longue date avec les populations.

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Afghanistan : maintenir les routes ouvertes tout l'hiver
3 février 2003

SOLIDARITES, organisation humanitaire internationale d'aide d'urgence qui intervient depuis plus de 20 ans en Afghanistan, est engagée actuellement dans un programme de construction et de déneigement des routes de montagne, au centre du pays. Car en Afghanistan, maintenir les routes ouvertes en hiver, c'est vital.

Des centaines de travailleurs afghans travaillent actuellement, dans le cadre d'un programme mis en œuvre par SOLIDARITES, pour maintenir ouvert le col de Pasroya, qui culmine, au centre de l'Afghanistan, à plus de 3.000 m. Avec des pelles et des pioches, ils déneigent et déblaient la route sans relâche, dans le froid glacial. Comme le dit Jamshid, l'un d'entre eux, âgé de 22 ans et cité dans une dépêche de l'agence de presse des Nations Unies IRIN, ils peuvent, grâce à ce travail, recevoir les 14 kilos de blé par jour qui leur permettront de passer l'hiver.

Mais si SOLIDARITES a pris l'engagement, cet hiver, de maintenir ouvert cinq cols dans le Hazaradjat, région extrêmement enclavée et montagneuse au centre de l'Afghanistan, ce n'est pas seulement pour apporter une aide économique aux travailleurs les plus vulnérables.

Le village de Pasroya, justement, était inaccessible en véhicule les années précédentes, faute de route digne de ce nom. Plusieurs personnes qui ont essayé de faire le chemin à pied, l'hiver dernier, sont mortes de froid, et les meutes de loups rodent en permanence. Ni le ravitaillement ni l'évacuation sanitaire n'était envisageable pour ses habitants. SOLIDARITES a décidé de construire une route, de Bamyan via Pasroya, vers Yakawlang, et de maintenir celle-ci ouverte pendant les neiges.

Guillaume Limal, le coordinateur régional de SOLIDARITES à Bamyan, est très clair sur la nécessité vitale de ce type de programmes : " maintenir les routes ouvertes est d'une très grande importance pour l'accès aux soins médicaux urgents, pour le transport de l'aide humanitaire, et pour le commerce. Cela permet aussi de poursuivre la reconstruction des maisons détruites ".

Alors que la stabilité de l'Afghanistan reste à assurer, que la reconstruction du pays doit s'engager, et que la situation humanitaire, notamment en ce qui concerne les centaines de milliers de réfugiés afghans qui sont rentrés chez eux, est toujours très difficile, l'accès aux populations les plus isolées est un enjeu vital. Coûte que coûte, les organisations humanitaires doivent mettre en œuvre tous les moyens disponibles pour maintenir les routes des montagnes afghanes ouvertes cet hiver.


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Burundi : situation humanitaire alarmante
24 janvier 2003

SOLIDARITES, organisation humanitaire internationale d'aide d'urgence, appelle à la mobilisation de tous les moyens humanitaires disponibles pour faire face à la situation alarmante de la population prise dans de violents combats au Burundi depuis le 17 janvier 2003, entre l'armée et des groupes armés.

Notre équipe qui intervient dans la province de Gitega a pu constater sur le terrain mercredi 23 janvier, sur la colline de Gihe, dans la commune de Giheta, les conditions de vie de près de 1.200 familles (près de 6.000 personnes).
Guillaume Huon de kermadec, notre coordinateur nutritionniste sur place a estimé que, dans une semaine, les quelques provisions que les gens auront emportées seront épuisées. Les familles déplacées ne pourront plus compter que sur la solidarité des familles résidentes du secteur, mais les réserves de celles-ci seront également épuisées dans un délai de deux à trois semaines, " Après la situation des populations déplacées sera véritablement catastrophique ", selon l'analyse de notre Chef de mission au Burundi Maud Ropars.

Par ailleurs, une grande partie des familles déplacées avec qui nous sommes entrées en contact dorment depuis une semaine à l'air libre et souffrent du froid, de la soif et du manque d'hygiène de base. Elles ont le plus urgent besoin d'aide alimentaire d'urgence, de moyens de protection et de produits de première nécessité. Une évaluation a été également menée sur la commune de Kirimbi, où plusieurs milliers de personnes sont également en détresse.

SOLIDARITES a décidé, malgré les extrêmes difficultés pour atteindre ces populations en raison de la coupure des routes dues aux opérations militaires en cours, de retourner dès lundi dans la commune de Giheta. En partenariat avec l'UNICEF, nous allons procéder, sur le site de Giheta, à une distribution d'urgence de biscuits pour enfants, de couvertures, de bidons, de savons et de bâches plastique. Par ailleurs, un premier dépistage nutritionnel va être mené dès mardi par notre équipe sur la commune de Giheta.

SOLIDARITES renouvelle son appel pour la mobilisation urgente d'une aide alimentaire et de première nécessité aux populations civiles burundaises de Gitega et des autres provinces touchées par les combats, et demande la garantie de l'accès à ces populations.

Contacts :
Maud Ropars, chef de mission Burundi, tél. : 00 257 952 792
Benoît-Xavier Loridon, Tél. : 06 08 28 30 01
Sébastien le Clézio, Responsable Communication, tél. : 01 43 15 13 13
Pour en savoir plus sur SOLIDARITES, consultez notre site Internet : http://www.solidarites.org

Pour soutenir l'aide humanitaire d'urgence de SOLIDARITES au Burundi
Envoyer vos dons à : SOLIDARITES - BP 100 - 75020 Paris,
ou à SOLIDARITES - Villa Souchet - 105 Avenue Gambetta 75020 Paris

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