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"Témoin des situations difficiles dans lesquelles elle s'engage,
SOLIDARITES s'efforce d'informer et, si nécessaire, d'alerter l'opinion publique."
Charte de Solidarités, Article 8

08 juin 2009

29 mai 2009


05 mai 2009

11 mars 2009

05 mars 2009

 

24 février 2009

09 février 2009

SOLIDARITES ouvre une nouvelle mission au Zimbabwe 

Les ONG françaises reçues par Pierre Lellouche, Représentant spécial de la France pour
l’Afghanistan et le Pakistan au Ministère des Affaires Etrangères et Européennes

SOLIDARITES dénonce son expulsion du Darfour

Appel aux journalistes : L'eau insalubre tue plus dans le monde que les guerres!

SOUDAN : SOLIDARITES est victime d’une mesure d’expulsion, de la part des autorités soudanaises,  qui a pour conséquence d’interrompre une aide humanitaire vitale pour la population du Darfour.

L’eau qui tue, l’eau qui sauve : le 22 mars, une urgence humanitaire en sept points

RDC, Province Orientale : plus de 600 personnes massacrées depuis Noel ; l'association SOLIDARITES appelle à la protection des localités pour permettre aux humanitaires d'intervenir auprès des populations civiles

26 novembre 2008 RDC, Nord Kivu: SOLIDARITES lance une opération humanitaire pour 135 000 personnes en danger à Kiwanja, Rutshuru et Tongo, et lance un APPEL AU SECOURS
21 novembre 2008 Communiqué inter-ONG : Afghanistan, une détermination intacte
5 novembre 2008 SOLIDARITES secourt les populations déplacées à l'est de la RD Congo
31 octobre 2008 Il faut sécuriser les populations victimes des violences à l'est de la RD Congo pour les secourir
27 octobre 2008
Nos équipes sur tous les fronts de l'urgence humanitaire à l'est de la RD Congo
15 octobre 2008
Jounée Mondiale de l'Alimentation : SOLIDARITES combat la faim avec des solutions innovantes
22 septembre 2008
Communiqué inter-ONG : Les ONG françaises présentes en Afghanistan reçues par Bernard Kouchner
3 septembre 2008
Afghanistan : le risque d'une guerre sans fin et d'une aide humanitaire paralysée
10 juin 2008
La Conférence de Paris sur l'Afghanistan ne peut pas décevoir
21 mai 2008
SOLIDARITES : crise alimentaire en Afghanistan

25 mars 2008

« L’eau est la première priorité » déclare Bernard Kouchner en recevant SOLIDARITES
10 mars 2008

8 millions de morts chaque année, ça suffit n'est ce pas !

4 janvier 2008
26 décembre 2007
22 novembre 2007
8 novembre 2007
6 novembre 2007
2 novembre 2007
17 octobre 2007
10 Septembre 2007
SOLIDARITES répond à l'urgence humanitaire au Nord-Kivu
16 juillet 2007
SOLIDARITES lance une nouvelle campagne pour l'accès à l'eau potable pour tous
25 juin 2007
SOLIDARITES: du vent dans les voiles pour relayer notre pétition pour l'accès à l'eau potable
22 juin 2007
Docteur Kouchner, attention au Darfour
21 juin 2007
L'accès à l'eau potable pour tous dans le monde : de nouveaux partenaires se mobilisent pour nous aider à atteindre les 100 000 signatures
19 mai 2007
Un individu mal intentionné se fait passer pour un membre de SOLIDARITES
20 Mars 2007
Darfour : sortons du piège, sanctuarisons l'aide humanitaire.
2 février 2007
Invitée à la Conférence de Paris pour une gouvernance écologique mondiale, l'ONG SOLIDARITES lance une e-pétition pour l'accès de tous à l'eau potable
24 janvier 2007

Décès de Jean-François Deniau

17 janvier 2007
L'eau non potable tue ! Assez de discours des actes.
SOLIDARITES lance une e-pétition pour que ça change.
22 décembre 2006
TSUNAMI, deux ans après, SOLIDARITES a employé
100% des fonds reçus en 2005. 
24 novembre 2006
La violence se déchaîne au Darfour
6 octobre 2006
« Ensemble contre la faim » le 15 octobre à 14 h sur la place des Droits de l'Homme au Trocadéro à Paris
29 août 2006
SOLIDARITES : l'aide humanitaire menacée au Soudan
4 août 2006
Crise au Proche Orient - « Bilan de près d'un mois de conflit : aucune résolution de la crise et des populations civiles de plus en plus meurtries »
20 juillet 2006
SOLIDARITES : SOS humanitaire pour le Liban
8 juin 2006
SOLIDARITES intervient pour les rescapés du séisme sur l'île de Java en Indonésie
18 mai 2006
Sur ARTE le 24 mai à 21h35 un reportage à ne pas manquer
21 mars 2006
Ici, l'eau c'est la vie. Là-bas, l'eau tue 15 innocents chaque minute ! Réagissons.

>> Cliquez ici pour lire les communiqués antérieurs (2005)

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SOLIDARITES
ouvre une nouvelle mission au Zimbabwe 

 08 juin 2009

SOLIDARITES, association d’aide humanitaire internationale, ouvre une nouvelle mission au Zimbabwe pour lutter contre la faim des plus pauvres.

Au Zimbabwe, pays naufragé où la situation humanitaire ne cesse de se détériorer, 80 % de la population vit avec moins d’un dollar par jour. L’aide internationale est, pour 75% de la population, l’unique ressource en nourriture, alors qu’avant cette terre était l’un des greniers de l’Afrique. Au Zimbabwe, aujourd’hui, l’espérance de vie y est, selon l’OMS, de 35 à 40 ans, l’une des plus faibles du monde, tandis que le taux d’inflation y atteignait en juillet 2008 (avant l’adoption du dollar américain en remplacement du dollar zimbabwéen) 231 millions % ! Et, pour aggraver encore la situation, une épidémie de choléra, due en grande partie au délabrement des infrastructures, a fait depuis fin 2008 plus de 4 000 morts.

Pour répondre durablement à ces besoins dans cette période exceptionnellement difficile, SOLIDARITES met en œuvre dès le 1er juillet 2009 à Kadoma (140 km au sud-ouest de la capitale, Harare), un programme de sécurité alimentaire et de relance économique destiné à ceux qui n’ont pas accès à la terre, et donc aux revenus, et habitent en zone urbaine et périurbaine : mise en place de « potagers familiaux », avec distribution d’outils, soutien technique et formation à l’horticulture… Le tout permettra à près de 5 200 personnes de disposer de ressources de subsistance.
Parallèlement, en construisant des puits d’irrigation (destinés aux potagers familiaux), ces populations vulnérables bénéficieront de revenus minimum (programme « cash for work » ou « salaire aux plus pauvres  pour un travail d’intérêt collectif ») et pourront ainsi subvenir à leur besoins alimentaires de base.

Contacts presse :

            Constance Decorde : 01 80 21 05 91 - Courriel : cdecorde@solidarites.org

Pour en savoir plus sur SOLIDARITES : www.solidarites.org
SOLIDARITES - 50 rue Klock 92110 Clichy-la-Garenne -Tel : 01 80 21 05 05 / Fax : 01 80 21 05 99

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Les ONG françaises reçues par Pierre Lellouche,
Représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan
au Ministère des Affaires Etrangères et Européennes

29 mai 2009

Quatre représentants des ONG françaises présentes en Afghanistan (Alain Boinet, Guy
Caussé, Etienne Gille et Pierre Lafrance) ont été reçus mercredi 27 mai par Pierre Lellouche
représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan.
Ils ont remis un document élaboré en concertation avec l’ensemble des ONG françaises,
faisant part de leurs réflexions sur la situation du pays et des principes qui, selon elles, doivent
guider l’action de reconstruction et la recherche de l’apaisement. Ce document intitulé :
« Réflexions d’ONG françaises sur la reconstruction et l’apaisement en Afghanistan » fait en
outre un certain nombre de « recommandations » sur l’aide gouvernementale et comporte un
tableau de l’aide que 17 ONG françaises apportent dans 28 provinces (sur 34).
Un dialogue attentif a permis aux représentants des ONG de rappeler avec insistance que les
besoins des populations doivent être pris en compte en priorité et de manière équitable, et que
l’aide doit être apportée dans un souci non seulement quantitatif mais aussi et surtout
qualitatif. Ils ont souligné également l’importance des questions de justice et de bonne
gouvernance, en particulier locale.
Pierre Lellouche a présenté la politique de la France, comportant certaines priorités régionales
et a pris note de certaines demandes présentées. L’entretien a duré une heure et devrait être
suivi par d’autres contacts.
Le document remis a été signé par les ONG suivantes :
Action Droits de l’Homme, Amitié franco-afghane (AFRANE), Aide Médicale Internationale (AMI),
Enfants du Monde Droits de l’Homme (EMDH), GERES, HumaniTerra International, MADERA,
Mères pour la paix, Médecins du Monde, Renouveau Afghanistan, Sport sans frontières, Solidarité
laïque et bénéficie en outre du soutien d’Afghanistan Demain, Solidarités, Groupe URD.

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SOLIDARITES dénonce son expulsion du Darfour

Mardi 05 mai 2009

SOLIDARITES réfute les allégations évoquées par les autorités soudanaises pour justifier son expulsion du Darfour (non-respect des règles régissant l'aide humanitaire au Soudan, mise en cause de la sécurité nationale et collaboration avec la Cour Pénale Internationale). Par ailleurs, SOLIDARITES dénonce les conditions de son expulsion par les autorités soudanaises, comme celle de 12 autres ONG internationales et de 3 ONG soudanaises, et craint de graves conséquences pour les populations brusquement  laissées sans secours.

SOLIDARITES a été expulsée du Darfour le 4 mars dernier par les autorités soudanaises, suite à la décision de la Cour Pénale Internationale d’émettre un mandat d’arrêt à l’encontre du président soudanais pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour. 

C’est la population vulnérable du Darfour qui en sera la première victime, après l’expulsion de ces ONG qui représentaient environ la moitié de l’aide internationale.

Nous rappelons que SOLIDARITES, présente au Darfour depuis 4 ans, avec 42 expatriés et 320 Soudanais, apportait une aide à 300.000 personnes, déplacés ou résidents, en matière d’eau potable et d’assainissement, d’aide alimentaire et de produits de première nécessité, ainsi qu’en soutien à l’agriculture, l’élevage et l’éducation. Aujourd’hui, nous sommes très inquiets pour le sort de ces populations.

Nous voulons également dénoncer les conditions de notre expulsion : saisie de tous nos biens pour une valeur de 1,37 million d’euros, occupation de nos bureaux, trois personnes de notre équipe ont été retenues durant plus d’un mois, leurs passeports confisqués et elles ont été menacées. Enfin, à la faveur d’un décret unilatéral, SOLIDARITES s’est vu imposer le paiement d’indemnités 6 fois supérieures à la normale.

Nous dénonçons l’instrumentalisation politique de l’aide humanitaire au Darfour. SOLIDARITES intervient toujours activement dans cette région, au Sud Soudan, au Tchad et en République Centrafricaine, et reste prête à y faire face à de nouvelles urgences. Nous réaffirmons les principes d’impartialité de l’aide humanitaire, fondée exclusivement sur les  besoins vitaux des populations, et sur l’indépendance.

 

Contacts presse :

            Constance Decorde : 01 80 21 05 91 – Courriel : cdecorde@solidarites.org

 

Pour en savoir plus sur SOLIDARITES : www.solidarites.org

SOLIDARITES – 50, rue Klock 92110 Clichy-la-Garenne – Tel : 01 80 21 05 05 / Fax : 01 80 21 05 99

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Appel aux journalistes :

L’eau insalubre tue plus dans le monde que les guerres !

Mercredi 11 mars 2009

Huit millions de morts* par an d’une part, et d’autre part près de 500 000 en moyenne du fait des conflits ! C’est une terrible réalité, une hécatombe silencieuse, et lutter contre ce fléau supposerait, pour être plus convaincant auprès des décideurs politiques, que l’opinion publique en soit bien informée, ce qui n’est pas vraiment le cas.

Selon un sondage réalisé pour SOLIDARITES, seulement 1% de nos concitoyens savent que l’eau insalubre est la première cause de mortalité dans le monde.

En perspective de la Journée Mondiale de l’Eau et du 5ème Forum Mondial de l’Eau à Istanbul du 16 au 22 mars, nous proposons aux journalistes et aux médias des interviews avec des hydrauliciens de SOLIDARITES impliqués dans 16 de nos missions (Afghanistan, Tchad, RDC…).

Parmi nos missions humanitaires, celle du Soudan d’où nous venons d’être expulsé par le président Omar Al Béchir, alors que nous apportions quotidiennement l’eau potable et l’assainissement, ainsi qu’une aide alimentaire et des produits de première nécessité, à 300.000 habitants du Darfour.

Alain Boinet, directeur général de SOLIDARITES déclare « la prise de conscience précède et détermine la mobilisation des ressources nécessaires pour faire reculer la mortalité des maladies liées à l’eau dans les situations humanitaires et le rôle des journalistes est essentiel pour informer l’opinion publique à ce sujet ». 

*L’Eau. Michel Camdessus. Robert Laffont. 2004.
                        
Nous sommes à votre disposition dès aujourd’hui.

 

Contact presse : Constance Decorde au 01 80 21 05 91 et cdecorde@solidarites.org

Pour toute information  sur SOLIDARITES voir notre site www.solidarites.org
SOLIDARITES - 50 rue Klock 92110 Clichy-la-Garenne – Tel : 01 80 21 05 62 / Fax : 01 80 21 05 99

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SOUDAN : SOLIDARITES est victime d’une mesure d’expulsion, de la part des autorités soudanaises,  qui a pour conséquence d’interrompre une aide humanitaire vitale pour la population du Darfour.

Jeudi 05 mars 2009 

SOLIDARITES s’est vue notifier son expulsion par les autorités soudanaises mercredi 4 mars et ses bureaux ont été mis sous scellé, ses comptes en banque bloqués, et tout son matériel  saisi (véhicules, ordinateurs, foreuse…).

Cette décision concerne également une dizaine d’ONG internationales qui représentent environ 70% de l’aide humanitaire, soit 1,5 million de personnes secourues, dans la région du Darfour. Ces expulsions vont avoir des conséquences très graves pour les populations dont la survie dépend de l’assistance internationale.

En effet, à partir de nos bases de Khartoum, Nyala, Muhadjeria, Seleah, Shaeria, Kutrum, Nertiti, Golo, et El Daein, l’équipe de SOLIDARITES au Darfour  (42 expatriés et 320 soudanais)  apporte une aide à 300.000 personnes en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, en produits alimentaires et de première nécessité. Ainsi, SOLIDARITES a distribué en un an  480.507 rations alimentaires, soit 8 663 tonnes de nourriture au total.

SOLIDARITES rappelle avec force ses principes qui sont notamment l’impartialité des secours  déterminés par la seule urgence des besoins humanitaires des populations, et en toute indépendance. En effet, et contrairement aux affirmations de certains médias soudanais, nous n’avons aucune relation de travail avec la Cour Pénale Internationale.

Enfin, nous appelons les autorités soudanaises à assurer la sécurité des membres de notre mission au Soudan, expatriés et Soudanais, et à réexaminer leur décision, afin de permettre la poursuite de l’aide humanitaire vitale pour les populations en danger.  

  

Contacts presse : Alain BOINET - 06 82 59 29 07
            Constance Decorde : 01 80 21 05 91 - Courriel : cdecorde@solidarites.org

Pour en savoir plus sur SOLIDARITES : www.solidarites.org
SOLIDARITES - 50 rue Klock 92110 Clichy-la-Garenne -Tel : 01 80 21 05 05 / Fax : 01 80 21 05 99

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L’eau qui tue, l’eau qui sauve :
le 22 mars, une urgence humanitaire en sept points

Mardi 24 février 2009


1- L’eau insalubre est la première cause de mortalité au monde.
2- L’opinion publique n’en sait rien ou presque.
3- Les décideurs politiques informés ne mobilisent pas les ressources financières
indispensables pour faire reculer cette hécatombe silencieuse.
4- Pourtant, même dans les pires situations (conflits, catastrophes naturelles), il est
possible d’apporter des solutions, comme l’association humanitaire SOLIDARITES le
fait aujourd’hui dans ses 16 missions depuis 29 ans.
5- A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau du 22 mars, et du 5° Forum Mondial de
l’Eau à Istanbul du 16 au 22 mars, SOLIDARITES lance une campagne d’information
et une pétition pour informer nos concitoyens et faire bouger les décideurs politiques.
6- Il s’agit de réunir 100 000 signatures pour cette pétition, que nous remettrons aux
autorités françaises, à la commission européenne et à l’ONU lors de la JME le 22
mars prochain.
7- Nous proposons aux journalistes et aux médias le « Dossier de Presse » ci-joint
(version PDF) que vous allez également recevoir par courrier dans les prochains
jours et :
- des reportages dans l’une des 16 missions de SOLIDARITES
- des interviews téléphoniques avec nos hydrauliciens sur le terrain
- des photos et des films vidéo libres de droit
- le site de la campagne www.votregouttedeau.org
- des informations auprès des hydrauliciens et des responsables de SOLIDARITES à
Paris
- les résultats du sondage que nous avons demandé à l’institut LH2


Pour toute information sur SOLIDARITES voir notre site www.solidarites.org


Nous sommes à votre disposition dès aujourd’hui.
Contact presse : Constance Decorde au 01 80 21 05 91 et cdecorde@solidarites.org
SOLIDARITES - 50 rue Klock 92110 Clichy-la-Garenne – Tel : 01 80 21 05 62 / Fax : 01 80 21 05 99
siren 389 515 180

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RDC, Province Orientale : plus de 600 personnes massacrées depuis Noel ; l'association SOLIDARITES appelle à la protection des localités pour permettre aux humanitaires d'intervenir auprès des populations civiles

Lundi 09 février 2009

  La vague de violence qui ensanglante le district du Haut Uélé, Province Orientale de la RDC , depuis les fêtes de noël (plus de 600 personnes massacrées, et plus de 400 personnes enlevées, en majorité des enfants), sème la terreur dans cette région. Les humanitaires doivent travailler dans un contexte d'insécurité aiguë qui rend difficile l'accès aux populations.

Depuis septembre 2008, les attaques commises, selon les observateurs, par les rebelles ougandais de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur) se multiplient dans cette région : exactions, pillages, incendies de villages, enlèvements, massacres de civils. Depuis le lancement, le 14 décembre, de l'opération militaire conjointe par les troupes ougandaises, congolaises et sud-soudanaises afin de neutraliser les auteurs des violences et des atrocités commises contre la population congolaise, celles-ci se sont intensifiées. Ces attaques ont contraint les familles terrifiées à fuir, en majorité dans des localités proches, mais également dans les régions voisines du Sud-Soudan et de l'Ouganda. A ce jour, plus de 130 000 personnes se sont déplacées dans le district du Haut Uélé, et beaucoup d'entre elles, traumatisées, se cachent toujours dans la brousse. Les habitants restent sous le choc des atrocités commises.

SOLIDARITES , l'une des quelques associations humanitaires à intervenir dans cette région, a effectué mi-janvier des évaluations sur l'axe Watsa-Faradje, pris pour cible ces dernières semaines  : la situation des populations locales s'y aggrave de jour en jour, l a zone n'est pas suffisamment sécurisée et des attaques quotidiennes sont enregistrées.

Cette évaluation, menée par l'équipe RRM (Mécanisme de Réponse Rapide) de SOLIDARITES , en partenariat avec l'UNICEF, a eu pour objectif d'évaluer les mouvements de populations de cette zone et leurs besoins, en termes alimentaires et sanitaires, mais aussi en termes de protection, l'insécurité des civils étant la première cause de vulnérabilité des populations résidant dans cette région.

A travers cette dernière évaluation, SOLIDARITES se place dans un premier temps comme source d'information principale de la communauté humanitaire, et lance un appel d'urgence à la protection des civils. Avant d'envisager toute intervention dans une zone aussi dangereuse, une analyse rigoureuse doit être effectuée afin de respecter le principe essentiel de « ne pas nuire » aux populations bénéficiant de l'aide humanitaire (les produits distribués pouvant être source de convoitise par les milices, et causer de nouvelles attaques). Ensuite seulement, les équipes de SOLIDARITES préconisent les interventions suivantes : distribution alimentaire ponctuelle, distribution de biens de première nécessité, et intervention d'urgence en accès à l'eau et à l'assainissement auprès des populations résidentes et déplacées.

SOLIDARITES , association d'aide humanitaire internationale, agit en RDC depuis plus de 8 ans, avec une équipe de près de 60 volontaires expatriés et 800 employés Congolais. L'association intervient auprès des groupes de personnes les plus vulnérables à travers plus de 20 programmes dans 3 régions : Ituri/Haut Uele (Province Orientale), Nord-Kivu et Katanga.

Contact presse : Alain BOINET – 06 82 59 29 07

Constance Decorde 01 80 21 05 91

Pour en savoir plus sur SOLIDARITES : www.solidarites.org

SOLIDARITES - 50 rue Klock 92110 Clichy-la-Garenne – Tel : 01 80 21 05 62 / Fax : 01 80 21 05 99

Courriel : CDecorde@solidarites.org – siren 389 515 180


RDC, Nord Kivu : SOLIDARITES lance une opération humanitaire pour 135.000 personnes en danger à Kiwanja, Ruthsuru et Tongo,
et lance un APPEL AU SECOURS

Mercredi 26 novembre 2008

Ce mercredi 26 novembre, SOLIDARITES , association d'aide humanitaire d'urgence, lance une vaste opération pour secourir près de 135.000 personnes dans une région bouleversée par les combats.

Pour Marine, notre chef de mission au Nord Kivu, cette opération est vitale pour ces personnes vivant sur une zone endémique de choléra que les affrontements ont conduit à un parfait enclavement ces dernières semaines. Les populations de la zone de Tongo, ciblées en partie par cette intervention, ont du fuir les combats et pour la plupart, ont subi des pillages systématiques de militaires en débandade.

Cette opération, qui va se dérouler durant 10 jours sur trois sites, sera réalisée avec la mobilisation de 120 à 130 personnes, dont 50 employés - expatriés comme congolais -, avec 22 véhicules et 32 camions, dans le cadre de notre programme « Mécanisme de Réponse Rapide - RRM - ». Dans un contexte de sécurité qui reste volatile, notre objectif est de remettre de la main à la main aux familles démunies, encerclées par les différentes lignes de front :

> des kits d'urgence à 35.725 personnes à Tongo contenant des couvertures, nattes, vêtements, ustensiles de cuisine, bidons, savons et moustiquaires ;

> des kits d'hygiène - comprenant 2 bidons souples, 3 barres de savon et 2 couvertures – aux 93.925 habitants de Kiwanja et de Ruthsuru. La distribution de ces kits - accompagnée d'interventions sur le réseau de Rutshuru, de la mise en place de réservoirs supplémentaires et de la construction de 300 latrines d'urgence afin de garantir aux familles, fragilisées par le conflit, un accès à l'eau potable et à l'assainissement - est destinée à offrir des conditions sanitaires optimales pour lutter contre le choléra qui sévit dans cette zone.

L'objectif pour nos équipes est de tenter, coûte que coûte, d'atteindre ces populations parmi les plus vulnérables. Pour cela, nous sommes en contact direct avec les autorités et les divers groupes armés pour en négocier l'accès. 

SOLIDARITES est présente depuis 8 ans dans cette région, et notre programme de réponse rapide, réalisé en partenariat avec l'Unicef (Fonds des Nations Unis pour l'Enfance) et coordonnée avec les autres acteurs humanitaires via l'Unocha (Office de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies), a depuis 12 mois permis de secourir 587 545 personnes sur la province du Nord Kivu (auxquelles s'ajoutent les 126 243 personnes assistées dans le district de l'Ituri) : 459.900 personnes en produits de première nécessité dont 81.900 personnes ont reçu des biscuits protéinés (BP 5) ; 276.500 personnes par un accès d'urgence à l'eau potable ; 88.800 personnes par un accès durable à l'eau potable via l'aménagement de 22 sources et la réhabilitation de 8 réseaux d'adduction d'eau ; 117.800 personnes par une amélioration de leurs conditions sanitaires via la mise à disposition de latrines d'urgence et de douches. Des interventions en éducation d'urgence auprès de 14 207 élèves et 281 enseignants ont été également menées lorsque les conditions sécuritaires permettaient de limiter l'impact du conflit sur la scolarisation des enfants. 

SOLIDARITES, présente en RDC avec 3 missions (Nord Kivu, Ituri, Katanga) comprenant 58 volontaires expatriés et près de 800 congolais, lance un APPEL AU SECOURS pour les populations du Nord Kivu afin que :

> les belligérants respectent les populations et permettent un accès à l'assistance humanitaire
> les organisations internationales et les donateurs nous apportent leur soutien indispensable pour continuer au-delà de cette opération d'urgence
> les médias relayent notre APPEL auprès de l'opinion publique, et qu'ils sachent que nous sommes disponibles pour les informer à Paris comme sur place.

Contact presse : Constance Decorde - 01 80 21 05 91 - cdecorde@solidarites.org

Pour en savoir plus sur SOLIDARITES : www.solidarites.org - 50 rue Klock 92110 Clichy-la-Garenne
Tel : 01 80 21 05 62 / Fax : 01 80 21 05 99 - siren 389 515 180


SOLIDARITES secourt les populations déplacées à l'est de la RD Congo 

Mercredi 5 novembre 2008

Suite aux récents affrontements entre l'armée régulière de RD Congo (FARDC) et les forces du général Laurent Nkunda réunies au sein du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) autour de Goma et dans l'est du Kivu, plus de 170 000 personnes jetées sur les routes par les combats sont aujourd'hui dispersées sur le territoire du Petit Nord et du Grand Nord Kivu. Ces familles entières nouvellement déplacées étaient pour la plupart déjà dénombrées parmi les 218 600 personnes récemment recensées par la Commission de mouvements de population au Nord Kivu. Elles sont en perpétuel déplacement et sont épuisées par les kilomètres de marche, le manque d'eau et de nourriture, l'insécurité. Elles ont urgemment besoin d'abris, d'aide alimentaire, d'accès à l'eau potable, à l'hygiène et à l'assainissement. Une réponse spécifique aux risques d'épidémie de choléra est par ailleurs indispensable
dans ces zones de regroupement connues pour être endémiques.

SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale qui agit en RDC depuis 8 ans, avec une équipe de près de 70 volontaires expatriés et 790 Congolais, est en phase d'intervention auprès des groupes de personnes les plus vulnérables. Acteurs très actifs dans l'est de la RDC, nos équipes du mécanisme de réponse rapide (RRM) en partenariat avec l'UNICEF et OCHA (Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies), se trouvent sur Beni et Goma. Nos zones d'intervention au Nord-Kivu sont actuellement : Saké, Kibati, Rutshuru, Kanyabanyonga, et la zone de santé de Birambizo.

Sur Sake, une évaluation multisectorielle a débuté lundi 3 novembre. Nous avons observé le retour de populations qui s'étaient déplacées. Notre intervention en assainissement doit commencer dès la fin de la semaine au profit du centre de santé qui accueille les personnes atteintes de choléra.

Sur Kibati, une évaluation multisectorielle est en cours. La construction d'installations sanitaires d'urgence a déjà commencé dans les lieux de regroupement des ménages déplacés. Une enquête de vulnérabilité est en cours pour répondre de manière adaptée aux besoins des arrivants en biens non alimentaires.

Sur Rutshuru, une évaluation multisectorielle est envisagée dès qu'un accès sécurisé sera garanti. En effet, des affrontements sporadiques bloquent de nouveau depuis mardi 4 les voies d'accès à la zone. Aucune estimation précise des ménages n'est connue sur Rutshuru/Kiwanja, des ménages déplacés sont pourtant présents et SOLIDARITES tentera de les atteindre. Parallèlement des projets de renforcements de la capacité en eau et de la desserte en eau de ces deux cités seront mis en œuvre très prochainement par les équipes SOLIDARITES, afin de renforcer la disponibilité structurelle en eau de ces zones d'accueil chroniques de populations déplacées.

A Kanyabayonga, le lundi 3 novembre, les équipes SOLIDARITES ont repris l'approvisionnement en eau potable par camion (entre 80 et 90 m3 d'eau par jour), au profit des populations nouvellement déplacées sur cette zone étant venues grossir les rangs des quelques 3 700 ménages déjà réfugiés dans le sud Lubero et assistés par SOLIDARITES en biens non alimentaires le mois précédent. Les déplacées de cette zone venaient de Rutshuru, Kiwanja, Rubare, Kako et Kalengera. Une intervention en assainissement et une distribution de biscuits protéinés (BP5) sont prévues en fin de semaine. Une distribution de produits de première nécessité sera envisagée si elle n'expose pas les déplacés à de potentiels pillages.

Enfin, sur la zone de santé de Birambizo, une évaluation multisectorielle débutera, toujours en fonction des conditions sécuritaires, ce vendredi auprès de 15 000 ménages déplacés identifiés. Des interventions en eau, assainissement et distributions de produits de première nécessité seront envisagées dans les prochains jours en fonction des résultats de nos évaluations.

Malgré les difficultés d'accès aux populations et l'incertitude sur l'évolution de la situation sur le terrain, la priorité des équipes de SOLIDARITES sur le terrain est l'accès aux groupes les plus vulnérables, et la réponse rapide à leurs besoins les plus urgents.

Contact presse : Alain BOINET – 06 82 59 29 07
Constance Decorde 01 80 21 05 91

Pour en savoir plus sur SOLIDARITES : www.solidarites.org
SOLIDARITES - 50 rue Klock 92110 Clichy-la-Garenne – Tel : 01 80 21 05 62 / Fax : 01 80 21 05 99
Courriel : CDecorde@solidarites.org – siren 389 515 180


 

SOLIDARITES : il faut sécuriser les populations victimes des violences à l'est de la RD Congo pour les secourir

Vendredi 31 octobre 2008

 La situation humanitaire au Nord Kivu à l'est de la RD Congo est extrêmement inquiétante. Entre 200 et 250 000 personnes ont fui les combats entre l'armée régulière (FARDC) et les forces du général Laurent Nkunda réunies au sein du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple).

Ces personnes se déplacent sur deux axes : vers le sud (Sake, Bukavu) à partir de Kibumba et Goma, et vers le nord, avec une zone de fixation sur Kayna (territoire de Lubero). De très nombreux petits groupes sont également disséminés en brousse, où ils se cachent. Beaucoup de ces personnes étaient déjà déplacées, vivant dans des camps. Elles sont épuisées par la fuite incessante, et n'ont pas de réserves. Par ailleurs, beaucoup de personnes ont fui la zone de Rutshuru alors que le choléra y sévissait (60 cas par semaine en moyenne ces dernières semaines), disséminant ainsi le vibrion et multipliant un risque grave d'épidémie. .

Les combats ont fortement perturbé et désorganisé les opérations d'assistance humanitaire : axes bloqués, pillages, insécurité. Le calme relatif sur Goma aujourd'hui ne permet pas de présumer de l'évolution d'une situation très mouvante et instable.

SOLIDARITES, l'une des principales organisations humanitaires intervenant en RD Congo, avec une équipe de près de 70 volontaires expatriés et 790 Congolais, et 13 bases permanentes, est en phase de préparation pour intervenir auprès des groupes de personnes les plus vulnérables. Nos équipes du mécanisme de réponse rapide (RRM) en partenariat avec l'UNICEF et OCHA (Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies), se trouvent à Beni et Goma. Elles disposent de stocks prépositionnés, notamment à Beni. Dès demain, et si la situation sécuritaire le permet, elles lanceront à partir de Beni des missions d'évaluations multisectorielles des besoins, puis commenceront à intervenir sur les zones de Lubero et Kayna. Ces équipes vont être rapidement renforcées à partir de Goma, où notre équipe sur place prépare parallèlement d'autres missions d'évaluations multisectorielles en direction du Sud.

Notre action se portera en priorité sur :

•  L'accès d'urgence à l'eau potable et l'assainissement : acheminement d'eau par camions, mise en place de points de chloration, aménagement de sources, réhabilitation de petits réseaux d'adduction, mise en place de latrines et douches.

•  La distribution de denrées de première nécessité (kits de cuisine, bâches plastique, moustiquaires, pagnes, jerricans, produits d'hygiène), et de biscuits protéinés (BP5)

SOLIDARITES appelle à la sécurisation urgente des populations, préalable indispensable à la couverture par les organisations humanitaires de leurs besoins essentiels. Tant que des pillages se produiront, des distributions massives, notamment en aide alimentaire et en produits de première nécessité, risqueraient de mettre en danger les populations. Par ailleurs, SOLIDARITES demande aux institutions internationales de soutenir et renforcer les moyens nécessaires aux acteurs humanitaires sur place agissant à-travers les mécanismes existants.

Contact presse : Alain BOINET – 06 82 59 29 07 / Constance Decorde - Tel : 01 80 21 05 91
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SOLIDARITES : nos équipes sur tous les fronts de l'urgence humanitaire à l'est de la RD Congo

Lundi 27 octobre 2008

Depuis le 28 août, la reprise des affrontements à l'est de la RD Congo (province du Nord Kivu), entre l'armée régulière (FARDC) et les forces du général Laurent Nkunda réunies au sein du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple)
a provoqué plus de  110 000 nouveaux déplacés. Selon les chiffres de la Commission Mouvements de Populations et du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) à Goma, 218 600 personnes sont en mouvement depuis plus d'un an maintenant, épuisées par la fuite permanente…


Ces combats, qui remettent en cause les accords de paix signés en janvier 2008, sont surtout concentrés dans les territoires de Rutshuru et de Masisi, autour des zones précédemment contrôlées par le CNDP - ces derniers jours, zones de Tongo, de Ntamugenga, de Mweso et enfin du bord du lac de Bitonga. Les personnes, déplacées et dispersées sur de nombreux sites, ont un urgent besoin d'aide alimentaire (distributions de nourriture), d'accès à l'eau potable, ainsi que de moyens d'hygiène de base.

Malgré les difficultés d'accès (principaux axes bloqués par les combats), SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale qui intervient à l'est de la RD Congo depuis 2000, est en train d'assister plus de 18 760 ménages depuis la reprise des affrontements, soit approximativement 93 800 personnes . Ceci a été possible grâce à notre Programme de Réponse Rapide aux Urgences (RRM Rapid Response Mechanism), en partenariat avec l'UNICEF.

SOLIDARITES intervient principalement en fournissant un approvisionnement en eau et une assistance en assainissement , dans des zones où la surpopulation occasionnée par le regain de violence augmente le risque d'épidémie, comme sur Rutshuru, par exemple, où une moyenne de 60 nouveaux cas de choléra par semaine a été enregistrée. SOLIDARITES et Oxfam GB servent en ce moment jusqu'à 140 000 litres d'eau par jour à plus de 15.000 personnes sur la zone de Kanyabayonga, à la frontière du Grand Nord et du Petit Nord Kivu.

SOLIDARITES apporte également une assistance en produits de première nécessité (savons, couvertures, ustensiles de cuisine, nattes, bâches pour abris, etc.) aux populations démunies. SOLIDARITES part à la rencontre des populations ayant parcouru parfois des dizaines de kilomètres, afin de leur distribuer des barres protéinées et de l'eau. C'est ce que nous avons récemment décidé de faire, lorsque des centaines de personnes, fuyant les affrontements dans le district du Haut Uele (Nord Est du pays) entre les rebelles ougandais de l‘Armée de Résistance du Seigneur (LRA) et les FARDC dans le district de l'Ituri (territoire d'Irumu), sont arrivées, épuisées par des journées de marche, cherchant refuge respectivement autour des villes de Dungu et d'Erengeti.  

Les équipes de Réponse Rapide de SOLIDARITES sont en ce moment sur tous les fronts de l'urgence humanitaire à l'est de la RD Congo. Celles du Nord Kivu peuvent mener jusqu'à 5 évaluations, en même temps que 5 interventions simultanées sur 5 différents sites .

Les besoins sont très importants et les populations vulnérables difficiles à atteindre. La réponse humanitaire internationale est insuffisante, d'autant que de nouveaux déplacements sont encore à craindre, les affrontements sur le terrain se poursuivant. En moins d'un mois, le nombre de déplacés a plus que doublé. La situation reste extrêmement volatile, et nos inquiétudes quant au sort des populations fuyant les violences sont très grandes.

Contact presse : Constance Decorde - Tel : 01 80 21 05 91
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Journée Mondiale de l'Alimentation : SOLIDARITES combat la faim avec des solutions innovantes

Mercredi 15 octobre 2008

Ce jeudi 16 octobre est la Journée Mondiale de l'Alimentation. Alors que la crise financière mondiale est encore au cœur de nos préoccupations, n'oublions pas que celle-ci, pour les plus vulnérables de la planète, vient s'ajouter à une précarité extrême, et à une flambée des prix des produits alimentaires qui les frappe depuis plus d'un an. Le prix international du blé a augmenté en 2008 de 80%, le prix du riz a été multiplié par deux et le prix d'un repas a augmenté de 40% en moyenne en une seule année.

Selon la FAO, 925 millions de personnes souffrent de la faim aujourd'hui. Toutes les 5 secondes un enfant meurt de faim quelque part dans le monde. On estime que d'ici un an, ce chiffre, qui n'a jamais été aussi élevé, aura augmenté d'au moins 100 millions. Lorsque conflits ou catastrophes climatiques se greffent à un dénuement chronique, à un manque d'accès à l'eau et à une hausse des prix des denrées de base, le taux d'insécurité alimentaire s'accroît très rapidement, comme en Afghanistan, au Darfour ou en Somalie.

Face à cette urgence humanitaire mondiale, SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale, met en œuvre depuis 28 ans des réponses locales adaptées  dans des pays où la majorité de la population survit avec moins de un dollar par jour et consacre la quasi-totalité de son budget à l'achat de nourriture : distributions d'urgence d'aide alimentaire, relance de la production agricole, notamment l'agriculture familiale et les cultures vivrières.

Une autre réponse innovante mise en œuvre par SOLIDARITES est le développement d'activités agricoles en zones urbaines. Ainsi, dans le bidonville de Kibera qui abrite entre 700 000 et un million de personnes à Nairobi, au Kenya : dans de petits carrés de jardin, ou dans des sacs en plastique remplis de terre et de graviers, 6 000 familles cultivent oignons, tomates et choux feuille, base de l'alimentation au Kenya. En moyenne, chaque foyer voit augmenter ses revenus d'un dollar (USD) par jour, sachant qu'à Kibera le loyer moyen tourne autour de 6 dollars par mois !

Il n'y a pas de fatalité à la faim. Les moyens et les solutions existent. La mort de millions d'innocents est une crise mondiale permanente qui exige maintenant la mise en œuvre de ceux-ci.

Pour en savoir plus sur l'action de SOLIDARITES face à la crise alimentaire mondiale, consultez le site www.solidarites.org

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Afghanistan : le risque d'une guerre sans fin et
d'une aide human
itaire paralysée

3 septembre 2008

L'assassinat de 4 humanitaires le 13 août, la mort au combat de 10 soldats français le 18 août, l'erreur de frappe aérienne américaine qui a coûté la vie à 90 civils afghans le 22 août, révèlent le drame vécu aujourd'hui en Afghanistan.

Nous constatons avec inquiétude que l'augmentation de la violence a pour conséquence immédiate la réduction des secours aux populations vulnérables, dans un nombre croissant de régions, et que l'action humanitaire se fait au risque grandissant des prises d'otages et parfois au prix du sang.

Ainsi, en 2008, le nombre d'humanitaires tués en mission est déjà d'une trentaine, principalement des Afghans ! Et cela, au moment même où la population est confrontée à une très grave crise alimentaire.

Le prix du blé a doublé, une sécheresse affecte les récoltes dans le nord du pays, la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour, 35% des Afghans ne peuvent pas manger à leur faim, et les familles consacrent environ 85% de leur revenu à l'alimentation, dans un pays où un enfant sur quatre meurt toujours avant l'âge de 5 ans, où une femme sur 11 décède durant sa grossesse, où l'espérance de vie est de 42 ans.

Aujourd'hui, l'aide humanitaire est menacée en Afghanistan, tant dans son assistance aux populations en danger, que dans ses principes essentiels que sont l'indépendance et l'impartialité des secours fondés sur la seule urgence des besoins. Les insurgés nous confondent avec l'OTAN qui souhaite nous intégrer dans sa stratégie.

SOLIDARITES, avec d'autres ONG, insiste particulièrement sur la distinction indispensable entre humanitaires et militaires, sur l'urgence d'une aide plus effective et directe aux populations, aux plus pauvres, avec une priorité aux agriculteurs qui nourrissent la population. De même, nous recommandons une décentralisation de la gouvernance par la reconnaissance des autorités locales et traditionnelles dans le respect des structures sociales et religieuses.

Aujourd'hui, après 28 ans de présence en Afghanistan, nous considérons que si rien ne change dans la gouvernance stratégique de la communauté internationale et des autorités afghanes, la guerre sera de plus en plus meurtrière, la guerre risque d'être sans fin et l'aide humanitaire sera de plus en plus paralysée. La solution militaire a ses limites en l'absence d'une solution politique pour gagner la paix.

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Voir notre dossier sur l'Afghanistan  : www.solidarites.org
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La Conférence de Paris sur l'Afghanistan ne peut pas décevoir

10 juin 2008

La Conférence Internationale qui se réunit le 12 juin à Paris est confrontée à un défi majeur. En effet, 7 ans après l'intervention de la communauté internationale, rien n'est vraiment gagné en Afghanistan.
Et, depuis 30 ans, les quelques occasions de paix ont été perdues et personne n'a jamais durablement gagné une guerre.

SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale, présente depuis 28 ans en Afghanistan, a de réelles inquiétudes mais aussi beaucoup d'espoir.

Nous sommes confrontés à un véritable paradoxe. Des progrès remarquables cohabitent avec des difficultés considérables.

Parmi les progrès, il y a les institutions et les médias, l'éducation et la santé, les télécommunications et les infrastructures routières ou encore le programme de solidarité nationale. Parmi les difficultés, voire les échecs, il y a l'insécurité grandissante et la drogue, la corruption, l'extrême pauvreté et la crise alimentaire, le manque de confiance dans l'avenir.

De multiples risques de fractures menacent : entre le Nord et le Sud, bastion des Taleban, entre Kaboul, les grandes villes et les campagnes, entre très riches et très pauvres.

Les difficultés, voire les échecs, risquent de compromettre l'ensemble du processus en cours et même d'entraver l'aide humanitaire, la reconstruction et le développement, qui sont vitaux à une population parmi les plus démunies du monde.

Nous interpellons les organisateurs de la Conférence Internationale de Paris et Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, en les invitant à concevoir une nouvelle stratégie qui réponde aux défis, aux risques et aux enjeux auxquels la population afghane est confrontée.

Aujourd'hui, un soutien prioritaire doit être apporté aux populations sur leurs lieux de vie.
Les communautés locales doivent être associées à la gouvernance, tout comme les structures sociales et religieuses. Les agriculteurs qui nourrissent la population constituent une priorité absolue face à la crise alimentaire qui menace. Il s'agit de restaurer la confiance.

La communauté internationale doit mobiliser des fonds substantiels pour l'Afghanistan et, avec les autorités afghanes, améliorer notablement la coordination et la cohérence des efforts, la bonne gestion et l'efficacité des ressources.

Continuer comme si tout allait bien serait une erreur. Et si le renforcement d'une présence militaire étrangère a ses raisons, il a aussi ses limites, et l'option du tout militaire semble être une impasse en l'absence de solution politique qui passe nécessairement par une large réconciliation, l'unité nationale et le renforcement de l'Etat.

La Conférence Internationale de Paris ne peut pas décevoir. Elle doit marquer une inflexion stratégique majeure. Au-delà des effets d'annonce, elle doit surtout se concrétiser rapidement sur le terrain et donner lieu à un suivi régulier. L'enjeu majeur, c'est bien de gagner la paix.

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SOLIDARITES : crise alimentaire en Afghanistan

21 mai 2008

L'Afghanistan, l'un des pays les plus pauvres du monde, meurtri par plusieurs décennies de guerre, confronté, après une relative accalmie, au retour de la violence, est aujourd'hui frappé par une crise alimentaire extrêmement grave. Cette crise alimentaire afghane, à l'intérieur de la crise alimentaire mondiale, risque rapidement de se transformer en urgence humanitaire majeure.

Présente depuis 28 ans en Afghanistan, l'association d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES rapporte un constat alarmant : à Kaboul, le prix du kilo de blé, essentiel à la vie quotidienne de ses 4 millions d'habitants, a brusquement augmenté en février et mars derniers, de 21 à 42 afghanis le kilo (taux de change en mai 2008 : 77 afghanis pour un euro). Il en de même de l'huile (+ 16%), et du riz (+ 30%), qui constituent des produits alimentaires quotidiens. Le pouvoir d'achat des ouvriers journaliers non qualifiés (160 à 190 afghanis, soit entre 2 et 2,5 euros jour !) a ainsi chuté de 40 % !

Si la situation peut être différente d'une région à l'autre, il n'en demeure pas moins que l'Afghanistan est durement touché par la diminution de la production agricole, les augmentations des prix et la raréfaction des importations des pays limitrophes, eux même affectés. A titre d'exemple, le salaire de beaucoup de fonctionnaires est de l'ordre de 2500 à 3000 afghanis par mois, soit entre 32 et 40 euros !

Alors que le 12 juin prochain, se tiendra à Paris une grande Conférence Internationale sur l'Afghanistan organisée par la France, l'Afghanistan et les Nations Unies en présence de 80 délégations, il est urgent de prendre la mesure de la crise alimentaire qui frappe la population afghane, et d'engager dès maintenant les mesures qu'exige la situation.

Dans ce but, et en perspective de cette Conférence, SOLIDARITES et la plupart des ONG françaises ont organisé un Colloque le 22 mai à Paris , pour établir une analyse de la situation et des recommandations basées sur notre expérience dans ce pays depuis 28 ans.

SOLIDARITES recommande notamment :

•  Une plus grande aide directe à la population, aux plus pauvres, et une priorité accordée aux agriculteurs qui nourrissent la population.

•  De faire des besoins humanitaires de la population une priorité, de les placer au cœur de la reconstruction et du développement, d'impliquer largement les communautés locales, de combattre la corruption, de rechercher une solution politique réconciliant la majorité des afghans pour obtenir une paix durable.

•  Enfin, nous souhaitons que le gouvernement français augmente significativement son aide humanitaire à la reconstruction et au développement.

SOLIDARITES se tient à la disposition des journalistes pour témoigner de l'urgence alimentaire en Afghanistan. Par ailleurs, nous venons de publier un dossier de 24 pages consacré à la situation en Afghanistan, à nos programmes agricoles et d'accès à l'eau potable et à l'assainissement, à la présentation de notre action humanitaire depuis 28 ans et à des recommandations que nous faisons pour l'avenir. Ce dossier est disponible sur notre site www.solidarites.org .

Contact presse : Alain Boinet O6.82.59.29.07 et O1 80 21 05 96

Pour plus d’information sur SOLIDARITES, voir notre site www.solidarites.org ainsi que le site dédié à cette campagne www.votregouttedeau.org où il est possible de signer notre pétition.

SOLIDARITES - 50 rue Klock 92110 Clichy la-Garenne – Tel standard : 01 80 21 05 05 - Fax : 01 80 21 05 99
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« L’eau est la première priorité »
déclare Bernard Kouchner en recevant SOLIDARITES
25 mars 2008

SOLIDARITES remet une pétition et un rapport au Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, Bernard Kouchner, et l’invite à prendre l’initiative de faire de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous une priorité internationale.

Une délégation de l’association d’aide humanitaire internationale SOLIDARITES a été reçue par le Ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, le jeudi 20 mars à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau. Celle-ci lui a remis une pétition déjà signée par 51.464 personnes, ainsi qu’un rapport sur la situation et sur nos propositions.

Lors de cet entretien, Alain Boinet, directeur général et fondateur de SOLIDARITES, a souligné que l’eau non potable est la première cause de mortalité (1) au monde, et qu’il est urgent d’en faire enfin une vraie priorité internationale pour réduire le nombre des victimes, qui s’élève chaque année à 8 millions de vies perdues.

Nous considérons que ceci n’est pas une fatalité, puisque chaque jour, dans nos quinze missions humanitaires (Darfour, RDC, Afghanistan, …), comme d’autres organisations humanitaires, nous réalisons des projets qui sauvent des vies grâce à nos programmes d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Mais, si ceci est essentiel, cela n’est pas suffisant.

C’est pourquoi, SOLIDARITES considère qu’une mobilisation financière est indispensable pour réunir, dans le cadre des Objectifs du Millénaire des Nations Unies, les 10 milliards de dollars indispensables chaque année (contre moins de la moitié actuellement).

Nous avons aussi suggéré au Ministre de rechercher à rendre plus efficace la gouvernance mondiale, en créant une Agence Mondiale de l’Eau, alors qu’il existe actuellement plus de 22 agences des Nations Unies qui s’occupent de près ou de loin de cette question.

Enfin, nous avons proposé la publication annuelle d’un rapport de suivi des besoins, des priorités, des objectifs, des engagements et des résultats, qui générerait plus de cohérence, de synergie et d’efficacité.

SOLIDARITES a noté avec satisfaction les propos du Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, qui a notamment déclaré que l’eau constituait, du point de vue humain, de la santé publique et du développement, une priorité et, a-t-il ajouté, sans doute « la première des priorités ».

Par ailleurs, Bernard Kouchner envisage d’étudier une initiative dans le cadre de la Présidence française de l’Union Européenne au second semestre de cette année.

Une telle initiative pourrait s’inscrire dans la préparation du 5° Sommet Mondial de l’Eau qui aura lieu à Istanbul en Turquie, à l’occasion de la JME en mars 2009 à laquelle SOLIDARITES participera, pour que soient enfin abordées les situations d’urgence et de reconstruction en matière d’eau potable et d’assainissement.

(1) L’Eau. Michel Camdessus. Robert Laffont. 2004.

Contact presse : Alain Boinet 06 82 59 29 07 ou Sophie Ghaleb 01.80.21.05.61 - direction@solidarites.org

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8 millions de morts chaque année, ça suffit n'est ce pas !
à Clichy,10 mars 2008

Chaque année, les maladies liées à l'eau insalubre et au manque d'hygiène provoquent 8 millions de morts. C'est la première cause de mortalité au monde.

Choléra, typhoïde, hépatite… ces maladies hydriques provoquent une véritable hécatombe silencieuse particulièrement dans les pays confrontés à une urgence humanitaire. La diarrhée, qui se traite facilement chez nous, tue à elle seule 1,8 millions d'enfants par an.

Les médias nous parlent chaque jour du moindre attentat en Afghanistan, dans les territoires palestiniens, en Irak et ailleurs. Les médias nous parlent chaque jour des « people ». Pourquoi les médias ne parleraient-ils pas de l'eau qui tue tant d'innocents, permettant ainsi la prise de conscience qui déclenchera les décisions politiques indispensables ?

SOLIDARITES , association d'aide humanitaire internationale, lutte quotidiennement contre ce fléau dans une quinzaine de pays, avec des spécialistes de l'eau et de l'assainissement, des hydrauliciens, des logisticiens, avec le concours de son organisation et de ses partenaires.

En effet, aujourd'hui encore, 1,2 milliard d'êtres humains n'ont pas accès à l'eau potable et 2,6 milliards n'ont pas accès aux conditions élémentaires d'hygiène. Face à ce défi, nous sommes tous concernés. Si l'action humanitaire de SOLIDARITES est essentielle, elle n'est pas suffisante. C'est pourquoi nous avons lancé une pétition, qui a déjà recueilli 50.000 signataires, et qui est destinée aux décideurs politiques.

A l'occasion de la Journée Mondiale de l'Eau du 22 mars, nous remettrons ces 50.000 signatures de notre pétition à Monsieur Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères ainsi que notre « Rapport sur l'eau insalubre, première cause de mortalité au monde ».

Pour les journalistes intéressés qui recevront notre « Rapport » dans les prochains jours, nous proposons des entretiens avec des hydrauliciens de SOLIDARITES, avec notre directeur général, des photos libres de droit illustrant cette situation, ainsi que des images pour la télévision réalisées récemment au Darfour.

Contact presse  : Alain Boinet 06 82 59 29 07 ou Sophie Ghaleb 01.80.21.05.61, direction@solidarites.org

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La situation humanitaire à l'est de la RD Congo et l'accès aux populations doivent être au cœur des débats de la conférence sur la paix de Goma

  Paris, le 4 janvier 2008

Alors que la « Conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans les Kivus » doit commencer ce dimanche 6 janvier à Goma en RD Congo, l'association d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES rappelle les conséquences dramatiques que les affrontements engendrent chaque jour sur la situation des populations civiles dans cette région, ainsi que sur les conditions de l'accès à celles-ci, rendu de plus en plus difficile aux ONG qui s'efforcent de leur porter secours.

La dégradation extrêmement préoccupante de l'accès humanitaire aux populations déplacées du Nord-Kivu, particulièrement dans le Rutshuru et le Masisi, et notamment sur l'axe Goma – Rutshuru, où des incidents (mises en joues par des hommes armés) ont visé des véhicules et membres de SOLIDARITES ces dernières semaines, ne fait que fragiliser plus encore la situation humanitaire de ceux qui ont dû fuir les combats qui opposent, depuis fin août 2007, les forces armées de RD Congo et les insurgés fidèles à Laurent Nkunda. Dans les trois derniers mois, au moins 6 incidents ont concerné des personnels et des véhicules clairement identifiés comme humanitaires…

Selon Marine Le Page, Coordinatrice des programmes d'urgence pour SOLIDARITES, basée à Goma, « la situation humanitaire des civils est déplorable, et leurs conditions de vie sont dramatiques, dans un contexte de violence permanente : les plus gros problèmes sont l'accès à l'eau, la nourriture, et l'assainissement». Toujours selon Marine Le Page, « il s'agit bien d'une crise oubliée (4 millions de morts depuis 1996, selon le chiffre fréquemment cité par les observateurs), pourtant dans l'onde de choc du génocide rwandais de 1994 ». Une crise pas assez visible car ce qui tue le plus les innocents, ce ne sont pas les combats, mais leurs conséquences. Les déplacements massifs et permanents de populations qui limitent l'accès aux terres cultivables et à des ressources suffisantes en eau potable, couplé à cela, l'absence de moyens d'hygiène qui favorise incidemment le développement des épidémies.

A ce terrible constat, il faut encore ajouter la malnutrition et la paupérisation générale des populations hôtes (due à la prise en charge des déplacés et à la hausse des prix résultant du blocage des axes commerciaux)…

SOLIDARITES, à travers le dispositif de réponse rapide « RRM » a assisté, de fin août à fin novembre 2007, plus de 45 000 familles déplacées dispersées sur l'ensemble des territoires de Rutshuru, Masisi, Nyiragongo et Lubero (grand nord Kivu) : distributions de produits de première nécessité (jerricans, couvertures, nattes, bâches plastique, savon, ustensiles de cuisine, habits, moustiquaires), acheminement par camion d'eau potable, aménagement de sources et latrines, réhabilitation de réseaux d'adduction d'eau, et installation d'écoles provisoires. En tout, de janvier 2007 à novembre 2007, notre dispositif « RRM » a permis de porter secours à près de 85 000 familles.

Il est vital de poursuivre l'assistance humanitaire aux populations civiles, notamment déplacées, dans cette région des Kivus. Selon l'ONU, le nombre de déplacés en raison des violences, de novembre 2006 à décembre 2007, est de 435 000, portant le chiffre total de déplacés au Nord Kivu à 800 000. Beaucoup de ces personnes ont dû fuir plusieurs fois en une seule année. Elles ont besoin de tout, et dépendent de l'aide humanitaire internationale. Par ailleurs, les exactions, viols et enrôlements forcés d'enfants soldats se multiplient.

Dans ces conditions, SOLIDARITES demande, à l'occasion de la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans les Kivus, que la situation humanitaire des populations civiles soit au centre des préoccupations, et que soit respecté par toutes les parties en conflit : le Droit International Humanitaire, et spécifiquement la protection des civils et l'accès aux populations. 

Contact presse : 06.82.59.29.07 et 01 80 21 05 96
Pour en savoir plus sur SOLIDARITES  : www.solidarites.org
SOLIDARITES - 50 rue Klock 92110 Clichy la-Garenne – Tel standard : 01 80 21 05 05
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Les ONG Internationales au Nord Kivu demandent au gouvernement de la RDC , et à toutes les parties au conflit, de protéger les populations civiles et d'assurer un accès humanitaire sans entraves.

26 décembre 2007

En tant qu'Organisations Non Gouvernementales travaillant au Nord-Kivu, nous sommes extrêmement préoccupés par la réduction continue de l'accès humanitaire aux populations dans cette zone. 

Les ONG internationales au Nord-Kivu apportent une assistance à la plupart des populations affectées par la guerre. Mais notre capacité à atteindre les communautés, et à leur délivrer une aide, est considérablement entravée par les combats, la multiplication des acteurs armés non contrôlés et les blocages routiers. Dans les trois derniers mois, au moins 6 incidents ont visé des personnels et des véhicules humanitaires. Des véhicules clairement identifiés comme humanitaires ont été arrêtés et mis en joue par des hommes armés, encore récemment. Une ONG a même été attaquée à main armée en plein jour près d'un camp de déplacés, alors qu'elle apportait de l'aide.  

Depuis la récente flambée des combats, de nombreuses ONG ont été contraintes de suspendre leurs programmes dans des lieux où nous parvenions jusque là à conserver des activités permettant de sauver des vies, malgré un contexte de plus en plus difficile. Au moins 200 000 personnes déplacées ne peuvent recevoir d'aide, alors même que les besoins augmentent et que les conditions de vie de centaines de milliers de civils prisonniers du conflit se détériorent sérieusement. Dans de nombreux cas, nous ne sommes pas en mesure de venir en aide à des communautés déplacées , car les distributions pourraient les exposer à des pillages et des attaques, ou parce qu'elles changent continuellement de lieu en raison de l'insécurité. 

Nous sommes également inquiets de l'impact négatif que peut entraîner cet accès irrégulier sur la protection des populations. Depuis décembre 2006, au moins 437 000 personnes ont été déplacées. Elles vivent dans des conditions précaires, et sont souvent forcées de fuir à plusieurs reprises en raison des combats. L'impunité demeure pour la plupart des responsables d'exactions, alors que l'on constate une augmentation du ciblage délibéré des civils, des violences sexuelles, du recrutement forcé, notamment d'enfants, des détentions arbitraires et des restrictions à la liberté de mouvement. 

Dans l'intérêt de la population civile, pour garantir l'assistance à des centaines de milliers de personnes en détresse, et conformément aux obligations découlant du droit international humanitaire, nous demandons au gouvernement de la RDC ainsi qu'à toutes les parties au conflit de protéger les civils, et de garantir un accès sécurisé et sans entraves aux humanitaires. 

Les ONG Internationales au Nord-Kivu fournissent directement la plupart de l'aide humanitaire aux populations affectées par le conflit, et mettent en oeuvre des programmes d'urgence, de reconstruction et de développement. Les ONG Internationales travaillent dans les secteurs de la protection, de la distribution de produits de première nécessité alimentaires et non-alimentaires, de la relance économique et sociale, de l'eau et de l'assainissement, de la santé, de la nutrition, de l'éducation et de la gestion de camps de déplacés.

 

Les ONG suivantes :

AVSI, CARE, Concern, Coopi, Handicap International, Light of Africa Network, Médecins du Monde, Mercy Corps, Merlin, Norwegian Refugee Council, Oxfam GB, Save the Children UK, Soderu, Solidarités, World Relief

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Bangladesh : une équipe d'urgence de SOLIDARITES sur le terrain

  Face à la catastrophe humanitaire provoquée par le cyclone Sidr au Bangladesh, l'association d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES envoie une équipe d'urgence sur le terrain, afin d'apporter une aide humanitaire d'urgence, suite à une évaluation des besoins vitaux prioritaires.

Le cyclone Sidr a dévasté tout le sud du Bangladesh : 28 districts sont touchés, au moins 3 000 personnes sont mortes, des milliers d'autres disparues. De nombreuses zones affectées n'ont encore pas pu être atteintes, en raison des difficultés d'accès : débris disséminés partout, bloquant les routes, ponts effondrés, etc.

Selon les estimations du gouvernement, entre 60 et 70% des habitations dans les zones les plus touchées ont été détruites, ainsi que toutes les cultures de riz et les fermes d'élevage. Plusieurs millions de personnes, rescapées, n'ont plus rien, et dépendent maintenant de l'aide humanitaire. Elles ont besoin de tout : eau potable, nourriture, soins, vêtements, produits de première nécessité, abris…

SOLIDARITES se propose, sur la base d'une expérience humanitaire acquise depuis 27 ans, et en coordination étroite avec les autorités sur place, de mettre en œuvre ses capacités d'action, notamment dans les domaines de l'accès à l'eau potable, des distributions alimentaires et non-alimentaires d'urgence, au service des survivants.

Alors que la mobilisation en faveur des victimes du Tsunami en Asie du Sud-est avait été exceptionnellement généreuse, elle tarde à se manifester pour les rescapés du cyclone au Bangladesh. Alors que chaque jour compte pour répondre à l'urgence des besoins, SOLIDARITES fait appel à la mobilisation de tous les moyens indispensables, ainsi que de la générosité des Français, afin d'apporter, en coordination avec les autorités du Bangladesh, les secours nécessaires.

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36 ONG internationales du Darfour, dont SOLIDARITES, condamnent l'initiative l'Arche de Zoé

Les ONG Internationales qui travaillent au Darfour condamnent la tentative récente d'une organisation d'évacuer des enfants du Tchad. Cette activité n'est pas représentative du travail réalisé par les ONG Internationales au Darfour et par nos collègues au Tchad.

Les ONG Internationales au Darfour se sont toujours pleinement engagées à travailler en accord avec les principes humanitaires et dans le respect des droits de l'homme et du droit international pour que leur travail reste neutre, impartial et responsable vis à vis des communautés locales. De plus, notre travail vise à respecter les droits de l'enfant, de l'individu et des familles.

 En tant que communauté, nous sommes sérieusement concernés par toute altération aux principes humanitaires et nous travaillons ensemble, en collaboration avec les populations et les autorités locales du Darfour pour mettre en place nos programmes.
Actuellement, 85% de l'aide humanitaire apportée au Darfour provient de la communauté des ONG Internationales. 

Cette déclaration a été signée par 36 ONG Internationales dont :


Save the Children US, Save the Children UK, Oxfam, World Vision, Concern, Care, Tearfund, International Rescue Committee, Action contre la Faim, Norwegian Church Aid, ZOA refugee Council, International Medical Corps, War Child Holland, FAR, Save the Children Sweden, Medair, Terre Des Hommes, Action on Disability and Development, Solidarités, Acted, IAS, Merlin.


Attaque d'une équipe de SOLIDARITES à l'est de la RDC.

Mardi 06 novembre 2007

Suite aux récents incidents dont les équipes de SOLIDARITES au Nord-Kivu (République Démocratique du Congo) ont été victimes, nous souhaitons clarifier les faits et rappeler les principes qui guident notre action humanitaire.

Le 24 octobre 2007, nos équipes se rendaient à Kinyandonyi dans le territoire de Rutshuru pour travailler sur le réseau d'adduction d'eau potable quand elles furent arrêtées, selon des sources officielles, par des éléments armés appartenant à une faction Maï-Maï. Ces éléments ont réquisitionné un de nos véhicules. Malgré les tirs, personne n'a été blessé. En effet, ces tirs n'étaient pas dirigés contre le personnel de SOLIDARITES. Le véhicule nous a été rendu le jour-même.

Le 28 octobre 2007, des équipes SOLIDARITES se dirigeant vers Goma en provenance de Rutshuru ont été arrêtées à la sortie du village de Rubare et dépossédées de leurs biens de valeur, sous la menace par deux individus armés.

Nous tenons à préciser que ces deux incidents ne sont ni liés, ni dirigés spécifiquement contre SOLIDARITES. Ils témoignent plutôt de l'insécurité qui règne sur la zone et s'expliquent par la présence quotidienne de nos équipes qui répondent aux besoins humanitaires aigus existants sur les territoires de Rutshuru et de Masisi.

En effet, depuis la fin du mois d'août 2007 et la reprise des hostilités dans ces deux territoires, SOLIDARITES a assisté plus de 200 000 personnes déplacées. Cette assistance d'urgence aux populations fuyant les zones de conflit se matérialise par la distribution de biens non alimentaires, l'approvisionnement en eau potable et la réalisation d'infrastructures sanitaires et d'éducation.

Parallèlement à ces actions d'urgence, SOLIDARITES développe dans le territoire de Rutshuru des activités à moyen terme visant à améliorer l'accès à l'eau potable aux populations autochtones et déplacées. Ainsi, l'équipe prise à partie le 24 octobre, réhabilite le réseau de distribution d'eau de Kinyandoni afin que 15 000 personnes bénéficient d'eau potable.

Acteur humanitaire très impliqué au Nord-Kivu, SOLIDARITES entretient une communication soutenue avec les différentes parties impliquées qui ont la responsabilité de nous garantir l'accès aux populations en détresse ainsi que la sécurité de nos équipes, conformément aux principes du droit humanitaire international.

Nous réaffirmons le caractère exclusivement humanitaire des activités menées par notre organisation humanitaire internationale, et rappelons les principes de neutralité, d'impartialité et de non discrimination, qui en constituent les fondements.

Nous souhaitons que ce communiqué, qui rapporte les faits de manière objective, clarifiera le rôle de notre organisation humanitaire et permettra d'éviter toute distorsion dans la communication relative à nos actions humanitaires.

 

Contact presse : O6.82.59.29.07 et O1 80 21 05 96
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« Arche de Zoé » : notre communiqué

Vendredi 02 novembre 2007  

SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale active dans une quinzaine de pays, notamment au Darfour, en RCA, et qui réalise actuellement une mission d'évaluation au Tchad, souhaite préciser les points suivants :

•  Nous ne connaissons pas l'association Arche de Zoé pas plus que Children Rescue.

•  Les faits, aujourd'hui avérés, qui leur sont reprochés étant extrêmement graves, la question nous semble posée de continuer à qualifier cette association d'humanitaire.

•  Nous ne comprenons pas pourquoi cette association n'a pas été dissuadée d'agir avant de passer à l'acte, quand on considère les conséquences regrettables que cela entraîne.

•  Nous ne pensons pas que tous les membres de cette association et les familles d'accueil aient été informés de la réalité des faits et des agissements des responsables de cette association, qui avaient été mis en garde depuis longtemps et à plusieurs reprises par les autorités françaises.

•  Nous constatons que cette affaire a pour conséquence de compromettre la confiance des populations, au Tchad et ailleurs, dans les acteurs humanitaires, et risque ainsi d'affecter les secours qui leurs sont nécessaires.

•  Nous craignons que cette affaire soit utilisée à des fins politiques partisanes, au détriment de l'action humanitaire.

•  C'est pourquoi nous pensons qu'il revient à la justice, au Tchad comme en France, de s'exercer en toute impartialité et nous souhaitons que toute la vérité soit faîte.

- Nous croyons qu'il est essentiel de faire évoluer le regard qui est porté sur les populations des pays pauvres en guerre, ainsi que sur la réalité de ces conflits. Des vues simplistes, tout comme des déclarations intempestives et irréalistes, ne constituent pas le meilleur moyen d'être solidaire de ces populations, de les comprendre et de les respecter.

•  Nous invitons aujourd'hui à relativiser cette dramatisation excessive, pour se consacrer plutôt à secourir les populations en danger au Darfour, au Tchad, en RCA, comme partout ailleurs dans le monde.

•  Nous rappelons que l'aide humanitaire est