SOLIDARITES secourt les populations déplacées à l'est de la RD Congo
Mercredi 5 novembre 2008
Suite aux récents affrontements entre l'armée régulière de RD Congo (FARDC) et les forces du général Laurent Nkunda réunies au sein du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) autour de Goma et dans l'est du Kivu, plus de 170 000 personnes jetées sur les routes par les combats sont aujourd'hui dispersées sur le territoire du Petit Nord et du Grand Nord Kivu. Ces familles entières nouvellement déplacées étaient pour la plupart déjà dénombrées parmi les 218 600 personnes récemment recensées par la Commission de mouvements de population au Nord Kivu. Elles sont en perpétuel déplacement et sont épuisées par les kilomètres de marche, le manque d'eau et de nourriture, l'insécurité. Elles ont urgemment besoin d'abris, d'aide alimentaire, d'accès à l'eau potable, à l'hygiène et à l'assainissement. Une réponse spécifique aux risques d'épidémie de choléra est par ailleurs indispensable
dans ces zones de regroupement connues pour être endémiques. SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale qui agit en RDC depuis 8 ans, avec une équipe de près de 70 volontaires expatriés et 790 Congolais, est en phase d'intervention auprès des groupes de personnes les plus vulnérables. Acteurs très actifs dans l'est de la RDC, nos équipes du mécanisme de réponse rapide (RRM) en partenariat avec l'UNICEF et OCHA (Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies), se trouvent sur Beni et Goma. Nos zones d'intervention au Nord-Kivu sont actuellement : Saké, Kibati, Rutshuru, Kanyabanyonga, et la zone de santé de Birambizo.
Sur Sake, une évaluation multisectorielle a débuté lundi 3 novembre. Nous avons observé le retour de populations qui s'étaient déplacées. Notre intervention en assainissement doit commencer dès la fin de la semaine au profit du centre de santé qui accueille les personnes atteintes de choléra.
Sur Kibati, une évaluation multisectorielle est en cours. La construction d'installations sanitaires d'urgence a déjà commencé dans les lieux de regroupement des ménages déplacés. Une enquête de vulnérabilité est en cours pour répondre de manière adaptée aux besoins des arrivants en biens non alimentaires.
Sur Rutshuru, une évaluation multisectorielle est envisagée dès qu'un accès sécurisé sera garanti. En effet, des affrontements sporadiques bloquent de nouveau depuis mardi 4 les voies d'accès à la zone. Aucune estimation précise des ménages n'est connue sur Rutshuru/Kiwanja, des ménages déplacés sont pourtant présents et SOLIDARITES tentera de les atteindre. Parallèlement des projets de renforcements de la capacité en eau et de la desserte en eau de ces deux cités seront mis en œuvre très prochainement par les équipes SOLIDARITES, afin de renforcer la disponibilité structurelle en eau de ces zones d'accueil chroniques de populations déplacées.
A Kanyabayonga, le lundi 3 novembre, les équipes SOLIDARITES ont repris l'approvisionnement en eau potable par camion (entre 80 et 90 m3 d'eau par jour), au profit des populations nouvellement déplacées sur cette zone étant venues grossir les rangs des quelques 3 700 ménages déjà réfugiés dans le sud Lubero et assistés par SOLIDARITES en biens non alimentaires le mois précédent. Les déplacées de cette zone venaient de Rutshuru, Kiwanja, Rubare, Kako et Kalengera. Une intervention en assainissement et une distribution de biscuits protéinés (BP5) sont prévues en fin de semaine. Une distribution de produits de première nécessité sera envisagée si elle n'expose pas les déplacés à de potentiels pillages.
Enfin, sur la zone de santé de Birambizo, une évaluation multisectorielle débutera, toujours en fonction des conditions sécuritaires, ce vendredi auprès de 15 000 ménages déplacés identifiés. Des interventions en eau, assainissement et distributions de produits de première nécessité seront envisagées dans les prochains jours en fonction des résultats de nos évaluations. Malgré les difficultés d'accès aux populations et l'incertitude sur l'évolution de la situation sur le terrain, la priorité des équipes de SOLIDARITES sur le terrain est l'accès aux groupes les plus vulnérables, et la réponse rapide à leurs besoins les plus urgents.
Contact presse : Alain BOINET – 06 82 59 29 07
Constance Decorde 01 80 21 05 91
Pour en savoir plus sur SOLIDARITES : www.solidarites.org
SOLIDARITES - 50 rue Klock 92110 Clichy-la-Garenne – Tel : 01 80 21 05 62 / Fax : 01 80 21 05 99
Courriel : CDecorde@solidarites.org – siren 389 515 180
SOLIDARITES : il faut sécuriser les populations victimes des violences à l'est de la RD Congo pour les secourir Vendredi 31 octobre 2008
La situation humanitaire au Nord Kivu à l'est de la RD Congo est extrêmement inquiétante. Entre 200 et 250 000 personnes ont fui les combats entre l'armée régulière (FARDC) et les forces du général Laurent Nkunda réunies au sein du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple).
Ces personnes se déplacent sur deux axes : vers le sud (Sake, Bukavu) à partir de Kibumba et Goma, et vers le nord, avec une zone de fixation sur Kayna (territoire de Lubero). De très nombreux petits groupes sont également disséminés en brousse, où ils se cachent. Beaucoup de ces personnes étaient déjà déplacées, vivant dans des camps. Elles sont épuisées par la fuite incessante, et n'ont pas de réserves. Par ailleurs, beaucoup de personnes ont fui la zone de Rutshuru alors que le choléra y sévissait (60 cas par semaine en moyenne ces dernières semaines), disséminant ainsi le vibrion et multipliant un risque grave d'épidémie. .
Les combats ont fortement perturbé et désorganisé les opérations d'assistance humanitaire : axes bloqués, pillages, insécurité. Le calme relatif sur Goma aujourd'hui ne permet pas de présumer de l'évolution d'une situation très mouvante et instable.
SOLIDARITES, l'une des principales organisations humanitaires intervenant en RD Congo, avec une équipe de près de 70 volontaires expatriés et 790 Congolais, et 13 bases permanentes, est en phase de préparation pour intervenir auprès des groupes de personnes les plus vulnérables. Nos équipes du mécanisme de réponse rapide (RRM) en partenariat avec l'UNICEF et OCHA (Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies), se trouvent à Beni et Goma. Elles disposent de stocks prépositionnés, notamment à Beni. Dès demain, et si la situation sécuritaire le permet, elles lanceront à partir de Beni des missions d'évaluations multisectorielles des besoins, puis commenceront à intervenir sur les zones de Lubero et Kayna. Ces équipes vont être rapidement renforcées à partir de Goma, où notre équipe sur place prépare parallèlement d'autres missions d'évaluations multisectorielles en direction du Sud.
Notre action se portera en priorité sur :
L'accès d'urgence à l'eau potable et l'assainissement : acheminement d'eau par camions, mise en place de points de chloration, aménagement de sources, réhabilitation de petits réseaux d'adduction, mise en place de latrines et douches.
La distribution de denrées de première nécessité (kits de cuisine, bâches plastique, moustiquaires, pagnes, jerricans, produits d'hygiène), et de biscuits protéinés (BP5)
SOLIDARITES appelle à la sécurisation urgente des populations, préalable indispensable à la couverture par les organisations humanitaires de leurs besoins essentiels. Tant que des pillages se produiront, des distributions massives, notamment en aide alimentaire et en produits de première nécessité, risqueraient de mettre en danger les populations. Par ailleurs, SOLIDARITES demande aux institutions internationales de soutenir et renforcer les moyens nécessaires aux acteurs humanitaires sur place agissant à-travers les mécanismes existants.
Contact presse : Alain BOINET – 06 82 59 29 07 / Constance Decorde - Tel : 01 80 21 05 91
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SOLIDARITES : nos équipes sur tous les fronts de l'urgence humanitaire à l'est de la RD Congo
Lundi 27 octobre 2008
Depuis le 28 août, la reprise des affrontements à l'est de la RD Congo (province du Nord Kivu), entre l'armée régulière (FARDC) et les forces du général Laurent Nkunda réunies au sein du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple)
a provoqué plus de 110 000 nouveaux déplacés. Selon les chiffres de la Commission Mouvements de Populations et du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) à Goma, 218 600 personnes sont en mouvement depuis plus d'un an maintenant, épuisées par la fuite permanente…
Ces combats, qui remettent en cause les accords de paix signés en janvier 2008, sont surtout concentrés dans les territoires de Rutshuru et de Masisi, autour des zones précédemment contrôlées par le CNDP - ces derniers jours, zones de Tongo, de Ntamugenga, de Mweso et enfin du bord du lac de Bitonga. Les personnes, déplacées et dispersées sur de nombreux sites, ont un urgent besoin d'aide alimentaire (distributions de nourriture), d'accès à l'eau potable, ainsi que de moyens d'hygiène de base.
Malgré les difficultés d'accès (principaux axes bloqués par les combats), SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale qui intervient à l'est de la RD Congo depuis 2000, est en train d'assister plus de 18 760 ménages depuis la reprise des affrontements, soit approximativement 93 800 personnes . Ceci a été possible grâce à notre Programme de Réponse Rapide aux Urgences (RRM Rapid Response Mechanism), en partenariat avec l'UNICEF.
SOLIDARITES intervient principalement en fournissant un approvisionnement en eau et une assistance en assainissement , dans des zones où la surpopulation occasionnée par le regain de violence augmente le risque d'épidémie, comme sur Rutshuru, par exemple, où une moyenne de 60 nouveaux cas de choléra par semaine a été enregistrée. SOLIDARITES et Oxfam GB servent en ce moment jusqu'à 140 000 litres d'eau par jour à plus de 15.000 personnes sur la zone de Kanyabayonga, à la frontière du Grand Nord et du Petit Nord Kivu.
SOLIDARITES apporte également une assistance en produits de première nécessité (savons, couvertures, ustensiles de cuisine, nattes, bâches pour abris, etc.) aux populations démunies. SOLIDARITES part à la rencontre des populations ayant parcouru parfois des dizaines de kilomètres, afin de leur distribuer des barres protéinées et de l'eau. C'est ce que nous avons récemment décidé de faire, lorsque des centaines de personnes, fuyant les affrontements dans le district du Haut Uele (Nord Est du pays) entre les rebelles ougandais de l‘Armée de Résistance du Seigneur (LRA) et les FARDC dans le district de l'Ituri (territoire d'Irumu), sont arrivées, épuisées par des journées de marche, cherchant refuge respectivement autour des villes de Dungu et d'Erengeti.
Les équipes de Réponse Rapide de SOLIDARITES sont en ce moment sur tous les fronts de l'urgence humanitaire à l'est de la RD Congo. Celles du Nord Kivu peuvent mener jusqu'à 5 évaluations, en même temps que 5 interventions simultanées sur 5 différents sites .
Les besoins sont très importants et les populations vulnérables difficiles à atteindre. La réponse humanitaire internationale est insuffisante, d'autant que de nouveaux déplacements sont encore à craindre, les affrontements sur le terrain se poursuivant. En moins d'un mois, le nombre de déplacés a plus que doublé. La situation reste extrêmement volatile, et nos inquiétudes quant au sort des populations fuyant les violences sont très grandes.
Contact presse : Constance Decorde - Tel : 01 80 21 05 91
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Journée Mondiale de l'Alimentation : SOLIDARITES combat la faim avec des solutions innovantes
Mercredi 15 octobre 2008 Ce jeudi 16 octobre est la Journée Mondiale de l'Alimentation. Alors que la crise financière mondiale est encore au cœur de nos préoccupations, n'oublions pas que celle-ci, pour les plus vulnérables de la planète, vient s'ajouter à une précarité extrême, et à une flambée des prix des produits alimentaires qui les frappe depuis plus d'un an. Le prix international du blé a augmenté en 2008 de 80%, le prix du riz a été multiplié par deux et le prix d'un repas a augmenté de 40% en moyenne en une seule année.
Selon la FAO, 925 millions de personnes souffrent de la faim aujourd'hui. Toutes les 5 secondes un enfant meurt de faim quelque part dans le monde. On estime que d'ici un an, ce chiffre, qui n'a jamais été aussi élevé, aura augmenté d'au moins 100 millions. Lorsque conflits ou catastrophes climatiques se greffent à un dénuement chronique, à un manque d'accès à l'eau et à une hausse des prix des denrées de base, le taux d'insécurité alimentaire s'accroît très rapidement, comme en Afghanistan, au Darfour ou en Somalie.
Face à cette urgence humanitaire mondiale, SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale, met en œuvre depuis 28 ans des réponses locales adaptées dans des pays où la majorité de la population survit avec moins de un dollar par jour et consacre la quasi-totalité de son budget à l'achat de nourriture : distributions d'urgence d'aide alimentaire, relance de la production agricole, notamment l'agriculture familiale et les cultures vivrières.
Une autre réponse innovante mise en œuvre par SOLIDARITES est le développement d'activités agricoles en zones urbaines. Ainsi, dans le bidonville de Kibera qui abrite entre 700 000 et un million de personnes à Nairobi, au Kenya : dans de petits carrés de jardin, ou dans des sacs en plastique remplis de terre et de graviers, 6 000 familles cultivent oignons, tomates et choux feuille, base de l'alimentation au Kenya. En moyenne, chaque foyer voit augmenter ses revenus d'un dollar (USD) par jour, sachant qu'à Kibera le loyer moyen tourne autour de 6 dollars par mois !
Il n'y a pas de fatalité à la faim. Les moyens et les solutions existent. La mort de millions d'innocents est une crise mondiale permanente qui exige maintenant la mise en œuvre de ceux-ci.
Pour en savoir plus sur l'action de SOLIDARITES face à la crise alimentaire mondiale, consultez le site www.solidarites.org
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Afghanistan : le risque d'une guerre sans fin et
d'une aide humanitaire paralysée
3 septembre 2008
L'assassinat de 4 humanitaires le 13 août, la mort au combat de 10 soldats français le 18 août, l'erreur de frappe aérienne américaine qui a coûté la vie à 90 civils afghans le 22 août, révèlent le drame vécu aujourd'hui en Afghanistan.
Nous constatons avec inquiétude que l'augmentation de la violence a pour conséquence immédiate la réduction des secours aux populations vulnérables, dans un nombre croissant de régions, et que l'action humanitaire se fait au risque grandissant des prises d'otages et parfois au prix du sang.
Ainsi, en 2008, le nombre d'humanitaires tués en mission est déjà d'une trentaine, principalement des Afghans ! Et cela, au moment même où la population est confrontée à une très grave crise alimentaire.
Le prix du blé a doublé, une sécheresse affecte les récoltes dans le nord du pays, la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour, 35% des Afghans ne peuvent pas manger à leur faim, et les familles consacrent environ 85% de leur revenu à l'alimentation, dans un pays où un enfant sur quatre meurt toujours avant l'âge de 5 ans, où une femme sur 11 décède durant sa grossesse, où l'espérance de vie est de 42 ans.
Aujourd'hui, l'aide humanitaire est menacée en Afghanistan, tant dans son assistance aux populations en danger, que dans ses principes essentiels que sont l'indépendance et l'impartialité des secours fondés sur la seule urgence des besoins. Les insurgés nous confondent avec l'OTAN qui souhaite nous intégrer dans sa stratégie.
SOLIDARITES, avec d'autres ONG, insiste particulièrement sur la distinction indispensable entre humanitaires et militaires, sur l'urgence d'une aide plus effective et directe aux populations, aux plus pauvres, avec une priorité aux agriculteurs qui nourrissent la population. De même, nous recommandons une décentralisation de la gouvernance par la reconnaissance des autorités locales et traditionnelles dans le respect des structures sociales et religieuses.
Aujourd'hui, après 28 ans de présence en Afghanistan, nous considérons que si rien ne change dans la gouvernance stratégique de la communauté internationale et des autorités afghanes, la guerre sera de plus en plus meurtrière, la guerre risque d'être sans fin et l'aide humanitaire sera de plus en plus paralysée. La solution militaire a ses limites en l'absence d'une solution politique pour gagner la paix.
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Voir notre dossier sur l'Afghanistan : www.solidarites.org
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Courriel : assistdir@solidarites.org – siren 389 515 180 La Conférence de Paris sur l'Afghanistan ne peut pas décevoir
10 juin 2008 La Conférence Internationale qui se réunit le 12 juin à Paris est confrontée à un défi majeur. En effet, 7 ans après l'intervention de la communauté internationale, rien n'est vraiment gagné en Afghanistan.
Et, depuis 30 ans, les quelques occasions de paix ont été perdues et personne n'a jamais durablement gagné une guerre.
SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale, présente depuis 28 ans en Afghanistan, a de réelles inquiétudes mais aussi beaucoup d'espoir.
Nous sommes confrontés à un véritable paradoxe. Des progrès remarquables cohabitent avec des difficultés considérables.
Parmi les progrès, il y a les institutions et les médias, l'éducation et la santé, les télécommunications et les infrastructures routières ou encore le programme de solidarité nationale. Parmi les difficultés, voire les échecs, il y a l'insécurité grandissante et la drogue, la corruption, l'extrême pauvreté et la crise alimentaire, le manque de confiance dans l'avenir.
De multiples risques de fractures menacent : entre le Nord et le Sud, bastion des Taleban, entre Kaboul, les grandes villes et les campagnes, entre très riches et très pauvres.
Les difficultés, voire les échecs, risquent de compromettre l'ensemble du processus en cours et même d'entraver l'aide humanitaire, la reconstruction et le développement, qui sont vitaux à une population parmi les plus démunies du monde.
Nous interpellons les organisateurs de la Conférence Internationale de Paris et Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, en les invitant à concevoir une nouvelle stratégie qui réponde aux défis, aux risques et aux enjeux auxquels la population afghane est confrontée.
Aujourd'hui, un soutien prioritaire doit être apporté aux populations sur leurs lieux de vie.
Les communautés locales doivent être associées à la gouvernance, tout comme les structures sociales et religieuses. Les agriculteurs qui nourrissent la population constituent une priorité absolue face à la crise alimentaire qui menace. Il s'agit de restaurer la confiance.
La communauté internationale doit mobiliser des fonds substantiels pour l'Afghanistan et, avec les autorités afghanes, améliorer notablement la coordination et la cohérence des efforts, la bonne gestion et l'efficacité des ressources.
Continuer comme si tout allait bien serait une erreur. Et si le renforcement d'une présence militaire étrangère a ses raisons, il a aussi ses limites, et l'option du tout militaire semble être une impasse en l'absence de solution politique qui passe nécessairement par une large réconciliation, l'unité nationale et le renforcement de l'Etat.
La Conférence Internationale de Paris ne peut pas décevoir. Elle doit marquer une inflexion stratégique majeure. Au-delà des effets d'annonce, elle doit surtout se concrétiser rapidement sur le terrain et donner lieu à un suivi régulier. L'enjeu majeur, c'est bien de gagner la paix.
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21 mai 2008
L'Afghanistan, l'un des pays les plus pauvres du monde, meurtri par plusieurs décennies de guerre, confronté, après une relative accalmie, au retour de la violence, est aujourd'hui frappé par une crise alimentaire extrêmement grave. Cette crise alimentaire afghane, à l'intérieur de la crise alimentaire mondiale, risque rapidement de se transformer en urgence humanitaire majeure.
Présente depuis 28 ans en Afghanistan, l'association d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES rapporte un constat alarmant : à Kaboul, le prix du kilo de blé, essentiel à la vie quotidienne de ses 4 millions d'habitants, a brusquement augmenté en février et mars derniers, de 21 à 42 afghanis le kilo (taux de change en mai 2008 : 77 afghanis pour un euro). Il en de même de l'huile (+ 16%), et du riz (+ 30%), qui constituent des produits alimentaires quotidiens. Le pouvoir d'achat des ouvriers journaliers non qualifiés (160 à 190 afghanis, soit entre 2 et 2,5 euros jour !) a ainsi chuté de 40 % !
Si la situation peut être différente d'une région à l'autre, il n'en demeure pas moins que l'Afghanistan est durement touché par la diminution de la production agricole, les augmentations des prix et la raréfaction des importations des pays limitrophes, eux même affectés. A titre d'exemple, le salaire de beaucoup de fonctionnaires est de l'ordre de 2500 à 3000 afghanis par mois, soit entre 32 et 40 euros !
Alors que le 12 juin prochain, se tiendra à Paris une grande Conférence Internationale sur l'Afghanistan organisée par la France, l'Afghanistan et les Nations Unies en présence de 80 délégations, il est urgent de prendre la mesure de la crise alimentaire qui frappe la population afghane, et d'engager dès maintenant les mesures qu'exige la situation.
Dans ce but, et en perspective de cette Conférence, SOLIDARITES et la plupart des ONG françaises ont organisé un Colloque le 22 mai à Paris , pour établir une analyse de la situation et des recommandations basées sur notre expérience dans ce pays depuis 28 ans.
SOLIDARITES recommande notamment :
Une plus grande aide directe à la population, aux plus pauvres, et une priorité accordée aux agriculteurs qui nourrissent la population.
De faire des besoins humanitaires de la population une priorité, de les placer au cœur de la reconstruction et du développement, d'impliquer largement les communautés locales, de combattre la corruption, de rechercher une solution politique réconciliant la majorité des afghans pour obtenir une paix durable.
Enfin, nous souhaitons que le gouvernement français augmente significativement son aide humanitaire à la reconstruction et au développement.
SOLIDARITES se tient à la disposition des journalistes pour témoigner de l'urgence alimentaire en Afghanistan. Par ailleurs, nous venons de publier un dossier de 24 pages consacré à la situation en Afghanistan, à nos programmes agricoles et d'accès à l'eau potable et à l'assainissement, à la présentation de notre action humanitaire depuis 28 ans et à des recommandations que nous faisons pour l'avenir. Ce dossier est disponible sur notre site www.solidarites.org .
Contact presse : Alain Boinet O6.82.59.29.07 et O1 80 21 05 96
Pour plus d’information sur SOLIDARITES, voir notre site www.solidarites.org ainsi que le site dédié à cette campagne www.votregouttedeau.org où il est possible de signer notre pétition.
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«
L’eau est la première priorité »
déclare Bernard Kouchner en recevant SOLIDARITES
25 mars 2008
SOLIDARITES remet une pétition et
un rapport au Ministre des Affaires Etrangères et Européennes,
Bernard Kouchner, et l’invite à prendre l’initiative
de faire de l’accès à l’eau potable
et à l’assainissement pour tous une priorité
internationale.
Une
délégation de l’association d’aide humanitaire
internationale SOLIDARITES a été reçue par
le Ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner,
le jeudi 20 mars à l’occasion de la Journée
Mondiale de l’Eau. Celle-ci lui a remis une pétition
déjà signée par 51.464 personnes, ainsi qu’un
rapport sur la situation et sur nos propositions.
Lors de cet entretien, Alain Boinet, directeur général
et fondateur de SOLIDARITES, a souligné que l’eau
non potable est la première cause de mortalité (1)
au monde, et qu’il est urgent d’en faire enfin une
vraie priorité internationale pour réduire le nombre
des victimes, qui s’élève chaque année
à 8 millions de vies perdues.
Nous considérons que ceci n’est pas
une fatalité, puisque chaque jour, dans nos quinze missions
humanitaires (Darfour, RDC, Afghanistan, …), comme d’autres
organisations humanitaires, nous réalisons des projets
qui sauvent des vies grâce à nos programmes d’accès
à l’eau potable et à l’assainissement.
Mais, si ceci est essentiel, cela n’est pas suffisant.
C’est pourquoi, SOLIDARITES considère
qu’une mobilisation financière est indispensable
pour réunir, dans le cadre des Objectifs du Millénaire
des Nations Unies, les 10 milliards de dollars indispensables
chaque année (contre moins de la moitié actuellement).
Nous avons aussi suggéré au Ministre
de rechercher à rendre plus efficace la gouvernance mondiale,
en créant une Agence Mondiale de l’Eau, alors qu’il
existe actuellement plus de 22 agences des Nations Unies qui s’occupent
de près ou de loin de cette question.
Enfin, nous avons proposé la publication
annuelle d’un rapport de suivi des besoins, des priorités,
des objectifs, des engagements et des résultats, qui générerait
plus de cohérence, de synergie et d’efficacité.
SOLIDARITES a noté avec satisfaction les
propos du Ministre des Affaires Etrangères et Européennes,
qui a notamment déclaré que l’eau constituait,
du point de vue humain, de la santé publique et du développement,
une priorité et, a-t-il ajouté, sans doute «
la première des priorités ».
Par ailleurs, Bernard Kouchner envisage d’étudier
une initiative dans le cadre de la Présidence française
de l’Union Européenne au second semestre de cette
année.
Une telle initiative pourrait s’inscrire dans
la préparation du 5° Sommet Mondial de l’Eau
qui aura lieu à Istanbul en Turquie, à l’occasion
de la JME en mars 2009 à laquelle SOLIDARITES participera,
pour que soient enfin abordées les situations d’urgence
et de reconstruction en matière d’eau potable et
d’assainissement.
(1) L’Eau. Michel Camdessus. Robert Laffont.
2004.
Contact presse : Alain Boinet 06
82 59 29 07 ou Sophie Ghaleb 01.80.21.05.61 - direction@solidarites.org
Pour plus d’information sur SOLIDARITES,
voir notre site www.solidarites.org
ainsi que le site dédié à
cette campagne www.votregouttedeau.org
où il est possible de signer notre
pétition.
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8
millions de morts chaque année, ça suffit n'est
ce pas !
à Clichy,10 mars
2008
Chaque année, les maladies liées
à l'eau insalubre et au manque d'hygiène provoquent
8 millions de morts. C'est la première cause de mortalité
au monde.
Choléra, typhoïde, hépatite…
ces maladies hydriques provoquent une véritable hécatombe
silencieuse particulièrement dans les pays confrontés
à une urgence humanitaire. La diarrhée, qui se traite
facilement chez nous, tue à elle seule 1,8 millions d'enfants
par an.
Les médias nous parlent chaque jour du moindre
attentat en Afghanistan, dans les territoires palestiniens, en
Irak et ailleurs. Les médias nous parlent chaque jour des
« people ». Pourquoi les médias ne
parleraient-ils pas de l'eau qui tue tant d'innocents, permettant
ainsi la prise de conscience qui déclenchera les décisions
politiques indispensables ?
SOLIDARITES , association d'aide humanitaire
internationale, lutte quotidiennement contre ce fléau dans
une quinzaine de pays, avec des spécialistes de l'eau et
de l'assainissement, des hydrauliciens, des logisticiens, avec
le concours de son organisation et de ses partenaires.
En effet, aujourd'hui encore, 1,2 milliard d'êtres
humains n'ont pas accès à l'eau potable et 2,6 milliards
n'ont pas accès aux conditions élémentaires
d'hygiène. Face à ce défi, nous sommes tous
concernés. Si l'action humanitaire de SOLIDARITES
est essentielle, elle n'est pas suffisante. C'est pourquoi nous
avons lancé une pétition, qui a déjà
recueilli 50.000 signataires, et qui est destinée aux décideurs
politiques.
A l'occasion de la Journée Mondiale de l'Eau
du 22 mars, nous remettrons ces 50.000 signatures de notre pétition
à Monsieur Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères
ainsi que notre « Rapport sur l'eau insalubre,
première cause de mortalité au monde ».
Pour les journalistes intéressés qui
recevront notre « Rapport » dans les prochains
jours, nous proposons des entretiens avec des hydrauliciens de
SOLIDARITES, avec notre directeur général,
des photos libres de droit illustrant cette situation, ainsi que
des images pour la télévision réalisées
récemment au Darfour.
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29 07 ou Sophie Ghaleb 01.80.21.05.61, direction@solidarites.org
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La
situation humanitaire à l'est de la RD Congo et l'accès
aux populations doivent être au cœur des débats de
la conférence sur la paix de Goma
Paris, le 4 janvier 2008
Alors que la « Conférence sur la paix, la sécurité
et le développement dans les Kivus » doit commencer
ce dimanche 6 janvier à Goma en RD Congo, l'association
d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES rappelle les conséquences
dramatiques que les affrontements engendrent chaque jour sur la
situation des populations civiles dans cette région, ainsi
que sur les conditions de l'accès à celles-ci, rendu
de plus en plus difficile aux ONG qui s'efforcent de leur porter
secours.
La dégradation extrêmement préoccupante de
l'accès humanitaire aux populations déplacées
du Nord-Kivu, particulièrement dans le Rutshuru et le Masisi,
et notamment sur l'axe Goma – Rutshuru, où des incidents
(mises en joues par des hommes armés) ont visé des
véhicules et membres de SOLIDARITES ces dernières
semaines, ne fait que fragiliser plus encore la situation humanitaire
de ceux qui ont dû fuir les combats qui opposent, depuis
fin août 2007, les forces armées de RD Congo et les
insurgés fidèles à Laurent Nkunda. Dans les
trois derniers mois, au moins 6 incidents ont concerné
des personnels et des véhicules clairement identifiés
comme humanitaires…
Selon Marine Le Page, Coordinatrice des programmes d'urgence
pour SOLIDARITES, basée à Goma, « la
situation humanitaire des civils est déplorable, et leurs
conditions de vie sont dramatiques, dans un contexte de violence
permanente : les plus gros problèmes sont l'accès
à l'eau, la nourriture, et l'assainissement». Toujours
selon Marine Le Page, « il s'agit bien d'une crise
oubliée (4 millions de morts depuis 1996, selon le chiffre
fréquemment cité par les observateurs), pourtant
dans l'onde de choc du génocide rwandais de 1994 ».
Une crise pas assez visible car ce qui tue le plus les innocents,
ce ne sont pas les combats, mais leurs conséquences. Les
déplacements massifs et permanents de populations qui limitent
l'accès aux terres cultivables et à des ressources
suffisantes en eau potable, couplé à cela, l'absence
de moyens d'hygiène qui favorise incidemment le développement
des épidémies.
A ce terrible constat, il faut encore ajouter la malnutrition
et la paupérisation générale des populations
hôtes (due à la prise en charge des déplacés
et à la hausse des prix résultant du blocage des
axes commerciaux)…
SOLIDARITES, à travers le dispositif de réponse
rapide « RRM » a assisté, de fin
août à fin novembre 2007, plus de 45 000 familles
déplacées dispersées sur l'ensemble des territoires
de Rutshuru, Masisi, Nyiragongo et Lubero (grand nord Kivu) :
distributions de produits de première nécessité
(jerricans, couvertures, nattes, bâches plastique, savon,
ustensiles de cuisine, habits, moustiquaires), acheminement par
camion d'eau potable, aménagement de sources et latrines,
réhabilitation de réseaux d'adduction d'eau, et
installation d'écoles provisoires. En tout, de janvier
2007 à novembre 2007, notre dispositif « RRM »
a permis de porter secours à près de 85 000
familles.
Il est vital de poursuivre l'assistance humanitaire aux populations
civiles, notamment déplacées, dans cette région
des Kivus. Selon l'ONU, le nombre de déplacés en
raison des violences, de novembre 2006 à décembre
2007, est de 435 000, portant le chiffre total de déplacés
au Nord Kivu à 800 000. Beaucoup de ces personnes ont dû
fuir plusieurs fois en une seule année. Elles ont besoin
de tout, et dépendent de l'aide humanitaire internationale.
Par ailleurs, les exactions, viols et enrôlements forcés
d'enfants soldats se multiplient.
Dans ces conditions, SOLIDARITES demande, à l'occasion
de la Conférence sur la paix, la sécurité
et le développement dans les Kivus, que la situation humanitaire
des populations civiles soit au centre des préoccupations,
et que soit respecté par toutes les parties en conflit :
le Droit International Humanitaire, et spécifiquement la
protection des civils et l'accès aux populations.
Contact presse : 06.82.59.29.07 et 01 80 21 05 96
Pour en savoir plus sur SOLIDARITES : www.solidarites.org
SOLIDARITES - 50 rue Klock 92110 Clichy la-Garenne – Tel standard : 01 80 21 05 05
Fax : 01 80 21 05 99
Courriel : info@solidarites.org – siren 389 515 180
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Les
ONG Internationales au Nord Kivu demandent au gouvernement de
la RDC , et à toutes les parties au conflit, de protéger
les populations civiles et d'assurer un accès humanitaire
sans entraves.
26 décembre 2007
En tant qu'Organisations Non Gouvernementales travaillant au
Nord-Kivu, nous sommes extrêmement préoccupés
par la réduction continue de l'accès humanitaire
aux populations dans cette zone.
Les ONG internationales au Nord-Kivu apportent une assistance
à la plupart des populations affectées par la guerre.
Mais notre capacité à atteindre les communautés,
et à leur délivrer une aide, est considérablement
entravée par les combats, la multiplication des acteurs
armés non contrôlés et les blocages routiers.
Dans les trois derniers mois, au moins 6 incidents ont visé
des personnels et des véhicules humanitaires. Des véhicules
clairement identifiés comme humanitaires ont été
arrêtés et mis en joue par des hommes armés,
encore récemment. Une ONG a même été
attaquée à main armée en plein jour près
d'un camp de déplacés, alors qu'elle apportait de
l'aide.
Depuis la récente flambée des combats, de nombreuses
ONG ont été contraintes de suspendre leurs programmes
dans des lieux où nous parvenions jusque là à
conserver des activités permettant de sauver des vies,
malgré un contexte de plus en plus difficile. Au moins
200 000 personnes déplacées ne peuvent recevoir
d'aide, alors même que les besoins augmentent et que les
conditions de vie de centaines de milliers de civils prisonniers
du conflit se détériorent sérieusement. Dans
de nombreux cas, nous ne sommes pas en mesure de venir en aide
à des communautés déplacées , car
les distributions pourraient les exposer à des pillages
et des attaques, ou parce qu'elles changent continuellement de
lieu en raison de l'insécurité.
Nous sommes également inquiets de l'impact négatif
que peut entraîner cet accès irrégulier sur
la protection des populations. Depuis décembre 2006, au
moins 437 000 personnes ont été déplacées.
Elles vivent dans des conditions précaires, et sont souvent
forcées de fuir à plusieurs reprises en raison des
combats. L'impunité demeure pour la plupart des responsables
d'exactions, alors que l'on constate une augmentation du ciblage
délibéré des civils, des violences sexuelles,
du recrutement forcé, notamment d'enfants, des détentions
arbitraires et des restrictions à la liberté de
mouvement.
Dans l'intérêt de la population civile, pour garantir
l'assistance à des centaines de milliers de personnes en
détresse, et conformément aux obligations découlant
du droit international humanitaire, nous demandons au gouvernement
de la RDC ainsi qu'à toutes les parties au conflit de protéger
les civils, et de garantir un accès sécurisé
et sans entraves aux humanitaires.
Les ONG Internationales au Nord-Kivu fournissent
directement la plupart de l'aide humanitaire aux populations affectées
par le conflit, et mettent en oeuvre des programmes d'urgence,
de reconstruction et
de développement. Les ONG Internationales travaillent dans
les secteurs de la protection, de la distribution de produits
de première nécessité alimentaires et non-alimentaires,
de la relance économique et sociale, de l'eau et de l'assainissement,
de la santé, de la nutrition, de l'éducation et
de la gestion de camps de déplacés.
Les ONG suivantes :
AVSI, CARE, Concern, Coopi, Handicap International, Light of
Africa Network, Médecins du Monde, Mercy Corps, Merlin,
Norwegian Refugee Council, Oxfam GB, Save the Children UK, Soderu,
Solidarités, World Relief
Contact presse : 06.82.59.29.07 et 01 80
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Pour en savoir plus sur SOLIDARITES : www.solidarites.org
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Bangladesh :
une équipe d'urgence de SOLIDARITES sur le terrain
Face à la catastrophe
humanitaire provoquée par le cyclone Sidr au Bangladesh,
l'association d'aide humanitaire internationale SOLIDARITES
envoie une équipe d'urgence sur le terrain, afin
d'apporter une aide humanitaire d'urgence, suite à une
évaluation des besoins vitaux prioritaires.
Le cyclone Sidr a dévasté tout le sud du Bangladesh :
28 districts sont touchés, au moins 3 000 personnes
sont mortes, des milliers d'autres disparues. De nombreuses zones
affectées n'ont encore pas pu être atteintes, en
raison des difficultés d'accès : débris
disséminés partout, bloquant les routes, ponts effondrés,
etc.
Selon les estimations du gouvernement, entre 60 et 70% des habitations
dans les zones les plus touchées ont été
détruites, ainsi que toutes les cultures de riz et les
fermes d'élevage. Plusieurs millions de personnes, rescapées,
n'ont plus rien, et dépendent maintenant de l'aide humanitaire.
Elles ont besoin de tout : eau potable, nourriture, soins,
vêtements, produits de première nécessité,
abris…
SOLIDARITES se propose, sur la base d'une expérience
humanitaire acquise depuis 27 ans, et en coordination étroite
avec les autorités sur place, de mettre en œuvre ses capacités
d'action, notamment dans les domaines de l'accès à
l'eau potable, des distributions alimentaires et non-alimentaires
d'urgence, au service des survivants.
Alors que la mobilisation en faveur des victimes du Tsunami en
Asie du Sud-est avait été exceptionnellement généreuse,
elle tarde à se manifester pour les rescapés du
cyclone au Bangladesh. Alors que chaque jour compte pour répondre
à l'urgence des besoins, SOLIDARITES fait appel
à la mobilisation de tous les moyens indispensables, ainsi
que de la générosité des Français,
afin d'apporter, en coordination avec les autorités du
Bangladesh, les secours nécessaires.
Contact presse : 06.82.59.29.07 et 01 80 21 05 96
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36
ONG internationales du Darfour, dont SOLIDARITES, condamnent l'initiative
l'Arche de Zoé
Les ONG Internationales qui travaillent au Darfour condamnent
la tentative récente d'une organisation d'évacuer
des enfants du Tchad. Cette activité n'est pas représentative
du travail réalisé par les ONG Internationales au
Darfour et par nos collègues au Tchad.
Les ONG Internationales au Darfour se sont toujours pleinement
engagées à travailler en accord avec les principes
humanitaires et dans le respect des droits de l'homme et du droit
international pour que leur travail reste neutre, impartial et
responsable vis à vis des communautés locales. De
plus, notre travail vise à respecter les droits de l'enfant,
de l'individu et des familles.
En tant que communauté, nous sommes sérieusement
concernés par toute altération aux principes humanitaires
et nous travaillons ensemble, en collaboration avec les populations
et les autorités locales du Darfour pour mettre en place
nos programmes.
Actuellement, 85% de l'aide humanitaire apportée au Darfour
provient de la communauté des ONG Internationales.
Cette déclaration a été signée par
36 ONG Internationales dont :
Save the Children US, Save the Children UK, Oxfam, World Vision,
Concern, Care, Tearfund, International Rescue Committee, Action
contre la Faim, Norwegian Church Aid, ZOA refugee Council, International
Medical Corps, War Child Holland, FAR, Save the Children Sweden,
Medair, Terre Des Hommes, Action on Disability and Development,
Solidarités, Acted, IAS, Merlin.
Attaque
d'une équipe de SOLIDARITES à l'est de la RDC.
Mardi 06 novembre 2007
Suite aux récents incidents dont les équipes de
SOLIDARITES au Nord-Kivu (République Démocratique
du Congo) ont été victimes, nous souhaitons clarifier
les faits et rappeler les principes qui guident notre action humanitaire.
Le 24 octobre 2007, nos équipes se rendaient à
Kinyandonyi dans le territoire de Rutshuru pour travailler sur
le réseau d'adduction d'eau potable quand elles furent
arrêtées, selon des sources officielles, par des
éléments armés appartenant à une faction
Maï-Maï. Ces éléments ont réquisitionné
un de nos véhicules. Malgré les tirs, personne n'a
été blessé. En effet, ces tirs n'étaient
pas dirigés contre le personnel de SOLIDARITES. Le véhicule
nous a été rendu le jour-même.
Le 28 octobre 2007, des équipes SOLIDARITES se dirigeant
vers Goma en provenance de Rutshuru ont été arrêtées
à la sortie du village de Rubare et dépossédées
de leurs biens de valeur, sous la menace par deux individus armés.
Nous tenons à préciser que ces deux incidents ne
sont ni liés, ni dirigés spécifiquement contre
SOLIDARITES. Ils témoignent plutôt de l'insécurité
qui règne sur la zone et s'expliquent par la présence
quotidienne de nos équipes qui répondent aux besoins
humanitaires aigus existants sur les territoires de Rutshuru et
de Masisi.
En effet, depuis la fin du mois d'août 2007 et la reprise
des hostilités dans ces deux territoires, SOLIDARITES a
assisté plus de 200 000 personnes déplacées.
Cette assistance d'urgence aux populations fuyant les zones de
conflit se matérialise par la distribution de biens non
alimentaires, l'approvisionnement en eau potable et la réalisation
d'infrastructures sanitaires et d'éducation.
Parallèlement à ces actions d'urgence, SOLIDARITES
développe dans le territoire de Rutshuru des activités
à moyen terme visant à améliorer l'accès
à l'eau potable aux populations autochtones et déplacées.
Ainsi, l'équipe prise à partie le 24 octobre, réhabilite
le réseau de distribution d'eau de Kinyandoni afin que
15 000 personnes bénéficient d'eau potable.
Acteur humanitaire très impliqué au Nord-Kivu,
SOLIDARITES entretient une communication soutenue avec les différentes
parties impliquées qui ont la responsabilité de
nous garantir l'accès aux populations en détresse
ainsi que la sécurité de nos équipes, conformément
aux principes du droit humanitaire international.
Nous réaffirmons le caractère exclusivement humanitaire
des activités menées par notre organisation humanitaire
internationale, et rappelons les principes de neutralité,
d'impartialité et de non discrimination, qui en constituent
les fondements.
Nous souhaitons que ce communiqué, qui rapporte les faits
de manière objective, clarifiera le rôle de notre
organisation humanitaire et permettra d'éviter toute distorsion
dans la communication relative à nos actions humanitaires.
Contact presse : O6.82.59.29.07 et O1 80
21 05 96
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« Arche
de Zoé » : notre communiqué
Vendredi 02 novembre 2007
SOLIDARITES, association d'aide humanitaire internationale
active dans une quinzaine de pays, notamment au Darfour, en RCA,
et qui réalise actuellement une mission d'évaluation
au Tchad, souhaite préciser les points suivants :
Nous ne connaissons pas l'association
Arche de Zoé pas plus que Children Rescue.
Les faits, aujourd'hui avérés,
qui leur sont reprochés étant extrêmement
graves, la question nous semble posée de continuer à
qualifier cette association d'humanitaire.
Nous ne comprenons pas pourquoi cette
association n'a pas été dissuadée d'agir
avant de passer à l'acte, quand on considère les
conséquences regrettables que cela entraîne.
Nous ne pensons pas que tous les membres
de cette association et les familles d'accueil aient été
informés de la réalité des faits et des agissements
des responsables de cette association, qui avaient été
mis en garde depuis longtemps et à plusieurs reprises par
les autorités françaises.
Nous constatons que cette affaire a
pour conséquence de compromettre la confiance des populations,
au Tchad et ailleurs, dans les acteurs humanitaires, et risque
ainsi d'affecter les secours qui leurs sont nécessaires.
Nous craignons que cette affaire soit
utilisée à des fins politiques partisanes, au détriment
de l'action humanitaire.
C'est pourquoi nous pensons qu'il revient
à la justice, au Tchad comme en France, de s'exercer en
toute impartialité et nous souhaitons que toute la vérité
soit faîte.
- Nous croyons qu'il est essentiel de faire évoluer
le regard qui est porté sur les populations des pays pauvres
en guerre, ainsi que sur la réalité de ces conflits.
Des vues simplistes, tout comme des déclarations intempestives
et irréalistes, ne constituent pas le meilleur moyen d'être
solidaire de ces populations, de les comprendre et de les respecter.
Nous invitons aujourd'hui à
relativiser cette dramatisation excessive, pour se consacrer plutôt
à secourir les populations en danger au Darfour, au Tchad,
en RCA, comme partout ailleurs dans le monde.
Nous rappelons que l'aide humanitaire
est |